Article N°21

Nommé ainsi en référence au géant mythologique supportant le globe, l’atlas est la première vertèbre cervicale qui soutient le crâne. Elle est très importante aux yeux des chiropraticiens qui ont développé une manipulation pour la remettre sur son axe en cas de luxation. Mais en Suisse, la « correction de l’atlas » est pratiquée si couramment qu’elle est remboursée par l’assurance-maladie. Selon les promoteurs de la méthode Atlasprofilax®, le mauvais positionnement de cette vertèbre est en effet le lot de la plupart d’entre nous depuis la naissance ! Réalisée souvent en une seule séance avec un appareil vibrant, la correction procure un bien-être immédiat et exerce ses puissants bienfaits tant sur le corps que sur l’esprit. Le Dr Yvette Olivier , qui la pratique depuis de nombreuses années, nous présente avec enthousiasme cette étonnante technique.

Comment s’équilibrer lorsqu’au plus profond de soi, dans la colonne vertébrale, nous avons pour la plupart une vertèbre qui n’est pas droite ? Et justement celle qui se nomme Atlas, la première, celle qui porte le crâne et toute la symbolique de la tête, comme le dieu Atlas porte le monde. Oui ! L’équilibre est quasi impossible à atteindre quand on n’est pas droit dans son axe, entre la terre et le ciel, le négatif et le positif, le yin et le yang, le féminin et le masculin.
Impossible aussi pour le corps physique d’utiliser tout son pouvoir d’autoguérison s’il est tordu dans ce qu’il a de plus fondamental, son pilier, sa colonne vertébrale. Palmer, au début du XXème siècle, parla pour la première fois d’une mauvaise position de l’Atlas, mais c’est René Schümperli en 1993 qui décrit la teneur de cette « blessure » et donne en 1996 un remède efficace qu’il enseigne à partir de 2005.

Une petit acte aux grandes conséquences

Il n’est pas étonnant qu’il y ait des résistances à reconnaître l’extrême et urgente utilité de cette remise en place de l’Atlas. Car, une fois l’Atlas corrigé, même sans s’en rendre compte, les idées deviennent plus claires, les projets se matérialisent, les décisions s’imposent, le corps se redresse, le besoin de guérison se manifeste, les émotions s’apaisent, la Conscience s’éveille. Comment un petit acte si simple, si anodin peut-il entraîner des conséquences si importantes ? C’est toute la logique du fonctionnement du corps humain qui en est la réponse.
En quelques minutes et sans aucun danger, la vertèbre, en reprenant sa place correcte, libère toutes les chaînes de discordance tant dans le physique que dans le psychisme et le spirituel. Ce n’est pas un miracle et il ne faut pas s’attendre à des miracles, même si parfois le corps répond avec plénitude à sa correction. Non, c’est simplement une porte qui s’ouvre sur tous les possibles réels de l’existence.Une fois l’axe normal retrouvé, toutes les belles techniques de soins, de connaissance de soi, d’élévation spirituelle, d’équilibre dans le couple, etc… prennent réellement leur place et agissent avec beaucoup plus d’effet, simplement parce que le corps est enfin prêt. Parfois aussi le corps se suffit à lui-même et trouve tout seul ses solutions… Je fais souvent la comparaison avec la construction d’une maison : à quoi sert-il de mettre des matériaux de grande valeur, des étages multiples et sophistiqués si les fondations sont mauvaises ? Tout finira inévitablement un jour par se fissurer et s’effondrer. Cependant, avec de bonnes fondations que je compare à l’Atlas bien positionné, vous pouvez construire sans crainte la maison que vous voulez, la santé qui vous plait. Et vous sentirez intuitivement quel moyen utiliser pour cela.

Quelques rappels anatomiques pour bien comprendre.

Le premier point important à comprendre concernant cette région anatomique de l’articulation atlanto-occipitale est sa très difficile accessibilité au toucher mais aussi aux interprétations radiologiques. Seul le scanner dans les 3 plans et le RMI (résonance magnétique) peuvent aider à la compréhension. En examinant un crâne, on s’aperçoit tout d’abord de la proximité du processus transverse de l’Atlas avec le maxillaire et son A.T.M., l’articulation temporo-mandibulaire qui relie la mandibule au crâne. Cette proximité permet de comprendre le lien évident entre la rotation de l’Atlas, les défauts du profilé dentaire et tous les problèmes stomatologiques. De nombreux dentistes l’ont très bien compris. Les couches musculaires profondes de la zone C0-C1 contiennent un nombre particulièrement élevé de récepteurs et capteurs sensitifs qui enregistrent la position du corps dans l’espace ainsi que l’état de tension des muscles et tendons du corps entier. Ces récepteurs sont reliés à différents centres cérébraux et leur message entre en ligne de compte dans les phénomènes d’orientation dans l’espace, de réajustement de la tonicité des muscles, de motricité et aussi de perception des douleurs. La tension dans ces muscles, liée à la mauvaise position de l’Atlas, entraîne toutes sortes de dérèglements de cette perception.
Selon la découverte de René Schümperli, confirmée par les recherches du Professeur Siebel en Allemagne, on sait que l’Atlas est en rotation vers la gauche et le haut. Cette position anormale chez pratiquement toute l’humanité entraîne en premier lieu des troubles de la statique (de la tête aux pieds), puis des douleurs en tout genre. La tension des muscles courts est la source de beaucoup de douleurs dans la sphère de la nuque et de céphalées liées à une déficience d’irrigation par les artères vertébrales. Intervient également la proximité de la chaîne ganglionnaire cervicale et du nerf Vague et son ganglion inférieur qui peut avoir des répercussions sur tout l’équilibre ortho/parasympathique. Outre les tensions musculaires, le mauvais positionnement de l’Atlas peut être la cause d’un rétrécissement de l’ouverture entre le crâne et le canal rachidien, avec une pression accrue sur les méninges qui se répercute sur le passage du liquide céphalo-rachidien. Ces nombreux facteurs peuvent jouer un rôle déterminant dans différents types de céphalées, dans l’irritation des nerfs crâniens, les problèmes d’implantation des dents, le bruxisme, les troubles neuro-végétatifs et digestifs, les vertiges et même dans l’excitation de la moëlle épinière au bas de la colonne.

Le point de départ des déséquilibres

L’Atlas porte non seulement le crâne mais assure également la suspension, l’équilibre et le tonus de la colonne vertébrale et de l’ensemble du squelette. Des déplacements minimes de l’Atlas sont dès lors responsables de déséquilibres et de compensations dans la position du corps. Ces derniers sont à leur tour responsables de symptômes physiques tels que : céphalées ou maux de tête, migraines, douleurs dans la nuque, torticolis, douleur dans les épaules et les bras, douleurs dorsales, lumbagos, hernies, scolioses, blocages des nerfs vertébraux, douleurs dans l’articulation de la hanche ou des genoux, problèmes de ménisque, différence de longueur des jambes en raison d’un mauvais positionnement du bassin, pieds creux ou plats et orteils en marteau. La correction demande un acte simple mais précis qui exige une bonne connaissance de cette région anatomique.
La formation Atlasprofilax® donne la compétence à un tel acte. Ce n’est pas une « manipulation » de la vertèbre (pas de chiropractie ni d’ostéopathie, aucun craquement). Simplement l’utilisation d’un petit appareil vibrant sur des zones précises de la nuque afin d’ induire un certains nombres d’effets qui ne peuvent pas être obtenus manuellement :
1. Détendre les couches profondes musculaires (muscles courts de la nuque, petits droits et petits obliques qui ne sont pas accessibles manuellement), assouplir la capsule articulaire C0-C1 (Atlas-crâne). Cette détente permet à la vertèbre de réintégrer parfaitement sa loge articulaire.
2. Stimuler les récepteurs du système nerveux autonome afin d’enregistrer un nouveau point de référence de tension musculaire dans les noyaux de commande centraux. Cela réinitialise la valeur de référence de la tension musculaire.
Ces effets s’étendent au domaine psychique car un réflexe inconscient s’installe qui induit la détente plus rapide des tensions musculaires. Par exemple: moindre inquiétude pour des vétilles, meilleure prise de décision, déploiement plus rapide d’un comportement assertif et sain, ressenti d’une plus grande sérénité intérieure, capacité à mieux se concentrer, développement plus facile d’une motivation intérieure, etc.

La correction en pratique

Si la découverte a permis de mettre en évidence que la rotation est en avant-gauche chez tout le monde, il est évident que la vie de chaque personne (à commencer par les éventuelles difficultés de la naissance) entraîne des différences dans le positionnement de l’Atlas et donc la correction doit tenir compte de ces éventuelles aggravations du mauvais positionnement de l’Atlas. Ce qui interviendra aussi dans le nombre de séances pour la correction. Le traitement de base se compose généralement de 2 ou 3 visites échelonnées sur 2 ou 3 mois : une visite pour la correction initiale et les autres visites pour contrôler et éventuellement ajuster la correction. Généralement ce traitement suffit pour une résolution définitive du problème. Dans les cas d’aggravation de la lésion, une répétition du traitement est souvent nécessaire dans les mois ou les années qui suivent. La correction ne prend que quelques minutes et elle est toujours précédée par différents tests qui permettent de mettre en évidence le défaut dans le positionnement de l’Atlas. La radiographie est donc totalement inutile. Elle peut, dans certains cas, apporter un plus mais n’est pas indispensable à une bonne correction. Celle-ci n’est généralement pas douloureuse, le désagrément est très supportable et passager. Cependant, il est évident que, dans les suites du traitement, il est possible de sentir « le corps qui travaille » ! Ce qui n’est que logique et bienvenu même si cela entraîne parfois quelques douleurs ici et là en fonction de son passé douloureux. Ce qui m’amène à parler de l’après-traitement.

La vie après la correction.

Dès l’instant où le corps retrouve son axe, il sent une libération qui est souvent exprimée par la personne corrigée. Le corps peut mieux se détendre sur les plans physiques mais aussi psycho-émotionnels, et l’équilibre s’installe. La circulation énergétique entre les chakras et le long de l’axe central s’améliore. Les énergies peuvent enfin circuler librement entre terre et ciel au travers de l’Homme Debout. Le corps lui-même rectifie sa posture : il s’ancre mieux dans le sol et s’érige dans le ciel. Le processus d’autoguérison peut se mettre en place avec beaucoup plus de succès et de rapidité ; la régénération des tissus peut se mettre en route. Tout ceci va nécessairement entraîner un travail conséquent dans l’organisme d’où très logiquement une fatigue importante peut s’installer pour quelques temps. Les émonctoires seront sollicités : il est utile de les aider par l’absorption de beaucoup d’eau et une nourriture saine. Des douleurs musculaires passagères peuvent survenir à un endroit ou l’autre, signe d’un travail en profondeur. Ce sont des réactions logiques qui s’inscrivent dans le processus d’autoguérison et sont comparables aux complications temporaires décrites dans les suites d’un bon traitement homéopathique, ostéopathique ou autre. Il ne faut donc pas en avoir peur. Car, au fil du temps, l’état général s’améliore et l’immunité se renforce. Le métabolisme hormonal et les émotions tendent également vers un meilleur équilibre. Parfois certaines personnes ne ressentent aucun changement, cependant, si vous vous mettez à l’écoute de votre corps, ce soin ne peut pas vous laisser indifférent. C’est, à l’évidence, un pas sur le chemin du retour vers le soi véritable.

Conclusions

Corriger son Atlas par une méthode sûre et sans danger telle que la technique Atlasprofilax® est un acte bien physique. A ce sujet, ne vous laissez pas convaincre par les théories éthérées qui promettent un redressement de l’Atlas par une technique énergétique. Ce n’est pas suffisant. L’Atlas, vertèbre bien matérielle du corps humain, n’a pas sa juste place depuis des siècles, ou plus encore. Beaucoup d’entre nous le sentent, même sans souffrir, par un mal-être au niveau de la nuque ou du maintien.
Ce qui est certain, c’est que l’homme n’a pas été créé avec ce défaut qui est survenu bien plus tard dans des circonstances qu’on ignore actuellement. Il est intéressant de savoir que les enfants nés d’une femme qui a corrigé son Atlas, ne présentent plus cette anomalie !
Les répercussions de cet acte sont très larges : sur le corps physique bien sûr : il est le premier concerné, mais aussi et surtout sur les corps émotionnel, psychique et spirituel.

Une méthode à succès

C’est en 1993 déjà que le Suisse René-Claudius Schümperli est parvenu à la conclusion que pratiquement tous les êtres humains présentent une rotation incorrecte plus ou moins marquée de la première vertèbre cervicale (atlas). Après avoir lui-même souffert pendant longtemps suite à un accident , il a mis au point un modelage spécial des muscles de la nuque, qui peut corriger définitivement en une seule séance, avec précision et sans risque, la rotation incorrecte présente sur la première vertèbre cervicale, sans remboîtement ou autres manipulations. Ainsi naquit la méthode AtlasPROfilax®. Selon ses praticiens, l’atlas ne porte pas seulement la tête mais favorise – en position optimale – un épanouissement paisible des énergies auto-régénératrices et donc l’équilibre physique et psychique, ainsi que le rétablissement intégral de la personne. La méthode est aujourd’hui enseignée par plus de 300 « Atlasprofs » dans une trentaine de pays.

Pour contacter un praticien, voir le site:
www.atlasprofilax.com

Mère de 4 enfants, Yvette Olivier exerce la médecine générale en Belgique. Après des recherches tous azimuts dans les médecines parallèles, elle professa différentes thérapies douces telles que l’hydrothérapie du colon ou la chromatothérapie®. Actuellement, elle se consacre entièrement à la correction de l’Atlas tout en restant ouverte à d’autres médecines d’avenir prometteuses comme la médecine fractale HFC, la Vision Evolutive d’Alfons Ven et bien sûr les travaux du Dr Hamer.

Partager