Fuir les vaccins, c’est un conseil que la revue Néosanté prodigue depuis sa création il y a 10 ans. Parfois dangereux, souvent inefficaces  et toujours inutiles, ces produits malsains n’ont rien à faire dans un corps humain puisque son terrain est tout. Un être vivant n’est pas malade parce qu’il héberge des microbes, il héberge des microbes parce qu’il est déjà malade. Or les vaccins eux-mêmes peuvent rendre malades ! Dès le début de la crise sanitaire, nous avons été les premiers à souligner que la grippe covid  sévissait principalement là où la grippe classique et quelques cas de méningite avaient fait l’objet de  grandes campagnes vaccinales, notamment en Lombardie et à Madrid. Et dans notre numéro de Janvier 2021, nous avons étayé notre suspicion envers la vaccination antigrippale en montrant que cette dernière était clairement corrélée aux flambées  coronavirales. Entretemps et par la suite, nous avons donné la parole à des scientifiques expliquant comment l’immunisation artificielle pouvait perturber l’immunité naturelle des individus et semer la pagaille dans le microcosme qui les entoure. Les lecteurs de notre mensuel ont découvert les phénomènes de déplacement et de remplacement épidémiques, les notions de « toxicité communautaire » ou de « péché antigénique originel »,  et surtout l’existence des anticorps facilitant  et aggravant les infections. Ceux-ci peuvent être « dopés » par les injections intempestives et c’est pourquoi le vaccin covid inquiète tellement certains médecins et chercheurs. Je pense, entre autres,  à la microbiologiste irlandaise Dolorès Cahill, à son homologue allemand Sucharit Bhakdi et  à la généticienne Alexandra Henrion-Caude. En plus d’alerter sur la gravité des effets secondaires immédiats et  sur les dangers à long terme  de la technologie à ARN messager, ces trois experts  avertissent que les personnes vaccinées pourraient payer un lourd tribut dès l’automne prochain, lorsqu’elles vont rencontrer un quelconque coronavirus « ancien ». Alexandra vient d’ailleurs de s’associer à un appel de 57 scientifiques et médecins demandant l’arrêt immédiat de la campagne de vaccination en cours. La perspective d’une hécatombe automnale parmi les inoculés n’est pas un scénario né dans l’imagination de fadas du grand complot mais une hypothèse réaliste formulée par des savants de premier plan.  Plus que jamais, j’invite ceux qui me lisent à se défier des vaccins en général et de ceux contre le covid en particulier.
 
 Le scénario qui monte
 
Maintenant, faut-il  également  se méfier des vaccinés et fuir leur proximité ?  Depuis deux semaines, la toile bruisse de rumeurs alarmistes et les médias sociaux  résonnent de messages franchement catastrophistes : les personnes ayant reçu un des quatre vaccins autorisés en Occident  seraient contagieuses pour leurs proches et ceux-ci pourraient développer des symptômes. Pire : ils seraient à leur tour  la proie des  désormais célèbres « protéines Spike » et ces dernières auraient le pouvoir d’entraîner les graves et spectaculaires troubles  vasculaires caractéristiques du covid sévère. Ce n’est pas un fantasme sorti de nulle part car les « médecins de première ligne » américains  (America’s Frontline Doctors) ont évoqué cette éventualité dans un article paru le 26 avril. Selon leurs explications,  les vaccins engendrent la production massive de protéines Spike chez les receveurs et leur excrétion par la peau ou la salive serait à l’origine de transmissions par simple contact. Plus pathogènes que le virus entier, ses picots protéiques auraient la propriété de déclencher des maladies auto-immunes (où le corps attaque ses propres tissus) chez certaines personnes.  Dans le monde entier, on signale des cas de péricardites, de zonas, de pneumonies ou de thromboses chez des personnes non-vaccinées mais  en relation étroite  avec des personnes vaccinées. On rapporte surtout des cas de règles complètement dérèglées, de saignements vaginaux abondants et de fausses couches. D’après les échos les plus pessimistes,  les gens vaccinés deviendraient ainsi  des « bombes biologiques » pour leur entourage et même pour ceux qui fréquentent  leur entourage ! Si vous n’avez pas encore été alertés par d’autres médias alternatifs,  je vous invite à lire cet article qui résume bien la problématique.  Et  si vous ne l’avez pas encore fait , je  vous convie aussi à visionner la dernière « Conversation du Lundi »  postée sur sa chaîne privée par Jean-Jacques Crèvecœur. Notre ancien collaborateur prend  très au sérieux ce scénario émergent et il a mis sous sa vidéo toutes les sources accréditant la thèse des « vaccinés dangereux pour la santé ». Personnellement, je n’ai pas encore d’opinion tranchée sur le sujet mais j’éprouve des réticences à céder à la psychose naissante. J’en énumère quelques raisons dans la suite de mon billet.
 
 Une épine très anodine
 
D’abord, j’aimerais rappeler que la « fameuse protéine Spike »  n’est pas une redoutable et sanguinaire  ennemie surgie en 2020 dans notre  biotope. Nommée aussi « spicule » ou « péplomère », cette mini-protubérance pointue n’est nullement l’apanage du sars-cov-2. On la retrouve dans tous les types de coronavirus, et même dans une myriade d’autres virus impliqués dans des banals syndromes grippaux. Il suffit d’ouvrir  une page Wikipédia  pour constater que la terrifiante épine est en réalité très ordinaire,  et d’ordinaire très anodine. Certaines formes de protéines à piques sont même présentes dans le corps humain  où elles participent  aux processus enzymatiques. À l’instar du   « nouveau » corona présenté abusivement  par le narratif officiel comme un assaillant  sans pitié, sa partie épineuse ne me semble pas mériter un procès en sorcellerie. À mes yeux, la spicule ne devrait pas  susciter plus d’appréhension que son véhicule viral. Est-ce que le nombre fait une différence ? Est-ce que les milliards de péplomères apportés  par le vaccin ou autofabriqués sur injonction de l’ARN messager constituent un danger ? Pour le vacciné, c’est évidemment une possibilité à ne pas écarter. Pour le non vacciné, en revanche, je demande à voir. Selon une étude que je vous ai déjà citée,  les personnes vaccinées contre la grippe saisonnière excrètent six fois plus de particules virales que les non-vaccinées. Or, que je sache, leurs  proches ou leurs médecins  ne sont pas particulièrement accablés chaque année par les Influenzae de type A ou B. Jusqu’à preuve du contraire, les vaccinés ne sont pas « contagieux » pour les non-vaccinés. Ce qui pourrait justifier l’anxiété, c’est bien sûr qu’ici, la protéine Spike est isolée de son support  naturel, trafiquée génétiquement et  « bombardée » massivement dans l’organisme des injectés. Il n’est donc pas exclu que cette manipulation inédite du vivant débouche sur des dégâts collatéraux tout aussi imprévus, voire prévus si l’on souscrit  au  récit d’une attaque bioterroriste. Jusqu’à plus ample informé, je m’en tiens pour ma part à une relative insouciance et je  ne compte pas préconiser la distanciation sociale par rapport aux vaccinés. J’ai vu ma vieille maman dimanche dernier et je ne me suis pas privé de la fêter en la serrant dans mes bras. Dans les cercles  résistants que je fréquente, je m’oppose également à l’ostracisme  ou aux  gestes-barrières  envers ceux qui ont  cru à la « seule solution » vaccinale  et se croient protégés. Il est vrai que, contrairement à Jean-Jacques Crèvecœur,  je n’ai recueilli aucun témoignage crédibilisant les « contaminations » de non-vaccinés par des vaccinés. Je suppose que mon appréciation évoluerait si ça devait changer et si on me rapportait de source sûre de tels événements.  Mais tant qu’à présent, je  reste zen et suggère de rester zen.
 
Une étude critiquable
 
Une autre raison majeure de mon flegme est cette étude du Salk Institute agitée comme un épouvantail. Dans leur laboratoire, les chercheurs de cette institution vaccinaliste  ont créé un « pseudovirus » entouré de la couronne à pointes du sars-cov-2 et ont exposé un « modèle animal » à cet assemblage bricolé. Selon les auteurs de cette expérience,  les hamsters auraient rapidement développé des symptômes assez typiques du covid, à savoir des lésions des poumons et des atteintes vasculaires. Conclusion péremptoire: la seule protéine Spike suffirait à provoquer la maladie.  Et du coup, beaucoup en déduisent un peu vite  que les épines baladeuses seraient également dangereuses pour ceux qui s’y exposent par sécrétions interposées. Mais ça veut dire quoi,  « exposer un modèle animal » ?  Dans l’étude, il est précisé que le matériel protéique a été « administré » aux pauvres bêtes martyrisées, ce qui signifie très probablement qu’il leur a été injecté. C’est toujours pareil avec les expérimentateurs sur animaux : ils  soumettent leurs victimes à des procédures purement artificielles et comme ils parviennent à les rendre malades, ils s’imaginent que ça se passe comme ça dans un contexte naturel. Même en évacuant la question  – pourtant essentielle – du stress infligé aux cobayes, le simple recours à la seringue est déjà un biais expérimental qui enlève toute valeur à ce type de test.  Dans la vraie vie, les spicules ne pénètrent pas un organisme vivant via une aiguille !  Vous me direz que les laborantins ont aussi reproduit le schéma en éprouvette, sur des cellules endothéliales « exposées » à  des protéines  Spike. Vu que les premières ont également beaucoup souffert, ils en concluent que le lien causal est confirmé et que le péplomère est vraiment un immonde sous-agent infectieux capable d’expédier au cimetière. Halte là ! C’est un fait bien connu en science que les résultats obtenus  In vitro   n’ont souvent rien à voir avec ceux obtenus  In vivo. Ce qui se passe dans un tube à essai ne permet pas de juger ce qui peut se passer dans la très complexe machinerie humaine.  Les cellules cultivées ont trinqué sous l’avalanche de protéines piquantes ? Et alors ?  C’est un peu comme si  on vous enfonçait dans un seul  doigt des milliers d’échardes à la fois. Je ne pense pas qu’ils vous viendrait à l’idée  de considérer le minuscule bout de bois  comme un péril en soi. Avec ce genre d’études biaisées à la base, on peut facilement inventer une menace imaginaire et construire toute la  narration qui va derrière.
 
Ne glaçons pas notre sang !
 
Ma réticence à l’alarmisme tient aussi  à mon scepticisme envers ce qu’on appelle la « piste vasculaire ». Selon cette version du narratif covidiste,  la grippe covid serait vraiment exceptionnelle par l’ampleur et  la fréquence des troubles thrombotiques soi-disant provoqués par le virus. Or rappelez-vous ce que j’écrivais dans mon infolettre du  30 septembre : les micro-thromboses disséminées sont des symptômes qui se manifestent aussi dans des pneumopathies virales ou bactériennes « classiques ». Les troubles de la coagulation n’ont rien de très anormal dans un tableau clinique de genre grippal avec complications. Et d’ailleurs, la seule étude qui a autopsié des cadavres de « covidécédés » pour les comparer à des défunts de 2009 (grippe H1N1) n’a rien  trouvé de très insolite. Juste une déformation légèrement plus visible des capillaires pulmonaires et un nombre plus élevé de micro-caillots sanguins en 2020. Et si ce phénomène était simplement  la rançon du confinement et le reflet  de la peur éprouvée par les populations terrorisées par les médias et les autorités ? Comme je le soulignais en septembre, la peur panique pétrifie un individu et la langue française nous dit qu’elle peut lui « glacer le sang ». Les caillots, qui sont des sortes de pierres, sont  la traduction somatique  de ce ressenti de sidération. En répandant l’épouvante, les décideurs ont  certainement multiplié leur nombre chez des personnes prédisposées.  Et comme ceux qui ont trouillé s’empressent  aujourd’hui de se faire vacciner, on ne doit pas s’étonner que le vaccin  provoque fréquemment  de graves effets secondaires vasculaires liés à la coagulation. Pour l’instant, je recommande la sérénité absolue par rapport à l’hypothèse des vaccinés « supercontaminateurs ». Le seul virus réellement contagieux est celui de la peur et celui-là, il faut vraiment l’éradiquer sans se laisser contaminer. Ne glaçons pas notre sang inutilement !