Un Centre Holistique de rêve… au Pérou!

Du 29 janvier au 18 février, j’ai eu la chance d’être invité à collaborer bénévolement avec le Centro de Salud Holistica , appelé officiellement la Casa Naturista « Anna Margottini »  et situé à Huaycan, faubourg à moitié bidonville de la Comune de Ate-Vitarte, à une trentaine de kilomètres de Lima.

Ce « Centre Holistique » est une petite clinique qui a été construite puis inaugurée au début de 2001. La fondatrice est une sœur italienne, Hermana Goretta, infirmière, qui vit en Amérique Latine depuis 30 ans.

Sœur Goretta habitait dans une baraque, au milieu de la bidonville, sans électricité et sans eau courante, et s’occupait des naissances, de la tuberculose, de la dysenterie, des handicapés mentaux… N’ayant pas les moyens (ni économiques ni logistiques) nécessaires pour appliquer la médecine officielle, elle se mit à utiliser tous les remèdes alternatifs existants et peu coûteux. Elle fut surprise de découvrir qu’ils fonctionnaient presque toujours mieux que ceux de la médecine officielle et n’avaient pas d’effets secondaires. Peu à peu, elle devint une experte.

En 1999, elle rédigea le projet d’une clinique holistique et le présenta au Fundo Peruano-Italiano ,qui est un fonds créé par les deux gouvernements et qui prévoit que la dette extérieure du Pérou envers l’Italie soit investie dans un fonds qui instaure des projets ayant une valeur sociale, sanitaire ou culturelle. A sa grande surprise, sans aucun appui ou piston, elle gagna le « concours » et on construisit cette grande clinique au milieu des baraques. Cette construction blanche frappe tant à l’œil que, dans la zone, tous l’appellent « La Casa Blanca ». La zone aussi s’est développée, il y a l’électricité, certains ont l’eau courante,  mais il y a encore beaucoup de misère.

Lors de ses recherches de méthodes efficaces et peu coûteuses, sœur Goretta trouva mon livre « Rajeunir de 15 ans ? » (en italien « Ripulire i propri organi »), en appliqua les préceptes et les résultats furent tellement enthousiasmants qu’elle m’invita à passer quelques semaines au « Centro de Salud Holistica » pour y faire des conférences et des consultations. Ma surprise a été immense lorsque j’ai découvert là-bas la clinique de mes rêves. Tout ce que je pouvais imaginer d’ « alternatif » s’y trouvait réuni : Acuponcture, Hyperthermie, Neuralthérapie, Hydrothérapie du colon, Dentisterie holistique, Alimentation végétarienne, Médecine traditionnelle des Andes, Constellations familiales, Réflexologie plantaire, Méthode visuelle Bates, Massages, etc., le tout avec un personnel spécialisé : dentistes, diététiciens, infirmières, médecins, thérapeutes, masseurs, etc.

Le centre comprend un restaurant végétarien, une école de jour pour enfant abandonnés, offre des repas le dimanche aux handicapés mentaux, possède un atelier interne de production de potions ou demédicaments naturels locaux, un magasin qui vend ces produits. En plus, on y offre des « séjours de purification » qui sont des séjours résidentiels de 3 jours qui révolutionnent la vie des participants : les téléphones portables sont interdits, on y pratique le nettoyage du foie et le déparasitage, des lavements intestinaux, des méditations, des exercices physiques, des bains de boue, de longues marches, la prière, le jeûne et un régime végétarien. Les patients en état critique peuvent être internés.

J’y ai fait des séminaires sur l’alimentation, la remise à neuf des organes, la Médecine Nouvelle selon le Dr.Hamer, et à chaque fois il y avait plus de 120 participants. Ensuite, j’y ai fait des consultations individuelles. Les « clients » étaient soit des habitants des baraques, soit des riches qui venaient de la capitale. Le jeu préféré des gamins du quartier est de faire sonner l’alarme de leurs voitures en frappant un coup sur le capot !

La majeure partie des problèmes étaient l’hypertension, le cholestérol élevé, les varices aux jambes, chez les pauvres et les riches, et quelques cas de cancers, surtout chez les riches. Le gros problème est celui de l’alimentation : on y mange du poulet à longueur de journée et de semaine ; quand ce ne sont pas des poulets, c’est du cochon ou des œufs. Outre à l’excès de protéines et de graisses animales, le problème réside dans le mode de cuisson (graisses animales brulées) et surtout dans la mauvaise qualité de ces produits animaux. En effet, le Pérou est recouvert de hangars où l’on élève des poulets et des cochons auxquels on donne à manger des farines de poisson, des farines d’abattoirs, des déchets de toutes sortes, avec de grosses doses d’hormones… le poulet coûte moins cher que les fruits et légumes qui ne coûtent presque rien !…

Ce fut une expérience exaltante et exténuante.

Quelles sont les ressources financières de cette Casa Naturista?

Le fait important est qu’il n’y a aucun frais de remboursement d’emprunt ou de loyer, il n’y a que les frais d’entretien et les salaires. Les clients paient tous les services qu’ils reçoivent : les pauvres payent un prix symbolique et parfois ne paient rien, les riches paient le prix plein qui, de toute façon, est dérisoire. Par exemple, le repas de midi, végétarien, coûte 1,5 euros, une irrigation du colon 20 euros. En plus, il y a des praticiens locaux ou étrangers locaux qui travaillent bénévolement ou à un salaire symbolique, et d’autres (infirmières, thérapeutes ou médecins en retraite) qui viennent y passer plusieurs semaines, comme dans mon cas ; la maison utilise aussi les services de « volontaires » internationaux (qui, disons-le, reçoivent un très bon salaire de leurs organisations). Enfin, certaines activités, comme l’école pour enfants abandonnés, sont soutenues par des associations locales ou étrangères (essentiellement italiennes ou de San Marino).

Un peu partout dans la Casa Naturista, on trouve affichée la phrase suivante : « Dieu se réjouit lorsque l’homme vit totalement »  ( « La alegría de Dios es que el hombre viva plenamente ».) La chose la plus belle est qu’on y travaille dans une atmosphère d’amour collectif, de sérénité thérapeutique et qu’on assiste presque tous les jours à des miracles !

Pierre Pellizzari – Mars 2013

Site internet : www.centroholisticoperuano.com

Pierre Pellizarri
Né en Belgique de père italien et de mère belge, Pierre Pellizarri vit en Toscane, où il rénove une bourgade abandonnée pour en faire un havre de santé. Exerçant la naturopathie et le réflexologie, il utilise également les lois biologiques du Dr Hamer dans sa pratique thérapeutique. Il est l’auteur des livres « J’ai vérifié la Médecine Nouvelle du Dr Hamer » (Editions Marco Pietteur) , « Rajeunir de 15 ans ? », « Mieux digérer, mieux vivre » et « Guérir, une question de volonté ? » (Testez Editions)
Infos : www.valdibrucia.it