portrait de Yves Rasir Définie par le Dr Hamer, la loi biologique selon laquelle  les microbes participent à la guérison des maladies  qu’on leur impute n’est pas près d’être admise par le monde médical. Avant que ce dernier réalise que Pasteur s’est trompé et que les germes sont davantage des pompiers que des pyromanes, des auxiliaires de santé plutôt que des fauteurs de troubles,  il faudra sans doute encore patienter longtemps.  En revanche, la médecine classique découvre petit à petit que certaines bactéries et divers virus  permettent de prévenir et même  de guérir d’autres affections qui ne leur sont pas attribuées. Comme je vous l’ai déjà raconté, cette prise de conscience  s’est ébauchée au début du XXe siècle lorsque le cancérologue et chirurgien des os William Coley a constaté qu’une patiente avait  complètement guéri d’un cancer gravissime, un sarcome, au sortir d’un épisode de scarlatine. Le médecin américain en déduisit que l’infection par le streptocoque, la bactérie de la scarlatine, permettait de détruire les cellules cancéreuses ou de stimuler l’immunité pour les annihiler. À partir de là, il s’est mis à « vacciner » ses patients cancéreux avec la bactérie vivante en obtenant des taux de
survie sans rechute de 50% à 10 ans. Bien que ce succès, très supérieur à celui qu’offrent les protocoles agressifs actuels, ait été validé en 2013 par un réexamen du travail de Coley,  on attend toujours la concrétisation de cette voie thérapeutique. Vu que l’agent infectieux et ses toxines n’ont aucune chance d’être brevetés, l’industrie pharmaceutique préfère  probablement explorer d’autres stratégies immunologiques contre le cancer, plus sophistiquées et plus rémunératrices à défaut d’être efficaces et sans danger.
 
Depuis quelques décennies, c’est le potentiel oncolytique des virus  qui a été mis en évidence. Celui de l’herpès agit contre certaines formes de mélanome,  ceux … du rhume sont testés dans le traitement des gliomes, et celui de la rougeole peut faire des miracles contre le myélome multiple, un cancer  de la moelle osseuse jugé incurable. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en 2014 à la célèbre Mayo Clinic : après l’échec de tous ses traitements, les médecins américains ont décidé de perfuser une patiente et de lui injecter une dose massive de virus rougeoleux atténués. Cette « virothérapie » expérimentale a fait merveille puisque sa bénéficiaire est toujours en rémission complète. Dans les laboratoires, on va jusqu’à étudier le pouvoir anti-tumoral des virus de la variole et de la polio, avec l’espoir de leur trouver une nouvelle application vaccinale. L’ambition n’est pas irréaliste puisqu’il y a un précédent : le vaccin BCG, celui de la tuberculose, est déjà couramment employé en injection locale dans les tumeurs  superficielles de la vessie. La réaction inflammatoire qu’il y provoque suscite l’apoptose des cellules malades et semble diminuer le risque de récidive. Abandonné en raison de sa faible efficacité, de sa dangerosité et des vilaines  cicatrices qu’il laissait sur la peau, le vaccin antituberculeux retrouve ainsi une utilité.  Il pourrait également être recyclé dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.  Une équipe de l’Université hébraïque de Jérusalem vient en effet d’émettre l’hypothèse que le BCG (Bacille de Calmette et Guérin) serait profitable aux neurones et permettrait de contrarier la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau. Pour leur étude parue dans Plos One, les chercheurs israéliens ont suivi 1 371 patients atteints d’un cancer de la vessie et  soignés dans leur hôpital. Et ils ont découvert que ceux ayant  reçu le BCG  dans le cadre de leur traitement présentaient un risque nettement moins élevé de développer la maladie d’Alzheimer : 2,4% l’ont développée, contre 8,9% chez les cancéreux « privés » de la mycobactérie. L’inflammation vésicale suscitée par l’infection intentionnelle aurait donc également un impact positif au niveau cérébral. 
 
Dans la newsletter où il commente cette annonce, le Dr Olivier Soulier soulève toutefois un fameux lièvre : la maladie d’Alzheimer est un fléau en pleine expansion dans les générations massivement  vaccinées avec le BCG. Rendu obligatoire en 1950,  déconseillé par l’OMS dès 1997 et finalement supprimé du calendrier en 2007, ce vaccin a été administré aux  millions d’enfants qui sont aujourd’hui des personnes âgées. En toute logique, elles devraient être moins sujettes à la démence sénile, or c’est exactement l’inverse qui se produit !  Pour le Dr Soulier, ce paradoxe trahit peut-être le phénomène d’ « inversion des effets » connu des homéopathes : ce qui soigne la maladie à haute dilution peut la générer et la favoriser à doses pondérales. Ce serait la vaccination contre la tuberculose qui aurait « préparé le terrain » à l’épidémie contemporaine d’Alzheimer. Selon une autre grille de lecture, c’est plutôt par sa relative efficacité – en réduisant la circulation du microbe et raréfiant sa présence – que la vaccination occasionne d’immenses dégâts.  Alors que le virus des oreillons protège du cancer des ovaires, la prévalence de cette pathologie  cancéreuse est en augmentation. Alors que le virus de la rougeole  semble préserver des cancers sanguins,  la leucémie n’a jamais fait autant de victimes. D’après les travaux du Dr Hamer, le bacille de Koch a pour fonction de « démonter » les tumeurs pulmonaires après solution du conflit causal. Faut-il dès lors s’étonner que le cancer du poumon soit lui aussi à la hausse ? Et ne devrait-on pas s’interroger sur le retour en force de la rougeole, des oreillons et de la tuberculose  dans des populations pourtant vaccinées ? Au lieu de rêver à un chimérique vaccin contre le cancer ou Alzheimer, la médecine devrait  méditer  sur ces réveils infectieux naturels et sur les fâcheuses conséquences de l’immunisation artificielle. Laissons prudemment à Mère Nature le soin de nous prémunir par microbes interposés. Ces guérisseurs en série n’ont  pas pour vocation d’être enfermés dans des seringues.