Pour vivre vieux, mangez des noix !

En écho à notre dossier du mois dernier sur les vraies raisons de l’allongement de l’espérance de vie, voici une étude qui confirme le rôle majeur de certaines habitudes alimentaires. Parue dans le New Englanf Journal of Medicine et portant sur près de 120 000 hommes et femmes suivis depuis les années 80, cette recherche montre qu’il existe une forte relation entre la consommation de fruits oléagineux et une meilleure santé. Ainsi, une consommation régulière et fréquente de noix (au moins sept rations de 28 g par semaine) est associée à une réduction de 20 % de la mortalité, toutes causes de décès confondues. Une consommation plus faible est également protectrice puisque le risque est encore réduit de 11 % pour un seul apport hebdomadaire de noix. L’incidence des décès dus à des causes particulières (cancers, maladies cardiaques et respiratoires) est également inférieure chez les consommateurs de fruits à coques, cacahuètes comprises.
Bao Y et coll. : Association of nut consumption with total and cause-specific mortality.
N Engl J Med., 2013 ; 369 : 2001-11.

Sucre & mortalité

De nouvelles expériences menées sur des souris montrent que le sucre est bel et bien toxique. Lorsque les rongeurs reçoivent, en plus d’une nourriture saine, 25 % de sucre, les femelles meurent deux fois plus vite et la procréation chez les mâles diminue d’un quart. Les chercheurs ont calculé que la quantité de sucre ajouté reçue par les souris correspond à trois canettes de soda chez l’homme.
(Ruff JS, Suchy AK et al. Human-relevant levels of added sugar consumption increase female mortality and lower male fitness in mice. Nat Commun. 2013 Aug 14 ;4 :2245)

Myrtille & santé vasculaire

Dans deux études contrôlées, en double-aveugle, sur 21 volontaires en bonne santé, des chercheurs britanniques viennent de montrer que la consommation de 100 grammes de myrtilles (apportant environ 766 mg de polyphénols) augmente la dilatation flux-dépendante des vaisseaux (flux-mediated dilatation ou FMD), un phénomène qui joue un rôle important dans la prévention de l’athérosclérose.
( Rodriguez-Mateos A. Intake and time dependence of blueberry flavonoid-induced improvements in vascular function : a randomized, controlled, double-blind,crossover intervention study with mechanistic insights into biological activity.
Am J Clin Nutr. 2013 Nov ;98(5) :1179-91)

Lait & fractures

Des chercheurs de Harvard ont cherché à établir une association entre la consommation de lait dans l’adolescence et le risque de fractures plus tard dans la vie. Résultats : après contrôle des facteurs de risque connus, chaque verre supplémentaire quotidien de lait au cours de l’adolescence était associé à un risque significativement plus élevé de fracture de la hanche chez les hommes. Chez les femmes, la consommation de lait n’était associée ni à une augmentation du risque de fracture, ni à une diminution de ce risque. Conclusion des chercheurs : la consommation de lait à l’adolescence n’est pas associée à un risque plus faible de fractures, et pourrait même être liée à un risque plus élevé chez les hommes.
(Feskanich D, Bischoff-Ferrari HA, Frazier AL, Willett WC. Milk Consumption During Teenage Years and Risk of Hip Fractures in Older Adults. JAMA Pediatr.2013 Nov 18.)