TROIS ÉVIDENCES EN 2013

La maladie ? Une solution de survie ! Cette évidence, nous allons continuer à la marteler jusqu’à ce qu’elle obtienne la statut de vérité scientifique. La majorité de nos articles consiste précisément à montrer que les êtres vivants biologisent leurs conflits psycho-émotionnels sur injonction du cerveau inconscient . Dans ce numéro, il y a bien sûr , outre le dossier du Dr Salomon Sellam consacré à la sclérose en plaques (page 4 et suivantes), les cinq articles et la page « Le plein de sens » du traditionnel « Cahier Décodages » (pages 21 à 28). J’ai le plaisir d’y saluer l’arrivée Dr Christian Beyer, chirurgien-dentiste, qui va partager avec vous ses découvertes sur le sens des maux bucco-dentaires. Il entame sa participation par une pathologie très répandue, les aphtes. Dans son article mensuel, Laurent Daillie ose pour sa part affirmer que le cancer du sein serait parfois lié à un « conflit de répulsion » exprimant le besoin de repousser un prédateur. L’hypothèse est hardie, mais pas dénuée de la « bio-logique » chère à notre fidèle collaborateur. Dans un article consacré aux « maux d’artistes » ( page 18 et suivantes), Bernard Tihon émet quant à lui une autre idée fascinante : non seulement les œuvres peuvent se décoder à la lumière des maladies dont souffraient leurs auteurs, mais l’art lui-même aurait un sens biologique , celui de fuir la réalité par évasion dans l’imaginaire. De son côté (page 36 à 38), le Dr Alain Scohy aborde le cancer de la prostate et souligne combien cette « mal a dit » trahit une problématique liée à la virilité et à la fertilité. L’intelligence de la nature devient évidente lorsqu’on se souvient que la prostate intervient dans la production et l’expulsion du sperme. Selon Joël Monzée, un trouble en expansion comme le TDAH (déficit d’attention & hyperactivité) peut également être envisagé comme une solution archaïque de survie ! Selon ce docteur en neurosciences, l’agitation des enfants « à problème » reflèterait en effet leur stratégie de défense par rapport à un vécu anxiogène et insécurisant. Si le corps se sent en danger, il fait bien de bouger ! (Lire interview pages 10 à 13)

Au passage, Joël Monzée nous rappelle opportunément une deuxième évidence : génétiquement, l’Homme du 21 ème siècle est toujours un chasseur-cueilleur ! Le génome humain n’a quasiment pas évolué depuis l’ère paléolithique et notre cerveau paléo-limbique est toujours aux commandes. Si on le stresse, c’est la détresse ! Personnellement, je suis d’avis que la malbouffe moderne est un facteur de stress trop négligé par la nouvelle médecine psychosomatique. Certes, il ne faut pas exagérer l’impact de la nourriture sur la santé. Seuls de sévères carences ou un trop-plein de toxines peuvent suffire à rendre malade. Néanmoins, on ne peut nier que la façon de manger a des répercussions sur notre vitalité, notre silhouette, notre résistance aux maladies et notre bien-être émotionnel. Capital, ce dernier est à son tour garant de l’énergie vitale, de l’équilibre pondéral et de la santé en général. Et comment mieux nourrir le cerveau qu’en consommant des aliments originels, tels qu’on les retrouve dans la nature depuis la nuit des temps ? Convaincus que le « régime paléolithique » est le plus sain, nous avons inclus une rubrique «Paléonutrition » depuis le début de Néosanté (page 42). Et aujourd’hui, par souci de cohérence, nous intégrons un « Coin crusine » à notre Cahier Ressources (page 43). Car, comme le souligne Michel Manset dans son article (pages 14 à 17), l’ « homnivore » a longtemps été crudivore et, si elle a des avantages, la cuisson présente aussi de sérieux inconvénients. Aux Etats-Unis, la révolution paléo a pris de l’avance et devient un art de vivre englobant d’autres saines habitudes empruntées aux temps préhistoriques. On vous en parle déjà brièvement , mais notre ambition est de vous tenir toujours mieux informé(e)s de ce « modèle paléo » en plein essor. Le retour au passé est promis à un bel avenir.

La troisième évidence qu’il nous tient à cœur d’énoncer sans relâche, c’est que Pasteur s’est trompé en faisant des microbes la cause des maladies infectieuses et en postulant que beaucoup d’entre elles étaient contagieuses. Si c’était vrai, pourquoi les médecins sont-ils pas constamment malades ? Pourquoi les infirmières ne sont-elles pas les premières victimes des infections nosocomiales ? Pourquoi le personnel soignant ne se chope-t-il pas les germes qu’il côtoie quotidiennement ? A ces questions gênantes pour le dogme pasteurien, on nous rétorque souvent que les professionnels de la santé sont protégés par une batterie de vaccins. Or c’est faux : en France, ils sont les moins enclins à se faire vacciner, notamment contre la grippe ! (Lire page 39) Cette faible couverture vaccinale devrait donc s’accompagner d’épidémies ravageant les rangs du corps médical et décimant ceux de leurs patients, ce qui n’est pas le cas. A peine mentionne-t-on ci et là quelques flambées grippales dans des homes, et sans preuve de la contamination des seniors par les soignants. Les faits sont là et les évidences sont à portée de la science. Puisse l’année 2013, que nous vous souhaitons heureuse et lumineuse, être propice aux prises de conscience.

Yves RASIR