portrait de Yves Rasir Comme il fallait s’y attendre, la montagne est en train d’accoucher d’une souris : l’épidémie de coronavirus déclarée urgence mondiale par l’OMS est déjà occupée à déjouer les pronostics catastrophistes. Malgré leurs efforts de dramatisation, les scénaristes de la série « Apocalypse virale »  échouent une nouvelle fois à justifier le vent de panique qu’ils ont inutilement déclenché. Selon le dernier bilan, une vingtaine de milliers de personnes ont été contaminées (dont 95% dans la seule province chinoise  de Hubei) et moins de 400 personnes ont perdu la vie, ce qui ramène le taux de létalité à 2% à peine. Dans ma lettre de la semaine dernière, je vous indiquais que ce faible pourcentage de mortalité était parfaitement prévisible puisque la contagiosité du microbe semblait assez élevée. Et je vous signalais que le pouvoir létal du 2019-nCoV était probablement encore surestimé car il fallait tenir compte de tous les porteurs du virus asymptomatiques, c’est-à-dire ne manifestant aucun signe clinique de maladie. En France et en Belgique, il y avait de tels cas parmi les rapatriés de Wuhan et leur état ne suscite aucune inquiétude.
 
Ce que les autorités sanitaires et les médias nous cachent, c’est que ce phénomène des « porteurs sains » n’est pas du tout exceptionnel : il  représente au contraire la règle. Quand un agent infectieux peu dangereux se répand, la majorité des gens qui le contractent ne ressentent absolument rien et continuent à se porter très bien. Savez-vous, par exemple, que ¾ des grippes saisonnières passent inaperçues et ne sont pas diagnostiquées ? Pour leur étude (1) publiée en 2014 dans The Lancet, des chercheurs britanniques ont prélevé des échantillons sanguins de 5.500 personnes à l’issue de 6 saisons grippales. Ils ont découvert que 18% d’entre elles présentaient une augmentation des anticorps contre le virus annuel mais que 77% de ces personnes infectées étaient demeurées en excellente santé, ou avec des symptômes si  légers qu’il n’ont pas été identifiés.  Et parmi les 23% restants,  l’inconfort était si ténu que moins d’un malade sur cinq avait consulté son médecin de famille. Chez une personne sur quatre porteuses d’anticorps grippaux, le calvaire se résume à un écoulement nasal de quelques jours. Bref, la grippe est un immense iceberg dont le contingent de victimes  ne représente qu’une fine  petite pointe : la plupart d’entre nous la font sans même le savoir et sans en souffrir le moins du monde.  La corrélation entre l’agent viral et les troubles grippaux est donc sujette à caution, ce qui n’empêche pas la médecine pasteurienne de lui attribuer un rôle causal !
 
Pour la théorie du germe chère à Saint-Pasteur et ses fidèles, il y a encore plus dérangeant que le phénomène d’hébergement silencieux,  de virus sans maladie : il y a aussi le phénomène inverse, celui des maladies virales … sans virus. Dans un article paru dans le British Medical Journal en 2013  (2), le Dr Peter Doshi  a révélé qu’aux États-Unis, 84% des diagnostics de grippe étaient erronés puisque le virus Influenza n’était retrouvé que dans 16% des échantillons. Pour leur étude (3) publiée en 2017, des chercheurs néerlandais ont voulu évaluer la contribution du virus influenza  et des autres pathogènes respiratoires dans les syndromes grippaux.  Pour ce faire, ils ont suivi une cohorte d’adultes de plus de 60 ans pendant deux saisons hivernales.  Ils ont trouvé que le virus de la grippe était responsable de seulement 18 à 34% des épisodes fébriles accompagnés des autres symptômes caractéristiques de la maladie (céphalées, courbatures,  maux de gorge, rhinite, toux et douleurs thoraciques).  Certes, les scientifiques se sont empressés de pointer d’autres coupables du doigt : ils ont détecté d’autres micro-organismes  (bactéries, rhinovirus, coronavirus, pneumovirus et autres « para-influenzae »)  dans 60% des cas au cours de la première saison et dans 44% des cas la saison suivante. Mais ça ne suffit pas à dissimuler sous le tapis que la grande majorité des grippes surviennent en l’absence de leur virus attitré et qu’au moins 20% des épisodes grippaux se déroulent SANS présence virale détectée. Au passage, vous aurez noté que le vaccin est une belle arnaque puisqu’il ne contient que le seul Influenza et que ce dernier est de toute façon très minoritaire chez les personnes grippées. A fortiori, l’immunisation artificielle NE PEUT PAS marcher quand ces dernières n’hébergent aucun agent infectieux. On comprend dès lors mieux que la réalité des « viroses sans virus » soit entourée d’une telle discrétion….
 
 Vous m’objecterez peut-être, et à bon escient, que « l’absence de preuve ne signifie pas la preuve de l’absence ».  Ne pas trouver le coupable du crime ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que la science médicale emploie une technique de pointe pour débusquer les assaillants les plus minuscules : la PCR, ou Polymerase Chain Reaction.  Employée également en criminalistique, cette méthode consiste à amplifier des millions de fois  les traces infinitésimales laissées par de l’ADN ou de l’ARN. En 1993, son invention a valu le Prix Nobel de Chimie à l’Américain Kary Mullis. Or celui-ci, décédé dans l’anonymat en août dernier, a toujours contesté que la PCR  permette de déterminer une charge virale, et encore moins de conclure à une relation causale entre du matériel génétique viral et une pathologie qui lui serait associée. C’est pourquoi Kary Mullis faisait partie des « repenseurs du sida », ces centaines de scientifiques réfutant l’hypothèse HIV dans le syndrome de l’immunodéficience acquise.  Dans une étude publiée en 2016 (4), il a été montré que la réaction en chaîne par polymérase aboutissait à 42% de tests positifs, contre 14 % pour les autres méthodes telles que la technique immuno-enzymatique ou l’immunofluorescence, déjà bien plus « sensibles » que la traditionnelle mise en culture du microbe. Ça veut dire  que la PCR  est une véritable aubaine pour les fabricants  de masques de protection, de vaccins ou de remèdes antiviraux. En triplant le nombre de patients (même non malades)  censés bénéficier de leurs produits, la méthode leur permet aussi de tripler leurs bénéfices.   Depuis le début de l’épidémie chinoise, je n’ai pas lu un seul article de presse détaillant comment les cas de coronavirus « avérés » étaient  authentifiés. Mais étant donné que la PCR a été adoptée par les hôpitaux du monde entier,  il ne fait guère de doute qu’elle soit en partie impliquée dans la transformation d’un banal syndrome grippal  local en méga-menace mondiale. D’ici que le soufflé retombe complètement, les marchands de panique auront déjà engrangé des profits astronomiques. Pour le prochain épisode de la série, j’espère que ce quatrième remède informatif à la virophobie, qui aurait pu s’intituler« Les maladies et les virus fantômes »,  aura quelque peu atteint l’opinion publique….