C’est en  1993 que  j’ai inventé l’expression de  Décodage Biologique pour me distinguer  de la  Médecine Nouvelle  du Dr Hamer.  Je m’en suis éloigné, mais  j’ai conservé l’apport le plus original de ce médecin marginal,  à savoir la notion de sens biologique. Toute maladie a en effet un sens biologique !

Qu’est-ce que le sens biologique ?
Notre corps est constitué d’organes qui sont eux-mêmes constitués de cellules. Et chaque organe cherche à satisfaire ce pourquoi il est  fait: les poumons à  prendre de l’air, l’estomac à absorber de la nourriture, la vessie à marquer son territoire, le tissu cérébral à prendre des décisions, etc.. Ce besoin doit être satisfait pour la survie de l’ensemble, c’est-à-dire des autres organes. L’air inspiré est utilisé par nos muscles, la nourriture absorbée fournira de l’énergie aux poumons, etc.  Mais  l’être humain a ceci de particulier  qu’il ne sait pas faire la différence entre le réel et le virtuel :  chez lui,  imaginer un plat succulent  ou l’avoir dans la bouche fera pareillement saliver ! Prenons par exemple le cas d’un homme  dont on est en train de voler la voiture. Quelle partie de son corps va être « impactée » par cette information ? S’il ressent cet événement comme une « saloperie », ce sera son côlon, car cet organe est conçu pour éliminer les déchets. Bien qu’aucune matière ne se trouve dans son côlon, il va vouloir éliminer l’idée, cette impression de  « chose dégueulasse » qui lui arrive. Et c’est précisément le côlon qui connaît la solution biologique d’élimination. S’il ressent plutôt un sentiment d’impuissance  parce qu’il ne peut intercepter le voleur,  ce sont les muscles qui vont être affectés  :  normal, puisque ce sont eux  qui assurent notre puissance.  Si la victime du vol est terrifiée, l’information sera biologiquement codée  au niveau de son larynx, car cet organe permet de crier, d’appeler au secours.
Ainsi, dès que survient un événement extérieur, notre esprit va le  faire  exister à l’intérieur de nous. Sinon, il  n’existerait tout simplement pas : nous ne sommes pas conscients des ultraviolets ni  des infrasons, nous voyons ce que nous avons appris à voir,  nous entendons ce que nous avons appris à entendre, culturellement et biologiquement. Mon hypothèse de travail  est donc  la suivante : tout symptôme quel qu’il soit, sans exception, est une métaphore de l’histoire conflictuelle à l’origine de ce symptôme. Et le fil conducteur menant de l’un à l’autre est le sens biologique. Le ressenti en est l’énergie biologique qui transforme  la matière en maladie. .

Deux exemples éloquents
Une jeune fille de 15 ans souffre d’anticorps  antiplaquettes (son corps détruit ses propres plaquettes). Quels en sont l’utilité et  le sens ? Empêcher la fabrication de caillots, par exemple. Quelque temps avant l’apparition de ce  symptôme, son père a fait un AVC. Le médecin lui explique: « ton papa a un caillot de sang dans le cerveau et cela empêche le  sang de nourrir son cerveau, alors il souffre et c’est pour cela qu’une partie de son corps ne peut plus bouger. » Son papa, qu’elle adore, pleure énormément. Il était très sportif et l’emmenait souvent avec lui. Mais un soir, il lui dit : « tue-moi ! » Pour elle, c’est un choc immense. Si seulement elle pouvait détruire ce caillot, tout deviendrait comme avant. C’est la solution parfaite, idéale. Et c’est exactement ce que fait son corps : des anticorps antiplaquettes.  Ainsi lorsque j’ignore le décodage biologique d’une maladie, je cherche le sens biologique de ce symptôme spécifique. « À qui profite le crime ?». Qu’est-ce que la pathologie apporte à la physiologie ? De quoi ce symptôme est-il la solution ? Quels problèmes  y aurait-il de ne pas avoir ce symptôme ?
Une dame   souffre d’hypothyroïdie. De quoi est-ce la solution ? Nous retrouvons ensemble un moment traumatisant qu’elle avait totalement mis de côté. Elle est enfant et fait du vélo, mais les freins ne fonctionnent plus.  Elle est dans une descente et  le vélo va vite, beaucoup trop vite et elle se retrouve dans les ronces. Son père se précipite sur elle  et la gronde en la giflant. Elle a eu peur et se sent si triste quand son papa lui crie dessus. Si seulement elle avait pu ralentir ce vélo, tout cela ne serait pas arrivé. L’organe qui correspond à la vitesse est la thyroïde. Quand les choses sont trop lentes et qu’il me faut les accélérer, alors je produis plus d’hormones thyroïdiennes, grâce par exemple à un nodule : c’est l’hyperthyroïdie. Mais si tout va trop vite et que je veux ralentir,  c’est  l’hypothyroïdie. Ces deux exemples nous montrent que la maladie est en quelque sorte une  adaptation à une situation qui n’est plus.