L’EMBOLIE PULMONAIRE ou la biche délaissée

Dans un article paru dans le journal Le Soir, un médecin spécialiste se plaint que, dans huit cas sur dix, l’embolie pulmonaire ne soit décelée qu’à l’autopsie. Or cette maladie tue chaque année davantage que le sida, le cancer du sein, de la prostate et les accidents de la route réunis. D’où l’intérêt d’essayer de comprendre le sens et l’origine conflictuelle de la « mal a dit » dans un double but :
– permettre aux proches de faire le deuil en comprenant pourquoi un être cher est mort ;
– faire de la prévention pour éviter les récidives chez les personnes qui ont survécu.

La maladie

Une embolie pulmonaire est une obstruction brutale de l’une des branches de l’artère pulmonaire. Elle est souvent due à la formation d’un caillot dans la paroi d’une veine profonde qui, une fois libéré dans la circulation sanguine, migre et s’arrête dans une artère pulmonaire. Chaque veine est équipée de petits dispositifs anti-reflux où peut s’accumuler un amas de fibrines et de plaquettes sanguines, créant un caillot qui peut se détacher, remonter vers le cœur qui l’envoie au poumon. Elle peut être consécutive à un accouchement, une IVG, une opération, une immobilisation prolongée ou une insuffisance cardiaque. Elle entraîne une insuffisance respiratoire et/ou une défaillance de la circulation sanguine. Les symptômes sont variables en fonction du volume pulmonaire qui est atteint : gêne respiratoire, douleur à la base du thorax, pouls accéléré, sentiment d’angoisse, crachat de sang. Le traitement nécessite une hospitalisation d’urgence vu le risque de mort dans les cas les plus importants.

L’étymologie

Le mot embolie vient du grec « embolê » = action de jeter dans ou sur… Pour trouver l’origine conflictuelle du drame, on se posera donc la question essentielle suivante : qui s’est fait jeter ? Conflit de déréliction, conflit de perte de territoire vécu de l’intérieur, conflit de se sentir abandonné(e) dans son territoire. Conflit d’être ou de se sentir délaissé(e) à l’intérieur du territoire tout en y demeurant, ce qui équivaut à une perte de territoire par désintérêt de l’autre.
Le terme ancien « embolisme » désigne l’intercalation d’un mois lunaire destinée à faire concorder les années solaires et lunaires (les 3ème, 5ème et 8ème années d’une période 18 ans). D’un point de vue symbolique, la lune est féminine et le soleil masculin. Il s’agit donc d’un problème où le féminin (le caillot qui vient des veines) s’intercale dans le masculin (l’artère pulmonaire) avec risque de mort. L’embolie pulmonaire ou la vengeance de la femme ! C’est l’histoire de Kill Bill, le film de Quentin Tarantino. Mais n’oublions pas que la vengeance est un plat qui se mange froid. Il vaut mieux savoir pardonner et rester en vie, non ?

Le sens biologique

La tunique interne des veines coronaires est sensible aux conflits de perte de territoire vécus sur le mode féminin ou d’impossibilité d’acquérir un territoire féminin. C’est le pendant féminin de l’infarctus du myocarde qui lui est le conflit de perte de territoire masculin. Ici, le vécu est féminin, que l’on soit femme ou homme (ce sont les hommes qui sont principalement dans leur féminin qui sont sensibles à ce conflit). C’est le drame de la biche délaissée, qui n’intéresse plus le mâle dominant. La perte de la préférence qui était donnée par le partenaire. On peut le voir aussi sous la forme du conflit de frustration sexuelle et affective. Le conflit de la femelle qui ne peut pas ou plus être couverte ou qui n’est pas couverte.
En phase de conflit actif, il y a ulcération de l’intima, dont le sens est d’augmenter le débit des veines coronaires, c’est la lutte pour conserver la place de n°1. Après la solution du conflit, il y a tuméfaction des muqueuses des veines coronaires et, 2 à 6 semaines plus tard, risque de défaillance cardiaque lors de la crise épileptoïde. L’embolie pulmonaire consécutive à un dysfonctionnement des artères coronaires est donc un phénomène qui apparaît après la solution du conflit (comme l’infarctus du myocarde). Le risque de mort dépend de l’importance (longueur et intensité) du conflit actif qui a précédé.
Dans le cas d’un caillot qui migre vers le cœur depuis une autre partie du corps (souvent les jambes ou le bassin), puis est éjecté par le cœur vers les poumons, on complètera le décodage en fonction de l’endroit précis du corps où il se trouvait au départ et aussi en tenant compte des tonalités conflictuelles suivantes :
– il y a quelque chose qui m’empêche de rentrer chez moi ;
– après une longue absence, je me fais jeter en rentrant chez moi ;
– j’ai envie de filtrer les problèmes, j’ai envie de pureté, de fluidité, mais je me sens empoisonné(e), encrassé(e).

Bernard Tihon

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be