LA 5ème LOI BIOLOGIQUE : LA QUINTESSENCE
ou la compréhension du sens des symptômes dans la nature.

Brièvement évoquées dans le N°1 de Néosanté, les cinq « lois biologiques de la nature » sont les cinq piliers sur lesquels repose la « Médecine Nouvelle » du Dr Ryke Geerd Hamer. Appelée par son auteur «la Quintessence», la cinquième et dernière loi n’en est pas vraiment une puisqu’elle est la synthèse des quatre précédentes. Mais c’est celle qui intègre les grandes découvertes hamériennes dans une vision globale du vivant et qui inaugure ainsi une ère nouvelle dans la compréhension de la maladie. Celle-ci n’est pas une absurdité ni une erreur de la nature, mais au contraire une programme spécial de survie forgé au cours de l’Evolution. Elle répond donc à une logique de vie, elle a un sens biologique ! En clôture (provisoire) de sa série d’articles, le Dr Michel Henrard nous résume l’essentiel de cette loi essentielle.

Cette 5ème loi est différente des quatre autres dans la mesure où elle n’apporte pas d’application pratique. Elle est plutôt le prolongement et la synthèse ultime des précédentes, d’où le terme de « Quintessence » qui signifie le meilleur, l’essentiel de quelque chose. Mais elle change encore plus en profondeur notre compréhension de la maladie, car celle-ci n’est plus une absurdité, une fatalité, une erreur ou autre hasard de la nature. Elle obéit au contraire à des lois rigoureuses et possède un sens. Dans la 1ère phase, c’est de pousser l’être vivant à résoudre son conflit et en 2ème , c’est de réparer son organisme. C’est pourquoi Hamer l’appelle un « programme spécial bien fondé par la nature ». Programme, car c’est une succession de séquences prévues à l’avance. Spécial, car il est bien spécifique et ne se met en route qu’après un DHS (*). Bien fondé par la nature veut dire que celle-ci ne travaille pas dans le hasard et l’anarchie, mais tend à la survie des êtres vivants et à la sauvegarde des espèces. Même si son fonctionnement comporte un aspect dur, procédant par la sélection des êtres qui ont réussi leur adaptation. Et tous ces programmes spéciaux que la médecine classique nomme des maladies sont les solutions retenues par la nature au cours de millions d’années, chaque fois que survient un DHS, des solutions qui furent encodées dans notre patrimoine génétique depuis des millions d’années. Ils sont bien en amont de notre ontogenèse humaine, mais tout aussi valables pour les diverses espèces animales, voire végétales, mais ici avec une variété bien sûr très réduite.

Deuxième chance

Il s’ensuit une divergence de conception radicale. Pour la médecine, les symptômes font partie des maladies qu’elle ne peut pas expliquer, mais seulement décrire et soigner. Elle les considère comme toujours à combattre, et les range dans le grand catalogue qu’est la nosographie ou classification des maladies. La Médecine Nouvelle cherche à en trouver le sens dans des programmes que la nature a retenus en tant que « deuxième chance » lors d’un conflit majeur. En d’autres termes, ce que notre mental n’a pu gérer lors du DHS, le corps lui-même en conditionnera la gestion selon un processus aux racines phylogénétiques lointaines, c.-à-d. liées à la phylogenèse qui est l’étude du développement des espèces. Et cela aussi bien après le DHS, qu’après la solution du conflit. Mais si les modifications entraînées par ces programmes ont un sens, leur ampleur a forcément une limite matérielle pour notre organisme. D’où la nécessité de résoudre un conflit d’autant plus vite qu’il est important, et de voir un jour l’homme « civilisé » vivre plus conformément à ses codes génétiques de fonctionnement. Ajoutons que si ces codes sont profondément enracinés, ils ne sont pas immuables, la preuve a déjà été faite chez l’animal qui peut transmettre génétiquement une nouvelle adaptation qu’il vient d’acquérir. Mais chez l’humain, en regardant vivre notre propre espèce, je dirai simplement qu’un changement sensible n’est pas pour demain.

Exemples concrets

Toutefois, restons réalistes car cette analyse, d’une part, ne nie nullement la souffrance due aux symptômes, même si Hamer utilise le terme de ‘maladie’ dans cette 5ème loi. Il préconise également l’éventuelle nécessité d’intervenir, mais à bon escient et en connaissance de cause. D’autre part, elle ne répond pas à la question, plutôt d’ordre philosophique, de la souffrance en général, dont la maladie n’est qu’un cas particulier. Cette notion de compréhension des symptômes dans la nature est d’abord la synthèse de plusieurs observations bien concrètes. D’abord celles mises à jour par les quatre premières lois : la maladie liée à un vécu personnel ou 1ère loi, la possibilité de se guérir quand le conflit est résolu ou 2ème loi, la modification spécifique de chaque tissu et sa correspondance avec des zones tout aussi précises du cerveau ou 3ème loi, la collaboration avec l’existence préalable et archaïque des microbes ou 4ème loi. Elle ajoute ensuite la constatation remarquable que chaque tissu réagit en cas de conflit, suivant sa fonction propre.

Voici trois exemples pour illustrer concrètement ce fait:

1) Que se passerait-il si vous marchiez toujours pieds nus en toutes circonstances ? La plante des pieds s’épaissirait en callosités pour s’adapter aux agressions des sols, comme un karatéka qui durcit volontairement ses extrémités pour pouvoir casser la planche plutôt que ses membres. C’est exactement ce qui se passe quand, au niveau psychique, on éprouve un ressenti d’atteinte à son intégrité : il y a alors prolifération du tissu en phase conflictuelle. D’où l’acné juvénile, les chéloïdes et les mélanomes. On observera également la prolifération du péritoine ou peau interne de l’abdomen après le choc vécu quand le chirurgien pointait son doigt sur la radio en montrant le cancer du côlon ou du foie. Dans les tissus répandus sur l’ensemble du corps, la localisation désigne l’impact de la flèche : « affront en pleine figure, bâtons dans les roues, accroche-pied, coup de couteau dans le dos ». Et situation de la tumeur péritonéale à droite dans le ventre, même si la tumeur abdominale est à gauche quand le patient, au moment précis du DHS, n’a pas réalisé que la radio sur le négatoscope inversait le sens des côtés.

2) Si un animal se retrouve avec un morceau d’os coincé dans son intestin, il est en danger de mort. Sa seule chance est de voir proliférer sa paroi intestinale à l’endroit du blocage, ceci pour en augmenter la résistance et les sécrétions, de façon à pouvoir faire passer le morceau. Or, un conflit indigeste touchant l’intestin suit le premier cas de figure. Par après, cette prolifération devenue inutile est déblayée par les microbes fidèles au rendez-vous, programmés par la 2ème phase. Mais seule la diarrhée glaireuse et sanguinolente qui en résulte sera considérée comme la maladie intestinale…

3) Le chef de meute a repéré le rival et monte sur le ring, bien décidé à rester le maître : conflit de devoir se battre pour protéger son territoire. Le processus obéit au deuxième cas de figure avec ulcération des coronaires en phase conflictuelle. On peut comprendre le sens biologique profond de cette modification car ces vaisseaux élargis par l’ulcération pourront amener plus de sang au cœur qui sera davantage sollicité au prorata des « rounds » qui se succèdent. Mais un match est limité dans le temps et dans la nature, c’est vaincre ou mourir. L’humain fait de même quand il se bat pour son territoire et s’il n’a pas dépassé le point de non-retour, après la solution du conflit, le cholestérol assurera la réparation vitale des vaisseaux pour éviter leur fissuration, dilatation appelée anévrisme ou déchirement fatal avec l’hémorragie consécutive. Peut-on encore s’étonner que l’autopsie de « jeunes boys » du Vietnam révéla un système cardio-vasculaire comparable à celui d’individus de 60 ou 70 ans ? Les combats livrés là-bas n’étaient pas que l’épanouissement harmonieux de convictions militaropolitiques dans l’intimité profonde du psychisme de ces hommes.

De la fonction au sens

Si l’on veut appliquer cette 5ème loi à une pathologie en particulier, il est nécessaire de connaître la fonction du tissu touché par le conflit. Mais dans ce domaine, il reste encore des corrélations à préciser car beaucoup d’organes ont des fonctions diverses, et à chacune d’elle correspond une nuance dans le sens biologique de sa perturbation. C’est surtout pour les fonctions principales que la compréhension du sens des symptômes a été établie. Prenons encore quelques exemples pour montrer la démarche.
– La partie sécrétante de la glande mammaire assure la nutrition du nouveau-né, la première relation biologique entre la mère et son enfant. Dans un conflit mère/enfant qui touche ce tissu, on se trouve devant le 1er cas de figure avec prolifération des cellules glandulaires. Tout se passe donc comme si la mère fabriquait davantage de tissu mammaire, pour réussir à régler le conflit. Le corps réagit spontanément dans le sens de sa fonction naturelle, tant que la mère est sous l’emprise du DHS.
– Le tissu principal du foie, ou parenchyme, est une usine de fabrication et de stockage de molécules, à partir du sang provenant de l’intestin, où nous absorbons les aliments. Ce tissu prolifère en 1ère phase pendant un conflit de manque non affectif. Ce manque devra bien sûr être adapté à notre dimension humaine, souvent lié à des questions matérielles, d’argent, de biens qu’on nous prend. Le parenchyme hépatique réagit en proliférant, de façon à pouvoir conserver le morceau.
– Les voies aériennes, s’étendant du nez jusqu’aux bronches les plus petites, acheminent l’air jusqu’aux alvéoles pulmonaires, où se font les échanges gazeux. Or, c’est par la possibilité de respirer que nous sentons si nous pouvons évoluer sans danger dans notre territoire. L’ulcération des bronches va dans le sens d’augmenter l’air disponible pour cette respiration.

Si je considère cette 5ème loi distincte des quatre autres, je voudrais ajouter un commentaire que je soumets à la critique du lecteur. Ses particularités tiennent aux éléments sur lesquels elle se fonde et sur la façon dont elle est formulée, c.-à-d. la dimension et le niveau de son propos.

Les éléments sur lesquels elle se fonde.

Les quatre premières lois sont le résultat d’observations précises et répétitives portant sur des faits. En d’autres mots, elles codifient un empirisme que chacun peut mettre à l’épreuve. Et c’est la rigueur de cet empirisme qui explique que tous les protocoles de vérification, réalisés de façon impartiale et intègre, ont conclu à la haute valeur scientifique de ces lois. Il faut ajouter que dans le cas de la 4ème loi, il y eut souvent une réserve, mais dans un sens d’abstention, sans dénégation ou critique négative. Le motif de cette abstention étant le manque d’informations sur la présence exacte des divers microbes en cause.
La 5ème loi se fonde sur une vaste synthèse de toutes les autres observations déjà réalisées, mais surtout sur la constatation d’une analogie entre la teneur subjective d’un conflit et la modification biologique du tissu qui en est la cible. Une analogie évidente pour beaucoup de pathologies, mais qui est encore un sujet de recherche pour d’autres. Elle reste donc ouverte et en évolution constante.

La dimension et le niveau de son propos.

Les quatre premières lois nous expliquent le phénomène de la maladie à l’échelle humaine et individuelle. Elles tiennent compte de la chronologie précise de tous les faits observés durant l’histoire personnelle du malade : DHS, évolution et stades du conflit, conflictolyse, modifications cellulaires dans les deux phases.

La 5ème loi aborde la maladie dans une dimension beaucoup plus vaste, en la replaçant au niveau de la nature en général, au-delà du vécu de l’espèce humaine. Considérer ainsi la maladie comme un processus bien conçu, certains penseront qu’il s’agit là d’un point de vue laissant perplexe, voire choquant. Ensuite, vouloir donner un sens à la nature, c.-à-d. à un contexte spatio-temporel qui nous dépasse largement, et dans lequel nous venons humblement nous inscrire, peut être jugé comme une démarche qui franchit le domaine de la science, pour relever de la philosophie. A l’instar, et toutes proportions gardées, d’autres grandes interrogations comme le sens de la vie, de la mort ou de la souffrance.
Dans ce commentaire, je n’avais nullement l’intention d’entamer un débat philosophique. Je voulais seulement être complet en exposant cette loi au même titre que les autres, mais en soulignant son originalité. Personnellement, quand Hamer a commencé à en parler au début des années 90, ce nouveau regard sur les pathologies m’a fort intéressé. Elle m’a notamment aidé à comprendre que le conflit est biologique et non psychologique. Je pense qu’il est surtout important d’en comprendre l’esprit, le message, car la maladie n’est pas un phénomène anarchique et hasardeux, et les processus biologiques qui la régissent sont une réalité aussi ancienne qu’incontournable. Bien sûr, elle n’ajoute rien au travail « sur le terrain », celui de compréhension du cas particulier et unique qu’est chaque personne malade. Elle ne pourrait pas non plus faire l’objet d’un protocole de vérification comme les autres. Mais elle a par contre le mérite de faire réfléchir celui qui veut comprendre encore plus en profondeur.

(*) DHS =Dirk Hamer Syndrome (voir articles précedents)

Dr Michel Henrard