Quand je regarde dans le rétroviseur et que je parcoure les titres de toutes les infolettres hebdomadaires envoyées à ce jour (plus de 220 en 4 ans, consultables sur notre site), je m’aperçois que je vous ai souvent parlé de mes problèmes de santé, notamment de mes ennuis dentaires, de mes capsulites aux épaules  ou, plus récemment, de ma « triade malheureuse » au genou.  Il me semble que c’est une bonne chose car ça permet de faire passer le message que moi aussi, comme n’importe qui, je suis susceptible de « tomber malade » lorsqu’un stress émotionnel excède mes capacités  à le gérer au seul niveau psychique. Quelle que soit la qualité de son hygiène de vie et  quel que soit son degré d’adhésion aux médecines naturelles, tout un chacun peut être amené à somatiser si un conflit est trop intense et/ou devient trop long pour être supporté par son seul cerveau. En guise de preuve, je pourrais vous donner le nom de plusieurs naturopathes de stricte obédience qui sont décédés dans la fleur de l’âge ou qui ont souffert toute leur vie de diverses pathologies. Je ne suis pas non plus invulnérable et c’est parfaitement (bio)logique à mes yeux de vous en faire part. Cependant, le partage de mes pépins de santé pourrait faire croire que je les accumule, que mon terrain est décidément mal en point et que je suis donc mal placé pour exercer le métier que je fais.

Or j’ai la conviction d’être à ma place et de pouvoir utilement inspirer autrui. Compte tenu de ma faible énergie vitale à la naissance et de son affaiblissement supplémentaire  par maltraitance médicale durant ma prime enfance, compte tenu également de ma profession stressante et de ses exigences  sédentaires délétères, compte tenu enfin que je vis et travaille en ville,  je pense disposer aujourd’hui d’une vitalité satisfaisante et d’une assez bonne santé globale.  J’ai à présent 57 ans et on m’en donne généralement beaucoup moins. Ça fait au minimum trois décennies que je n’ai plus de médecin traitant et que je consulte seulement des spécialistes à des fins diagnostiques. Les hôpitaux, j’y vais parfois passer des examens mais je n’ai jamais dû  y séjourner ni m’y faire opérer depuis que je suis adulte.  Hormis ma dentiste pour détartrages et rafistolages,  mon kiné pour les revalidations et mon chiropracteur de manière plus préventive que curative, je ne vois plus aucun thérapeute car je n’en ressens plus le besoin. Ce n’est pas  de  la chance, mais le résultat de multiples expérimentations personnelles et d’un mode de vie  façonné au fil  de mes nombreuses enquêtes, lectures, formations et rencontres. C’est aussi le fruit d’habitudes quotidiennes ou régulières que j’ai adoptées après les avoir testées empiriquement. C’est ce que j’appelle, faute de mieux (et trop prétentieusement puisque je n’ai rien inventé moi-même), mes « trucs de santé ».

Dans les prochains mois, je vais consacrer une bonne douzaine de  newsletters à vous partager ces  astuces  glanées dans des bouquins ou  récoltées auprès d’experts en santé naturelle. Bien sûr, beaucoup vous seront familières et certaines vous sembleront banales. Mais d’autres, je crois, vont vous étonner et vous ouvrir des horizons insoupçonnés.  Bien sûr, je reste fidèle à mon souci de « démédicaliser » la santé et  d’encourager l’autonomie dans  ce domaine. Sauf exception, je ne vais  recommander aucune médication ni conseiller aucun soin nécessitant l’intervention d’un praticien. Tous les « tuyaux » que je vais vous refiler seront soit totalement gratuits, soit très bon marché, et en tout cas utilisables sans l’aide d’un tiers. Si le sujet abordé vous parle et que vous avez envie de témoigner, n’hésitez à le faire dans l’espace  dévolu aux commentaires sous la version en ligne de l’infolettre. Ainsi, les internautes pourront compléter leur information.   Quand j’en aurai fini avec mes expériences, je lancerai alors un appel à me communiquer VOS trucs de santé.  Vous avez sûrement aussi des tas de choses à partager : des trouvailles personnelles,  des remèdes de grand-mères ou des pratiques éprouvées dans telle ou telle approche, telle ou telle médecine. Et pour que tout le monde en profite, je m’attellerai à rassembler tous les témoignages, à les résumer par thèmes et à les publier ici-même. La semaine prochaine, je démarre la série avec mon expérience sur le massage, ou plutôt sur l’automassage puisqu’on peut déjà faire beaucoup  pour sa santé avec ses deux mains et ses dix doigts. Chez moi, le geste millénaire de s’automasser a produit des effets salutaires et parfois spectaculaires. C’est devenu un réflexe  journalier dont je vous révélerai dans 8 jours le protocole exact.

     

Yves Rasir