Le mois dernier (lire Néosanté n° 24), nous avons mis en évidence la relation pouvant exister entre l’apparition de certaines verrues (palmaires en particulier) et le conflit du « geste exécrable », ainsi que le rôle « réparateur » du virus HPV (papillomavirus humain). Aujourd’hui, nous allons essayer de comprendre le sens d’autres types de verrues.

Les verrues plantaires

La dévalorisation sportive
Il existe différents conflits bien identifiés pour les verrues plantaires. L’un d’entre eux, que nous devons à Claude Sabbah, est lié à la course à pied. Il s’agit de dévalorisation relative aux performances physiques ou sportives, mais focalisée sur la plante des pieds par le cerveau d’un enfant de 7 ans, qui dans son évaluation, se trompe. Imaginons un enfant en cours d’éducation physique. Son classement à la course ne lui convient pas. Qu’il soit deuxième ou dernier de sa classe, le résultat est dévalorisant. Il fait alors un conflit avec la plante de ses pieds car « ceux-ci ne sont pas aussi performants que ceux des autres qui courent devant lui ». Quand il est derrière celui qui le précède et qu’il ne voit que la plante de ces pieds, il fait un conflit, non pas avec ses pieds, mais avec la plante de ceux-ci (la partie visible). En effet, le cerveau, qui ne connait pas la semelle des chaussures de sports, fait un conflit avec la plante des pieds.
Durant cette période de dévalorisation sportive, l’épiderme de la plante des pieds se creuse sous l’influence du conflit actif. Puis quelques semaines se passent. L’enfant se revalorise parce qu’il obtient de meilleurs résultats dans une autre pratique sportive (natation par exemple) ou parce qu’il se classe mieux lors de la course de l’école. Il fait alors une solution pratique à son conflit. La phase de réparation démarre. Comme pour les verrues de la main, le virus HPV se multiplie et cède son ADN pour reboucher la partie ulcérée. Le résultat laissera apparaitre une verrue plantaire. Celle-ci ne tombera que lorsque l’enfant cessera de stresser sur ses performances à la course à pied.
Les pieds de la honte
Une autre approche rejoint la notion d’exécrabilité évoquée précédemment. Prenons un enfant arrivé au quatrième rang de fratrie d’une famille pauvre. Il est courant qu’il récupère les chaussures usées de ses grands frères. Celles-ci sont vite trouées et trahissent son niveau de pauvreté. Il est normal qu’un enfant ainsi chaussé « ait la honte » par rapport au regard des autres enfants. C’est moche de devoir vivre ça. Pour ne pas « montrer sa pauvreté », son cerveau envoie la verrue comme s’il s’agissait de reboucher le trou de la chaussure.
Langue des oiseaux
Pour Gérard Athias, le langage des oiseaux nous apporte une autre vision des verrues plantaires. Si l’on découpe les mots, on obtient « Ver U plante air » La traduction serait « Vers ou planter l’air ». La plante des pieds est bien en contact avec la terre. Mes verrues plantaires me montrent que j’essaye de « planter de l’air dans la terre ». Pourquoi voudrais-je faire cela ? Pour réanimer une personne enterrée. Pour moi, cela veut dire qu’elle est encore vivante et donc que je ne peux accepter qu’elle soit morte. Les verrues plantaires expriment donc aussi un deuil non fait. En particulier s’il reste des regrets. Les verrues de ma femme ont disparu les jours qui ont suivi sa visite sur la tombe de sa grand-mère. C’était la première fois qu’elle osait s’y rendre, plusieurs années après l’enterrement auquel elle n’avait pas pu assister. Ma seconde fille de 8 ans a aussi vu ses verrues disparaître en même temps qu’elle cessa de pleurer lorsqu’elle pensait à notre chien enterré cinq ans plus tôt.

Les autres verrues

Les verrues peuvent aussi exprimer des regrets. Le sens de ces regrets sera trouvé en interprétant la symbolique de la partie du corps sur laquelle apparaissent les verrues.
Par exemple :
Verrue sur l’annulaire gauche : « je regrette quelque chose en rapport avec le mariage »
Autour du cou : « je n’aurais jamais dû me laisser passer la corde autour du cou »
Sur le pharynx : « je regrette de n’avoir pas pu dire … ».
Sur le front : « je regrette certaines idées »
Sur le menton : « regret d’une trahison »
Les verrues sébbhoreiques se situent principalement dans les zones sebbhoréiques du visage, du décolleté ou du dos. Elles apparaissent le plus souvent vers l’âge de 40 ans, mais peuvent apparaitre à l’adolescence. Pourquoi jamais dans l’enfance ? Tout simplement parce qu’elles ont un rapport avec la sexualité. Souvenez-vous du sébum sécrété par le mouflon pour marquer son territoire sexuel ! (Conflit de l’acné – Néosanté n°16)Le conflit de cette kératose renvoie à des regrets en relation à des rapports sexuels : « Je n’aurais jamais dû coucher avec lui ! »

Molluscum ou conflit de la moule

Le molluscum contagiosum réalise une lésion épidermique cratériforme. L’épiderme est épaissi et s’invagine en formant une masse volumineuse constituée de lobules piriformes convergeant vers un puits central. Dans ce type de verrues, l’épiderme étant impliqué, on cherchera une tonalité de séparation. On trouve plus souvent ce type de boutons disséminés sur le corps des enfants qui ont en mémoire ce type de programme. En éthologie, nous retrouvons des excroissances cratériformes semblables autour de la coquille des moules. C’est, pour elles, le point d’accroche au rocher. Comme la moule, le molluscum traduit le besoin de « faire du lien ». Ces lésions nous montrent que nous vivons une séparation que nous ne pouvons digérer. Je regrette cette séparation. J’essaye alors de me raccrocher, de retrouver le contact avec l’objet de séparation.

Jean-Brice Thivent

Praticien–naturopathe et consultant en bio-décodage, Jean-Brice Thivent dirige avec cette double approche la
« Formation Alsacienne de Naturopathie et de Psychobiologie ». Conférencier- formateur, il anime aussi (dans l’Est de la France) des séjours de détoxination par le jeûne. Son ambition : donner les moyens à chacun de devenir acteur de sa santé. Il est aussi l’auteur du livre « De l’homme dévitalisé à l’homme vivant », aux éditions Néosanté.
Infos : www.alsace-naturo.com
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