Infections bactériennes : alerte aux antibiotiques !

Faut-il avoir peur de  Escherichia Coli ?   Dans notre rubrique «Outils» (p 36), nous citons quelques raisons  de ne pas céder à la psychose antibactérienne.  En revanche, il nous semble opportun  d’agiter une menace autrement plus redoutable, celle des  médicaments censés les combattre !  Car il serait grand temps de ne plus se tromper de coupable : alors que les médias clouent généralement au pilori  la viande crue, les légumes ou les graines germées, ce sont les antibiotiques  qu’il faudrait traîner dans le box des accusés !  Peu importe, en effet,  l’origine et les vecteurs des bactéries abusivement qualifiées de « tueuses» :  le vrai et le seul danger réel, c’est leur virulence accrue artificiellement par le phénomène de multirésistance.  Quelques chiffres ? (1)  En Europe, cinq infections dues à des bactéries résistantes aux antibiotiques sont responsables de 25 000 décès chaque année.  Aux Etats-Unis,  on estime à 19 000 le nombre annuel de décès dus au seul staphylocoque doré devenu résistant à la méthicilline. La faute aux médecins et aux patients ? Pas seulement :  la propagation d’infections humaines suit la même courbe que l’utilisation  croissante d’ antibiotiques dans les élevages.  Pour ce qui concerne la bactérie E. Coli entérohémorragique, il y a tout lieu de penser qu’elle a  également émergé dans le tube digestif d’un ruminant sous la pression sélective des antibiotiques. Et il est prouvé qu’elle libère ses toxines  naturelles en présence de molécules chimiques anti-infectieuses (2). Il est donc vain d’identifier la souche et de chercher si la contamination  provient de la viande elle-même ou des  végétaux en contact avec  les déjections animales. Le vrai problème sanitaire, c’est sa cause médicamenteuse ! Conscient de la  gravité de la situation, les laboratoires pharmaceutiques appellent eux-mêmes à la modération. Mais c’est bien évidemment pour rejeter la faute sur les (sur)consommateurs et pour se donner bonne conscience tout  en appelant au développement de nouveaux antibiotiques  encore plus puissants. Bref, c’est la fuite en avant alors que la sagesse recommande de faire marche arrière et d’oser carrément se poser la question de leur utilité. S’il l’a déjà été,  le rapport bénéfices/risques est-il encore favorable  aux médicaments « anti-vie» ?  Personnellement, je me permets d’en douter.
Yves Rasir

 

Le stress urbain affecte le cerveau

L’étude a été publiée début juin dans Nature.  Menée en Allemagne et au Canada, elle montre pour la première fois, grâce à l’imagerie fonctionnelle, comment le cerveau des citadins diffère de celui de personnes habitant en région rurale. Chez les premiers, les zones cérébrales connues pour réagir aux situations de stress sont nettement  plus actives, preuve que le simple fait de vivre en ville est déjà stressant. Le risque de développer un trouble anxieux est 21% plus élevé en milieu urbain, et ce chiffre passe à 39% en ce qui concerne les troubles de l’humeur. (Source : Le Soir )

Cancer du sein: les phtalates suspectés

Des scientifiques ont analysé la quantité de phtalates et de parabènes présents dans le sang de femmes ménopausées et comparé celle-ci à leur densité mammaire, laquelle indique un risque accru de cancer du sein.  Résultats  : les chercheurs n’ont pas découvert de lien avec les parabènes mais bien avec les phtalates, des substances chimiques que l’on trouve dans les plastiques, les shampooings, les lotions, les déodorants et les produits de rasage. (Source : ABC Santé)

Officiel : le portable potentiellement cancérigène

Enfin ! Le 31 mai dernier,  le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé les champs de radiofréquences électromagnétiques comme potentiellement cancérigènes pour l’être humain.  Cette décision se fonde notamment sur des études montrant un lien entre utilisation de téléphones sans fil et risque accru de gliome, une tumeur du système nerveux central.  (Source : Teslabel)

Trop de calcium nuit aux os !

Une étude prospective suédoise sur 5 022 femmes suivies pendant 19 ans vient de confirmer les résultats de beaucoup d’autres études : une consommation élevée de calcium alimentaire (le plus souvent d’origine laitière) ne s’accompagne d’aucun bénéfice pour la santé osseuse. C’est même l’inverse : au-delà de 1 137 mg/jour , le risque de fracture du col du fémur est augmenté de 19 % !
(Source : La Nutrition.fr)