Nous sommes de plus de plus touchés par des maladies que la médecine d’aujourd’hui sait bien traiter mais non guérir : diabète, Alzheimer, Parkinson, ostéoporose, sclérose en plaque, autisme, … et surtout toutes sortes de cancers.

Le cancer est une des maladies qui nous fait le plus peur car nous imaginons que des cellules malignes nous détruisent de l’intérieur sans que nous nous en apercevions. Quand le mal est enfin décelé, il est souvent déjà trop tard. La réponse de la médecine : dépister au lieu de prévenir, empoisonner, brûler et amputer le mal au lieu de le soigner et de le comprendre. Tous cancers confondus, les deux tiers des patients ne survivent pas à ces traitements qui ressemblent souvent plus à la roulette russe qu’à de véritables soins. Par la chimiothérapie, on tue toutes les cellules et on espère que seulement les bonnes survivront. Aucun médecin ne peut être sûr du résultat. Il n’y a pas de promesse de guérison, seulement de rémission. On essaye de garder les malades en vie le plus longtemps possible.

Qui veut encore croire que cette médecine-là agit pour notre bien ? Quand on s’y intéresse un peu, il est facile de trouver des informations, de plus en plus nombreuses, qui dévoilent un système de santé, ou plutôt de maladie, basé exclusivement sur le profit. C’est une branche économique comme une autre. Au moment où Bayer est en train de fusionner avec Monsanto, croyons-nous vraiment qu’il existe une différence entre les intérêts de l’industrie chimique, pharmaceutique et agroalimentaire ? Nous savons que les grandes entreprises nous empoisonnent comme elles polluent et détruisent la planète. Le secteur de la santé n’est pas une exception, bien au contraire. Ces multinationales qui fusionnent, c’est le comble du génie d’un système qui a pour seul objectif la croissance, car une seule et même entreprise va pouvoir créer les problèmes pour lesquels elle commercialise le contrepoison.

Qui est encore dupe et se laisse séduire par la propagande des grandes entreprises dont font aussi partie les grands médias officiels, muselés par les intérêts de leurs partenaires  publicitaires ? Qui croit encore que l’on limite nos libertés pour assurer notre sécurité ? Mais comment échapper à ces réalités si nous les avons finalement acceptées ? Existe-t-il d’autres chemins que ceux de la résignation, d’une petite manif par ci ou d’une signature de  pétition par là avant de nous laisser conduire  à l’abattoir ? Certes, l’heure est grave. Mais rappelons-nous que si d’un côté nous ne sommes guère plus qu’un grain de sable dans le désert, nous avons aussi à notre disposition un outil extrêmement puissant qui peut faire grincer sérieusement les rouages d’un système obsolète car destructif : notre capacité à nous reconnaître, c’est-à-dire notre conscience. Cette conscience implique plus que le pouvoir de ne pas acheter ceci ou cela, de ne pas être que des con-sommateurs ou le pouvoir de nous réunir pour protester contre les décisions des politiques. En plus de nous amener à nous mettre en relation avec autrui et avec le monde, elle nous permet de décider librement de nos pensées, nos paroles et nos actes. Elle fait de nous des êtres responsables, des Humains dignes de ce nom.

Qui suis-je ? Qu’est-ce que je fais ici ? – ces deux questions nous mettent en mouvement depuis que nous existons. Aujourd’hui, nous avons la chance de voir se confirmer ce que les grandes philosophies savent depuis toujours : nous sommes tous liés et nous avons tous le pouvoir de faire naître notre réalité. Les découvertes des neurosciences et de la physique quantique nous démontrent que c’est bien l’esprit qui crée la matière – et non  le contraire ! Comprenons-nous la puissance de ces découvertes ? Apercevons-nous le potentiel révolutionnaire d’expériences comme bouger une jambe artificielle ou un drone par la simple puissance de notre pensée ? Cela veut dire que nous sommes capables de donner une orientation aux choses non seulement par ce que nous faisons mais aussi par ce que nous pensons ! Nous avons la capacité de donner forme à ce qui est en nous et en-dehors de nous. C’est finalement l’être qui règne sur le faire et l’avoir.

Avons-nous une idée de ce que cela signifie pour notre santé et la santé du monde ? Les forces pour guérir et pour mener une vie harmonieuse et heureuse se trouvent à l’intérieur de nous – et pas à l’extérieur, là où nous les cherchons si désespérément. Elles ne s’achètent pas, elles ne s’arrachent pas, elles ne se laissent pas manipuler. Elles sont là, à la disposition de celui qui se met en chemin pour les découvrir en lui. Mais pour pouvoir y accéder, nous devons lâcher des choses : la croyance que nous savons déjà tout, la primauté de la raison et surtout toute attitude de victime – ce qui n’est pas chose facile après des milliers d’années d’éducation judéo-chrétienne. En prenant ainsi conscience de notre potentiel créatif, nous acceptons que nous sommes les seuls responsables de notre vie car nous avons le pouvoir de choisir notre attitude. Nous décidons comment nous nous comportons face à ce qui nous arrive : fuir, nous laisser submerger ou regarder les choses en face.

Quand nous ouvrons les yeux, c’est comme si nous envoyions de la lumière au cœur de ce qui est. Les monstres ne survivent que dans le noir. Par la simple décision de les regarder, nous leur enlevons leur pouvoir. Ce sacré monstre du cancer devient alors abordable. Nous pouvons nous entretenir avec lui et lui demander pourquoi il est venu s’installer en nous. Il y a bien une raison car notre organisme ne va pas développer une tu-meurs juste comme ça. Quand nous écoutons ce que le mal-a-dit, nous comprenons peut-être que ce cancer est, au fond, un messager. Notre corps nous envoie l’information que nous sommes en train de nous laisser mourir à un autre niveau. La maladie est alors la réponse bio-logique à un mal qui nous tourmente notre existence – et elle est venue non pas nous détruire mais nous ramener à la vie.

Les cellules qui ont perdu leur orientation et qui prolifèrent dans tous les sens, ne sont-elles pas plutôt qu’un cri de mort un appel à la vie ? D’autant plus qu’elles n’obéissent pas aux mécanismes de l’apoptose, le programme d’autodestruction inné à chaque cellule. Nous savons aujourd’hui qu’une cellule est à la fois un récepteur et un émetteur d’informations. Pour donner une nouvelle orientation à son évolution, il suffit de donner l’information correspondante. Si dans mon for intérieur j’informe mes cellules que j’ai bien entendu le message et que je m’occupe du problème au-delà aussi de sa manifestation physique, le processus de prolifération peut s’arrêter. Ma pensée a le pouvoir de donner une autre orientation à ce qui se passe dans mon corps car mon cerveau prend l’idée pour la réalité.  

Les effets du dialogue intérieur et de la visualisation ont été maintes fois prouvés dans des expériences cliniques. Nous savons aujourd’hui que nous pouvons avoir une influence sur le fonctionnement de notre corps par le pouvoir de notre pensée. Sommes-nous alors tout-puissants ? Pensée positive, visualisation, méditation, … le pouvoir créatif de l’esprit est un fait que nous pouvons observer tout le temps, partout. Mais cela ne nous empêche pas de souffrir, et encore moins de mourir un jour. Nos pouvoirs sont limités.

Quelle attitude choisir alors face à la peur de la perte, du changement, de la mort ? Que faire avec tous ces petits et grands riens qui nous titillent tous les jours et qui nous rendent la vie souvent si difficile ? Sois toi-même le changement que tu veux voir dans le monde – nous avons compris que le seul moyen de bouger les choses est de bouger nous-mêmes. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous pouvons contrôler tout ce qui est en nous. Nous portons à l’intérieur de nous des espaces sauvages, blessés, remplis de peurs qui s’ouvrent à des moments inattendus et qui peuvent nous procurer un sentiment d’impuissance et de désespoir. Soit. Acceptons-le. Et puis, confions-le à plus grand que nous : notre sagesse intérieure, notre moi supérieur, notre ange gardien, notre Dieu, la Terre-Mère, la Vie, l’Univers, le Tout, le Rien, …

Dans une vision plus globale des choses, savons-nous réellement ce qui est bon pour nous ? Si nous en avons une idée concernant notre avenir immédiat, nous ne pouvons pas connaître le sens des choses à plus grande échelle. La seule chose que nous sachions est que nous sommes venus sur terre pour nous développer. C’est le propre de la vie. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons surtout développé le côté matériel de notre existence et négligé son côté immatériel. Mais nous sommes des êtres complets, et notre dimension physique ne peut pas être séparée de notre dimension spirituelle. Le corps et l’esprit forment un ensemble inséparable. Ayons alors l’humilité,  cet humus sur lequel grandit l’humain, de laisser plus haut que nous nous guider. Qu’est-ce que nous savons de ce grand Tout qui vibre ? De toute façon, il est beaucoup plus puissant que nous. Nous avons tout à perdre quand nous lui résistons – et tout à gagner quand nous lui faisons confiance. Et puis, occupons-nous de notre jardin intérieur du mieux que nous pouvons. Rendons-le le plus paisible et le plus beau possible car nous avons compris que ce que nous voyons à l’extérieur de nous n’est au fond que le reflet de notre paysage intérieur.

En cultivant ces paysages, nous créons ce qui est à la fois juste pour nous et juste pour les autres et le monde, car l’un est l’autre. Tout est uni comme faisant partie d’une seule trame. C’est cela être responsable de sa santé, de ses relations, de son environnement, de sa vie. Si nous avons besoin de l’aide des autres et de remèdes qui stimulent et soutiennent notre auto-guérison, nous n’avons pas besoin de techniques intrusives – à part peut-être pour nous donner un temps de répit pour réaliser que nous avons des choses à dé-couvrir. Tout est déjà en nous; il faut juste réveiller et activer ce qui est là. A portée d’esprit. Cela prendra un temps, pas mal de temps. En fait, le temps qu’il nous reste à vivre. Mettons-nous alors à nettoyer ce qui nous trouble chaque fois que nous en avons besoin et libérons-nous peu à peu de nos mémoires négatives, c’est-à-dire de ce qui crée de la souffrance en nous et en-dehors de nous.

Malades du cancer ou pas – nous sommes tous concernés par cette maladie car elle touche de plus en plus de personnes, de plus en plus de proches, de plus en plus de jeunes. Elle est non seulement la conséquence d’un mode de vie malsain, de la toxicité de notre alimentation, de la pollution de notre environnement, de la surconsommation de médicaments, … mais avant tout le reflet d’une perte de sens. Notre société a perdu son orientation et nos corps en souffrance nous signalent qu’il est temps de donner un nouveau sens à nos vies. Pour sortir de cette confusion, ne nous laissons pas guider par la peur mais par la confiance : confiance en nos corps, confiance en la vie et confiance en l’inspiration qui vient quand nous gardons notre eau intérieure la plus pure et la plus transparente possible.

 

Kerstin Chavent

 

 

 

Sources :      

Publications :
La maladie guérit – de la pensée créatrice à la communication avec soi,
Quintessence 2014
Traverser le miroir – de la peur du cancer à la confiance en la vie,
l’Harmattan 2016.

Activités : kerstinchavent.blogspot.fr ; facebook.com/cancervie/