Ça sent le roussi pour la dictature covidiste : maintenant que tous les chiffres sont disponibles, il apparaît clairement que la  légère surmortalité enregistrée en 2020 dans certains pays (pas tous !) ne déroge guère, voire pas du tout à la normale. Si l’on tient compte de la croissance de la population,  de l’ « effet moisson » (décès plus nombreux de personnes vulnérables après deux années de grippe relativement clémente)  et surtout du papy-boom (arrivée massive des baby-boomers dans les rangs des seniors),  l’année dernière n’a pas été plus meurtrière que certaines autres années des deux dernières décennies.  C’est ce que vient encore de démontrer le Pr Christophe de Brouwer, président honoraire de l’École de Santé Publique de l’Université Libre de Bruxelles, dans une étude  à paraître sur Researchgate. Ce travail met en lumière qu’une fois « standardisées » (c’est-à-dire rendues comparables en intégrant les changements dans la pyramide des âges), les statistiques  de mortalité globale pour 2020 n’ont  plus rien d’effrayant. L’excès de décès ne s’est produit qu’au-delà de 65 ans et il y  a eu pire que ça depuis le début du siècle. Même chez les octogénaires, les années 2000 et 2005 ont été  plus meurtrières ! En conclusion de son analyse, l’éminent scientifique énonce que l’excédent  relatif de mortalité « apparaît être avant tout, sinon essentiellement, le reflet du vieillissement de la population belge, bien plus que le reflet d’un phénomène infectieux particulièrement dangereux. » Et il ajoute  qu’ « une mauvaise gestion sanitaire comme facteur aggravant ne peut être écartée », autrement dit que les morts excédentaires sont peut-être dues aux mesures adoptées par le gouvernement et non à l’épidémie elle-même. Bien évidemment, les médias mainstream n’ont pas encore moufté et ils  observent un mutisme gêné devant cette publication qui contredit la narration  officielle. S’il n’y a même pas eu de pic de mortalité inhabituel, c’est tout le récit politico-médiatico-virocratique qui est bon pour la poubelle ! En revanche, les journaux et les télés multiplient les articles et reportages sur les rescapés du covid et leurs symptômes persistants. Depuis quelques semaines, les instances de santé (notamment l’OMS et la  HAS en France) déploient beaucoup d’énergie pour attirer l’attention sur ce qu’elles appellent le « syndrome post-covid » et  pour appeler à une meilleure prise en charge de ces patients sauvés mais toujours affectés par la maladie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé ,  entre 10 et 20% des malades ressentent encore des séquelles plusieurs semaines, voire des mois après l’infection. Vous  ne trouvez pas que ça ressemble à une manœuvre
 de diversion ?  Puisque l’apocalypse n’a pas eu lieu et que la pseudo-pandémie n’a pas décimé la planète, on dirait que la consigne consiste désormais à faire passer la grippe covid pour une pathologie néanmoins sévère et sournoise, capable de faire souffrir longtemps et dont certaines  victimes ne parviendraient pas à guérir. Puisque le fléau infectieux n’a pas rempli les cimetières, tout se passe comme si  les autorités responsables de la réponse totalitaire cherchaient à se dédouaner en montrant que le coronavirus est quand même un ennemi extraordinaire,  un  redoutable assaillant  apte à saper la santé longtemps ou irrémédiablement. Le « covid long », c’est un peu la bouée de sauvetage des artisans de la terreur,  l’alibi auquel ils se raccrochent pour nous persuader qu’ils ont bien fait de dramatiser la situation, de massacrer l’économie réelle et  d’assassiner les libertés partout dans le monde. Mais  ce « covid long », est-ce de la science ou de la fiction ?  Une vérité établie ou une mystification supplémentaire ? Personnellement, je penche pour le deuxième terme de l’alternative:  cette histoire de séquelles à rallonge me semble relever davantage du mythe que de la réalité.  Voici en tout cas les 6 raisons qui me font douter :
 

  1. La subjectivité des symptômes

 
Fatigue, faiblesse musculaire, difficultés cognitives,  vertiges et céphalées,  troubles du sommeil, dyspnée,  douleurs articulaires,  tachycardie, anxiété et troubles de l’humeur, dépression… Dans la liste des symptômes persistants attribués à la grippe covid, il y en a peu qui peuvent être objectivés et mesurés. Ce sont pour la plupart des signes cliniques relevés sur base de questionnaires, et sans groupe contrôle constitué dans la population générale. Attention : je ne dis pas que  les malades interrogés inventent  ce qui leur arrive et que leur mal-être n’est pas invalidant : je dis seulement que leurs plaintes sont difficilement démontrables et que rien ne dit que les non-covidés ne sont pas atteints des mêmes maux dans les mêmes proportions.  Le climat anxiogène entretenu par les médias  et les dégâts collatéraux du confinement  ont aussi généré toutes sortes de troubles subjectifs et un peu vagues.  Il reste à prouver que le syndrome post-covid est l’apanage des infectés. Dans une étude chinoise publiée  le 8 janvier dans The Lancet, il est mentionné  qu’un tiers des patients a encore les muscles faiblards 6 mois après le début de la maladie car ils obtiennent un piètre résultat  à un test de marche. Mais quid de l’effet nocebo quand on teste des gens conditionnés à penser que leur maladie les a durement touchés ? Les enquêtes et les études d’observation n’ont pas beaucoup de valeur si leur méthodologie laisse à désirer. 
 

  1. L’effet de loupe

 
Quand on cherche, on a beaucoup plus de chances de trouver.  Au-delà du truisme, c’est une vérité connue dans les milieux de la recherche médicale : plus on se focalise sur une maladie, plus on va trouver de malades. La communauté scientifique a même une formule pour qualifier ce phénomène : l’effet de loupe. Depuis un an, ce n’est pas une loupe mais un télescope géant qui est braqué sur le covid : plus de 100.000 articles et études ont déjà été publiés sur le sujet !  La lentille est d’autant plus grossissante que les chercheurs  font tout pour trouver ce qu’ils cherchent. En France, c’est la très mal nommée « étude ComPaRe », pilotée par les épidémiologistes de l’Assistance Publique, qui fait office de loupe déformante : il s’agit d’une « plate-forme collaborative » par internet qui permet aux malades  « acteurs de la recherche » de cocher 50 manifestations cliniques post-covid, lesquelles sont regroupées  en 10 familles de symptômes chroniques : généraux, thoraciques, neurologiques, cutanés, etc… Il va sans dire qu’une telle procédure favorise le cochage  des cases et que les hypocondriaques ont toute latitude d’y exprimer leur inquiétude.
 

  1. L’absence d’originalité

 
Prenons seulement les symptômes neurologiques tels que maux de tête, difficultés de concentration, modifications  du goût et de  l’odorat, troubles de la mémoire. À la fin juin,  il y avait déjà 300 études  publiées sur le sujet !  Parce que le covid est  une maladie  très originale et singulièrement  néfaste pour le système nerveux ? Rien n’est moins sûr.  Autant savoir en effet que la grippe saisonnière « classique » peut également compromettre  la santé du cerveau. Des études ont montré que certains virus Influenza de type A (les plus communs) entraînaient les mêmes dégâts. Par exemple, une infection par le virus H3N2 ou par le virus H7N7 déclenche une activation prolongée de la microglie, une perte des synapses dans l’hippocampe et des troubles de la mémoire spatiale. La situation cérébrale ne revient à la normale que 3 mois après l’infection.  Selon l’état de la recherche,  une infection grippale « banale » peut donc générer une neuro-inflammation prolongée et être associée à des altérations durables des tissus cérébraux. Comme je le soulignais déjà  dans ma lettre du 10 juin, la grippe covid ne dispose d’aucun monopole en termes de séquelles. Et je ne vois toujours pas ce qui permet d’affirmer le contraire.
 

  1. L’étiquetage abusif

 
C’est bien sûr mon argument massue : grâce au test PCR, la « coque-vide »19 a été remplie par toutes sortes d’autres maladies. On  a étiqueté « covid » quantité d’autres infections respiratoires et même quantité d’autres affections qui n’avaient rien à voir. Non seulement sur base d’un dépistage dont il ne faut plus rappeler le manque de fiabilité, mais également par anamnèse expéditive et examen clinique bâclé par un corps médical  conditionné à voir partout les méfaits du virus couronné.  Témoignage reçu d’une lectrice cette semaine : « Mon mari de 83 ans a été hospitalisé le 15 février pour des douleurs cervicales inexpliquées et permanentes  qui avaient migré dans le bras gauche et le flanc gauche.  Après 7 heures d’attente aux urgences, 3 médecins différents m’ont affirmé que c’était des douleurs typiques du covid, et ce malgré un test PCR négatif. Juste quelques nodules aux poumons qui pouvaient évoquer le virus. Le lendemain, tout était démenti par un 4ème médecin. On imagine comment sont fabriquées les statistiques ». On l’imagine bien, oui. Et on devine aisément que de nombreux « covid longs » sont en réalité d’autres maux chroniques abusivement rebaptisés.
 

  1. Le besoin de reconnaissance

 
Le besoin de reconnaissance est consubstantiel à l’être humain.   Et si celle-ci fait défaut, ce dernier est enclin à la quêter par divers moyens, l’un d’entre eux étant de susciter la pitié. Très vite, la pandémie a vu apparaître des groupes de patients et même des associations  rapidement structurées en vue d’obtenir la reconnaissance de leurs souffrances  persistantes.  Encore une fois, je ne conteste pas leur existence ni leur nature somatique. Je suggère seulement que la soif de compassion et de sollicitude peut facilement pousser quelqu’un à chercher l’obtention d’un statut de victime. Quand on vous martèle quotidiennement qu’un terrible virus frappe au hasard et que cet agent infectieux très vicieux peut à peu près tout  dérégler, la tentation est  grande – et très humaine –  d’en faire la cause de ses malheurs. Se regrouper en « syndicat » et revendiquer ensemble une  reconnaissance officielle offre en outre l’avantage secondaire de se sentir solidaires. Quitte à choquer, je mentionne également l’intérêt pécuniaire de le faire. Le « covid long », c’est la perspective d’être reconnu comme malade de longue durée, voire de bénéficier d’un taux d’invalidité allant de pair avec des indemnités.  Et si on peut prouver une contamination professionnelle, la rente potentielle  est encore plus alléchante.  Conscient ou inconscient, le besoin de sécurité matérielle est aussi un puissant incitant à revendiquer un handicap  corporel  lorsqu’on n’est pas bien dans sa tête.
 

  1. L’efficacité des antidépresseurs

Vous me trouvez odieux, ou à tout le moins désobligeant envers les covidés chroniques ?  Pour conclure cet argumentaire, ma réticence à reconnaître la réalité du covid long  est pourtant fondée sur une trouvaille scientifique de taille : les antidépresseurs agissent  contre la  maladie !  Plusieurs études ont en effet montré que cette classe de médicaments était associée à une réduction  des taux plasmatiques de plusieurs médiateurs pro-inflammatoires impliqués dans les formes sévères de covid. L’hypothèse a donc été émise que les antidépresseurs pourraient être utiles pour réduire le risque de décès et une équipe française l’a vérifiée sur une cohorte de 7 230 adultes hospitalisés. Parue  le 4 février dans la revue Molecular Psychiatry,  leur étude indique effectivement que la prise d’un antidépresseur est significativement associée à une réduction du risque d’intubation et de trépas aux soins intensifs. Et ce quelle que soit la molécule consommée préalablement ! Je vais peut-être vite en besogne  mais il me semble que cette découverte surprenante permet de supposer que le psychisme n’intervient pas peu dans le développement et le déroulement de l’infection. Partant, il ne  me paraît pas sot non plus de postuler que les plaintes physiques prolongées ont un rapport avec la santé mentale des patients concernés. Si ça  se trouve, l’état dépressif n’est pas une conséquence du covid, il en serait plutôt un facteur causal parmi d’autres. En passe aigüe comme en phase longue, les deux étant erronément imputées au faux coupable viral.