Dangereuse pour la santé, la vitamine E ? C’est en tout cas ce qui ressort de plusieurs articles de presse récents. Le Figaro, en particulier, semble se faire une spécialité de tirer à boulets rouges sur cette vitamine antioxydante présente notamment dans les huiles végétales, le jaunes d’œuf et les fruits oloéagineux comme les amandes et les noisettes. A lire les gros titres des journaux, la prise régulière de Vitamine E augmenterait notamment le risque de cancer de la prostate. Faut-il dès lors s’en méfier et fuir les compléments alimentaires qui en contiennent ? Pour Néosanté, le Dr Alain Scohy a examiné les trois études les plus crédibles sur le sujet. Il en nuance les résultats et note qu’il s’agit toujours de vitamine synthétique, laquelle est un poison pour le foie ! Pour lui, la supplémentation de vitamine E naturelle (huile de bourrache, d’onagre, de germes de blé…) continue à se justifier pleinement en regard de ses multiples bienfaits. A la lumière des découvertes du Dr Hamer et des travaux de Béchamp sur les microzymas, le Dr Scohy souligne que les vitamines C et E n’ont pas de pouvoir « anticancer » direct, mais qu’elles contribuent aux processus naturels de guérison. Dans la perspective psychosomatique qui est la sienne, le médecin français conseille plus que jamais de s’allier les services de micronutriments naturels comme la vitamine E.

Depuis quelques années, des études sont publiées ici ou là qui semblent justifier la prudence par rapport à la prise d’une supplémentation en Vitamine E. Que faut-il en penser ? Voici les résumés des trois études les plus crédibles sur le sujet, assortis de nos commentaires :

1 – Une étude canadienne effectuée par Mme Isabelle BAIRATI au Québec porte sur 540 personnes atteintes de cancers ORL et traitées par radiothérapie. Durant les trois années de prise quotidienne de 400 unités internationales (UI) de vitamine E, les chercheurs ont enregistré plus de nouveaux cancers dans le groupe qui prenait le supplément (2 patients sur 10) que dans le groupe à qui on avait donné un placebo (1 patient sur 10). Par la suite, la situation s’est inversée : il y a eu plus de nouveaux cancers dans le groupe placebo. A la longue (l’étude a duré huit ans), les chercheurs ont constaté un nombre équivalent de seconds cancers dans les deux groupes.
Commentaire:
La Vitamine E utilisée est celle qui est vendue en pharmacie : ce produit ne renferme que 15% de produit naturel bien toléré, les 85% restants sont des poisons qui mettent le foie à rude épreuve et de ce fait affaiblissent l’ensemble de l’organisme. Quoi qu’il en soit, la Vitamine E même chimique (celle de pharmacie) a un effet antioxydant radicalement inverse de la radiothérapie qui est par nature pro-oxydante (brûlure). Il est clair qu’il faut choisir : ou bien nous considérons le cancer comme un ennemi à combattre et nous faisons tout pour le carboniser (rayons, chimiothérapie, chirurgie), ou bien nous essayons d’en comprendre le sens et nous œuvrons pour la vie avec des vitamines naturelles et une hygiène psychologique. Mais coupler les deux n’a pas de sens, c’est attiser le feu tout en essayant de l’éteindre ! D’ailleurs, l’évolution de l’étude montre bien une amélioration au bout de trois ans, c’est-à-dire une fois la radiothérapie terminée depuis longtemps. Au final, l’effet négatif des 85% non naturels du produit utilisé a sans doute joué son rôle puisqu’au bout du compte, il n’y a aucune différence entre les deux groupes !

2 – L’étude HOPETOO du Dr Eva Lonn porte sur plus de 10 000 patients souffrant de maladies vasculaires ou de diabète, pendant plus de 5 ans. Elle aurait montré une légère augmentation du nombre de défaillances cardiaques chez des personnes diabétiques prenant 400 UI de Vitamine E de pharmacie par jour (Jama, mars 2005).
Commentaire :
Il faut bien comprendre que le diabète est une pathologie qui – une fois prise en charge par la médecine officielle et traitée en particulier par de l’insuline ou par divers poisons – exige de véritables acrobaties du foie pour maintenir le taux de sucre à un niveau jugé convenable. La prise de Vitamine E pharmaceutique demande encore plus de travail au foie puisqu’il est nécessaire d’éliminer 85% de ce remède. À la longue, il est facile de comprendre que le foie s’épuise. Or, c’est le foie qui gère le tonus musculaire : c’est ce qu’affirment la Médecine Traditionnelle Chinoise et le bon sens puisque le foie est le fournisseur du carburant des muscles, le glucose pur. D’ailleurs, la complémentation régulière en Vitamine E de pharmacie occasionne très vite de la faiblesse et des douleurs au niveau des muscles chez les sujets en bonne santé. N’oublions pas que le cœur est un muscle et que, plus que tous les autres, il a besoin de carburant et de tonus ! Il serait bon de reprendre la même expérience avec de la Vitamine E Naturelle et de vérifier parallèlement l’état des plaques d’athérome.
3 – Vitamine E pharmaceutique et cancer de la prostate. Une étude portant sur environ 35 000 hommes âgés de 50 ans s’est déroulée simultanément aux États-Unis, à Porto Rico et au Canada. Les participants étaient divisés en quatre groupes de plus de 8 000 sujets chacun: les uns prenaient de la vitamine E et du sélénium, un autre groupe prenait de la vitamine E et un placebo, un troisième du sélénium et un placebo, tandis que le dernier groupe recevait deux placebos. L’étude ne précise ni la quantité, ni la qualité de la vitamine E administrée. Après 5 ans de suivi, il apparaît que la consommation de suppléments de vitamine E et de sélénium, pris seuls ou en combinaison, ne prévient pas l’apparition du cancer de la prostate. En revanche, ces données montrent deux tendances : une légère augmentation non significative du nombre de cancers de la prostate parmi les individus consommant uniquement le supplément en vitamine E, et une faible augmentation non significative du nombre de cas de diabète chez les hommes prenant uniquement le supplément en sélénium. Les auteurs de l’étude affirment clairement que ces variations ne sont pas significatives. Elles ne font que confirmer que la vitamine E pharmaceutique n’a pas d’effet protecteur contre le cancer de la prostate.
Commentaire :
Nous l’avons vu, cette vitamine pharmaceutique est relativement toxique pour le foie. Le cancer de la prostate sub-clinique que l’on dépiste par le dosage des PSA résulte en général d’un ressenti d’impuissance réelle ou virtuelle. Le fait d’agresser le foie et donc de diminuer le potentiel musculaire ne peut que renforcer ce ressenti d’impuissance et cela explique probablement ces variations.

Expérimentations et science

Pour être interprétables sérieusement, les études devraient être faites avec beaucoup plus de rigueur, en évitant la vitamine E pharmaceutique et en tenant compte de la dimension psychosomatique. En dehors de cette dernière, il est clair que de multiples facteurs peuvent apparaître comme aggravants. Ainsi, le lit apparaît comme le facteur le plus mortifère qui existe en temps de paix pour les pays développés puisque le maximum de décès se produisent dans le lit !
Notre « science » officielle d’aujourd’hui est ainsi entachée de prétendues statistiques qui ne peuvent pas être crédibles.
Par rapport aux supplémentations en vitamine C, vitamine E naturelle et d’autres antioxydants plus ou moins opportuns, la seule manière de se faire une opinion sérieuse serait d’observer l’évolution de populations nombreuses sur de très longues périodes en tenant compte d’un maximum de données environnementales, diététiques, psychologiques.
Il est essentiel aussi de faire la différence entre suppléments «naturels» et suppléments « chimiques ». Les vitamines authentiques sont en général toxiques lorsqu’elles sont de synthèse. Elles sont des substances de vie et la composition chimique varie de manière significative lorsqu’elles sont extraites de corps vivants ou fabriquées artificiellement.
Il faut ici mettre à part la vitamine C ou acide L-ascorbique qui, contrairement à son nom, n’est pas une vitamine (amine de vie) mais un glucoside. L’acide L-ascorbique est d’ailleurs très probablement obtenu par transformation enzymatique du glucose. Dans le cas de la vitamine C, l’efficience de l’acide L-ascorbique est donc équivalente à celle de la vitamine C obtenue à partir de fruits.

Rôle des antioxydants

La vie est MOUVEMENT. Tant pour nous autres humains que pour les animaux et même les végétaux. Et même le fonctionnement du cerveau exige de l’énergie en abondance. Ce mouvement exige de l’énergie. Cette énergie, nous l’avons vu et ce sont des certitudes au plan de la physiologie moderne, est fournie essentiellement par la combustion du GLUCOSE pur. Et en second lieu par la combustion d’acides gras. Où ont lieu ces combustions ? Les «biologistes officiels» les situent au niveau des mitochondries, au cœur des cellules. En fait, ils n’en savent rien et refusent de prendre en compte les microzymas ! Il est probable que ces combustions ont lieu en fait à l’intérieur de chaque microzyma. Nous ne savons pas grand-chose encore sur les microzymas sinon qu’ils nous bâtissent et nous animent. Ce sont eux qui synthétisent les enzymes (que l’on nommait « zymases » à l’époque de Pasteur et Béchamp) qui permettent toutes les réactions chimiques au cœur du vivant. Ce sont eux également qui sont les « briques » des membranes des cellules qu’ils bâtissent ou démontent selon les besoins. Ils sont présents partout où il y a de la vie ! Mais quant à la constitution et au fonctionnement du microzyma lui-même, nous nous trouvons là devant un immense mystère et nous ne pouvons encore que bâtir des hypothèses. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont besoin d’énergie ! Nous savons bien obtenir de l’énergie mécanique à partir de la combustion de pétrole, de bois, de charbon. Et nous savons bien que ces combustions doivent être contenues et la chaleur obtenue contrôlée pour éviter les incendies catastrophiques. Notre société industrialisée utilise divers procédés pour « refroidir » et limiter la combustion. C’est exactement le rôle des antioxydants : refroidir, et limiter la combustion au cœur de chaque microzyma !
Certains « officiels » supposent que le surdosage en antioxydants provoque un effet oxydant ou oxydatif. Est-ce que, si vous mettez des briques réfractaires autour de votre feu dans votre cheminée, elles provoquent des incendies redoutables ? Et encore plus si vous en mettez deux couches ? Je crois qu’il faut vraiment cesser de dire, de lire et de croire tout et n’importe quoi. Nous disposons heureusement d’une intelligence, et ce que nous lisons et gardons comme vrai doit résonner favorablement en nous, entrer en résonance avec le bon sens et l’intelligence qui nous habitent !

Le cancer et les vitamines ou autres compléments alimentaires

La médecine officielle est fondée sur un paradigme de guerre. La cellule cancéreuse serait notre ennemie, il faut donc la tuer. Et selon certains, le système immunitaire aurait certaines capacités pour aller dans ce sens. C’est dans cet esprit qu’ont été réalisées les études de l’influence des vitamines sur le cancer. Ces études viennent nous démontrer une fois de plus que la médecine officielle fait fausse route. Le processus cancéreux a un sens qui n’est pas celui d’une guerre à l’échelle microscopique. Le cancer est provoqué par un stress psychologique majeur ainsi que le Dr Hamer l’a démontré de manière irréfutable. Les vitamines interviennent dans le processus cancéreux non pour tuer les cellules cancéreuses ou les empêcher d’évoluer mais pour optimiser le processus dans la phase de construction des cellules cancéreuses comme dans la phase de démontage des mêmes cellules. Rappelons que les cellules ne se multiplient pas – qu’elles soient cancéreuses ou non – mais sont bâties par les microzymas à la demande du cerveau et sous son contrôle. Et il en est de même pour le démontage. Tout se fait sur ordre du cerveau et sous son contrôle. Il n’est donc pas logique d’attendre des effets anti-cancers directs des vitamines.
Certes, la vitamine C – par le fait de son action tranquillisante et apaisante – minimise probablement de manière très accessoire la fréquence des cancers. Mais il s’agit d’un effet indirect et non d’une efficience de cette substance sur la cellule cancéreuse. Par expérience, mais cela demande à être confirmé par des études sérieuses, il semble que les vitamines agissent en limitant de manière concrète le risque vital au cours du processus cancéreux.

Mon témoignage personnel

Je suis né en 1947, je suis docteur en médecine depuis 1973 et je le suis toujours même si l’Ordre des Médecins s’est permis de me radier à vie en 1996 pour avoir demandé la prudence par rapport à la campagne de vaccination contre l’hépatite B en 1994. Je suis aujourd’hui convaincu que la médecine officielle est basée sur un paradigme erroné. Et ma pratique quotidienne depuis 1973 n’a fait que le confirmer et me conforter dans la nécessité d’une remise en question très profonde. Je suis par exemple convaincu que les virus (biologiques) n’existent pas, n’ont jamais existé et ne sont au mieux que des hypothèses qui doivent être aujourd’hui abandonnées. Grâce aux travaux du Pr. Antoine Béchamp, nous savons de manière rigoureusement scientifique que les bactéries, bacilles, candidas ou autres micro-organismes sont bâtis à la demande par les microzymas lorsque les circonstances l’exigent pour mettre en route certaines guérisons. Ils ne viennent pas d’une contamination extérieure. Je suis certain que le système immunitaire n’existe pas au sens où nous l’entendons. Les globules blancs ne sont pas des combattants au cœur d’une guerre sans merci contre des agresseurs microscopiques. Ce genre d’hypothèse peut être laissé de côté grâce à la véritable biologie microscopique (les microzymas de Béchamp) et à la psychosomatique. Les globules blancs ont pour fonction essentielle de transporter les antioxydants partout dans l’organisme. Ils jouent en plus éventuellement le rôle d’éboueurs s’il existe des corps étrangers. La plus forte concentration de notre organisme en vitamine C se trouve dans les globules blancs, et il est probable qu’il en est de même de la vitamine E naturelle même si ce n’est pas encore démontré. C’est d’ailleurs ce qui fait de ces deux vitamines les meilleurs antioxydants qui puissent exister puisqu’ils sont pris en charge et distribués de manière remarquable par ces outils physiologiques que sont les globules blancs.

J’expérimente la complémentation en vitamine C et en vitamine E naturelle sur moi, les membres de ma famille et les personnes que j’accompagne depuis des années. Je consomme au moins 10 g par jour de vitamine C depuis 1994. Elle m’a permis d’arrêter de fumer puisqu’elle m’a apporté l’apaisement intérieur dont j’avais besoin – comme tous les fumeurs. Je consomme également environ 1000 mg ou Alpha TE de vitamine E naturelle depuis 2005. Et je me porte vraiment très bien de cette supplémentation régulière. Nous avons pu, chez bon nombre de nos patients, stopper la plupart des médicaments chimiques, limiter l’expansion des cancers et en favoriser le démontage et la guérison. Attention, je pèse mes mots : ces substances naturelles permettent aux microzymas de travailler efficacement, sans exagération dans un sens ou dans l’autre. Ainsi, en leur absence, les microzymas construisent parfois trop de bactéries dans certaines maladies et cet excès peut entraîner des complications vitales. Nous avons noté chez les hypertendus une diminution progressive de l’hypertension en quelques mois avec assouplissement des artères à la palpation sans autre complémentation que la vitamine E naturelle.
La vitamine E naturelle est active également de manière quasi miraculeuse sur la peau, le cerveau et la mémoire, les maladies paralytiques et autres maladies sévères du système nerveux central. Par ailleurs, la vitamine C et la Vitamine E naturelle bloquent de manière efficiente et évidente tous les processus de vieillissement, ce qui peut être démontré par les mesures en Bioélectronique.

Mais attention, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et faire des vitamines (C et E) des panacées universelles. Le travail de guérison spirituel et psychologique est indispensable dans tous les cas. Et il est bien souvent nécessaire de recourir aux techniques de la médecine officielle pour faciliter la guérison (chirurgie, imagerie, bilans sanguins ou autres). Ne jetons donc pas le bébé avec l’eau du bain. La médecine officielle est utile, même si elle a besoin de revoir certains de ses fondements discutables et jamais démontrés.

Où trouver la vitamine E ?

Elle est présente essentiellement dans les huiles végétales riches en graisses polyinsaturées. La vitamine E représente le principal facteur anti-rancissement de ces huiles. C’est-à-dire qu’elle les protège de l’oxydation. Mais la plupart des huiles n’en contiennent que le strict minimum pour éviter leur propre oxydation. Il n’en reste donc que très peu pour venir nous rendre ce service ensuite. Seules, les huiles de germe de blé, de bourrache et d’onagre ainsi que les noisettes et les amandes fournissent plus de vitamine E qu’elles n’en consomment. A l’inverse, certains aliments comme les noix, le maquereau ou les harengs consomment plus de vitamine E qu’ils n’en apportent alors qu’ils semblent les plus riches en vitamine E.
Le raffinage et le stockage font perdre une partie de l’activité de la vitamine E. Certains traitements agricoles détruisent tout ou partie de la vitamine E, comme l’acide propionique (fongicide). Le raffinage et le blanchissage de la farine (par des dérivés chlorés) entraînent également une importante destruction de la vitamine E. L’irradiation des aliments idem. La mise en conserve a également un effet néfaste. La vitamine E est détruite par l’oxygène et les substances oxydantes. Elle est sensible à la lumière et il vaut mieux la conserver dans des récipients opaques. Elle n’est que partiellement détruite par la chaleur (20% sont détruits par la cuisson). La vitamine C, le coenzyme Q10 ou Ubiquinone, l’acide lipoïque et le glutathion réduit régénèrent la vitamine E. Les antioxydants comme le sélénium agissent en synergie avec elle.

Unités de mesure

La vitamine E synthétique se mesure en Unités Internationales : 1 mg = 1 UI. La forme la plus courante est l’acétate dl-alpha-tocophérol (Toco 500 ou Tocolion 500 ou Tocophérol 500 vendus en pharmacie). Mais cette vitamine contient au moins 8 isomères différents : 1 seul est utilisable par l’organisme, les 7 autres exigent un travail d’élimination par le foie qui peut entraîner des désagréments (douleurs musculaires…).
La forme active naturelle est mesurée en Alpha-Tocophérol-Equivalent :
1 mg = 1 alpha TE. Théoriquement, 1 UI = 0,67 alpha TE ou bien : 1,49 UI = 1 alpha TE. Mais ces chiffres ne rendent pas réellement compte des équivalences d’action et sont donc bien peu intéressants. Il vaut mieux travailler en mg de vitamine E naturelle ou alpha TE et éviter, sauf force majeure, la vitamine E synthétique. La forme naturelle la plus active est le D-alpha-tocophérol ou RRR-alpha-tocophérol.

Mode d’action

Il consiste à neutraliser les radicaux libres et à inhiber la réaction d’oxydation en chaîne qu’ils provoquent, à l’origine des phénomènes de dégénérescence. Cet effet se fait ici au niveau des tissus et substances lipidiques, par opposition à la vitamine C qui agit en milieu aqueux.
Le bénéfice de la vitamine E sera donc particulièrement important :
– pour le cerveau (mémoire, concentration, troubles neurologiques)
– pour l’épiderme (couche superficielle de la peau) et les phanères (ongles, poils, cheveux)
– pour les dépôts lipidiques en tous lieux du corps – et en particulier pour les plaques d’athérome
– pour les articulations (synovie).
Pour simplifier, il est possible de dire que la VITAMINE E est en partie l’équivalent spécifique de la vitamine C pour la peau, le cerveau et les articulations. Elle est essentielle en particulier pour éviter tous les processus de vieillissement à ce niveau et pour y optimiser les “maladies” ou réparations éventuelles.

Signes de carence

La carence en vitamine E ne donne pas de symptômes catastrophiques comme la carence en vitamine C. Sans doute parce qu’elle est facilement régénérée par les autres antioxydants. Et peut-être aussi parce que les tissus lipidiques sur lesquels elle agit se renouvellent moins souvent que les tissus aqueux.
Les principaux symptômes sont :
– Un vieillissement de la peau : rougeur, sécheresse, aspect malsain.
– Une altération des phanères : cheveux secs, cassants, rares ou ongles friables, cassants, striés et avec des taches blanches.
– Une diminution de la mémoire et des facultés de concentration.
– L’arthrose et les dorsalgies.

Les besoins

Ils sont bien difficiles à définir. Les doses recommandées – de 3 à 12 alpha TE (mg de vitamine E naturelle) du nouveau-né à l’adulte – sont totalement arbitraires et ne tiennent pas compte de l’appauvrissement de notre alimentation actuelle par le fait de l’industrialisation, ni de l’accroissement de la pollution. Il semble raisonnable de multiplier ces besoins pour arriver au moins à 200 alpha TE ou mg par jour. Ce n’est qu’à partir de 100 mg de vitamine naturelle par jour que l’on commence à observer une élimination de vitamine E dégradée dans les urines (Dr Manfred Schultz, Institut Allemand de nutrition humaine, Potsdam-Rehbrücke).
Une alimentation végétarienne stricte et optimale pour les apports en vitamine E n’en apporte pas plus de 37 UI par jour. Pour atteindre 100 mg, il faudrait manger chaque jour 10 kg de laitue ou 4 kg de beurre ou 5 kg de pain complet ! Les suppléments semblent donc inévitables. Le 29 octobre 1990, deux des experts mondiaux en matière de radicaux libres, Lester Packer (un biochimiste de l’UCLA) et William Pryor (un biochimiste de la Louisiana State University) insistent lors d’une déclaration publique sur les points suivants :
– L’homme est exposé à des niveaux élevés de stress oxydatif dûs à son environnement et au mode de vie moderne. Les apports quotidiens recommandés aux USA ne fournissent pas le dixième des besoins pour obtenir une protection adéquate.
– Un apport quotidien de 800 mg par jour est sans danger pour l’homme (lors des essais, 2400 mg par jour ont été apportés sur des périodes allant de 1 mois à 4 ans).
À signaler que les enfants naissent carencés en vitamine E parce que les vitamines liposolubles passent très mal la barrière placentaire. Il est regrettable qu’ils ne soient supplémentés que s’ils sont prématurés ou s’ils présentent des malformations ou certaines pathologies comme la mucoviscidose… Il est probable que l’ictère néo-natal relève d’une carence en vitamine E. Attention : l’huile de paraffine, le questran (cholestéramine), la pilule, le cuivre et certains antibiotiques gênent l’absorption ou la métabolisation de la vitamine E.

Indications thérapeutiques

Longtemps critiquée ou ignorée, la vitamine E commence tout juste à être mieux connue. Nous venons de le voir, il faut en donner à tout nouveau-né présentant un ictère néo-natal. Elle agit de manière évidente dans la prévention des processus de dégénérescence et de vieillissement. Toutes les démences séniles, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie, les paralysies, les encéphalites spongiformes (vache folle, Kreutzfeld Jacob) etc., peuvent être prévenues, minimisées ou guéries par une supplémentation abondante en vitamine E. Elle stimule la mémoire et la concentration. Elle permet la régénération du tissu nerveux suite aux interventions neurochirurgicales ou à la radiothérapie sur le cerveau. Elle devrait être utilisée systématiquement chaque fois qu’il existe une pathologie ou maladie cutanée, depuis l’eczéma jusqu’aux dermatoses bulleuses en passant par les vergétures et les rides. La peau s’altère rapidement en cas de carence en vitamine E : elle devient plus fragile, a tendance à rougir et à se fissurer. Elle est très importante également pour les troubles des phanères : chutes des cheveux, dystrophie des ongles…Il semble évident par ailleurs que les troubles sexuels sont améliorés par la prise de vitamine E en quantités suffisantes. Elle peut guérir l’impuissance et la stérilité. Elle aide au démontage des lipomes et de la cellulite, une fois le travail psychologique de guérison effectué.
Des études à grande échelle ont permis de constater une très importante diminution du risque cardio-vasculaire avec disparition des plaques d’athérome – de l’ordre de 75% – chez les personnes consommant beaucoup de vitamine E… Avec une efficacité très supérieure, pour un coût bien moindre, à celle des traitements classiques proposés en cas de risque. D’autres études démontrent que la vitamine E réduit considérablement les phénomènes inflammatoires articulaires et les dorsalgies. Son effet anti-inflammatoire est comparable – voire supérieur – à celui de la plupart des anti-inflammatoires classiques et de la cortisone. Il est en tous cas aussi rapide ! Chez le sportif, la vitamine E – associée à la vitamine C et aux vitamines B – améliore considérablement les performances. Des études rigoureuses ont montré une diminution considérable des dégâts oxydatifs au niveau musculaire et articulaire. Par ailleurs, la vitamine E favorise les performances en altitude. Elle régule la sécrétions biliaire et joue donc sur le transit intestinal… Elle améliore la mucoviscidose. Elle augmente la tolérance à la pilule. Elle aide à la régulation du métabolisme du fer. Elle aurait un rôle pour prévenir la cataracte. A forte dose, elle fluidifie légèrement le sang et évite les thromboses et phlébites.

Pour conclure

Il est clair qu’une supplémentation en vitamine E est intéressante et même nécessaire. La posologie est fonction de multiples facteurs :
– Stress du quotidien
– Pollutions diverses inévitables
– Qualité de l’alimentation : il faudra se supplémenter d’autant plus que les aliments sont trop souvent irradiés actuellement, en particulier dans les supermarchés.
– Présence ou non d’une supplémentation en vitamine C
– Association ou non d’autres antioxydants (acide lipoïque, procyanidols…).
Cette supplémentation sera d’autant plus nécessaire que l’on observera :
– Des troubles de la mémoire ou de la concentration ;
– Des anomalies des ongles ou des cheveux. La qualité des ongles (striés, fendus, cassants ?) et de l’épiderme superficiel (rides, peau malsaine ou malade ?) sont d’excellents “indicateurs” de nos besoins ;
– Des problèmes d’impuissance ou de stérilité.
La consommation très abondante de noisettes ou d’amandes peut être une solution naturelle pour se complémenter (de même que l’huile de germes de blé ou l’huile de bourrache ou d’onagre). Il sera bon d’y penser en cas de maladie en particulier ! De manière générale, il semble raisonnable de prévoir une supplémentation régulière avec des associations antioxydantes comprenant au moins entre 200 et 400 mg de vitamine E naturelle par jour… Mais là encore, ce ne sera qu’à l’usage et en vérifiant l’évolution des données bioélectroniques et microscopiques du sang que nous pourrons nous faire une opinion définitive.

Docteur en médecine , homéopathe et acupuncteur, Alain Scohy a exercé la médecine générale en France pendant plus de 20 ans, jusqu’à sa radiation pour délit d’opinion sur la vaccination. Ecrivain et conférencier, auteur de nombreux ouvrages, il anime avec son épouse Brigitte, l’Institut Paracelse, dans le Nord de l’ Espagne.
On y forme des accompagnateurs et on y accueille des malades désireux d’explorer le sens des pathologies.
Info : www.alain-scohy.com

Bon à savoir

En 1922, Evans et Bishop – de l’Université de Berkeley en Californie – découvrent dans la laitue et le germe de blé un facteur alimentaire soluble dans les graisses qui semble essentiel à la reproduction des rats… La carence en ce facteur entraîne la mort des fœtus in utéro chez la femelle gestante et l’atrophie des testicules chez le mâle. Ils donnent à ce facteur le nom de “facteur X”. En 1928, le Dr Sure – de l’Université de l’Arkansas – lui donne le nom de vitamine E. Et en 1936, Evans isole des cristaux de vitamine E et lui donne le nom de “tocophérol”.
Quand on parle de vitamine E, il s’agit en effet des TOCOPHEROLS ou TOCOTRIENOLS. En grec, “tokos” signifie “progéniture” et “pherein” signifie “porter”. Ce qui veut manifester que cette substance garantit une gestation normale. Et la vitamine E va garder longtemps la réputation d’être la vitamine de la fertilité, voire de la puissance sexuelle. Mais elle est beaucoup plus que cela et joue en particulier le rôle de vitamine C pour les tissus lipidiques comme le cerveau, la peau et les phanères (ongles, cheveux, poils). La forme la plus active, le RRR-alpha-tocophérol, est celle que l’on retrouve le plus souvent dans l’alimentation. Il ne s’en trouve que 8% dans la vitamine E vendue en pharmacie.

Précaution d’usage

Le seul effet secondaire pouvant être gênant est une hyperfluidité du sang par diminution de l’adhésion plaquettaire pour des mégadoses supérieures à 1 200 mg par jour, ce qui n’est légèrement gênant qu’en cas d’intervention chirurgicale. La plupart des spécialistes de la vitamine E sont d’accord pour préconiser une dose quotidienne d’environ 1 000 mg. A long terme, les mégadoses de vitamine E pourraient réduire l’absorption de la vitamine K et il deviendrait alors nécessaire de se complémenter périodiquement.