Le mois dernier, nous avons commencé à aborder le thème des objets du quotidien qu’il nous arrive de perdre. Aujourd’hui, je vous propose de comprendre le sens que peut avoir, selon la Loi du Principe, la perte – ou l’oubli- de nos papiers d’identité, porte-monnaie ou vêtements.

Perte des papiers d’identité

Lors d’un voyage à l’étranger, Luc, un de mes amis, s’aperçoit en arrivant à l’hôtel qu’il n’a plus aucun papier d’identité. Il est très ennuyé car il en a absolument besoin pour les démarches qui ont motivé son voyage. Il me téléphone pour me demander de l’aider à trouver le Principe de cet évènement. Il sent qu’en comprendre le sens peut lui permettre de sortir rapidement de cette situation problématique.
Voyons ensemble :
Les papiers d’identité sont un écrit d’identification administrative donnant une preuve extérieure de notre état civil. Ils nous permettent d’être ainsi reconnus et légitimés. Les ayant perdus, Luc se trouve donc désormais dans l’impossibilité de justifier son identité.
Or, le but de son voyage est de se présenter pour un poste professionnel très important pour lui. Amis de longue date, je connais ses indéniables qualités professionnelles et, tout aussi bien, sa tendance à ne pas les reconnaître, donc à se dévaloriser. A ma question sur l’état d’esprit à l’idée de cet entretien, sa réponse me confirme qu’il se trouve dans sa problématique habituelle.
Voici, ce que je peux dire à Luc du Principe de l’évènement : la vie te propose de cesser de vouloir justifier qui tu es, ta valeur ou tes compétences. Autrement dit, tu es invité à intégrer que, selon la formulation de la Bioanalogie, chacun de nous est unique, original et singulier ; ta valeur est dans ce que tu es et non dans ce que tu fais.
Après cet échange, Luc a pu se resituer intérieurement et aller sereinement à son entretien professionnel, qui s’est bien passé. De retour à l’hôtel, il a découvert avec soulagement que le chauffeur de taxi qui l’avait pris en charge à l’aéroport a rapporté ses papiers d’identité, tombés dans sa voiture.

Perte d’un porte-monnaie

Un jour, au marché, j’aperçois une femme très ennuyée d’avoir perdu son porte-monnaie. Elle l’avait utilisé chez différents commerçants et se trouvait incapable de dire où elle avait pu le perdre. Je l’ai sentie très perturbée, ce qui m’a incité à chercher le Principe à l’œuvre dans son histoire.
Dans un porte-monnaie, il y a de l’argent que l’on donne à un commerçant en échange de quelque chose. Par exemple, si j’achète un gâteau à 10 €, cela revient à dire 1 gâteau = 10 € ou 10 € = un gâteau. L’un et l’autre ont la même valeur. Ainsi, dans mon porte-monnaie, j’ai une valeur correspondant à quelque chose que je peux acheter et cette valeur est comparativement égale à cette chose. En bref, donner une valeur, c’est comparer.
Or, la comparaison est une négation de la chose puisque cette chose ou sa valeur sont équivalents, donc interchangeables.
Ce qui revient à dire que lorsque nous cherchons quelle est notre propre valeur – ce que nous faisons régulièrement – nous nous comparons et, nous venons de le voir, si nous nous comparons, nous nions l’être Unique, Original et Singulier que nous sommes.
Selon la Loi du Principe, perdre son porte-monnaie nous propose de cesser de chercher une valeur à ce que nous sommes, c’est-à-dire cesser de nous comparer parce que ce que chacun de nous est, n’a aucune valeur – dans le sens de valeur comparable.
Nous sommes ainsi invités à vivre pleinement l’être Unique que nous sommes (et qui ne peut être vécu par personne d’autre que nous-mêmes.)

Perdre un vêtement

Lors d’une journée du Principe, un participant me dit qu’étant très souvent à l’hôtel, il oublie régulièrement un vêtement –blouson, chemise, pantalon- dans la penderie de sa chambre et qu’il doit alors téléphoner à l’hôtel pour qu’on lui expédie le vêtement oublié. Il aimerait donc que l’on voie ensemble le Principe de ces oublis récurrents.
Voyons, tout d’abord, les fonctions d’un vêtement :
fonction de protection par rapport au climat extérieur mais aussi protection de notre pudeur.
fonction d’affirmation d’un statut social. Même si l’on affirme que « l’habit ne fait pas le moine », nul ne peut nier le rôle que joue le vêtement dans la façon d’appréhender autrui.
Un vêtement fait donc référence à l’extérieur, soit pour s’en protéger, soit pour s’afficher par rapport à lui. Il établit une sorte de séparation : c’est donc une interface entre soi et l’extérieur. Or, comme je le développe dans l’Evidence(1), nous sommes une rencontre entre l’intérieur et l’extérieur.
Selon la Loi du Principe, l’oubli – ou la perte- d’un vêtement est alors une invitation à ne pas dissocier ces deux plans.
En Bioanalogie, tout ce qui nous touche parle de ce que nous avons à mettre en lumière, dans notre créativité. Ainsi, il n’y a pas à interpréter l’extérieur comme positif ou négatif, mais à en révéler le Principe. Tant que nous interprétons l’extérieur en positif ou négatif, nous restons ancrés dans notre émotionnel.
Suivant les deux fonctions du vêtement, on peut dire qu’un double enseignement est proposé dans cette situation :
Fonction /protection : il n’y a pas à se protéger de l’extérieur. Puisque tout ce qui nous touche parle de nous, a du sens et est au service de notre conscience. Tout ce qui nous touche est un guide permanent pour notre évolution.
Fonction/statut social : ce que nous sommes n’est pas ce que nous représentons pour les autres. Nous n’avons pas à exister par rapport à autrui, une fonction ou un statut social. Notre place n’est pas une fonction ou un rôle, mais ce que nous sommes, ce que nous vivons.
Une fois encore, nous comprenons que tout événement lu selon la Loi du Principe – en l’occurrence la perte de papiers d’identité, d’un porte-monnaie ou d’un vêtement- peut, comme un maitre bienveillant, nous révéler, les lois fondamentales de notre évolution spirituelle.

(1) La Loi du Principe ou l’Evidence, 2011 Ed. Dauphin Blanc.

Auteur et conférencier international, Jean-Philippe Brébion a développé le concept original de Bioanalogie, laquelle propose des outils qui rendent réaliste et concret l’éveil de la conscience. Son best-seller « l’Empreinte de naissance » (Éd. Quintessence) est devenu une référence dans le domaine du développement personnel. Dans « L’Evidence » (Ed. Dauphin Blanc) il énonce la Loi du Principe qui conduit à un constat qui transforme radicalement et définitivement notre relation aux événements qui nous touchent. contact@bioanalogie.comwww.bioanalogie.com