Depuis que je connais les travaux du docteur Hamer (en 1988 !), je n’ai eu de cesse de vérifier de la manière la plus rigoureuse et honnête possible la véracité de ses affirmations. Car, comme je le rappelais dans ma rubrique du mois de mars 2012(1) : « il suffit d’un seul contre-exemple pour qu’une loi perde son universalité, et donc son statut de loi. » Cela fait près d’un quart de siècle que je cherche désespérément un contre-exemple qui invaliderait les affirmations contenues dans les cinq lois biologiques de la Médecine Nouvelle. Jusqu’à présent, pas une seule fois, je n’ai pris en défaut ces énoncés qui ont bouleversé ma vision et ma compréhension des maladies…
Depuis plusieurs mois maintenant, je vous partage quelques-unes des histoires de vie que j’ai glanées au fil des années. Depuis ce fameux cancer généralisé des os qui aurait dû entraîner la mort de Charles en trois mois (à ce jour, trente-quatre ans plus tard, il est toujours en vie !) jusqu’aux scléroses en plaques de plusieurs participantes à mes ateliers, j’ai essayé de vous faire comprendre que la maladie manifeste à chaque fois une logique implacable et immuable. L’histoire de mon amie Helena, atteinte d’un cancer du col de l’utérus, est une nouvelle illustration de la justesse des observations de Hamer.

À la recherche de l’événement déclencheur.

10 septembre 2007. Une de mes amies intimes me téléphone, affolée : « Jean-Jacques, je sors de l’hôpital. On vient de me diagnostiquer un cancer du col de l’utérus de stade avancé. Dans trois semaines, ils m’opèrent. Et vu mon âge (quarante-six ans), ils me proposent de faire la grande opération : ablation de l’utérus, des trompes et des ovaires ! Toi qui connais des trucs sur le cancer, est-ce que tu pourrais m’expliquer d’où cette saloperie pourrait provenir ? Est-ce vrai que ça vient d’un virus ? » Je lui réponds par la négative à sa dernière question. Et je lui propose de nous rencontrer chez elle deux jours plus tard, en début d’après-midi.
Ce qu’elle accepte.
En arrivant chez elle, je lui fais un très bref topo des travaux de Hamer. Mais je me garde bien de lui balancer à la figure le décodage biologique du cancer du col de l’utérus. Je veux profiter de cette rencontre pour vérifier, une fois de plus, si je peux confirmer les affirmations de Hamer en recueillant le témoignage d’Helena. Je lui demande, tout d’abord, à quand remonte son dernier Pap test(2) . Elle me répond que son dernier dépistage remonte à deux ans, lors de sa dernière visite de routine chez son gynécologue. Et qu’à l’époque, tout était parfaitement normal. Je propose alors à mon amie de me parler de tous les chocs émotionnels intenses qu’elle a vécus ces deux dernières années. En faisant cela, je fais l’hypothèse que si son col était impeccable il y a deux ans, le choc à l’origine de son cancer doit nécessairement avoir eu lieu dans l’intervalle entre les deux visites de routine chez son gynécologue. Parmi les trois ou quatre histoires qu’Helena me raconte, l’une d’elles retient particulièrement mon attention. Non pas parce que son contenu correspond à ce que je sais de ce que Hamer dit à propos du cancer du col de l’utérus. Mais parce que l’émotion qui accompagne le récit est particulièrement intense. Je demande à Helena de me raconter plus en détail le choc qu’elle a vécu le dimanche 13 mai 2007, quatre mois auparavant…

Une fête des mères particulièrement douloureuse

Helena a vécu avec Jacques pendant près de douze ans. Quand elle l’a connu, il était veuf avec deux enfants en bas âge (une fille de cinq ans et un garçon de trois ans). Pendant toutes ces années, Helena a pris soin des enfants de Jacques comme si c’étaient les siens. Mieux que si c’étaient les siens, elle qui n’a jamais eu d’enfants. Car Helena a gardé dans sa chair la mémoire de la condition d’orpheline. Abandonnée par ses parents à la naissance, elle a été ballottée d’une famille d’accueil à l’autre jusqu’à l’âge de seize ans. Les enfants de Jacques l’ont toujours appelée maman et les relations se sont toujours déroulées à merveille. Jusqu’à ce que Jacques décide de mettre fin à la relation, brutalement, en juin 2006. Son compagnon de toujours ne s’était pas remis d’un burn out très douloureux et n’avait trouvé d’autre solution que de rompre. La rupture est tellement soudaine qu’Helena n’a pas le temps de dire au revoir aux enfants, à « ses »

enfants. Sauf qu’ils ne sont pas ses enfants. Et elle découvre alors qu’elle n’a aucun droit à revendiquer, aucune exigence à imposer pour revoir ces deux adolescents de quinze et dix-sept ans dont elle a tant pris soin. Helena se remet tant bien que mal de sa rupture et la vie reprend son cours. Jusqu’au jour de la fête des mères suivante, le 13 mai 2007. Ce jour-là, elle est accompagnée de sa sœur qui a vécu la même galère d’orpheline qu’elle. Toutes deux rendent visite à leur mère biologique dont elles ont retrouvé la trace depuis quelques années. Pour la fêter en tant que mère. Pour lui dire : « Bonne fête, maman ! » À ce moment précis, Helena s’effondre. Elle vient de prendre conscience brutalement que jamais, elle n’aura d’enfants qui viendront lui souhaiter bonne fête. À quarante-six ans, il devient plus qu’urgent de trouver un homme avec qui fonder une famille et avoir des enfants à elle ! C’est à ce moment que son cancer du col de l’utérus démarre.

Le sens biologique du cancer du col de l’utérus

Dans le numéro 12 de Néosanté, le docteur Michel Henrard nous rappelait que « le conflit du col utérin est territorial avec frustration sexuelle. » Quand je lis une telle phrase, même si elle est rigoureusement exacte, elle ne m’éclaire pas beaucoup sur le sens biologique de la maladie. Pour clarifier ce propos, souvenons-nous à quoi sert le col de l’utérus, d’un point de vue physiologique. Si l’on se réfère à la littérature scientifique, on apprend que le col de l’utérus joue un rôle fondamental dans la fertilité et la fécondité. Il sécrète pas moins de cinq types de glaires différentes dont les rôles sont de prémunir l’utérus des infections extérieures, d’éliminer les spermatozoïdes déficients, de lubrifier et de fluidifier le canal et de faciliter le transport des spermatozoïdes. À chaque moment du cycle menstruel, le col utérin présente une forme, une texture, une ouverture différentes. Pour prendre une image simple, on pourrait dire qu’autour du moment de l’ovulation, le col de l’utérus agit comme une véritable pompe à spermatozoïdes, pour augmenter au maximum la capture et le transport des précieux gamètes ! Lorsqu’une femme qui désire un enfant se rend compte qu’elle ne pourra pas compter sur l’homme avec qui elle vit pour avoir des enfants, ou lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas d’homme disponible dans son territoire pour la féconder, elle va se retrouver en surstress. Et comme l’explique très bien Hamer, la réaction de l’organisme suit une logique implacable. Le col utérin va se cancériser (en s’ulcérant) pour augmenter les chances de capter le moindre spermatozoïde qui serait de passage, par hasard, dans le vagin de madame… C’est ce que mon amie Helena a vécu lorsqu’elle a pris conscience brutalement qu’à quarante-six ans, il devenait urgent qu’elle se trouve un géniteur pour être fécondée au plus vite. Et son corps a parfaitement répondu à son attente en développant son cancer…

Une guérison spectaculaire

Lorsque Helena comprend que ce choc de la fête des mères est le déclencheur de sa pathologie, je lui demande si elle veut guérir, de manière alchimique, la trace émotionnelle inscrite dans ses cellules lors de cet événement fatidique. Elle accepte immédiatement, même si elle ne sait pas à quoi s’attendre. S’ensuit une séance de près de trois heures où je l’invite à plonger totalement, corps et âme, dans la douleur de ne pas avoir d’enfants, dans la douleur de la perspective de ne jamais en avoir. Helena hurle à la mort, et ses cris sont déchirants. À travers ses expressions, je sens que ce sont toutes ses souffrances d’enfant abandonnée qui remontent à la surface. Chaque fois qu’une nouvelle douleur apparaît, j’invite mon amie à reconnaître l’émotion présente, à l’accepter pleinement comme faisant partie de sa réalité, à l’étreindre, à l’aimer, à la remercier… Pendant trois heures, ce processus alchimique se poursuit. Jusqu’à ce qu’elle retrouve la paix. Helena est épuisée. Quoiqu’il n’est que dix-huit heures, je lui conseille de se coucher. Et je ferme la porte de son appartement derrière moi. Elle dormira d’une traite jusqu’au lendemain midi. Trois semaines plus tard, la veille de son opération programmée, son gynécologue l’ausculte à nouveau pour voir l’évolution de son cancer. Il lui demande, interloqué : « Mais qu’avez-vous fabriqué avec votre col ? Il n’y a plus aucune trace du cancer qui était pourtant bien visible, la dernière fois que je vous ai vue ! À présent, il est rose comme le col d’une jeune fille vierge !!! » Quand mon amie lui répond qu’elle a fait un travail émotionnel pour guérir de l’événement à l’origine de son cancer, le médecin se ferme et lui dit sèchement : « Arrêtez de me raconter ces histoires. Il est scientifiquement impossible que des émotions provoquent des maladies aussi terribles que le cancer ! Sinon, ça se saurait. En attendant, je ne vois plus aucune raison de vous opérer… » Espérons qu’un jour, les médecins trouveront en eux l’envie de comprendre, le courage de chercher et l’humilité d’apprendre de leurs patients ! Ce jour-là, une revue comme Néosanté deviendra peut-être inutile… En attendant ce jour, rendez-vous au prochain numéro !

1 Voir Néosanté numéro 10
2 Le Pap test est l’abréviation courante du test Babes-Papanicolaou. Également appelé cytologie vaginale, il s’agit d’un examen simple et sans douleur qui permet de déceler les cellules précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus. De nombreux médecins le considèrent comme le meilleur outil de dépistage du cancer du col utérin.

Physicien et philosophe de formation, Jean-Jacques Crèvecoeur promeut une approche pluridisciplinaire de l’être humain pour redonner du sens à ce que nous vivons, mais aussi et surtout pour favoriser chez chacun de nous la reprise en main de notre propre vie, de manière autonome et responsable. Formateur et conférencier de renommée internationale, il est auteur d’une dizaine d’ouvrages, réalisateur de documentaires et producteur de nombreux outils pédagogiques au service de l’ouverture des coeurs et des consciences.
Son site Internet : http://www.jean-jacques-crevecoeur.com