LA 4ème LOI BIOLOGIQUE : LE RÔLE DES MICROBES

Brièvement évoquées dans le N°1 de Néosanté, les cinq « lois biologiques de la nature » sont les cinq piliers sur lesquels repose la « Médecine Nouvelle » du Dr Ryke Geerd Hamer. Appelée par son auteur « le système ontogénétique des microbes », la quatrième loi est peut-être celle qui bouleverse le plus les conceptions classiques, car elle remet complètement en question la causalité infectieuse des maladies. Qu’il s’agisse des champignons, des bactéries ou des virus, tous ces prétendus ennemis sont en réalité des alliés qui opèrent sous les ordres du cerveau durant la phase de réparation des maladies. Le Dr Henrard nous résume l’essentiel de cette vision radicalement nouvelle.

Les hypothèses relatives à l’aspect infectieux de nombreuses maladies se sont tellement bien établies dans la pensée courante qu’elles sont devenues des dogmes tout aussi inviolables que ceux du cancer. Il peut donc être utile de rappeler les grandes étapes qui ont permis d’ancrer cette théorie de l’infection et de constater qu’ici aussi, le malade est étudié et abordé comme un organisme sans psychisme.

L’histoire en trois temps d’une conception

Les microbes furent scientifiquement découverts dans la seconde moitié du 19ème siècle et décrits comme des êtres vivants de taille microscopique, d’où leur appellation de micro-organismes. Mais ils se révélèrent doués de la plupart des propriétés de la vie : mobilité, nutrition, respiration, excrétion, reproduction. On les reconnut vite comme responsables de phénomènes banals tels que fermentations et putréfactions, mais c’est l’aspect médical qui nous intéressera ici. On les voyait en effet pulluler chez de nombreux malades présentant entre autres de la fièvre et des sécrétions purulentes. Divers tableaux pathologiques furent ainsi reliés à l’infestation de microbes spécifiques. Plus tard, le perfectionnement de la microscopie électronique permit d’observer des micro-organismes encore plus petits qu’on appela virus. Ceux-ci, contrairement aux autres microbes que sont les champignons et bactéries, sont considérés à la frontière du règne vivant dans la mesure où ils possèdent bien un matériel génétique mais sont incapables de se multiplier seuls. Ils doivent s’introduire dans une autre cellule dont ils utilisent le propre système de reproduction.
Entretemps, les progrès incessants de la microscopie et de la biochimie apportèrent des renseignements de plus en plus complexes sur les réactions de nos cellules, et particulièrement les globules blancs, face à ces microbes. Quand ceux-ci pullulaient chez des malades, on assistait à un énorme remue-ménage dans ces globules blancs, accompagné de la synthèse de nombreuses substances et de phénomènes de destruction des microbes. Il en résulta la conception du système immunitaire qui est notre défense naturelle contre des ennemis, et d’autant plus dangereux qu’ils se transmettent d’un malade à un bien-portant qu’ils risquent de contaminer.
La dernière étape qui viendra confirmer la théorie infectieuse est l’avènement des médicaments destinés à épauler notre système immunitaire jugé quand même trop souvent défaillant, les antibiotiques et produits assimilés. Ces médicaments tuaient les microbes ou empêchaient leur multiplication in vitro, c.-à-d. dans les cultures de laboratoire, et soulageaient souvent des symptômes in vivo,
c.-à-d. chez les malades infectés. Les développements du catalogue des micro-organismes, de la biologie moléculaire et de la médiatisation du savoir médical ont fait le reste. Aujourd’hui, la culture de l’homme civilisé est complètement imprégnée de celle des microbes, augmentant la liste de ses peurs.

Et une valse de questions

Cette vision du phénomène infectieux peut sembler très logique mais de nombreux chercheurs y ont pourtant relevé des incohérences, des lacunes et des questions troublantes. Résumons-les très brièvement. Si beaucoup de microbes sont responsables de nos maux, infiniment plus nombreux sont ceux inoffensifs et même indispensables à la vie comme les milliards de germes qui peuplent en permanence notre corps. Dans beaucoup de maladies infectieuses, ce sont nos propres microbes habituels qui se mettent à proliférer et de physiologiques, ils deviennent pathologiques. Il y en a même qui deviennent résistants aux antibiotiques car beaucoup de bactéries et surtout de virus changent de conformation et de propriétés. Pourquoi ces mutations pathogènes, dont le HIV notamment est un champion ? La contagion obéit plus au hasard des statistiques qu’à des corrélations constantes, et la présence dans le corps de germes réputés dangereux ne conduit pas nécessairement à la maladie. Pourquoi une telle différence de ‘sensibilité’ et de ‘virulence’ d’un individu à l’autre ? Quelques audacieux au début du 19ème siècle ont même ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients récemment morts de choléra, sans pour cela être malades eux-mêmes.
La tendance générale à laquelle aboutissent ces considérations critiques rejoint la célèbre citation de Claude Bernard « Pasteur s’est trompé. Le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout ». C’est le différend bien connu entre Béchamp et Pasteur qui aurait reconnu son erreur à la fin de sa vie. La conception s’étoffe et repart dans un discours sur l’équilibre des forces entre le microbe et son hôte, et sur tous les facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Face à ces constatations, la science revient en force en décrivant toujours plus à fond les heurts et malheurs d’un système immunitaire. Classiquement il s’agit d’un système complexe de cellules réparti dans tout l’organisme, chargé notamment de lutter contre l’ennemi microbien. Mais tout ceci ne consiste qu’à déplacer le problème car pourquoi la faiblesse ou la force de notre immunité ?

Une découverte plus cohérente

C’est la quatrième loi biologique qui va nous permettre de sortir de ce labyrinthe théorique. Ceci en intégrant toujours ce chaînon manquant qu’est le psychisme, ou plus exactement la triade, et en se basant uniquement sur des faits d’observation vérifiables. Hamer l’a définie également en 87, comme étant « Le système ontogénétique des microbes ». Les mêmes remarques s’appliquent à ces termes que dans la 3ème loi. Système pour la classification devenue cohérente des interventions microbiennes. Et ontogénétique, car c’est à nouveau l’ontogenèse qui va nous y aider. Cette loi nous montre deux réalités, les microbes n’interviennent qu’en deuxième phase et se répartissent suivant l’origine embryonnaire des tissus.
Les microbes ne se mettent à proliférer qu’après la solution du conflit, sauf les mycobactéries qui le font déjà en 1ère phase. Cela sur ordre du cerveau qui a dès lors inversé son mode de fonctionnement, désormais orienté vers la réparation. Et leur rôle s’arrête quand la 2ème phase est terminée. Ils participent donc à la restauration des organes préalablement atteints pendant la phase conflictuelle. Leur « travail » consiste à détruire, nettoyer ou colmater les lésions, ceci bien sûr dans un climat inflammatoire dont l’inconfort sera proportionnel au travail à réaliser. A défaut de ces collaborateurs, la réparation sera seulement incomplète. Si on les neutralise artificiellement par des médicaments, ils reprendront par après leur activité qu’on appelle une récidive. Et si c’est par le biais de leur mutation, on parlera de résistance microbienne. La contamination ou passage d’un microbe d’une personne à l’autre est une évidence qu’Hamer n’a jamais niée, que ce soit par un contact physique, la voie respiratoire ou de la mère au fœtus via le placenta et le cordon ombilical. Mais elle a été interprétée de façon péjorative par la médecine car elle signifiait le risque majeur de transmission de la maladie.
Or la 4ème ème loi nous montre que la contagion pure n’est qu’une expérience limitée de laboratoire, un individu ne pouvant être contaminé, tout en développant une infection, qu’en deuxième phase de sa maladie. Et l’ampleur de son infection sera déterminée par l’ampleur des dégâts acquis au terme de sa phase conflictuelle, et non par la virulence du germe en soi ou de la gravité de l’infection observée chez le contaminateur. Il faut encore que le micro-organisme convienne au tissu en réparation chez le soi-disant contaminé. Le plus souvent ce sont nos propres microbes qui vont proliférer à l’endroit et pour le temps déterminés par notre ordinateur cérébral. Ainsi dans la grande majorité des infections, nous trouverons les staphylocoques, streptocoques, entérocoques et autres colibacilles. Devenus pathogènes, le staphylocoque sera doré, le streptocoque hémolytique, etc. J’utiliserai une image un peu humoristique en vous demandant si vous gardez vos vêtements de ville pour faire du jardinage, nettoyage ou bricolage. Mais de nombreux germes sont latents à l’état endémique, c.-à-d. présents dans nos propres régions et prêts à intervenir dès que nous en avons besoin.

La répartition des microbes

Chacun de nos tissus dérive d’un des grands feuillets embryonnaires, et c’est cette origine qui est le critère de choix des différents types de microbes. Précisons déjà que les champignons et mycobactéries détruisent les proliférations qui ont lieu en phase conflictuelle. C’est par exemple le rôle du bacille tuberculeux qui élimine plusieurs proliférations de 1ère phase quand celle-ci est terminée. Les bactéries assument, suivant les tissus, un rôle analogue de destruction en cas de prolifération pendant le conflit, ou un rôle de déblaiement préalable à la reconstruction dans des cas de nécrose pendant le conflit. Enfin, les virus contribuent à combler les pertes de substances dans les tissus ulcérés pendant la 1ère phase.

Des précautions quand même

Si l’infection participe à la phase difficile de restauration, elle peut aussi, comme tout symptôme de souffrance, nécessiter une intervention thérapeutique. Mais ce sera essentiellement dans deux éventualités bien précises. D’abord quand son ampleur présente un risque vital pour le patient, notamment dans les deux âges extrêmes de la vie et chez les gens trop affaiblis. Par exemple, un nourrisson ou une personne très âgée n’ayant pas assez de force pour expectorer les sécrétions d’une pneumonie, ou de lutter contre la déshydratation d’une diarrhée persistante. On doit alors la freiner plus ou moins fort, y compris par des médicaments chimiques, antiseptiques et antibiotiques. Ensuite, « l’infestation » par des microbes non prévus dans notre écosystème, et ici la précaution va dans les deux sens. Le plasmodium de la malaria, le virus amaril de la fièvre jaune ou le bacille de Hansen de la lèpre ne sont pas prévus pour les visiteurs occidentaux. Pas plus que le paramyxovirus de la rougeole pour les Amérindiens ou les Africains, et plus exactement les adultes car la rougeole fait partie des conflits de la petite enfance où l’affection est banale. Le déplacement en quelques heures à l’autre bout de la planète est certes une prouesse technique intéressante, mais l’import-export microbien qui en résulte n’est pas encore programmé par la nature.

Et les épidémies ?

L’épidémie, quant à elle, est encore une réalité qu’on peut mieux comprendre à la lumière des lois biologiques. L’infection atteint ici un grand nombre d’individus et le microbe semble donc se propager fortement, confirmant le mythe de la contagion. Mais le conflit peut concerner plus d’une personne, et nous prendrons trois exemples pour l’illustrer. Un patient peut déclencher une hépatite quelque temps après son conjoint parce qu’il a résolu plus tard le même conflit financier qui tracassait le couple. Une nation entière peut mettre fin à l’envahissement de son pays et après la résolution de ce conflit territorial, la grippe espagnole, asiatique ou celle du dernier millésime en décimera une grande partie. Mais tous ne seront pas atteints et s’ils le sont, ce sera à des degrés très divers, encore et toujours en fonction de la masse conflictuelle. Le choléra fait effectivement des ravages dans les populations qui ressentent le manque de pouvoir ingérer de la nourriture, et qui traquent le moindre espoir d’une action humanitaire. Ici, les conflits sont souvent en balance, affaiblissant progressivement ces populations. Et n’oublions pas la famine engendrée par les guerres et la surexploitation des pays en voie de développement. L’épuisement qu’elle provoque diminue aussi la possibilité des énormes réparations qui suivent les solutions. Celles-ci deviennent alors temporaires, rarement complètes et le plus souvent impossibles.
Mais la Médecine Nouvelle n’a pas d’explication sur la présence préalable des microbes. Même l’épidémiologie n’apporte que des réponses multiples dont chacune est insuffisante si elle est prise séparément : phénomènes climatiques, santé précaire des populations suite à la misère, la faim et l’exploitation, mutations naturelles des microbes, exportation des germes véhiculés par les espèces humaines et animales qui se déplacent sur la planète, et plus tard le développement du commerce international. Les épidémies ont de tout temps marqué l’histoire des sociétés humaines. Les études de l’OMS en montrent l’évolution généralement en forme de courbe ascendante puis descendante, leur tendance à souvent disparaître et la possibilité de leur reprise dans d’autres régions du monde.
Commençons par une épidémie récurrente et aux effets limités, celle de la grippe. Nous sommes bien sûr obligés de reconnaître sa plus grande fréquence en hiver et nous l’expliquons par des courants climatiques qui nous apportent chaque année des nouvelles souches de virus ayant plus ou moins muté. Mais une personne ne la fera qu’en cas de conflit de type territorial et en proportion de sa masse conflictuelle. En d’autres saisons, elle utilisera d’autres virus toujours disponibles et les symptômes seront tout aussi variables dans leur forme et leur intensité que pour la grippe hivernale.
Pour les grandes épidémies qui ont décimé de vastes régions, je prendrai les exemples de la peste et de la lèpre. La peste a effectivement fait des ravages en Europe pendant le Moyen âge. Elle fait intervenir une bactérie, le bacille de Yersin et ses deux manifestations principales sont la peste bubonique attaquant les ganglions et la peste pulmonaire provoquant de multiples symptômes pulmonaires, surtout au niveau des alvéoles. Mais l’atteinte ganglionnaire correspond à un conflit de crainte et d’insécurité et celle des alvéoles à un conflit de peur pour sa vie : des ressentis bien d’actualité à cette époque. Dans la lèpre et sa mycobactérie ou bacille de Hansen, on distingue plusieurs formes dont la principale concerne la peau. Or, la nécrose de l’épiderme est la 1ère phase d’un conflit très intense de séparation et la prolifération du derme est la 1ère phase d’un conflit sur son intégrité physique. On peut dès lors comprendre pourquoi cette affection persiste encore dans certaines régions avec un profil épidémique. Ainsi que la possibilité de développer ces symptômes à des degrés très divers chez toute personne et en tous lieux si elle vit les mêmes conflits, mais toujours proportionnellement à sa masse conflictuelle.
Je conclurai en répétant que pour n’importe quelle affection, la différence entre une vaste extension et une atteinte beaucoup plus sporadique, voire individuelle, est dans le nombre de personnes vivant le même conflit. Le raisonnement est d’application pour toutes les autres épidémies : tuberculose, poliomyélite, diphtérie, tétanos, variole, coqueluche et plus récemment le sida. Il y a enfin un fait que le lecteur doit savoir, qu’aucune vaccination n’a jamais fait régresser aucune épidémie.

Le système immunitaire

Avec cette quatrième loi, que reste-t-il du système immunitaire? Seulement les faits incontestables que sont les nombreuses modifications biologiques observées mais qu’il faut recadrer dans une vue plus globale, le système immunitaire étant un mécanisme de modulation du travail microbien. Pendant la phase conflictuelle, il est au repos quelles que soient les dégradations de nos organes. Dès la solution du conflit, il laisse proliférer et œuvrer les microbes pendant la phase réparatrice, pour les ramener à une présence normale quand celle-ci est terminée.
Un tel système de modulation est nécessaire car les microbes sont des organismes vivants autonomes et prolifèrent donc naturellement. L’équilibre hôte/microbe, c’est la symbiose entre les grands organismes et les micro-organismes, qui date de l’émergence du monde vivant et ne peut se maintenir qu’en fonction des lois biologiques qui règlent le fonctionnement des ensembles vivants. Cette symbiose n’est qu’un cas particulier d’une convivialité équilibrée, existant dès qu’il est question d’une population de cellules. Sans même parler de microbes, les cellules de nos tissus sont déjà soumises à des règles ancestrales de reproduction. Pendant notre développement embryonnaire, nous passons de la taille microscopique d’une seule cellule à environ trois kilos, et cela en neuf mois. Pourquoi, à cinquante ans, n’atteignons-nous pas la taille d’une petite maison ? Au lieu d’un tel prolongement, notre courbe de croissance s’infléchit jusqu’au sortir de la puberté, pour ne permettre finalement que le remplacement des cellules mortes par leur cycle propre de vieillissement ou la destinée de leur fonction. Or, ces ordres de régulation, y compris ceux de la maturation pubertaire, émanent des cellules du système nerveux, qui sont d’autre part les seules à ne plus pouvoir se reproduire. Comment peut-on alors encore ignorer le rôle du cerveau dans cette reprise de multiplication qu’est le phénomène tumoral ? C’est en observant la constante relation entre le fonctionnement des microbes, des organes, du cerveau et du psychisme, qu’Hamer a pu retrouver les grandes lois biologiques qui montrent toute la cohérence de la santé, de la maladie et du passage réversible de l’une à l’autre.

(A suivre)

Pendant les 15 premières années de sa pratique de médecin généraliste à Bruxelles, le Dr Michel Henrard a étudié les approches alternatives du cancer. Il a rencontré le Dr Hamer en 1989 et longuement vérifié la validité de ses théories . Basé sur 20 années d’expérience, son ouvrage « Comprendre sa maladie d’après les découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer » (éditions Amyris) est une présentation à la fois abordable et rigoureuse de la Médecine Nouvelle.
Pour accéder aux pages de Michel Henrard sur Internet :
http://membres.multimania.fr/biologie