La maladie

La sudation ou transpiration est l’élimination de la sueur par les pores de la peau. La sueur est sécrétée par les glandes sudoripares sous l’influence de divers facteurs : la température extérieure et les efforts physiques (la sueur sert alors à éliminer des calories et à rétablir l’équilibre thermique du corps), les émotions et les stress (son mécanisme dans ce cas est purement nerveux et c’est ce dysfonctionnement que nous allons étudier). L’hyperhidrose est une pathologie qui se caractérise par un excès de transpiration, une augmentation anormale de la sécrétion de sueur. Elle peut être soit généralisée soit localisée (aisselles, plante des pieds, paume des mains). Souvent de cause inconnue, elle peut être le signe d’une maladie hormonale ou infectieuse.
L’étymologie
Le mot sueur vient du latin « sudare » = suer, être en sueur, transpirer, être humide, suinter, découler, faire avec peine, épancher, distiller. Au sens figuré, « suer » signifie se fatiguer, faire avec peine, comme dans l’expression suer sang et eau = se donner de la peine. L’étymologie nous met sur la piste d’un conflit lié à un travail pénible, particulièrement si ce sont les mains qui sont touchées. Quand je fais quelque chose avec peine, ce sont mes mains qui pleurent. La peine, c’est aussi l’émotion négative que procure certaines situations : je suis obligé(e) de les vivre quand-même. D’autres expressions confirment cette interprétation :
– faire suer quelqu’un : le faire travailler durement et l’exploiter ;
– gagner son pain à la sueur de son front : le gagner durement par son travail (en général un travail manuel), allusion à la malédiction prononcée par Dieu après la faute d’Adam (c’est donc avec une grande culpabilité que nous nous obligeons à travailler avec tant de peine !).

La solution de la truite

Beaucoup de poissons visqueux, dont la truite, sécrètent une sorte de liquide glissant qui est une solution de survie parfaite pour ne pas être attrapés, pour échapper à la préhension par le prédateur. Chez les humains, cela donne le conflit suivant : je ne veux pas que l’autre ait de prise sur moi, dans un climat de peur, quand on se sent piégé. La sueur est la solution biologique parfaite pour échapper au prédateur : il vaut mieux avoir les mains qui glissent comme une anguille, comme ça il ne pourra pas me prendre. Par exemple, Chantal se sent en danger quand elle exprime ses émotions, agréables ou désagréables, et elle se met alors à transpirer abondamment. Pour elle, s’exprimer = être jugée (négativement) par des gens qui ne la connaissent pas vraiment et qui se font une idée fausse d’elle. Donc, elle renferme ses émotions en elle, jusqu’à ce que cela explose.

Le sens biologique

La fonction biologique principale de la transpiration étant d’éliminer des calories, on cherchera donc d’abord si la personne sujette à l’hyperhidrose ne vit pas ses tâches habituelles comme étant des efforts physiques intenses à réalité (fiction d’effort) ou comme procurant une chaleur étouffante (fiction de température).
La sueur, c’est aussi de l’odeur, dont le sens est de provoquer rejet (faire fuir le prédateur) ou attirance (pour attirer un amoureux). On suivra donc ces deux pistes à la recherche du prétendu prédateur et/ou du prétendant attendu. La sueur est la solution biologique au conflit de ne pas être senti(e) : grâce à l’odeur de ma transpiration, je vais pouvoir être senti(e).
La sueur, c’est aussi de l’eau, produite par des glandes situées dans le derme de la peau, dont le sens est de solutionner des conflits de souillure : qu’est-ce que je dois laver en permanence pour effacer la souillure ? A préciser en fonction de la partie du corps : par exemple, en cas de sueur dans la nuque, on cherchera une injustice ou une peur dans la nuque (paranoïa).
Enfin, dans les mémoires familiales, on cherchera principalement :
– les dangers dus au feu, ayant pu encoder le programme d’avoir toujours de l’eau à disposition (dans les mains) ;
– les dangers relatifs à des situations où, si on avait été tout visqueux comme une truite, on n’aurait pas été attrapé et on aurait eu la vie sauve, ce qui constitue la piste de décodage principale de l’hyperhidrose.