Dans le dernier numéro de Néosanté (N° 36, juillet-août 2014) , nous avons mis en évidence que les pathologies de l’estomac se rencontraient lors de situations que l’on ne peut pas « digérer ». Les discordes et autres contrariétés ressenties que l’on a tendance à « ruminer » . Le tout, souvent associé au fait de se sentir « incompris », génère des maux d’estomac.

Nous voudrions aborder aujourd’hui un autre aspect plus méconnu de l’estomac en psychobiologie. Il s’agit des pathologies associées à l’hyperacidité gastrique. Pour comprendre cet aspect, rappelons que notre estomac baigne constamment dans un milieu très acide. Sans une protection sécrétée en permanence (le mucus protecteur) par des cellules spécialisées, notre muqueuse gastrique serait rongée et perforée. Le mucus gastrique renferme 95 % d’eau et 5 % de glycoprotéines.
Il est sécrété par des glandes de l’estomac avec le bicarbonate. Les glandes à mucus (mucipares) se trouvent dans les cellules de l’épithélium de surface. Le bicarbonate et le mucus qu’elles fabriquent permettent donc à la muqueuse gastrique saine de résister à des concentrations élevées d’acide chlorhydrique et à une forte activité peptique .

Il existe un type de cancer de l’estomac qui touche ces cellules à mucus. Il s’agit du carcinome squirrheux. Lors de ce cancer, l’augmentation et la modification des sécrétions des glandes à mucus entrainent un durcissement de la paroi de l’estomac qui devient du tissu cicatriciel semblable à du cuir.

Le ressenti

Si mon cerveau décide d’augmenter les sécrétions de mucus, c’est parce que « j’ai besoin de me protéger de l’acidité ». Si l’on interprète la biologie par la médecine chinoise, on va trouver l’acide dans le secteur bois : foie, vésicule biliaire. L’émotion correspondante est la colère et le ressenti de la vésicule biliaire est « la rancoeur » (cf décodage néosanté n°11 et n°22). Ainsi, l’excès d’acidité nous renvoie au ressenti de rancœur . Lorsque nos cellules à mucus présentent une pathologie, interrogeons- nous sur la rancoeur dont nous voulons nous protéger. Celle-ci pourra être associée à l’incompréhension : « Je ne comprends pas qu’il puisse éprouver une telle rancoeur envers moi ». Mais cela peut être aussi ma propre rancoeur dans laquelle je « baigne » en permanence.
Acidité gastrique et crudivorisme
Normalement, la majorité des secrétions acides ne se produisent que lorsque les aliments sont présents dans le tube digestif, parce qu’ils absorbent l’acide chlorhydrique et que la quantité sécrétée est exactement celle nécessitée par la digestion. Il est intéressant de noter que le fait de manger exclusivement des aliments crus, comme dans l’instinctothérapie et le crudivorisme, confronte notre organisme à une difficulté de transformation. Ces comportements alimentaires, que j’ai expérimentés un temps, ne sont pas anodins. En effet, la plupart des aliments sont beaucoup plus digestes quand ils sont cuits. Parce qu’ils sont pré-transformés. Leur métabolisation est alors plus aisée pour l’organisme, même si au passage la cuisson détruit quelques vitamines. Le fait de manger toujours cru nécessite plus de sécrétions d’acide chlorhydrique pour mieux digérer. Nous partons donc de l’hypothèse que, si j’oblige mon estomac à augmenter mon acidité gastrique en lui apportant des aliments crus, c’est qu’inconsciemment j’ai besoin de fabriquer de l’acidité. Au risque de déranger certains, je pense que les personnes adeptes du crudivorisme fonctionnent avec un fond de rancœur. Je les invite à regarder vis-à-vis de qui ou de quoi ils ont cette rancœur.
Le cru nous amène à deux mots fondamentaux en français, sanguinaire et cruel. Cruel en langue des oiseaux, ce sont des gens qui ont cru au Divin, mais au fond, ils n’y croient plus. Il y a souvent en eux une grosse problématique de cruauté familiale.

Les reflux gastriques

Il existe à l’entrée de l’estomac un clapet : le cardia qui, normalement, empêche le contenu acide de l’estomac de remonter dans l’oesophage. En cas de remontées acides dans l’oesophage (vomissements qui entrainent des brulures oesophagiennes), c’est comme si l’on s’autorisait à sortir notre rancoeur. Elles traduisent notre « impossibilité à exprimer nos colères et notre rancoeur vis à vis de l’incompréhension familiale ».

Aérophagie

L’aérophagie, signifiant littéralement « manger de l’air », est un phénomène physiologique désignant la déglutition d’une certaine quantité d’air qui pénètre dans l’oesophage et l’estomac. Dans certains cas, elle est excessive et devient gênante.
La présence de gaz dans l’estomac suppose qu’il y ait une fermentation excessive. Dans la nature , les fermentations sont produites par les cadavres. L’aérophagie peut donc raconter l’histoire d’un mort « mal enterré » puisque les gaz remontent. Je pense à cette personne atteinte d’aérophagie qui a appris que son père et son oncle ont déterré leur beau-père pour le changer de cimetière car la grand-mère maternelle ne voulait pas être enterrée dans le même cimetière (conflit familial) !

En langage des oiseaux, voici la traduction du mot « Aréophagie » (d’après G Athias) :
A signifie « le principe de », R c’est « l’air » , O c’est « l’eau » et PH donne phagie qui veut dire « dans la bouche ». Le mot parle du principe de l’air et de l’eau dans la bouche. En fait, l’aérophagie est un problème de salive, en langue des oiseaux. L’’aérophagie peut être racontée par un déséquilibre de l’air et de l’eau dans la bouche. Comment puis-je avoir ce déséquilibre ? Soit j’ai trop d’air, soit j’ai trop d’eau. A partir de cela, il faudra chercher toutes les symboliques sur l’excès de l’air ou l’excès de l’eau. Dans l’excès d’eau, par exemple, on pourra se demander s’ il y a une mémoire de noyade ou la peur de se noyer. Mais cela peut-être symboliquement le rôle d’une mère surprotectrice avec un enfant.(trop d’eau = trop de principe féminin ou maternelle). Pour l’excès d’air, cela pourrait parler par exemple d’une chute très importante (tomber dans le vide) ou symboliquement d’un père trop autoritaire …
Il faut comprendre l’aérophagie comme un déséquilibre entre le masculin et le féminin . L’absence de père peut par exemple créer un déséquilibre au profit du féminin, sans que la mère soit excessive dans son rôle.
Voici le témoignage d’une personne atteinte d’aérophagie « Ce qui m’est venu à l’idée, lorsque on a parlé de trop d’air, c’est que quand j’ai trouvé mon mari mort et que j’ai appelé les secours, on m’a demandé de lui donner de l’air, et j’ai essayé de lui souffler dans la bouche, mais je n’ai pas réussi. Il est mort d’un infarctus. »
Autre interprétation
Aérophagie : mettre de l’air hors du temps. C’est comme si l’air n’était plus dans son temps. Si on cherche un mot équivalent en hébreu (valeur numérique de 729), cela veut dire « monastère ». Un monastère, c’est un endroit clos ou il y a de l’air qui est retenu. Un air d’un temps ancien. Il faut savoir qu’en Israël, les Chrétiens sont appelés des Nazaréens, mot qui veut dire monastère en hébreu. Qui, dans la généalogie a vécu dans les ordres ? Qui a passé sa vie cloitrée ? Avec quelles conséquences familiales ?

Jean Brice THIVENT

jeanBriceThiventPraticien–naturopathe et consultant en bio-décodage, Jean-Brice Thivent dirige avec cette double approche la « Formation Alsacienne de Naturopathie et de Psychobiologie ». Conférencier- formateur, il anime aussi (dans l’Est de la France) des séjours de détoxination par le jeûne. Son ambition : donner les moyens à chacun de devenir acteur de sa santé. Il est aussi l’auteur du livre « De l’homme dévitalisé à l’homme vivant », aux éditions Néosanté. Infos : www.alsace-naturo.com