Bon, d’accord, ce n’est pas la première fois que je vous annonce qu’un article détonant ou une étude scientifique explosive va faire éclater la vérité et faire crouler le Corona Circus. Je suis un peu candide et je crois toujours que la religion covidiste peut être anéantie grâce à la seule destruction de ses dogmes par la raison et le bon sens. Je sous-estime la volonté de puissance et le pouvoir de nuire des virocrates, l’apathie et la paresse des médiacrates, la bêtise et l’ignorance des politiciens qui n’ont plus grand-chose de démocrates. Par exemple, j’étais sincèrement convaincu que l’étude retentissante menée par l’épidémiologiste américain John Ioannidis et démontrant que le lockdown n’offre aucun bénéfice sanitaire allait complètement changer la donne. J’imaginais naïvement que ce travail sérieux réalisé par un savant très renommé serait examiné en haut lieu et que la décision de déconfiner et de nous libérer n’allait plus tarder. Las ! En Belgique, lors d’une conférence de presse, un journaliste du mensuel Kairos a demandé au premier ministre Alexander De Croo ce qu’il pensait de cette recherche et quelle conclusion il en tirait. Le chef du gouvernement a répondu qu’il n’était pas au courant, que cette étude ne faisait pas partie de celles résumées par ses conseillers et que celles-ci étaient unanimement favorables au verrouillage. S’il fallait encore une preuve que la déferlante totalitaire découle d’une gestion intentionnelle et d’une désinformation bien orchestrée, en voilà une qui crève les yeux ! Cette fois, cependant, je pense que la bombe peut ne pas faire long feu : elle a été balancée le 9 février sous forme de tribune dans le pourtant très alarmiste et très macroniste journal Le Monde. Et son artificier a même été interviewé par BFMTV, chaîne enchaînée au pouvoir s’il en est !

Le paradoxe qui boxe la peur

Il faut dire que l’auteur de cette carte blanche n’est pas n’importe qui : historien et démographe, Hervé Le Bras est un chercheur éminent qui fait autorité dans son domaine, en France et dans le monde. Il a beaucoup publié dans la littérature spécialisée et il a écrit une flopée d’ouvrages grand public qui ont fait date. Et comme ce crack de la démographie fait plutôt partie de l’intelligentsia de gauche, il n’est pas peu médiatisé dans les colonnes des quotidiens. En avril 2020, il a d’ailleurs trouvé plumes complaisantes pour faire écho à son opinion peu amène envers le Pr Didier Raoult qui, selon lui, incarne « le terrible retour au temps des gourous ». C’est donc un intellectuel peu suspect de « rassurisme » et de « coronascepticisme » qui a pris la parole la semaine dernière. Pour dire quoi ? Tenez-vous bien : en France, 59% des personnes décédées pour causes de covid-19 étaient âgées de plus de 80 ans. Or en 2018, 61% de la mortalité provenait des octogénaires et de leur aînés. Ce qui fait dire à Hervé le Bras que « le covid-19 ne discrimine donc pas plus les personnes âgées que ne le font les causes habituelles de mortalité en son absence. » Et le démographe donne aussi les explications suivantes : « On en déduit souvent que l’espérance de vie va chuter dans une proportion analogue à celle de la hausse de mortalité. Ce n’est pas le cas. En 2020, les 7,3% de décès supplémentaires ont entrainé seulement une baisse de 0,55 an, soit six mois et demi. Ce sera le recul le plus important depuis la Libération, mais un recul modeste quand on le compare aux 20 ans d’augmentation de l’espérance de vie depuis 1946 ». Et pour être encore plus clair, Hervé le Bras précise : « Par exemple, le risque de décès d’une personne âgée de 75 ans est devenu le même que celui d’une personne de 75,6 ans quand le covid-19 ne sévissait pas. Il est douteux que le changement soit perceptible, étant donné toutes les autres causes de variation de la mortalité, que ce soit la condition physique, l’environnement, la classe sociale et, il ne faut pas l’oublier, le sexe. » S’il vous faut un dessin, ça signifie que les statistiques ne montrent pas qu’un fléau infectieux a ravagé la France. On y a simplement baptisé « covid » les disparitions un peu plus nombreuses de (très) vieilles personnes. « Ces calculs nuancent la gravité de l’épidémie, assène d’ailleurs le chercheur émérite. Ils aboutissent à un paradoxe : la crainte engendrée par le virus semble en relation inverse de sa létalité. Mais on sait que plus un risque est faible, plus il peut faire peur car plus il semble injuste à celui qui est frappé ». Sans le dire ouvertement, Hervé le Bras condamne implicitement le confinement de la population et la démesure des règles sanitaires car il conclut sa tribune en qualifiant le principe de précaution de « vogue ». Cette mode tyrannique de 2020 aura conduit à emprisonner toute la société pour protéger les plus faibles alors que ces derniers ont à peine été plus touchés et que tous les autres membres du corps social (bébés, enfants, adolescents, jeunes gens, adultes de – de 65 ans) n’étaient nullement concernés statistiquement. Dans la bouche du démographe aussi poli que réputé, la virophobie démentielle s’appelle un « paradoxe » mais c’est bien de folie furieuse dont il s’agit.

Du mythe aux statistiques

La première grenade aurait dû également être une bombe à forte déflagration. Malheureusement, elle a été dégoupillée anonymement et sur un champ de manœuvres plus confidentiel, en l’occurrence le blog de l’anthropologue Jean-Dominique Michel. Elle a donc fait moins de bruit, bien que sa charge explosive participe aussi au dynamitage du délire covidiste. Le TNT n’est autre qu’un texte de 24 pages rédigé par un mathématicien qui a intitulé son travail « COVID-19- du mythe aux statistiques ». Ce n’est pas toujours facile à piger pour un profane mais le lecteur lambda peut facilement retenir l’essentiel : on a fait dire aux chiffres ce qu’ils ne disaient pas et on les a même fait mentir grossièrement pour appuyer la politique dictatoriale des dirigeants. Extrait choisi : « La COVID-19 n’a visiblement concerné que les personnes mourant de vieillesse . (…) En ce XXIe siècle, l’espérance de vie en France n’arrête pas de grimper. Elle a augmenté de 3 ans et demi depuis son début pour l’ensemble de la population et de 1 an et demi pour les plus de 80 ans. En France, on vit de plus en plus longtemps. L’année 2020 est anecdotique dans cette tendance globale. Si la COVID-19 a été plus meurtrière, elle ne l’a pas été suffisamment pour faire baisser l’espérance de vie des personnes décédées avant l’âge de 80 ans ». Et encore faut-il savoir de quoi les plus vieux sont morts ! Dans la suite de son article, le scientifique analyse en détail le double scandale de l’abandon des soins et de l’euthanasie massive au Rivotril. Non sans ironie cruelle pour les décideurs, il écrit que « quand on ne soigne pas les gens, ils ont tendance à mourir » et que « quand on tue les gens, ils guérissent beaucoup moins bien ». En préambule de sa divulgation du document, Jean-Dominique Michel ne tarit pas d’éloges : « Je n’irai pas par quatre chemins : l’article que je m’apprête à partager avec vous est aussi remarquable qu’explosif ! Il figure au rang de ce que j’ai lu de plus perspicace, rigoureux et éclairant au cours de l’année écoulée. » Pour ma part, j’ai particulièrement savouré la conclusion figurant en page 21 du texte : « Les techniques efficaces pour contrôler les maladies infectieuses sont toutes fondées sur la séparation des personnes saines et des malades. Le but est de diluer le virus et non pas de le concentrer, ce que font les méthodes agrégatives que sont le confinement et le couvre-feu. Le confinement concentre spatialement les personnes dans leur domicile et le couvre-feu concentre temporellement l’activité dans des tranches horaires rigides. Dans les deux cas, ces démarches concentrent le virus en plaçant les populations dans des situations de promiscuité. Elles répondent à un désir de contrôle politique des populations en soumettant les activités individuelles à l’autorité de l’État ; mais elles n’ont ni a priori, ni a posteriori, un quelconque rapport avec la médecine. » Il faut vraiment arrêter de croire que notre mise en prison répond à des impératifs de santé : si c’était le cas, les mesures adoptées auraient été diamétralement opposées !

Les masques sont bien inutiles !

La deuxième grenade que j’ai repérée avant-hier est encore moins bruyante puisque je l’ai trouvée sur le site trop peu connu de Bas les Masques, une coalition de médias indépendants français. Mais elle n’en est pas moins détonante car elle fait exploser le mensonge sur l’utilité des masques ! Dans ce petit article, la rédaction relaie en effet les travaux de l’IHME ou Institute for Health Metrics and Evaluation, un organisme spécialisé dans les statistiques sur la santé publique sous la houlette de l’université de Washington. Cet institut ne peut certainement pas être soupçonné de complotisme puisqu’il collabore avec l’OMS et qu’il est financé – eh oui ! – par la Fondation Bill et Melinda Gates. Depuis le début de l’épidémie, ce centre de recherches s’efforce d’objectiver l’efficacité du port du masque généralisé pour enrayer la propagation du virus. Mais vu que les règlementations nationales sont très différentes et de ce fait incomparables, les chercheurs ont contourné l’obstacle en mettant au point un « indice du taux d’utilisation du masque par pays ». Cette méthode est basée sur des sondages réalisés par une autre université américaine. Or – surprise surprise – ces enquêtes ne montrent aucune corrélation entre l’usage du bâillon et les courbes de l’infection ! Vous pouvez le vérifier vous-mêmes en allant voir les cartes en couleurs de l’IHME et en les superposant aux « performances » de mortalité. Si les masques généralisés en extérieur avaient un réel impact, on devrait logiquement observer une dynamique épidémique moindre dans des pays ayant adopté une telle stratégie. Mais les faits sont têtus et il n’en est rien. Par exemple, la France et la Suède ont des chiffres de décès similaires alors que les taux d’usage du masque sont radicalement différents : 76% pour l’Hexagone et 6% pour le pays scandinave. Le Royaume-Uni a déploré deux fois plus de morts par million d’habitants que l’Allemagne alors que les citoyens britanniques et allemands sont identiquement enclins à porter la muselière (environ 57%). Bref, cette mesure liberticide n’a aucune efficacité sanitaire perceptible et devrait être abandonnée sine die si les cerveaux n’étaient pas complètement lessivés par l’abrutissante propagande pro-masque. On comprend en tout cas mieux pourquoi Tonton Bill et Tata Melinda n’ont jamais été vus en train de porter ce faux bouclier de tissu ou de papier plastifié ! Tant que vous êtes sur le site de Bas Les Masques, allez lire aussi le dernier article du Pr Jean-François Toussaint. Encore une fois, l’épidémiologiste démonte la prétendue pertinence du confinement et en dénonce l’absurdité : « Il va donc bien falloir un jour que les experts sanitaires se résolvent à démontrer dans les règles de l’art l’utilité de leurs injonctions avant de recourir à nouveau à des mesures aussi barbares et aussi délétères pour l’avenir de nos enfants ». Et tant que vous êtes devant un écran, allez également visionner la dernière vidéo du génial et très mordant « Décodeur de l’éco » : avec d’autres chiffres et graphiques à l’appui de ses démonstrations, l’économiste dévoile plus avant que l’effet moisson et la pyramide des âges suffisent amplement à expliquer une légère surmortalité n’ayant rien d’affolant et ni même d’anormal. Ce type est un arsenal nucléaire à lui tout seul et ses missiles internautiques torpillent totalement le narratif officiel de la pseudo-pandémie dévastatrice. Mais comme nos gouvernants semblent complètement sourds et aveugles à la vérité, pas sûr que les explosions en cascade vont hâter notre libération. Il va falloir se battre autrement que sur le terrain de l’information.

 
Yves Rasir