Grâce à l’écoute biologique du symptôme, nous pouvons réaliser que toutes les maladies ont un sens. Qu’en est-il des maladies infectieuses, c’est-à-dire dont la cause présumée est un agent matériel extérieur ? Quelle est la logique qui préside aux infections microbiennes ? Nous pouvons nous rendre compte que les contagions sont statistiques et pas toujours logiques. Depuis longtemps, il a été observé, par exemple, que les soignants sont épargnés par les microbes ; les microbes feraient-ils un tri parmi leurs cibles, afin d’épargner ceux qui ont un certain rôle ? Il est facile également de se rendre compte que lors d’une épidémie de grippe dans une classe, il n’y a pas 100 % d’enfants malades. Et parmi les enfants malades, les symptômes sont variables d’un enfant à l’autre : sinusite, bronchite, fièvre ou pas, douleurs articulaires ou pas, etc. Alors comment comprendre cette variété de symptômes, de réactions, à partir du même organisme simple, c’est-à-dire le microbe ?

Observations

Nous allons tout d’abord observer des faits : les bactéries sont les ancêtres de la vie. Elles sont la première trace de vie présente au fond des océans. Il s’agit à la fois de nos ancêtres et de nos cousins.Les bactéries sont responsables de 90 % des réactions chimiques. Lors d’une poignée de main, 34 millions de microbes passent d’une personne à l’autre. Nous sommes en permanence infestées de milliards de microbes sans être malades. Les microbes sont présents dans l’air, dans l’eau, dans nos aliments, dans le lait, partout. Le corps est constitué de 100 mille milliards de germes. Il existe des porteurs sains pour tous les microbes qui existent : méningocoques, staphylocoques, streptocoques, HIV, BK, méningocoques, etc. Les microbes ne sont jamais spontanément pathogènes. Sans raison apparente, d’inoffensifs ils deviennent agressifs. Pourquoi ? Au début du siècle dernier les chercheurs absorbaient des germes du choléra sans contracter le choléra. L’un d’entre eux, Claude Bernard ,a affirmé : « Pasteur s’est trompé. Le microbe n’est rien. Le terrain est tout. ».
Il a été observé que certains virus entraient dans des cellules afin de stimuler la division cellulaire de cette cellule.

Hypothèses

Face ces observations, l’hypothèse du décodage biologique est la suivante : ce serait le corps lui-même, à travers le système immunitaire, qui donnerait la permission aux germes d’être actifs ou non, et cela, à tel endroit et non à tel autre. En effet, lorsque nous avons des germes dans les bronches, les organes contigus ne sont pas affectés. Lorsque nous subissons un abcès, un anthrax, un furoncle au niveau de la peau, l’infection est circonscrite. Toujours. Comme si le corps disait : « stop ! Pas plus loin. » Ainsi, à certains moments de notre vie, nous sommes malades, et à d’autres moments nous sommes porteurs sains du même microbe. Le germe vient comme apporter une information venue de l’inconscient collectif afin de permettre à notre corps d’évoluer. Et celui-ci accepte ou refuse ce marchepied. De toute façon, l’humanité ne peut pas faire autrement qu’évoluer, se transformer, changer. Regardez vos livres d’histoire et vous comprendrez ce dont je parle : nous ne sommes plus dans des grottes ! Lorsque nous arrivons au beau milieu d’un incendie et que nous voyons les pompiers présents, croyez-vous pour autant que ce sont eux qui ont allumé le feu ? Bien sûr que non. Lorsque vous rencontrez quelqu’un de malade et porteur des microbes, est-ce que ce sont les microbes qui ont causé sa maladie ou sont-ils là pour l’ aider à l’éliminer ? C’est une question.

Les mycoses

Je vais prendre comme exemple les mycoses. La biologie des champignons est très simple : ils vivent aux dépens de la matière morte. Qu’il s’agisse du mildiou à la surface des cellules mortes qui recouvrent la vigne, qu’il s’agisse des champignons sur les souches des arbres morts, tous les champignons sont là pour transformer la matière morte.
– Lorsque je rencontre Mme X. qui se plains d’une mycose sur l’avant-bras gauche, je lui demande si elle a porté quelque chose de mort sur cet avant-bras avant les premiers symptômes. En effet, me raconte-t-elle dans un sanglot : « mon petit chat est mort. Mon mari et moi nous n’avons pas d’enfants. Et je me souviens encore de ce moment où il creuse un trou dans le jardin afin d’enterrer Miminne, pendant que je continue et pour la dernière fois à le caresser sur mon épaule gauche…»
– Mlle X. se plaint d’une mycose vaginale. Depuis quand ? Depuis qu’elle a accepté à contrecoeur de faire une IVG. La mort est là, en elle.
-Mlle Y. souffrait également de mycose vaginale. Il s’agit de la relation à son fiancé qui est morte. Il l’a quitté. Elle ne le reverra plus.
– Mme W. contracte des champignons au niveau de la plante des pieds suite à un bain à la piscine municipale. Son inconscient est alors aussitôt en contact avec son jeune frère qui est mort noyé. Je lui propose d’enterrer dans une boîte à chaussures une photo de son frère, et des champignons de Paris. C’est ce qu’elle fait avec beaucoup d’émotion. La mycose disparaît rapidement.
– Mr.Z souffre de pityriasis dans le dos. Que s’est-il passé avant ce symptôme ? Alors que sa grand-mère vient de mourir, son grand frère lui demande : « est-ce que tu vas te rendre à l’enterrement ? », « Non c’est trop loin », répond-il. Se ravisant dans la soirée, Mr Z se rend tout de même à l’enterrement sans informer son frère. Lorsque le grand frère apprend cela, il est fou de rage : « je suis l’aîné. Tu aurais dû m’avertir. Et je serais venu. » Les deux frères se fâchent et repartent dos à dos. Depuis ce jour, Mr Z ne parle plus à son frère, la relation est morte. Lorsque Mr Z pourra parler de cela et enfin éliminer l’émotion douloureuse relative à la mort réelle de la grand-mère et de la mort symbolique de la relation au frère, les symptômes disparaissent.

On voit à travers tous ces exemples que ces infections dues aux champignons traduisent la présence d’un conflit actif et non pas en résolution comme certains l’affirment. Lorsque j’ai entendu, dans un documentaire, que les champignons se nourrissent uniquement de matière morte, j’ai aussitôt interrogé mes patients sur le thème du deuil. Et les réponses ont fusé. Par conséquent, pour moi, le décodage biologique de la mycose (pityriasis, candidat, muguet, etc.) est le suivant :« je n’arrive pas à finir le deuil réel ou symbolique de… »

Christian Flèche