Article n°103 Par Olivier Collet

Le Dr Laskow est né en 1935. Intéressé dès son plus jeune âge par le métier de médecin, il est devenu gynécologue obstétricien. Sa pratique l’amena assez vite à observer que « (…) si la médecine encourageait le scientifique et le technicien, elle décourageait le guérisseur qui était en moi ». Lors d’une profonde méditation, il eut l’intuition profonde « que son devoir était de guérir par l’amour ». Ignorant tout de cette façon de guérir, il partit à la recherche d’une compréhension plus vaste en s’intéressant à d’autres méthodes de guérison. Quel était donc cet amour responsable de la guérison ? Il observa que certains patients recouvraient la santé simplement parce qu’ils étaient satisfaits de leur médecin. En témoignant de la sympathie au malade, quelque chose dans la relation entre le soignant et le soigné semble faciliter la guérison… Ce qui optimisait la guérison était en réalité cette force universelle que l’on appelle l’amour ; celui-ci s’exprimant, selon les traditions, à travers une présence, un geste tendre, une prière, des chants… Cette énergie réunifiait le soigné et optimisait ainsi ses chances de guérison.

Conscient de toutes les variables incluses dans le processus de guérison (notamment de l’effet placebo…), il décida d’aller dans des laboratoires d’universités en Californie et d’explorer l’interaction de l’intentionnalité entre sa conscience et la conscience de ses patients, cherchant à la mettre en évidence à travers une approche scientifique.
 

La révélation 

Commençant à travailler avec des bactéries, notamment des salmonelles qui causent la dysenterie chez les humains, il posa l’intention de réduire leur taux de croissance. Observant au microscope une boîte de Pétri contenant la bactérie, il eut l’intuition fulgurante que ces bactéries avaient le même droit d’exister que lui car elles avaient été créées par la même Source qui l’avait créé lui, qu’elles étaient nommées pathogènes uniquement selon une perspective humaine… Cette totale acceptation de leur présence modifia la conscience du Dr Laskow. Laissant tomber tous les filtres conditionnés imposés par ses apprentissages, sa conscience a commencé à vibrer à la même fréquence que celle de la bactérie. Tels deux diapasons en résonance, ils devinrent Un énergétiquement. En introduisant une intention dans ce champ d’Unité, de complétude, il découvrit qu’il pouvait réduire leur taux de croissance de 50%. Accepter inconditionnellement leur existence revenait à les aimer inconditionnellement.

Approfondissant cette conscience d’Unité, d’acceptation inconditionnée, il explora qu’une intention d’amour (par exemple : « protéger toute forme de vie ») posée dans ce champ de conscience de complétude protégeait les bactéries de l’effet létal des antibiotiques par rapport à un groupe témoin. Factuellement, l’amour inconditionné devenait donc une réelle force agissante dans la matière. Explorant différentes manières de poser l’intention dans ce champ de conscience (intention via une pensée ou intention via une image), il travailla sur l’ADN en posant l’intention qu’il s’enroule ou se déroule dans ce champ d’Unité. Il travailla sur l’eau et put observer le changement de structure de l’eau. Il finit par mettre en place un système de guérison, la guérison holoénergétique, guérir avec l’énergie de la complétude.

L’intention n’était pas la clé de voûte de ce système, l’élément fondateur était de mettre en place une connexion d’amour, une reliance profonde à une conscience de l’Unité, quel que soit l’objet sur lequel se portait l’attention. Le but devenait de fusionner avec l’objet de la conscience afin qu’il n’y ait plus de séparation, en d’autres mots, passer de la conscience de la dualité (illusion de la séparation) à la conscience de l’Unité (tout est Un). Développant différentes méthodes pour permettre à cette conscience d’Unité d’émerger dans l’espace du cœur, il valida les modifications électro-physiologiques du corps en observant que cet état provoquait la mise en cohérence des fréquences du cœur (ordinairement un peu chaotiques). Ainsi, lorsque vous ressentez sincèrement l’amour ou des fréquences proches de l’amour (profonde attention, compassion, pardon…), ces fréquences cardiaques se regroupent et se mettent en phase, devenant cohérentes comme la lumière d’un laser ; l’énergie est ainsi multipliée au carré. En introduisant une intention dans ce champ de cohérence, sa puissance en est extrêmement accrue.

 

Exercices sur l’ADN 

Dans cette conscience d’amour (c’est-à-dire en résonance d’amour avec l’objet de notre attention pour ensuite introduire une intention dans ce champ), en se concentrant sur l’ADN et en utilisant un spectrophotomètre à ultraviolets, la première intention du Dr Laskow a été de couper les liaisons d’hydrogène. Il observa que l’ADN a commencé à se séparer. (Expérience validée via le spectrophotomètre par un changement dans la configuration). En utilisant une intention inverse, et en partant d’un ADN dénaturé (c’est-à-dire chauffé pour le dérouler), il fut possible de le ré-enrouler dans ce champ de conscience induit par l’expérimentateur. Pour qu’une cellule se reproduise, l’ADN doit se dérouler, si vous voulez empêcher une cellule de se reproduire, en ré-enroulant l’ADN, vous l’empêchez de se multiplier…

Avec la pratique, le Dr Laskow observa qu’il était possible d’enseigner aux gens comment faire cela car la nature essentielle de l’être humain est une conscience d’amour. Cette conscience d’amour a été voilée par nos conditionnements éducatifs et sociétaux, les expériences de notre enfance, ou encore certaines mémoires intra-utérines. Une fois que nous sommes capables de dissoudre ces voiles qui cachent notre lumière intérieure, nous pouvons avoir accès à cet amour qui nous connecte avec toute chose, de manière à nous mettre en contact avec l’Unité et rendre plus puissante notre intention (ou notre prière, car une prière est essentiellement une intention).

 

Travaux sur l’eau

Dans les années 1990, avant que les travaux du Dr Emoto ne soient connus, en se concentrant sur l’eau, en la chargeant avec de l’énergie d’amour, il a pu mesurer le changement de l’angle de liaison entre l’atome d’oxygène et les deux atomes d’hydrogène, celui-ci passant de 105° à 109°, ce qui modifiait l’acidité, la tension de surface et la solubilité du liquide. Il pratique cela lors des séminaires avec du vin ou de l’eau : il place de côté une bouteille en référence et charge une autre bouteille du même vin avec de l’énergie d’amour, celle ci étant placée au centre du groupe… C’est à chaque fois surprenant de constater la différence de bouquet et de goût entre les deux.

Pour rappel, notre corps est composé à 70 % d’eau… ainsi lors des ateliers, nous installons une personne au centre d’un cercle de participants. Chaque participant place sa conscience dans son espace du cœur, y inspire et expire en conscience et se rappelle d’un moment où il s’est senti aimé, se remémorant un événement où il a ressenti de la gratitude, puis chacun envoie de cœur à cœur cet amour inconditionnel à la personne au centre du cercle. Là encore, c’est étonnant combien des résultats de guérison profonde à différents niveaux de l’être sont obtenus. Lors des ateliers, de nombreux retours sont faits sur les bénéfices extraordinaires de ce travail d’alignement et ses effets tangibles à distance. 

Ceci dit, rien n’étant absolu, d’autres variables sont impliquées dans la guérison (mémoires anciennes, influences transgénéalogiques, systèmes de croyance sclérosants, le processus de la maladie par lui-même, les facteurs environnementaux…). Ce qu’ont montré ces expériences en laboratoire, c’est que lorsque vous êtes dans un état d’amour cohérent, il est possible de réaliser des choses extraordinaires dans ce champ de conscience spécifique qu’est l’acceptation inconditionnelle de ce qui est.

Faisant partie du Comité Scientifique consultatif de l’Institut de Heartmath, il explora en laboratoire ces énergies subtiles de l’amour du cœur et leurs associations avec la guérison et l’amélioration des connaissances, et ce qu’il a découvert c’est que notre conscience d’amour est un droit donné de naissance. Il est possible d’apprendre au cours des ateliers comment développer une concentration sur le cœur cohérente, induisant un champ d’action où l’intention peut être projetée. La seule nécessité est d’être capable d’avoir accès intérieurement à sa conscience d’amour. Tout cela a pu être mesuré lors des expériences en laboratoire avec des bactéries, des cellules cancéreuses, de l’eau, de l’ADN, et il a pu observer la réalité de ses recherches à travers l’impact des réponses de guérison chez les patients. 

Il a formé des milliers de gens à ses méthodologies de guérison car le corps sait comment guérir, il n’y aurait aucune guérison si le corps n’avait pas cette capacité. Pour que le corps guérisse, qu’il y ait de l’amour ou pas n’a pas d’importance, vous pouvez être quelqu’un de désagréable, de colérique, vous pouvez vous couper, le corps guérira quand même. L’amour inconditionnel facilite le processus de guérison, l’optimise, l’accélère (cf. onglet « documentation » sur www.laskow.net et lire toutes les expériences de recherche). Cet amour inconditionnel nous aligne avec l’ordre naturel et l’harmonie de l’univers. Tout thérapeute est assujetti à la capacité du corps à guérir, il est possible d’opérer, de donner des antibiotiques, de renforcer le système immunitaire, d’équilibrer le système hormonal, le système neurovégétatif, mais ce qui est fait avant tout, c’est aider le corps à se guérir.

 

Qui est-ce qui guérit ? 

Quand on a demandé à Carl Gustav Jung s’il croyait en Dieu, celui-ci a répondu « non », il ne croyait pas en Dieu ; il répondit qu’il « connaissait Dieu », car il en avait fait l’expérience directe. Aussi, en faisant ce travail et en l’enseignant pendant de nombreuses années, selon sa propre expérience et connaissance directe, le Dr Laskow préfère utiliser le mot « Source » plutôt que le mot « Dieu » (concept trop chargé d’énergies et d’émotions favorables ou défavorables). En tachant de rester le plus simple et accessible possible, sans terminologie basée sur la religion, la culture ou d’autres traditions, selon lui, il y a une seule Source (une seule Unité) qui se manifeste de multiples manières (apparaissant sous de nombreuses formes) se révélant en tant qu’amour.

Cette source représente de nombreuses voies ramenant toutes ultimement à l’Unité.

Dans cette approche de guérison qu’est l’holoenergetic, il est important de dire qu’il n’y a pas de garantie car chacun d’entre nous retourne ultimement à la Source, la guérison ne vient pas du facilitateur, elle vient de la Source. Le facilitateur est simplement le véhicule de cette énergie qui passe à travers lui. Par conséquent, le facilitateur ne peut recevoir le mérite de ces guérisons ni d’ailleurs la responsabilité s’il n’y a pas guérison. Sa responsabilité, essentielle, c’est d’être un récipient aussi clair et transparent que possible pour laisser l’énergie de la Source passer (état de pure Présence). Ce qui se passe ensuite n’a rien à voir avec lui.

Pour conclure, si nous nous aimons inconditionnellement, c’est-à-dire exactement, totalement comme nous sommes, c’est un pouvoir de guérison bien plus fort qu’une guérison physique car cela guérit les blessures émotionnelles, les croyances et interprétations mentales, les aversions et attachements, les jugements de soi et des autres. Si nous pouvons nous pardonner toutes les choses peu gentilles que nous avons faites aux autres et à nous-même, dont nous nous sentons coupable ou honteux, et juste les laisser aller, ce qui restera sera alors une simple énergie innocente d’amour pour nous-même. Quelle guérison !

Et lorsque nous pouvons faire cela, nous rencontrons l’Unité de la conscience universelle. Nous ressentirons alors la paix, la joie intérieure (quel que soit l’état de notre corps physique), la liberté, un amour qui irradiera de nous et autour de nous. En apprenant à nous aimer nous-même, nous pouvons commencer à nous brancher à notre immortalité, cette partie qui n’est jamais née et ne mourra jamais.

 

À lire

  • Le Dr Laskow a écrit son premier livre « Guérir par l’amour » en 1992. Il y traite de son cheminement de compréhension en tant que scientifique et médecin pour élaborer l’approche des soins d’holoenergétic. En 2016, est paru son deuxième livre « Par don d’amour », aux éditions Jouvence, où l’essentiel du cheminement de sa pensée est retranscrit
Partager