portrait de Yves Rasir La semaine dernière, ma fille cadette (bientôt 18 ans) a fait les oreillons. Vu qu’elle n’est pas vaccinée et que plusieurs personnes de notre entourage pouvaient le subodorer, nous avons eu droit, sa mère et moi,  à des regards en coin et à de petits sourires entendus, genre « ça devait arriver ». Derrière notre dos, quelques mauvaises langues ont probablement insinué que notre enfant malade mettait les leurs en danger, même si nous avons immédiatement placé la nôtre en quarantaine en lui interdisant toute activité collective et toute fréquentation rapprochée. Comme je n’instrumentalise pas mes proches au service de mes opinions, je me suis imposé le silence et n’ai donc pas publiquement rompu de lance contre la vaccination. Pas évident de se mordre les lèvres quand on entend tellement de bêtises et de fausses croyances !  Je vais un peu me rattraper dans cette infolettre, en espérant qu’elle tombera sous les yeux des personnes mal informées, voire désinformées sur les oreillons et le vaccin censé les empêcher. 
 
La première infox à dézinguer, c’est précisément celle de la prétendue efficacité vaccinale. À l’instar du vaccin contre la rougeole ou de celui contre la  coqueluche, le vaccin  contre les oreillons n’est pas très efficace. Il est même très peu performant.  C’est un fait connu que des épidémies se déclarent régulièrement dans des populations de jeunes gens correctement vaccinés, avec une première dose dans l’enfance  et un rappel à l’adolescence. Rien qu’en Belgique, il y  a déjà eu deux vagues épidémiques en milieu universitaire en 2012 et en 2015. Cette fois, le foyer infectieux a eu pour cadre un rassemblement festif organisé mi-octobre à l’université de Louvain-la-Neuve. Dans le groupe où ma fille a festoyé, trois contaminés étaient dûment protégés par deux injections et trois autres « n’étaient pas en ordre de vaccins », c’est-à-dire qu’ils avaient reçu la première et pas la seconde. Quand bien même la couverture vaccinale aurait été parfaite, rien ne dit que la flambée n’aurait pas eu lieu car les oreillons s’invitent parfois dans des communautés doublement vaccinées à 100% ! Comme je le signalais justement dans le Néosanté de novembre, ce phénomène est désormais admis par les autorités sanitaires. Menée à l’Université d’Atlanta (États-Unis), une étude scientifique a récemment conclu que l’immunité induite par le vaccin était en chute libre et qu’ajouter une troisième dose ne servirait à rien : après un an, la protection a déjà décliné de plusieurs dizaines de pourcents ! Ce qui méduse les chercheurs, c’est que le marqueur de l’immunisation (le taux d’IgG) s’affaiblit alors que le taux d’anticorps demeure très élevé. Or la composante oreillons du vaccin ROR contient 12,5 fois plus de virus que celles de la rougeole ou de la rubéole ! Qu’elle soit moins immunogène que les deux autres valences est donc un mystère complet pour les scientifiques pasteuriens. Ceux-ci y perdent leur latin et ne comprennent plus rien, comme en témoignent les propos du Dr Richard B. Kennedy, qui codirige le Groupe de Recherche sur les vaccins à  la célèbre clinique Mayo :  « En fait, nous ne savons pas exactement ce qui nous protège contre les oreillons. Les anticorps sont en jeu, mais il n’existe pas de corrélation claire entre leur nombre et la protection contre la maladie.  Les choses sont plus complexes » (1). Avouez que c’est un bel aveu d’ignorance et une éclatante illustration que la pseudo science vaccinaliste se fonde sur des présupposés simplistes. À l’instar du footballeur Neymar en 2015, on peut très bien contracter les oreillons malgré un carnet de vaccination parfaitement en règle. Et à l’inverse, le Japon n’enregistre pas plus de cas malgré l’abandon du vaccin ROR en 1993. 
 
La deuxième fake-news qui m’a fait mal aux oreilles ces derniers jours,  c’est celle des risques liés aux oreillons.  Appelée également  « parotidite virale », cette affection est connue depuis la nuit des temps,   déferle par vagues régulières partout dans le monde  et n’a jamais été considérée comme un problème de santé publique. C’est seulement depuis l’introduction du vaccin  dans les années 80 que, comme par hasard, les séquelles possibles de la maladie font figure d’épouvantails. Le risque de méningite ? Même les sites de propagande vaccinaliste indiquent que cette évolution épisodique est généralement modérée, voire asymptomatique, avec guérison spontanée systématique. L’encéphalite ? Certains textes officiels évoquent un risque rare de coma et même de décès tandis que d’autres ne lui accordent aucun pouvoir mortel : vous pensez bien que j’ai plutôt tendance à croire les deuxièmes, tout en soulignant que l’inflammation du cerveau est aussi un effet secondaire potentiel du vaccin ROR.  Selon divers auteurs, cette complication cérébrale serait même en pleine expansion depuis la généralisation de la vaccination. L’orchite et l’ovarite ? Ces inflammations des testicules et des ovaires peuvent amoindrir la fertilité mais ne condamneraient qu’exceptionnellement à la stérilité.  J’emploie le conditionnel car je n’ai pas trouvé de données objectivant cette conséquence qui m’a tout l’air d’être davantage une rumeur, une légende urbaine,  qu’une réalité médicale. Dans ma génération et celle de mes parents, je n’ai jamais entendu qu’un homme ou une femme ne pouvait pas procréer à cause des oreillons. Dans l’antiquité, les Grecs avaient déjà remarqué que le mal se répandait souvent  chez les jeunes gens fréquentant les gymnases, sans toutefois observer d’effet négatif sur leur fécondité. Si le risque est réel, il faudrait alors stopper la vaccination car c’est elle qui contribue à repousser l’âge de la maladie au-delà de la puberté : naguère déclarée entre 5 et 9 ans, elle survient maintenant le plus souvent chez des filles et des garçons entamant leurs études supérieures. Si elle stérilisait de  nombreuses gonades ou paires  d’ovaires, il me semble que ça se saurait. Bref, je ne vois aucune raison de faire tout un plat des oreillons. Dans l’écrasante majorité des cas, cette infection se résume à un état grippal et à un gonflement des parotides, temporairement douloureux et visuellement impressionnant mais dénué de toute gravité. C’est même plutôt rigolo. Le premier jour, nous nous sommes abstenus de plaisanter car ma  fille ne pouvait pas rire sans avoir mal.  Mais par la suite et jusqu’à disparition du symptôme, nous avons beaucoup blagué sur ses joues de hamster et sur sa tête en forme de ballon rond. Au bout de 8 jours, notre cadette avait retrouvé son visage normal, retournait au cours et  pouvait enfin remonter sur un terrain de hockey. Une semaine sans sport, c’est ça qui a été le plus dur pour elle !
 
Faussement présentés comme une pathologie sévère  efficacement prévenue par un vaccin, les oreillons font également l’objet d’une scandaleuse occultation de leurs bénéfices.À l’image de la rougeole, dont je vous parlais la semaine dernière,  cette maladie infantile était autrefois considérée comme une promesse de maturité psychique. Médecins et parents n’en ignoraient pas les bons côtés.  Mais il y a beaucoup plus pour les femmes : faire les oreillons dans l’enfance les protège ultérieurement  du cancer de l’ovaire ! Je ne le savais pas moi-même et je l’ai découvert dans un article américain traduit par mes amis vaccinocritiques  d’Initiative  Citoyenne. Cet article nous apprend que des études épidémiologiques avaient déjà fait le lien entre la maladie et un effet protecteur pour les tissus ovariens, si bien que des chercheurs étasuniens ont voulu en avoir le cœur net en examinant la stimulation de la protéine MUC1, élément important du système immunitaire.  Ils ont effectivement trouvé que les oreillons engendrent la « surexpression » de  MUC1 et que celle-ci génère la production d’anticorps anticancéreux. Contrairement à la maladie « sauvage », le vaccin ne semble pas  procurer cet avantage et serait peut-être un facteur explicatif de l’augmentation des cancers ovariens ces dernières décennies. Pour les auteurs de l’étude,  il serait même tout à fait logique qu’il en soit ainsi.  On peut en déduire qu’en voulant prémunir de maux bénins, la médecine pasteurienne favorise le fléau malin !   
 
Mais que nous enseigne-t-elle, au fond, cette « mal-a-dit » bénigne ?Puisque son virus hautement contagieux ne touche qu’une minorité de personnes exposées, il va de soi qu’un stress psycho-émotionnel particulier les affecte préalablement.  Selon la médecine nouvelle du Dr Hamer et la biologie totale du Dr Sabbah, le conflit des oreillons réside dans l’ « incapacité de saisir ou de posséder un morceau » (réel, symbolique ou virtuel), dans une sous-tonalité « d’avoir l’eau à la bouche ». Le sens biologique est d’augmenter la salivation en prévision d’une future capture de proie réussie, à la manière du loup bavant devant les trois petits cochons.   Joint par téléphone, le Dr Olivier Soulier m’a confirmé cette interprétation en me faisant remarquer que l’atteinte des parotides et des autres glandes salivaires s’accompagnait fréquemment d’une légère pancréatite. Pour lui, l’inflammation simultanée du pancréas  doit orienter vers un ressenti « d’obligation par la famille de manger ce qui ne fait pas envie ». Là, je peux dire que le décodage a fait mouche :   fin août, ma fille est rentrée d’un voyage en Asie avec 4 kilos en trop et nous ne cessions, sa maman et moi,  de fustiger sa mauvaise alimentation en lui enjoignant de mettre plus de légumes au menu. Le message a été bien reçu et il n’est plus question dorénavant de la bassiner avec nos recommandations diététiques. De toute façon, la maladie lui a imposé une réduction de calories et lui a fait perdre ses kilos superflus. M’épateront toujours, les ruses de la vie….