Les fruits frais protègent du diabète !

La diététique classique doit décidément revoir sa copie : non seulement les fruits frais peuvent convenir aux diabétiques, mais ils protègent de la maladie ! En compilant les données fournies par trois études portant au total sur 187 383 personnes, des chercheurs ont trouvé une association significative entre la consommation de certains fruits, même très sucrés, et une diminution du risque de développer un diabète de type 2. Les myrtilles arrivent en tête, suivies dans l’ordre par le raisin, les pommes, les poires, les bananes et le pamplemousse. En revanche, les gros buveurs de jus de fruit industriels (dont l’ index glycémique est beaucoup plus élevé que les fruits frais entiers)) sont exposés à un risque accru. (British Medical Journal)

Malbouffe & dépression

Une alimentation riche en produits tels que hotdogs, pizzas hamburgers ou viennoiseries serait liée au risque de dépression, selon une étude publiée dans la revue Public Health Nutrition. Amudena Sanchez-Villegas et ses collègues de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria (Espagne) ont analysé les données concernant 8 964 personnes qui n’avaient jamais reçu un diagnostic de dépression au début de l’étude. Bilan à la fin de celle-ci : les consommateurs de malbouffe ont un risque de dépression accru de 51 % comparativement à ceux qui en consomment le moins. Ces résultats concordent avec ceux d’une précédente étude montrant que la consommation d’acides gras trans (graisses végétales industrielles) peut doubler le risque dépressif.

Poisson & polyarthrite

En Suède, 32 000 femmes ont été suivies pendant 7 ans. Leur consommation de poisson a été relevée grâce à des questionnaires et les chercheurs ont utilisé les registres nationaux pour identifier les nouveaux cas de polyarthrite rhumatoïde. Résultats : les femmes qui mangeaient au moins une portion par semaine de poisson gras (saumon, hareng, truite, maquereau…) avaient un risque réduit de 52 % de développer la maladie par rapport à celles qui n’en mangeaient jamais.
(Annals of the Rheumatic Diseases)

Sodas & agressivité

Chez les adolescents, il avait déjà été prouvé que la consommation de boissons gazeuses sucrées était associée à des comportements agressifs, de la dépression et des pensées suicidaires. Mais qu’en est-il chez les jeunes enfants ? Une nouvelle étude parue dans le Journal of Pediatrics montre aussi l’existence de problèmes comportementaux chez ceux qui boivent beaucoup de sodas. Par rapport aux enfants qui n’en boivent jamais, ceux qui en consomment au moins quatre fois par jour sont deux fois plus susceptibles de détruire des objets d’autrui ou de se battre avec leurs petits camarades.

Intestins & polyphénols

Présents dans des aliments comme les fruits, les légumes, le thé, le café, le vin ou le chocolat, les polyphénols n’ont pas seulement des vertus anticancer, antioxydantes et neuroprotectrices : selon des chercheurs espagnols, ces substances ont aussi pour effet de modifier favorablement la composition de la flore intestinale. Par exemple, le thé vert inhibe la virulence de la bactérie Helicobecter pilori, le vin rouge augmente le nombre de bonnes bactéries d’autres genres (Enterococcus, Prevotella, Bactéroides…) et la quantité de bifidobactéries s’élève suite à la consommation de myrtilles sauvages. Ces modifications du microbiote ont des conséquences positives sur l’immunité, et donc sur la santé globale. (Journal of Nutritional Biochemistry)