Dans ma lettre du 9 septembre où j’énumérais les bonnes raisons de refuser « le vaccin qui vient », je relevais que les complications du Covid-19 sont efficacement combattues par des médicaments classiques. C’est certain pour les antibiotiques et les corticoïdes, et c’est hautement probable pour l’hydroxychloroquine. Dans cette liste, j’ai oublié de mentionner une médication allopathique très importante, à savoir les anticoagulants. Dès le mois de février, le personnel hospitalier appelé à soigner les premiers patients italiens a signalé que nombre d’entre eux présentaient des troubles de la coagulation, ceux-ci prenant souvent la forme de CIVD (coagulation intravasculaire disséminée). Réalisées en Allemagne et en Italie, des autopsies ont confirmé que plus de la moitié des « covidécédés » souffraient de thromboses veineuses profondes et qu’un tiers des victimes avaient une embolie pulmonaire, cause directe de la mort. Début avril, une étude française a établi que les caillots étaient visibles sur les radios d’un malade sur trois, si bien que l’administration d’anticoagulants s’est systématisée dans les protocoles de traitement. Avec la transfusion de plasma et l’usage de déxamathasone pour réduire l’inflammation, la fluidification du sang a permis de sauver de nombreux patients qui n’auraient pas survécu au début de l’épidémie. Aujourd’hui, les urgentistes estiment que le risque de décès a diminué d’un tiers dans les unités de soins intensifs. Bien que ce progrès notable soit également – et peut-être principalement – dû à un moindre recours à l’intubation, ils attribuent en partie cette victoire à une prise en compte des problèmes circulatoires.

Ce n’est pas propre au Covid

Par leur fréquence et le dommage infligé aux veines et artères, ceux-ci ont beaucoup impressionné les pneumologues examinant les images de poumons détériorés. Au point que certains d’entre eux ont proposé que le Covid soit considéré comme une pathologie vasculaire plutôt que respiratoire. Mais pourquoi aller jusque-là ? Dans le climat d’hystérie collective prêtant au coronavirus un terrifiant pouvoir pathogène, on a oublié un peu vite que les micro-thromboses sont associées à d’autres pneumopathies virales ou bactériennes, comme les pneumonies et bronchopneumonies, ainsi qu’au syndrome de détresse respiratoire aigu. Or ce dernier est aussi une manifestation possible de la grippe saisonnière habituelle. Les troubles de la coagulation n’ont rien de très anormal dans un tableau clinique de type grippal. Si on a découvert que les vaisseaux de la sphère pulmonaire étaient gravement lésés cette année, c’est peut-être parce que la médecine a déployé des moyens techniques extraordinaires pour les trouver. Et qu’elle a recouru aussi à l’autopsie. Avant 2020, personne n’aurait songé à disséquer les morts de la grippe ! En revanche, une équipe internationale de pneumologues et d’anatomopathologistes a publié en mai dernier une étude comparant sept poumons de patients morts du Covid et sept poumons provenant de patients décédés en 2009 de pneumonie « causée » par le virus grippal H1N1. Résultat ? Les 14 poumons présentaient la même atteinte alvéolaire diffuse et les mêmes infiltrats de cellules inflammatoires. C’est à peine si les chercheurs ont pu distinguer, grâce au microscope électronique à balayage, une infime différence entre les deux pathologies : dans les cas de covid, les capillaires étaient plus déformés et la prolifération de cellules endothéliales était plus accentuée que dans les cas de grippe. Sur ce plan-là non plus, rien ne permet de discerner franchement l’effroyable pandémie de la grippe ordinaire !

Un effet du confinement ?

Mais bon, admettons que les troubles de la coagulation aient été plus nombreux et plus dangereux cette année. Et ne nions pas que l’étude précitée mentionne quand même une présence nettement plus importante de micro-caillots chez les covidés que chez les grippés de 2009. Faut-il pour autant incriminer l’agent infectieux ? D’abord, il faut se rappeler que la phobie du virus a poussé les soignants à privilégier la ventilation mécanique par rapport aux méthodes d’oxygénation moins invasives. Or la respiration artificielle nécessite d’endormir le patient qui se trouve donc complètement immobilisé, pendant parfois plusieurs semaines. Rien de mieux, ou plutôt de pire, pour générer des coagulopathies. De plus, comme nous l’avons déjà souligné, l’insertion d’un tube dans la trachée décuple le risque de provoquer une pneumonie bactérienne nosocomiale, laquelle va évidemment de pair avec des atteintes alvéolaires plus sévères. On accable le coronavirus mais c’est l’interventionnisme iatrogène qui devrait porter le chapeau dans ce volet vasculaire de l’affaire ! Ensuite, il ne faut pas minimiser les effets secondaires du confinement. Dans la population générale, cette assignation à domicile a eu pour conséquence heureuse de stimuler le défoulement sportif à pied ou à vélo. Mais chez les personnes à risques, âgées et malades, cette période de deux mois a été synonyme d’immobilité forcée. Dans les maisons de retraite, les seniors ont parfois été séquestrés dans leur chambre avec interdiction d’en bouger. C’est exactement ce qu’il fallait faire pour aggraver les troubles circulatoires et préparer le terrain aux embolies. Enfin, il ne faut pas oublier que le confinement et le vent de panique suscité par les autorités ont bouleversé la consommation de soins, avec notamment une baisse d’activité de 40% observée en médecine générale. Beaucoup de gens n’ont pas commencé ou poursuivi des traitements pourtant indispensables, et notamment ceux destinés à prévenir les thromboses. Selon une enquête menée en France, il y a eu 120.000 patients en moins traités aux anticoagulants pendant le confinement ! Certes, cette chute brutale peut partiellement s’expliquer par l’arrêt quasi-total de la chirurgie programmée et la baisse des accidents routiers. On répudie provisoirement cette classe de médicaments pour éviter les hémorragies durant les opérations. Mais il tombe sous le sens que le sang de nombreux patients s’est également figé parce qu’ils n’ont plus consulté leur médecin traitant et que leur état veineux s’est aggravé. Quand les virocrates confineurs seront traduits devant les tribunaux, il faudra aussi s’en souvenir !

La peur, ça pétrifie

En dehors de la iatrogénie hospitalière, de la sédentarité imposée et des traitements interrompus ou postposés, il faut également prendre conscience des effets de la peur sur la santé vasculaire et la consistance du sang. Ne dit-on pas que ce dernier ne circule plus dans les membres d’une personne apeurée ? Ne dit-on pas d’un individu épouvanté qu’il est pétrifié ? Ne dit-on pas que l’effroi donne tellement froid que le sang se glace dans les veines ? Le langage courant nous indique bien que la terreur paralyse et qu’elle a un impact direct sur les paramètres sanguins. Les caillots, qui sont des sortes de pierres, sont la manifestation somatique de ce ressenti psycho-émotionnel de pétrification. En distillant la peur, les décideurs ont très probablement multiplié leur nombre chez les personnes prédisposées. Ils leur ont littéralement glacé le sang ! En médecine du sens, on sait aussi que le sang symbolise le clan, la famille, les liens entre générations d’une même lignée. Dans son livre « Et si les maladies étaient des mémoires de l’évolution ? », le Dr Robert Guinée explique que les affections touchant aux plaquettes sanguines et aux facteurs de coagulation sont toujours en relation avec les problèmes de « distension des liens de sang », autrement dit les conflits de séparation intrafamiliaux. Le sens biologique des troubles thrombotiques est de ressouder ce qui est distendu. Et qu’est-ce qui peut favoriser la distension ? Bien évidemment la distanciation ! Chez les personnes âgées, le contact avec la descendance représente parfois la dernière nourriture affective donnant encore le goût de vivre. En les cloîtrant dans les EHPAD et en leur interdisant visites et sorties, les gouvernements terroristes leur ont infligé la plus terrible des privations. Comme l’ont montré maintes observations éthologiques, même les animaux ne supportent pas longtemps la rupture des liens de sang. Pour les vieux, la décision de confiner était rien moins qu’inhumaine et criminelle. Si l’un(e) d’entre vous en doute encore, je leur conseille de visionner cette vidéo poignante.

La solution sangsues

Il est donc assez logique que les médicaments anticoagulants se soient illustrés dans le traitement du Covid. Quand le psychisme ne parvient pas à surmonter la situation conflictuelle et que le corps est empêché de se mouvoir, un traitement fluidifiant peut s’avérer salutaire. À titre préventif, il est même plausible que la consommation d’héparine ou d’aspirine, qui est un anticoagulant plus « soft », soit pertinente pour les personnes vulnérables. Mais pourquoi se tourner vers la chimie quand la nature nous tend les bras, où plutôt les dents ? Dans son numéro 94 (novembre 2019), la revue Néosanté vous a vanté les vertus anticoagulantes des sangsues. Dans cette infolettre-ci, je vous ai moi-même raconté comment l’hirudothérapie m’avait permis de guérir une phlébite profonde en quelques jours. Entre beaucoup d’autres indications, les morsures de sangsues font merveille dans la prévention et le traitement des thromboses. Sur notre site internet, nous avons également publié en juin dernier un article du Dr Elena Bogoslovkaya, une doctoresse d’origine russe qui a pratiqué cette médecine dans son pays natal et qui continue à étudier le pouvoir des sangsues en Espagne. Le lecteur qui nous a mis en relation a contracté un Covid sévère en début d’année et il m’a confié que l’application de quelques animaux hématophages sur la poitrine lui avait fait le plus grand bien. Selon lui, le Dr Bogoslovkaya a soigné plusieurs patients « covidés » et obtenu d’excellents résultats. Je ne dis pas que le ver annelé est l’antidote parfait à la grippe associée au virus couronné, mais voilà encore une piste thérapeutique naturelle que les autorités sanitaires devraient explorer au lieu de s’enfoncer dans l’impasse covidiste et nous mener droit au cul-de-sac vaccinaliste. Il n’est pas (encore) interdit de rêver.

 
Yves Rasir
 

NB: à propos de covidisme, je recommande encore une fois à ceux qui ne l’ont pas fait de lire l’interview du chercheur libre François Jortay mise en ligne sur notre site. Et en guise de remède aux troubles de la coagulation, je préconise également de visionner cette excellente capsule humoristique où un (faux) adepte de la religion covidiste se confesse. Moi, elle m’a fait hurler de rire. Boire une pinte de bon sang et se dilater la rate, c’est aussi une efficace manière d’améliorer la fluidité du flux sanguin….