portrait de Yves Rasir Où en étais-je la semaine dernière?  Ah oui, à la bravoure imaginaire des médecins et infirmières.  Mais ce n’est là qu’une goutte de fake-news dans un océan de désinformation. Du matin au soir,  les médias nous inondent d’infoxs en tout genre pour fabriquer le consentement à notre séquestration prolongée. La plus récurrente, c’est celle du « virus apparu en Chine »  en janvier et ayant brutalement surgi en Italie avant de déferler sur le monde.  Comme je vous l’ai signalé dans mon infolettre du 25 mars,  ce récit est faux puisque les autorités sanitaires italiennes ont reconnu qu’une étrange épidémie de pneumonies atypiques était déjà en cours dès l’automne en Lombardie, dans la foulée de campagnes vaccinales anti-méningites. Et comme je le précisais dans le même billet, le gouvernement chinois soupçonne sérieusement l’agent viral d’avoir migré vers Wuhan au lieu d’en être parti. La moindre des règles déontologiques journalistiques serait de mentionner cette autre version des faits. N’en ayant cure, les préposés à la propagande préfèrent continuer à nous terroriser en manipulant les chiffres de mortalité. Certes, en France comme en Belgique, il y a eu un pic de décès enregistrés fin mars et début avril. Mais ce type de montée en flèche est très habituel pour la grippe saisonnière et rien ne dit que le nombre de morts toutes causes ou par infections respiratoires sera plus élevé en 2020 que les années précédentes. Au contraire, les chiffres des mois d’hiver indiquent plutôt une baisse partiellement « rattrapée » par une hausse printanière. Telle qu’effectuée par ce site français, la mise en perspective des statistiques officielles offre une tout autre vision du décollage des décès.  
 
Un gérontocide programmé
  
Mais qui meurt, au fond ?  Depuis que la décrue s’est amorcée en milieu hospitalier, les comptables macabres se sont rués sur les EHPAD et les maisons de repos pour alimenter leur noir inventaire. Le nombre de vieux confinés dont le trépas est attribué au coronavirus dépasse désormais celui des hospitalisés. Et le « syndrome du glissement », là-dedans ? Sans même parler des euthanasies actives sordidement facilitées par l’autorisation du Rivotril, il est connu des psys que les personnes âgées  privées de contacts sociaux et familiaux perdent le goût de vivre et se laissent volontairement « glisser » vers leur fin dernière. Dimanche, ma belle-mère a été conduite à l’hôpital dans un état désespéré, après un mois et demi d’isolement forcé dans sa maison de retraite. Il lui était interdit de sortir prendre l’air,  même de faire quelques pas dans les couloirs et bien sûr de recevoir des visites. Un jour, elle a fait une chute et est restée plusieurs heures par terre avant d’être secourue. Lorsqu’ils manifestaient leur détresse émotionnelle, les pensionnaires reclus s’entendaient répondre qu’ils pouvaient recevoir une dose supplémentaire de calmants. En pleurs au téléphone, ma belle-maman a plusieurs fois confié à mon épouse qu’elle souhaitait « partir » plutôt qu’endurer  ce régime carcéral plus longtemps.  Testée négativement vendredi dernier, elle a cependant été admise en soins intensifs pour un œdème pulmonaire et placée sous respirateur.  Je crains fort qu’elle y succombe et qu’elle soit  alors cataloguée comme victime du Covid-19, à l’instar des milliers d’autres vieux traités  en lépreux, cruellement sevrés de moments heureux avec leurs proches et même privés de leur présence au moment de rendre l’âme.  Pour moi, les responsables d’une telle barbarie sont les auteurs d’un véritable « gérontocide » et  devraient être traduits séance tenante devant le tribunal pénal international ! Ces tueurs de masse poursuivent cependant leur ignoble besogne et nous font croire à présent que l’hécatombe aurait été pire si le confinement généralisé n’avait pas été décrété. En France, des épidémiologistes  affirment ainsi que l’enfermement des aînés en bonne santé et l’assignation à résidence des bien-portants aurait épargné 60 000 vies. Sur base de quoi ? De modèles mathématiques. Ces mêmes modèles qui annonçaient 2 millions de morts lors de la grippette de 2009 et qui prévoyaient 70 millions de morts cette fois-ci. Commentaire du Dr Marc Girard : "C’est une mystification aussi classique que facile en médecine, quand une mesure (ou un traitement) n’a montré aucune efficacité, d’insinuer que si on ne l’avait pas prise, les choses eussent été bien pires". La seule manière de vérifier réellement si le confinement aura eu un effet positif, c'est de voir ce qui se sera passé dans les pays qui n'ont pas, ou peu confiné. En attendant de pouvoir comparer, les experts confineurs feraient mieux de la fermer. Pas seulement par humilité scientifique mais surtout par décence envers les familles inhumainement endeuillées par la faute de leurs modélisations foireuses. Selon l’OMS et l’Institut John Hopkins, Taïwan aurait dû être dévastée en raison de sa proximité avec la Chine continentale et des 400 000 de ses 24 millions de citoyens qui y travaillent. Or malgré un confinement très « light » (les commerces sont restés ouverts, les entreprises ont  continué à fonctionner),  l’île asiatique  ne comptait mi-avril que 400 cas confirmés et 6 décès. Curieusement, aucun dirigeant occidental n’insinue que ce pays ami trafique ses chiffres et dissimule les cadavres…
 
Crédible, Luc Montagnier ?
 
L’analyse géopolitique  de cette crise sanitaire, ce n’est pas à moi de la faire. Je laisse cela à d’autres observateurs bien plus qualifiés. Mais j’en ai lu quelques-unes et celle qui m’a le plus impressionnée est celle de Lucien Cerise,  spécialiste des sciences du langage et des questions d’ingénierie sociale. Je vous invite à lire son interview en cliquant ici et à ne pas vous décourager si vous ne comprenez pas tout.  Moi-même, malgré mon Bac + 5, je n’ai pas tout pigé et il y a des mots dont j’ai découvert l’existence sans en saisir le sens. J’ai toutefois retenu que cet intellectuel érudit pense lui aussi que cette pandémie est une mystification et qu’elle relève davantage de la fiction hypnotique que de la réalité ! De mon côté, je vais  plutôt tenter de répondre à une  question  que l’on me pose beaucoup depuis une semaine : le Pr Luc Montagnier est-il crédible quand il soutient que le  SRAS-Cov-2   est un  dangereux virus créé en laboratoire et porteur de séquences génétiques du HIV ?  A priori, on pourrait lui faire confiance puisque c’est lui  qui a « co-découvert »  le rétrovirus  de l’immunodéficience humaine et qu’il a d’ailleurs reçu le Prix Nobel de Médecine en récompense de cette trouvaille. Mais savez-vous qu’il a lui-même pris ses distances avec la théorie dominante du sida ? À plusieurs reprises, le Pr Montagnier a en effet émis l’idée que  le HIV n’était pas seul coupable et qu’il lui fallait nécessairement des « co-facteurs » pour nuire à l’immunité. Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois,  en 2003 à un colloque organisé au Parlement Européen, il parlait beaucoup de stress oxydatif et conseillait déjà de se supplémenter en extrait de papaye fermentée, complément alimentaire antioxydant dont il vantait les vertus anti-sidéennes en Afrique et dont il  a d’ailleurs offert un échantillon au pape Jean-Paul  II lors de son audience au Vatican. Six ans plus tard, il apparaît dans le film  documentaire « House of Numbers » auprès d’autres « repenseurs » du sida et il y déclare  « qu’un système immunitaire en bon état peut se débarrasser naturellement du VIH en quelques semaines », moyennant une alimentation équilibrée et une saine hygiène de vie.  Montagnier niera plus tard avoir dit ça mais cette citation est absolument authentique et nous avons d’ailleurs reproduit intégralement ses propos dans  la revue Néosanté de juillet-août 2011. Le problème de cet homme couvert de gloire et d’argent par sa « découverte », c’est qu’il n’ose pas franchir le Rubicon et  admettre qu’il s’est magistralement trompé en attribuant la causalité du sida  à un banal agent viral. Un pied dans l’église pasteurienne et un pied en dehors, il n’assume pas avoir participé à ce que d’aucuns considèrent comme la plus grande escroquerie médico-scientifique de tous les temps. Parmi les « dissidents du sida » qui défendent l’origine toxique et non infectieuse de la maladie, le plus célèbre d’entre eux s’appelle  Peter H. Duesberg,  professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’Université de Californie à Berkeley, pionnier de la recherche sur les rétrovirus et auteur du livre « L’invention du virus du Sida » (Editions Marco Pietteur, 2012). Si je vous parle de cet essai sulfureux qui a valu à son auteur d’être mis au ban de la communauté scientifique, ce n’est pas pour rouvrir la polémique et me faire à nouveau taxer de « négationnisme » concernant ce dossier : dans le contexte Covid-19 qui nous occupe et préoccupe, je souhaite simplement  faire découvrir un passage interpelant de cet ouvrage. 
 
La fausse virose de 1959
 
Grâce à un internaute qui a attiré mon attention, j’ai en effet relu une partie de ce livre que j’avais  complètement oubliée et qui est bigrement intéressante. Intitulé « Le fiasco du SMON », ce chapitre nous raconte l’histoire d’une terrible maladie apparue en 1959 au Japon. Cette affection du système nerveux central provoquait des troubles de la vue,  une paralysie progressive et quelquefois une mort lente et pénible par étouffement. La  nouvelle pathologie fut appelée Subacute Myelo-Optico- Neuropathy,  d’où l’acronyme SMON. Les cinq années qui suivirent virent l’éclosion de sept épidémies locales majeures de ce nouveau syndrome assez semblable à la poliomyélite. Se basant sur cette similitude avec la polio, les scientifiques japonais se hâtèrent de supposer que l’origine du mal était infectieuse  car son apparition soudaine, ainsi que la localisation des foyers (autour de certaines villes, à proximité des hôpitaux, au sein de mêmes familles..), faisaient songer d’emblée à une propagation par contagion.  En 1964,  un virologue réputé désigna même un coupable viral identifié dans les matières fécales des malades. Connu pour peupler l’estomac et les intestins, cet « échovirus » pouvait occasionnellement pénétrer le système nerveux et y accomplir ses méfaits. La découverte fut publiée en 1965 dans une revue à comité de lecture et d’autres chercheurs purent alors, comme cela se fait en science, en vérifier la pertinence : hélas, ils ne parvinrent pas à isoler le virus chez les patients ni à prouver que ceux-ci avaient été infectés. Conservant son mystère, le SMON continuait à sévir dans certaines régions du Japon, faisant près de 2000 morts en 1967. L’année suivante, c’est un virus de la famille « coxsackie » qui fut injustement montré du doigt, puis un parasite bactérien généralement inoffensif. En 1970, soit après douze années de chasse au microbe, c’était toujours l’impasse. Heureusement, un pharmacologue eut la bonne idée d’abandonner cette piste et de reprendre  minutieusement l’enquête pour finalement  découvrir le pot-aux-roses : tous les malades, sans exception,  avaient consommé un médicament contre la  diarrhée du nom de Clioquinol ! Dès l’interdiction de la substance par les autorités japonaises, l’épidémie s’est arrêtée et n’est plus jamais réapparue. Le dénombrement des  victimes se clôtura officiellement en 1973 avec un total de 11.007 cas dont des milliers avaient été mortels.  Productrice du médoc toxique, la société pharmaceutique Ciba-Geygy fut condamnée en justice  et dut  payer des millions de yens d’indemnités car elle savait depuis le début que sa molécule chimique n’attaquait pas seulement les amibes mais rongeait les boyaux jusqu’à atteindre les nerfs. Vous voulez lire le récit de cette incroyable affaire ? Avec l’amicale autorisation de l’éditeur francophone de Peter H. Duesberg, j’ai mis en ligne les 15 pages relatant « le fiasco du SMON » et vous pouvez les télécharger en cliquant ici. Ce qui défie l’entendement, c’est  que même après l’éclatement du scandale et la fin de cette prétendue virose,  les chasseurs de germes se sont accrochés à leur fausse piste infectieuse et contagieuse !
 
Une nouvelle piste iatrogène
 
Si je reviens sur ce drame sanitaire nippon, c’est évidemment parce qu’il peut éclairer ce que nous vivons actuellement :   tandis que les virophobes au pouvoir ont réussi à enfermer 4 milliards de Terriens pour juguler cette forme de grippe, ils restent aveugles aux  causes les plus probables de ses complications. Depuis le mois de janvier,  je vous les ai énumérées : le phénomène d’hystérie collective capable de déclencher une détresse respiratoire, l’impact de la peur sur la fonction pulmonaire, les vaccinations préalables (piste que nous explorons, je vous le rappelle,  dans le mensuel Néosanté de mai), l’oxygénothérapie et  ses effets pervers,  l’administration d’antiviraux extrêmement nuisibles, mais surtout le recours malheureux au paracétamol court-circuitant la fièvre  et l’usage  immodéré  des anti-inflammatoires non-stéroïdiens qui favorisent les orages de cytokines. Et  si le Clioquinol faisait aussi partie des facteurs  iatrogènes négligés ?  Aussi fou que cela paraisse, ce poison n’a pas été interdit en dehors du Japon  et son usage, si l’on en croit Wikipédia,  a même été étendu au traitement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Apparemment, il n’est plus  prescrit  pour enrayer la diarrhée et Le Vidal  mentionne seulement  sa présence  dans des crèmes antifongiques. Mais qui peut savoir si une molécule non moins redoutable n’a pas pris sa place dans les pharmacies familiales ?  Dans sa grande folie, la médecine allopathique « moderne » préconise en effet de combattre la diarrhée, en perdant de vue que ce mécanisme d’épuration est bienvenu et qu’il signale une belle réponse vitale de l’organisme. Tout étudiant de première année en naturopathie traditionnelle  apprend qu’il faut respecter  ce symptôme bénéfique et même l’impulser par le jeûne ou la monodiète de fruits. Quand le transit va, tout va. Il est a mon avis urgent et important de donner raison à la médecine naturelle car le Covid-19 est clairement associé à des désordres intestinaux : selon les études,  30 à   50% des patients « infectés » par le coronavirus sont sujets à la diarrhée. Et ceux-ci sont davantage susceptibles de développer une pneumonie grave.   Je formule donc l’hypothèse que certains médicaments antidiarrhéiques,  sur ordonnance ou en vente libre,  ont été ingérés par la plupart des « covidés » inquiets de se vider  et pressés de ne plus se presser aux toilettes. Ce serait facile à vérifier par des épidémiologistes qui feraient vraiment leur travail. Au passage, je souligne que la constipation est au contraire annihilée par les antibiotiques.  Toute personne qui a déjà pris ce type de médication sait qu’elle provoque une grande lessive intestinale.  La chiasse chasse toute la flore  et permet un véritable  « reset » du micriobote.  Sur le long terme, on sait que  cet interventionnisme bactéricide  provoque des résistances, appauvrit la diversité  et favorise  les souches pathogènes à l’origine de récidives sévères. Mais en cas d’infection galopante, il est un fait que l’antibiothérapie sauve des vies et soulage grandement les patients. En évacuant tout ce qui bouge, elle accomplit le même boulot qu’une bonne  coulante auto-curative. Est-ce là le secret de la réussite du  Pr Didier Raoult, qui obtient à Marseille des résultats fantastiques en associant la chloroquine avec l’azithromycine ?  Et n’est-ce pas l’explication de la réussite thérapeutique de ces généralistes français qui se sont contentés de prescrire un antibiotique basique et n’ont enregistré aucun décès dans leur patientèle ? Perso, je mettrais bien ma main à couper  que le grand ménage intestinal est la clé de ces éclatantes victoires médicales snobées par les autorités. Et je parierais bien également que la surmortalité constatée ailleurs n’est pas sans lien fréquent  avec le traitement intempestif de la diarrhée.  Le précédent du SMON nous enseigne qu’il est tragiquement erroné d’imputer aux virus la responsabilité de maux qui leur sont étrangers. Au moment où l’histoire repasse les plats avec cette nouvelle « coque vide » (*), l’humanité reçoit la chance inespérée de s’éveiller et de sortir d’un siècle de cauchemar pasteurien.