l y a plusieurs hypothèses concernant la cause des irritations et des maladies cutanées. Les différentes théories vont de la prédisposition génétique, à la sensibilité au contact de substances alimentaires et autres, en passant par la mauvaise circulation et le stress. Quelle que soit la théorie du moment, la dermatologie conventionnelle est incapable de répondre aux questions suivantes : Qu’est-ce qui provoque le déclenchement d’une maladie cutanée ? Qu’est-ce qui détermine sa gravité et sa durée ? Pourquoi une personne réagit-elle par un eczéma, une autre par un psoriasis et une autre encore par un herpès ? Pourquoi une éruption cutanée apparaît-elle sur une partie précise du corps ? Pourquoi se situe-t-elle du côté gauche plutôt que du côté droit ?

Conflit de séparation

En analysant et comparant des milliers de scanographies du cerveau, le Dr Hamer a découvert que la peau réagit toujours lorsque nous subissons une perte soudaine de contact physique, une perte vécue comme si, par exemple, « mon enfant, mon parent, mon ami ou mon partenaire a été arraché de ma peau ». L’aire du cerveau qui reçoit l’impact d’un « conflit de séparation » se situe dans le cortex sensoriel. Au cours de l’évolution, le cortex sensoriel s’est développé en même temps que l’évolution des problématiques sociales telles que la menace de séparation du « groupe » – le troupeau, la meute, la famille – et la capacité d’exprimer le lien social et émotionnel par l’entremise du contact cutané.
La séparation d’un être cher peut être une expérience fort pénible au niveau émotionnel. Dans la nature, la séparation de la meute, du mâle/de la femelle ou d’un rejeton devient, lorsque prise dans un contexte biologique, une situation d’urgence. Un programme biologique spécial bien-fondé se met donc en place pour aider l’organisme à s’adapter à cet événement traumatisant. Durant la phase de conflit actif, la peau perd des cellules épidermiques, causant ainsi une perte de sensation au toucher. Cette « paralysie » sensorielle est une forme de protection naturelle contre de futurs traumatismes de même type. À la suite de la perte de cellules épidermiques, la peau devient sèche, rugueuse, et peut faire des flocons.

Symptômes de réparation

La résolution du conflit devient le point de bascule vers la réparation. En même temps qu’il y a réparation au niveau psychologique, la peau commence aussi à se réparer : de nouvelles cellules viennent combler et reconstruire la région ulcérée avec de nouvelles cellules. Durant le processus de réparation, il se produit au niveau de la peau une inflammation, une démangeaison, des cloques, et de l’enflure. Les désordres cutanés tels que l’eczéma, la dermatite, la rosacée, l’urticaire, ou l’herpès sont donc des signes positifs qui indiquent qu’un processus naturel de réparation suit son cours. La dermatite neuropathique est une inflammation « chronique » de la peau. En Médecine Nouvelle Germanique, le terme « chronique » signifie que la phase de réparation ne peut se compléter à cause de récidives de conflit constantes. La thérapie GNM se concentre donc sur l’identification de la situation conflictuelle originelle, ainsi que sur les déclencheurs qui interrompent le processus de réparation et qui sont la raison sous-jacente de la prolongation de la phase de réparation. Le modèle biphasique de toutes les maladies apporte également une meilleure compréhension du psoriasis. Le psoriasis, ainsi que l’a découvert le Dr Hamer, implique toujours deux conflits de séparation. Le conflit actif se caractérise par une peau floconneuse, tandis que le conflit résolu se caractérise par des plaques rouges. Le résultat présente une image familière : des écailles argentées sur une surface rouge.

La latéralité

Les désordres cutanés sont particulièrement en augmentation chez les enfants. Les enfants subissent souvent un conflit de séparation à la naissance d’un frère/d’une sœur, lorsque maman retourne au travail, lorsqu’ils craignent que les parents se séparent ou lorsque ceux-ci se séparent. Aussitôt que l’enfant s’adapte à la nouvelle situation, la dermatite se développe, habituellement à l’intérieur des bras. Psychologiquement parlant, ceci démontre que la séparation a été vécue comme : « Je ne peux plus t’embrasser ! », « Je ne peux plus te tenir ! ». Ceci nous amène à nous poser la question suivante : pour quelle raison un désordre cutané se manifeste-t-il sur une région du corps particulière ? C’est ainsi que le Dr Hamer a découvert une autre règle biologique : Il a découvert que si une personne droitière vit un conflit de séparation par rapport à son enfant ou sa mère, le côté gauche du corps sera affecté ; si le conflit est par rapport à un partenaire (n’importe qui sauf notre mère ou nos enfants), la réponse sera du côté droit. Pour les gauchers, c’est l’inverse. Cependant, ce programme biologique inné peut aussi se produire exclusivement à l’endroit où la séparation a été vécue subjectivement, par exemple, sur la joue, sur le ventre, ou toute autre région de la peau à partir de laquelle nous ressentons qu’un être cher « a été arraché ».

Séparation et mémoire

Une autre réponse naturelle importante à la suite d’une perte de contact physique est un dysfonctionnement de la mémoire à court terme. Nous constatons ce phénomène chez les mammifères, par exemple les chats, lorsqu’une mère ne reconnaît plus ses chatons qui lui ont été enlevés. Nous les humains, qui avons partagé notre environnement avec les mammifères pendant des millions d’années, répondons exactement de la même façon. L’ « oubli » durant la phase de détresse consécutive à une séparation a aussi une signification biologique puisqu’il aide l’organisme à gérer la détresse émotionnelle au niveau psychique. Lorsque nos enfants présentent ce « désordre », le diagnostic posé est souvent celui de Désordre de déficit d’attention (DDA). Lorsque les personnes âgées commencent à perdre la mémoire, on pose le diagnostic de la Maladie d’Alzheimer. Cependant, un regard rapide sur notre société nous révèle rapidement la raison pour laquelle ces troubles de la mémoire deviennent de plus en plus fréquents : ils sont en rapport avec les séparations et les pertes de contact physique, de plus en plus nombreuses elles aussi dans nos villes de grande solitude.

Carolin Markolin

Docteur en littérature germanique de l’université de Salzbourg (Autriche), Carolin Markolin a enseigné au Canada avant d’interrompre sa carrière académique pour étudier la médecine naturopathique. C’est alors qu’elle découvre la Médecine Nouvelle Germanique (GNM ®) du Dr Ryke Geerd Hamer, dont elle devient l’élève particulière. Depuis 2002, elle enseigne la GNM à temps plein et en diffuse la connaissance dans les pays anglophones.
Site : www.learninggnm.com