LE CANCER EXACTEMENT

C’était en 90 ou 91, , mais je m’en souviens comme si c’était hier. Je venais d‘écrire mes premiers articles sur les découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer et j’interviewais le célèbre neurobiologiste Henri Laborit, inventeur des neuroleptiques, pionnier des neurosciences et véritable héros du film « Mon Oncle d’Amérique » d’Alain Renais. A un moment, n’y tenant plus, je lui pose la question qui me brûlait les lèvres : « Croyez-vous, comme le Dr Hamer, que le cancer est une maladie psychosomatique ? ». Je ne m’attendais pas à ça , mais il part dans un éclat de rire et me répond sans détour :
« bien sûr que oui, c’est une évidence ! ». Pour lui, dont les expériences sur les rats avaient montré que les animaux deviennent malades lorsqu’on les stresse sans possibilité de lutte ni de fuite, il était bien clair que le cancer démarrait dans la tête et qu’il se somatisait sur ordre du cerveau. Alors que le médecin allemand était déjà traîné dans la boue et traité de charlatan, un des plus grands scientifiques français abondait dans son sens !
Quinze ans plus tard, j’ai eu également la chance de converser avec le Dr Dominique Belpomme, ce cancérologue parisien qui a tant fait pour dénoncer l’impact pathogène des produits chimiques, et singulièrement celui des pesticides agricoles. Je lui ai posé la même question, mais il l’a évacuée d’un revers de la manche en assénant que la pollution de notre environnement et celle de nos aliments jouaient certainement un rôle plus important que le psychisme. Et comment lui donner tort ? Pendant la douzaine d’années que j’ai passées à la barre du magazine BIOINFO, j’ai mis toute mon énergie à relayer les infos attestant que l’agrochimie, l’alimentation moderne, la radioactivité, la pollution de l’air et de l’eau, le smog électromagnétique, ou encore les manipulations génétiques étaient impliquées dans l’explosion des cancers. Ces dernières semaines, j’ai d’ailleurs été très satisfait que la vérité sur les OGM (lire page 39) et sur la dangerosité de nombreux médicaments éclatent enfin en place publique. Avec NEOSANTE, je n’ai rien renié. Vous savez que nous n’y mettons pas uniquement l’accent sur l’origine psycho-émotionnelle des maladies. Dans ce numéro encore, nous insistons sur l’importance d’une bonne hygiène nutritionnelle (rubrique Paléonutrition, p 42), sur l’influence délétère du stress oxydatif (article du Dr Scohy, page 36), sur la nocivité des vaccins (article de Françoise Joët, p 1’4) et sur l’utilité de la naturopathie pour nous apprendre à préserver notre énergie vitale et à « soigner notre terrain ».
Mais à l’instar du naturopathe Jean-Brice Thivent, dont nous publions quelques bonnes feuilles du livre « De l’homme dévitalisé à l’Homme Vivant » (page 10 à 13), nous pensons que le décodage biologique nous fait basculer dans une nouvelle compréhension des maladies en général, et du cancer en particulier : celui-ci n’est pas causé par ses facteurs de risque, mais bien par un conflit psychologique intense dont la somatisation est une solution de survie pilotée par le cerveau ! En dehors des cas d’intoxication aiguë ou d’irradiation massive, toute pathologie est en effet, selon l’expression du Dr Hamer, un programme bienveillant mis en œuvre par la nature pour nous aider à résoudre le traumatisme initial prenant sa source à l’étage cérébral. Serait-ce que nous minimisons toute forme de toxicité matérielle ? Non pas : tout est une question de dose et de résistance personnelle Par exemple, il est fort probable que le cancer testiculaire du cycliste Lance Amstrong trouve son origine dans le dopage. En revanche, le même type de cancer développé par Ryke Geerd Hamer, et celui des ovaires par son épouse, nous semblent indubitablement liés au drame qu’a représenté pour eux la mort brutale de leur fils unique. Le tabac est certes cancérigène, mais beaucoup de gros fumeurs ne meurent pas de leur vice tandis que la plupart des cancéreux pulmonaires n’ont jamais touché une clope de leur vie. Jean-Luc Delarue avait abusé d’alcool et de cocaïne, mais la chute subite de son piédestal médiatique fut certainement très difficile à digérer, d’où son cancer à l’estomac. Ce qui fait « tomber malade », c’est moins souvent un agent extérieur qu’un orage intérieur provoqué par une émotion ingérable. Le premier fragilise, le second déclenche véritablement le programme de survie.
Car le cancer, lui aussi, est au service de la vie. Loin d’être anarchique et insensé, cet emballement cellulaire procède au contraire d’une stupéfiante logique. Le cancer du sein en est sûrement la preuve la plus patente. Comme le soulignent le Dr Scohy et le Dr Van den Bogaert dans leurs articles (pages 4 et 36), les tumeurs mammaires produisent un lait maternel plus abondant, plus riche et plus nourrissant. Ou bien ce sont les canaux galactophores qui deviennent plus performants.
Il tombe sous le sens que ce phénomène est une réponse naturelle à la peur animale de ne plus pouvoir remplir la fonction nourricière. Prendre conscience de ce mécanisme inconscient est un puissant levier de guérison.

Yves RASIR