L’été 2016 restera gravé dans ma mémoire. Il y a trois mois, un lecteur m’a fait découvrir le livre « Le cancer : pour qui, pourquoi, comment » du Dr Georges Ceulemans. Comme je vous l’ai raconté dans de précédentes infolettres, ce chirurgien belge a devancé le Dr Hamer dans la découverte de la cause psycho-émotionnelle du cancer et dans celle du rôle des glandes surrénales. Bien que passé inaperçu à l’époque, son ouvrage est une contribution précieuse à la « nouvelle médecine du sens » dont nous cherchons à favoriser l’avènement. Et voici quelques semaines, une autre lectrice m’a fait découvrir un autre médecin, toujours vivant celui-là, qui apporte lui aussi une grosse pierre à l’édifice. Son nom ? Julien Drouin. Si le nom de ce généraliste marseillais ne vous dit rien, c’est bien normal car il n’a pas (encore) écrit de livre et il ne bénéficie d’aucune aura médiatique. Loin des feux de la rampe, ce discret docteur en médecine accomplit pourtant un remarquable travail.

Ce travail commence lorsque le Dr Drouin apprend que son père est atteint d’un cancer du foie et d’un cancer du côlon, tous deux à un stade avancé. Comme cet homme pas très âgé possède une belle santé, qu’il est sportif et qu’il mène une vie très saine, il ne possède aucun des facteurs de risques classiques pour ce genre de pathologies. Son fils commence donc à s’interroger et à chercher une explication à l’inexplicable. Le médecin français se souvient alors que son papa avait subi un stress très important quelques mois auparavant. C’était un stress survenu par surprise, devant lequel il s’était senti impuissant et sur lequel il ne s’était jamais exprimé. À la même période, le grand-oncle et la grand-tante de Julien Drouin développent tous deux une tumeur au cerveau, à quelques semaines d’intervalle. Là aussi, les facteurs de risques pour ce type de cancer étaient absents. Par contre, ils avaient connu tous les deux un choc émotionnel intense. « Cela devenait donc difficile pour moi d’occulter cette variable et de faire comme si elle n’existait pas » se souvient le Dr Drouin.

Intrigué par ces trois cas survenus en peu de temps dans sa famille, le médecin a fait le rapprochement entre la maladie de ses proches, leur façon de gérer leurs émotions et les stress psycho-émotionnels qu’ils avaient subis avant le diagnostic. Il s’est plongé dans la littérature médicale et il y a trouvé bon nombre de recherches accréditant l’association entre traumatismes psychiques et pathologies cancéreuses. « Il est vrai que les études scientifiques ne permettent pas de trancher et que le lien de cause à effet n’est pas établi » admet-t-il avec prudence. Mais lors de conférences, il épingle une série d’études qui donnent sérieusement à réfléchir. Quelques exemples ? À l’école de santé publique d’Harvard, des chercheurs ont suivi 729 individus pendant douze ans et ont découvert que les personnes qui n’expriment pas leurs émotions ont un risque de décès par cancer augmenté de 70 %. En Grande-Bretagne, une étude a montré que les femmes présentant une tumeur mammaire avaient connu plus d’événements de vie traumatisants, tel qu’un décès d’un conjoint ou d’un enfant, dans les deux années précédant le diagnostic. En Chine, l’analyse de l’histoire clinique de 99.000 femmes a mis en évidence un lien significatif entre un épisode de grand stress et l’incidence du cancer du sein. Si vous en voulez d’autres, voici un lien https://www.youtube.com/user/thePelikaners vers une vidéo d’une heure trente postée par Julien Drouin sur Youtube. Et voici un autre lien
http://www.eftmarseille.com/blog/emotion-et-cancer-quel-rapport-docteur conduisant à un texte mis en ligne par le médecin marseillais sur son site personnel. Non content d’examiner les données de la science sur le thème « cancer & émotions », il aborde les travaux actuels sur l’épigénétique, la reprogrammation tumorale, la régulation des cellules souches ou le rôle central du nerf vague. C’est très instructif, scrupuleusement objectif et absolument passionnant.

Mais pour faire plus ample connaissance, allez voir sa notice biographique http://www.ifpec.org/professionnels/les-formateurs/ sur le site de l’IFPEC, l’Institut Français de Psychologie Energétique Clinique. Car le Dr Drouin explore aussi de nouvelles voies thérapeutiques. Il exerce désormais la psychologie énergétique et il accompagne ses patients cancéreux en leur prescrivant de la méditation et des séances de libération émotionnelle EFT (Emotional Freedom Technique). Une étude récente rapporte que cette méthode modifierait favorablement l’expression de 72 gènes et qu’elle activerait 4 gènes suppresseurs de tumeurs ! Comme de bien entendu, ce changement de cap professionnel vaut actuellement au Dr Drouin des ennuis de la part de l’Ordre des médecins. Il va devoir se défendre et montrer à ses accusateurs qu’il exerce l’art de guérir en conformité avec le serment d’Hippocrate.

Dans un courriel, Julien Drouin m’a confié qu’il était très confiant quant à l’issue de cette procédure disciplinaire. Et je partage assez bien son optimisme. Contrairement à d’autres, le médecin ne peut pas être soupçonné de dérive sectaire ni de pratique dangereuse. Il ne détourne pas ses patients de la médecine conventionnelle mais les oriente vers des traitements complémentaires fondés sur des recherches de pointe en cancérologie. Il ne peut pas être taxé de « gourou » ou de « guérisseur » en marge de la médecine d’école. Mieux que ça : le médecin de Marseille n’a aucune connaissance de la « médecine nouvelle » du Dr Hamer ni aucune accointance avec la « biologie totale » des docteurs Sabbah et Athias, tous deux pourtant concitoyens de la cité phocéenne ! Il est donc arrivé à la même conclusion – le rapport étroit entre cancer et émotions – en suivant son chemin à lui et en glanant en route de nombreux éléments de preuve scientifiques. En vue d’écrire un livre, il se documente actuellement sur les rémissions spontanées de cancer, de plus en plus étudiées aux Etats-Unis. De ce côté-ci de l’Atlantique, je pense que Julien Droin va faire énormément de bien à la médecine en éclairant les aspects psychosomatiques de la maladie et de la santé. Et c’est avec une légitime fierté que je vous invite à lire dans le Néosanté d’octobre l’interview qu’il nous a accordée. Une première pour lui, mais certainement pas la dernière !

Yves Rasir