LA 1ère LOI BIOLOGIQUE : L’ ORIGINE PSYCHIQUE DE LA MALADIE

Brièvement résumées dans le N°1 de Néosanté, les cinq « lois biologiques de la nature » sont les cinq piliers sur lesquels repose la « Médecine Nouvelle » du Dr Ryke Geerd Hamer. C’est pourquoi il nous semble important de vous familiariser plus avant avec cette quintuple révolution de la pensée médicale. Auteur du livre « Comprendre sa maladie d’après les découvertes du Dr Hamer » , le Dr Michel Henrard a accepté de jouer le guide pour ce voyage en 5 étapes.

Cette loi biologique est la première qu’a énoncée son auteur, en la baptisant de « Loi d’airain du cancer ». Loi parce qu’il s’agit bien de constatations de rapports nécessaires et constants entre des faits (cf. dictionnaire). Airain car la résistance de cet alliage fait allusion à la solidité de la loi dont la vérification n’est jamais mise en défaut… si on l’utilise. Et cancer pour des raisons historiques, car c’est par ce type de maladie qu’il a commencé ses recherches. On pourrait tout aussi bien l’appeler la « loi d’airain des maladies ». Hormis celles dues à des facteurs externes évidents et qui ne rentrent pas le cadre de cette loi. Il s’agit des traumatismes divers, intoxications, irradiations, carences nutritionnelles et vitaminiques, affections génétiques. Elle est le pivot de tout le système explicatif, par les notions de base les plus importantes qu’elle nous apporte.

La triade cerveau-psychisme-organes

Le seul examen des modifications (fonctionnelles et lésionnelles) d’un organe ne nous renseigne pas sur leur origine. Quelle que soit l’étendue de cet examen, il ne nous livre qu’une description qu’on appelle le diagnostic ; le diagnostic d’une maladie parmi des centaines d’autres… Mais pourquoi justement celle-là, et à tel moment de la vie d’une personne ? Pour comprendre, il nous faudra encore tenir compte de deux éléments. Commençons par le plus simple à définir.
Il s’agit toujours d’un organe, mais très particulier et fort complexe : le cerveau. Il est particulier car son rôle peut être comparé à un superordinateur gérant l’ensemble du corps, par ces multiples terminaux que sont ses prolongations nerveuses en contact avec tous nos organes. Il est complexe de par toutes les fonctions que nous lui connaissons déjà : sur la mémoire, les émotions, les facultés intellectuelles, la régulation de nos fonctions automatiques ou non conscientes, etc. C’est la fonction supplémentaire qu’Hamer lui a trouvée qui en fait un élément incontournable dans la compréhension de la maladie : quasiment chaque endroit du cerveau est en relation – par ses prolongations nerveuses – avec un organe précis du corps. Cet endroit ou « relais » gère cet organe en lui envoyant les informations correctes pour un fonctionnement optimum. Il s’ensuit qu’un dysfonctionnement du relais sera à l’origine des modifications pathologiques de l’organe correspondant. Reste à savoir maintenant ce qui dérègle une zone précise du cerveau.
Ce troisième élément n’est pas un organe mais le côté ou la partie sensible, émotive et subjective de notre être. C’est par elle que nous prenons conscience de la réalité, ou plutôt de notre réalité. Pour le nommer, Hamer a choisi le terme simple et suffisamment connu de psychisme. Mais nous n’aurons besoin d’aucune école ou grille d’approche codifiée qui fasse partie du vaste domaine qu’est la psychologie. L’unique facteur que nous aurons à considérer le plus précisément possible est ce que l’individu a ressenti lors d’un événement difficile pour lui. J’utiliserai souvent les termes de « ressenti » ou de « vécu » pour désigner dans le psychisme, ce qui est d’autant plus primordial que c’est à ce niveau que se joue le début de la maladie. Nous avons maintenant les trois éléments que constitue la triade psycho-cérébro-organique. Mais pour éviter de répéter des expressions un peu longues, j’utiliserai le plus souvent le terme de triade. Nous allons maintenant voir ses caractéristiques, puis ce qui se passe à chacun de ses trois niveaux, pour comprendre le processus qui engendre ce qu’on appelle une maladie.

Le fonctionnement de la triade, ses connexions.

Sa première caractéristique est qu’elle fonctionne de façon synchrone : s’il y a perturbation à un des trois niveaux, il y en a une correspondante et en même temps aux deux autres. Ceci est valable quel que soit le stade de la maladie, ou ce que nous appellerons plus tard les « phases » : la phase de développement et celle de la réparation tendant à la guérison. Sa deuxième est le sens directionnel de la perturbation. Celle-ci part du psychisme, touche en même temps (puisqu’il y a synchronisme) une zone du cerveau qui immédiatement dérèglera l’organe correspondant.
Entre les trois éléments reliés existent deux connexions : entre le psychisme et le cerveau et entre celui-ci et les organes. Il n’y a pas d’interaction directe entre le mental et le corps : le circuit passe par le système nerveux. La seule exception n’en est pas vraiment une : c’est le ressenti douloureux de nos organes qui nous font souffrir. Mais dans ce cas, on se retrouve devant le scénario classique qui va à nouveau modifier la triade dans le même sens. Je voulais quand même évoquer cette éventualité car nous y reviendrons plus tard, notamment en étudiant le
« cercle vicieux » de certaines affections. Il existe aussi des conséquences dues à l’état du cerveau et se répercutant sur le psychisme et d’autres organes, mais nous verrons cela dans la 2èmeloi. Pour le moment, gardons à l’esprit la séquence que nous qualifierons de « normale ».

Ce qui se passe au niveau du psychisme. Le choc et le conflit.

C’est par son psychisme que l’individu aborde la réalité de l’existence et de ses difficultés : il s’agit donc de sa réalité à lui, de la façon dont lui ressent les événements de sa vie. Tant qu’il peut « gérer » mentalement ces difficultés – par exemple, en les anticipant ou en disposant d’assez de ressources acquises dans son histoire antérieure – il ne sera pas malade. Il vivra éventuellement des émotions plus ou moins fortes et désagréables mais qui se résoudront vite avec, comme seules conséquences, quelques perturbations fonctionnelles et temporaires. C’est, par exemple, une période d’insomnie par surcroît de préoccupations, un estomac noué après une dispute banale, un besoin plus fréquent d’uriner, des transpirations ou des battements de cœur dans l’appréhension d’une rencontre, etc. Rien que des « secousses » autour d’un centre de gravité qui reste stable mais qui entraîne déjà des répercussions via le système nerveux et donc un « langage du corps ».
Mais les multiples stress liés aux soucis de la plupart d’entre nous, pas plus que l’accumulation de l’un ou plusieurs d’entre eux, ne suffisent à jouer le rôle de détonateur qui, via la perturbation de la triade, engendrera une maladie. C’est à dessein que j’utilise le mot de détonateur, car c’est par un choc psychique que commence le processus de toute pathologie. Le choc est une expérience douloureusement vécue mais brusque et imprévue. Et cela quel que soit notre degré préalable de préoccupation(s). Il nous prend au dépourvu, ne nous laissant pas de possibilités de réagir très vite par un comportement habituel pour nous et suffisamment efficace. Il nous laisse au contraire comme assommé, consterné, déstabilisé. Pour illustrer cet aspect brusque et imparable, Hamer utilise l’image d’un gardien de but qui se dirige d’un côté alors que la balle atteint le but de l’autre côté : il ne peut rien faire, que regarder la balle avec consternation. Cette image rend bien le fait d’être pris à « contre-pied ». C’est alors immédiatement le début de ce qu’Hamer a qualifié de conflit biologique. Sur le plan psychique, l’individu restera sous l’emprise du choc, « ressassant » l’événement qu’il n’a pu gérer, à la recherche d’une solution. Et les deux autres éléments de la triade synchrone seront simultanément déréglés. Mais avant d’aborder les niveaux cérébral et organique, voici une petite histoire dont je me suis souvent servi en consultation.
Je demande à la personne d’imaginer qu’en quittant mon cabinet, elle rencontrera un grand ami qu’elle n’a plus vu depuis six ans et qu’elle aura tendance à lui sauter dans les bras, pleine de joie ; mais je la préviens qu’elle sera très mal accueillie, voire insultée. Si je parviens à l’en convaincre quand elle sortira, elle aura pu anticiper la chose et il n’y aura pas de choc. Par contre, si elle sort et qu’elle ne le sait pas, elle va à la rencontre de cet ami et lui exprime sa joie : « Je suis content de te revoir, cela fait des années.. ». Mais elle est interrompue par la réponse : « Je n’ai pas plus aucune envie de te voir, je t’ai assez vu, fiche-moi la paix ». La personne peut en faire un conflit de se sentir rejetée parce que c’est quelque chose qui lui arrive de douloureux et de totalement imprévisible. Déstabilisée sur le coup, elle ne peut gérer cette expérience par une réaction et un comportement habituels chez elle. Hamer a donné à ce choc le nom de « DHS », initiales de Dirk Hamer Syndrome, en souvenir de la mort de son fils Dirk et à la suite de laquelle il développa lui-même son cancer. Dans cette série d’articles, j’utiliserai indifféremment les deux expressions de choc ou de choc conflictuel, puisqu’il est à l’origine du conflit, et de DHS.

Un autre point important à souligner, c’est le côté profondément intime et donc « impliquant » du choc. Si celui-ci est vécu comme un coup du destin, devant lequel on n’aurait de toute façon rien pu changer, il n’engendrera pas de conflit. Il faut au contraire que nous nous sentions concernés personnellement, avec un sentiment de déchirement intérieur, de remise en question, dont nous ne pouvons sortir. Même la souffrance morale, du moins dans son acception habituelle, n’est pas un critère de choc conflictuel. La meilleure preuve est le deuil, que nous avons quasiment tous à connaître un jour. Si le fait d’apprendre brutalement la mort d’un être cher était un DHS, nous en serions tous plus ou moins gravement malades, ce qui n’est nullement le cas. Par contre, si nous nous faisons des reproches – à tort ou à raison, là n’est pas la question – à propos de cette mort, cela peut donner lieu à des conflits parmi les plus graves. A l’origine de cancers, on trouve ainsi des accidents de voiture, des conseils donnés ou omis, et pour lesquels on se ronge encore de longs mois après parce que l’on se sent responsable.
Précisons maintenant la notion de conflit biologique, intimement lié au choc puisque étant sa conséquence immédiate. Conflit est un terme générique signifiant antagonisme, opposition entre personnes ou groupes. Il est utilisé dans divers domaines comme les conflits sociaux, juridiques, armés, etc. Mais il est aussi employé en psychologie, où il désigne l’opposition intérieure, suite à des désirs et motivations inconciliables. Hamer l’a choisi en référence à l’impasse psychique où nous plonge le DHS, mais en ajoutant « biologique » car il perturbe toute la triade psychisme-cerveau-organes, et donc notre fonctionnement biologique. Dans la suite de cette série, le mot conflit sera toujours synonyme de conflit biologique. Tout conflit doit être étudié dans ses deux grandes caractéristiques, deux paramètres dont l’un est « qualitatif » : c’est sa teneur subjective, et l’autre est « quantitatif » : c’est son intensité et sa durée.

La teneur subjective du conflit

C’est la façon tout à fait personnelle dont le choc a été ressenti. On peut aussi parler de contenu subjectif ou de « coloration » individuelle. C’est elle qui va déterminer le relais cérébral touché et l’organe atteint, et non l’événement choc en soi. Celui-ci nous sert uniquement à localiser dans le temps le début du conflit. En d’autres termes, on ne peut établir aucune relation entre l’événement et la maladie. On ne peut prévoir qu’une perte d’emploi, une rupture sentimentale, une injure ou autre forme d’agression, l’issue malencontreuse d’un procès, un cambriolage, etc, provoquera tel ou tel conflit. Illustrons cela par deux exemples, sur lesquels nous reviendrons quand nous verrons les conséquences aux niveaux cérébral et organique, et en nous limitant à quelques possibilités parmi bien d’autres. Ayant subi une réflexion très vexatoire, un homme peut la ressentir comme un rejet par son auteur et faire un ‘conflit de séparation’, le contact avec cette personne n’est plus possible. Mais la notion de contact peut n’avoir aucune importance pour lui car après tout, ce n’est qu’un collègue de travail. S’il reprend à son compte cette vexation faite par un supérieur hiérarchique lors d’une réunion publique, il en fera un ‘conflit de dévalorisation’. Ou encore, la vivant comme une chose inacceptable, le conflit sera ce que nous appelons de ‘contrariété indigeste’. Une femme apprend son infortune conjugale. Les ressentis les plus fréquents sont une frustration sexuelle, l’écroulement de son foyer, une dévalorisation par rapport avec sa rivale, une peur de ne plus pouvoir assumer matériellement son existence. Mais la liste des possibilités est plus longue, avec chaque fois l’affection correspondante. Elle peut aussi comporter plusieurs colorations pour un même choc. Enfin, si l’événement a été bien géré psychiquement, elle n’en aura aucun conflit biologique. Terminons ce paragraphe en insistant sur le fait que cette teneur subjective du conflit se ramène à des émotions fondamentales, au-delà du contenu anecdotique du choc. On trouvera des ressentis tels que rejet, peurs, dévalorisation, dégoût, souillure, combat, rivalité, manque, dépossession, etc.

L’intensité et la durée du conflit

Ces deux éléments sont à relier car ils conditionnent ensemble l’ampleur du conflit. Mais ils ne sont pas nécessairement en relation proportionnelle : un conflit peut être d’intensité forte, moyenne ou faible et dans chaque cas, d’une durée très variable. Il faut néanmoins considérer les deux, car c’est l’ampleur du conflit qui conditionnera l’importance des modifications biologiques. Et celles-ci commencent dès l’instauration du conflit et s’accumulent tant que le conflit n’est pas résolu. Nous verrons le mois prochain les différentes évolutions que peut prendre un conflit, mais arrêtons-nous un instant sur l’intensité du choc initial, qui amorce celle du conflit. Je comparerai le choc à l’impact d’un caillou lancé sur l’étendue calme d’un étang. S’il a le volume d’un poing, les quelques vaguelettes centrifuges qu’il provoquera seront vite amorties. Pesant une tonne, les vagues arriveront sans doute jusqu’à s’éteindre sur les rives. Et si c’est un météorite, toute la terre environnante sera ébranlée, et le processus durera d’autant plus longtemps, pouvant même laisser des traces que nous appelons cicatrices. Cette simple image permet de comprendre que l’intensité du DHS peut influer sur la durée du conflit, mais pas de façon quantitativement proportionnelle, car même un conflit intense peut être résolu assez vite. Voici deux exemples pour montrer que l’intensité et la durée ne sont pas systématiquement liées. Vous apprenez que votre enfant est hospitalisé, loin de votre domicile, suite à un accident de voiture ; et vous l’aviez laissé partir malgré qu’il n’a pas encore son permis de conduire. Si vous en faites un choc conflictuel de peur pour sa vie, le conflit peut être résolu dès que vous arrivez à l’hôpital et comprenez qu’il n’a que quelques légères lésions : un choc intense mais un conflit court.
Devant un bulletin scolaire catastrophique ramené par votre enfant, vous en faites vous-même un conflit de dévalorisation parce que vous vous sentez responsable de lui avoir imposé telle école. Vous ressassez cela jusqu’au bulletin suivant, excellent, suite à un changement d’orientation scolaire que vous lui aviez conseillé , et vous retrouvez la paix de l’esprit dans cette affaire qui ne vous avait que très moyennement tourmenté : un choc peu intense mais un conflit long.

Une autre façon d’illustrer la complémentarité entre intensité et durée, est de les représenter par un graphique. L’intensité est mise en coordonnée verticale et la durée en coordonnée horizontale. Le produit des deux nous donne une surface. Celle-ci constitue ce qu’on appelle la masse conflictuelle, une expression équivalente à l’ampleur du conflit, mais qui traduit mieux l’ensemble des modifications accumulées pendant la durée du conflit.

Je terminerai ces précisions sur le choc ou DHS en attirant l’attention du lecteur sur la définition plus complète qu’Hamer en a donnée, et qu’il retrouvera dans tous ses ouvrages, y compris encore maintenant. Et bien sûr aussi chez les auteurs qui le citent, quel leur but soit de le copier ou de le critiquer. Cela évitera un sempiternel malentendu pour une simple question de vocabulaire. Elle est libellée ainsi : « Le DHS est un choc conflictuel extrêmement brutal, aigu et dramatique, vécu dans l’isolement. Le vécu de ce choc dramatique détermine une évolution quasi simultanée aux trois niveaux psychique, cérébral et organique ». Cette définition a déjà beaucoup prêté à confusion chez nombre de lecteurs, les laissant perplexes sur sa pertinence à cause de son côté dramatique. A mes débuts dans la Médecine Nouvelle, ce fut le cas pour moi aussi. Et je vous citerai une anecdote parmi bien d’autres : lors d’un séminaire donné par Hamer, je m’entretenais avec un psychologue qui me montrait son projet de livre sur les découvertes d’Hamer. Je suis allé d’emblée lire d’abord la fameuse définition…pour la retrouver une fois de plus « intacte ». Je demande alors à ce psychologue que je connaissais d’un séminaire précédent : «Mais quel choc extrêmement brutal et dramatique trouves-tu à l’origine d’un rhume ou d’un petit eczéma d’une semaine ou deux ?». La réponse fut bien sûr embarrassée. Après tant de mises au point sur cette notion, que ce soit avec des praticiens ou des patients, je voulais être le plus clair possible. J’ai expliqué dans la définition de la Loi d’Airain du Cancer son origine historique : Hamer avait commencé ses observations sur des cas souvent graves de tumeurs et dans ce cas, le DHS est évidemment dramatique. En abordant l’intensité du choc, j’ai utilisé l’image d’un objet plus ou moins lourd jeté dans un étang. Au risque de me répéter, je l’exprimerai encore autrement : seule compte la réalité subjective de l’individu. Et dans son psychisme, le DHS peut être aussi petit que gigantesque, déclenchant un conflit de quelques heures…ou le reste de sa vie!

Ce qui se passe au niveau du système nerveux.

Pour comprendre ce qui se passe à ce niveau, un rappel de quelques notions physiologiques de base, incluant des termes assez ingrats mais indispensables pour la suite, me semble nécessaire. Le système nerveux comprend le cerveau qui peut être conçu comme le superordinateur gérant l’ensemble du corps, et ses multiples terminaux que sont les nerfs. La partie du système nerveux qui s’occupe de la vie végétative autonome de notre organisme, c.-à-d. de tous les fonctionnements automatiques, indépendants de notre volonté consciente, est le système neurovégétatif. Il comprend principalement deux grands ensembles de circuits, indépendants et distincts dans leur rôle, mais dont la complémentarité et l’alternance d’activité régulières sont fondamentales pour une bonne santé. Si c’est le cas, on parle alors d’eutonie neurovégétative et sinon de dystonie neurovégétative. Les deux éléments de ce « tandem » sont le système orthosympathique ou sympathique et le système parasympathique ou vagotonique. Leurs centres de régulation sont situés dans le cerveau, mais leurs ramifications nerveuses parcourent l’ensemble du corps. L’orthosympathique stimule tout ce qui est physiologiquement prévu pour nous tenir dans un état d’éveil, d’activité et de combativité potentielle. Il inclut une élévation des taux d’hormones nécessaires, de la tension et du rythme cardiaques, une utilisation de l’énergie stockée dans diverses molécules. Il est prédominant pendant notre période diurne.
Le parasympathique stimule au contraire l’état de repos et de récupération : abaissement des taux d’hormones dynamisantes, de la tension et du rythme cardiaques, augmentation de la fabrication et de la mise en réserves de molécules à partir de la nourriture absorbée la journée. Il est prédominant pendant notre période nocturne. Dès le début du conflit, il y a une rupture de l’équilibre neurovégétatif avec une prédominance orthosympathique, ce qu’on appelle un état d’orthosympathicotonie, ou plus couramment de sympathicotonie, et qui va déjà entraîner tout un cortège de symptômes : de l’agitation, la diminution du sommeil, de l’appétit, du poids, constriction des vaisseaux avec froideur du corps et surtout des extrémités, l’augmentation de la tension artérielle, des sécrétions surrénales, etc. La complexité et l’intensité de ce tableau symptomatique sont bien sûr proportionnelles à l’ampleur du conflit et ce peut être un état léger d’insomnie et d’énervement, associé même à une boulimie compensatoire. Mais un conflit très grave peut amener le patient dans un état d’hébétude en lui faisant perdre une dizaine de kilos en quelques semaines. Cette rupture de l’équilibre nerveux est dû au stress du conflit et dont il faut comprendre la nature profonde. Les manifestations peuvent en être très désagréables mais elles ont un sens : c’est l’expression dans notre corps d’un surcroît d’éveil nécessaire pour augmenter les chances de trouver une solution au conflit. Sans le stress, la race humaine n’aurait sans doute pas survécu à ses affrontements dans l’existence. Mais il y a un revers à la médaille, qui est le commencement d’un compte à rebours : le déséquilibre neurovégétatif a ses limites, celles qui correspondent en fait à notre capacité à vivre un conflit. Et quand nous les atteignons, c’est la mort par épuisement ou cachexie. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet important.

L’atteinte d’un relais

Parallèlement au déséquilibre neurovégétatif, une aire précise du cerveau est touchée et c’est cette perturbation cérébrale qui, en modifiant les informations émises par le cerveau, va entraîner la maladie dans l’organe dont le bon fonctionnement dépend de ces informations. C’est le ressenti subjectif, la coloration du conflit qui va déterminer l’aire précise au cerveau et donc l’organe malade. Nous allons reprendre ici les deux exemples évoqués plus haut, en les complétant par les plans cérébral et organique.
– L’individu qui a dû essuyer une réflexion très vexatoire à laquelle il n’a pu faire face et qu’il va ressasser quelques jours, semaines ou mois : parmi tous les ressentis possibles, reprenons les trois. Si c’est un ‘conflit de séparation’, la région touchée au cerveau sera la zone du cortex sensoriel qui gère le bon fonctionnement de la couche superficielle de la peau et c’est cet organe qui sera malade. Si c’est un ‘conflit de dévalorisation’ de lui-même, la région cérébrale est la moelle cérébrale et l’organe sera le système osseux. Si c’est un ‘conflit de type indigeste’, la répercussion sera sur la zone cérébrale et organique correspondante avec atteinte de la gorge, de l’estomac, du colon, etc, suivant les multiples nuances propres à ce genre de conflit.
– La femme qui apprend inopinément que son mari la trompe. Quelques possibilités parmi d’autres :
1) Lors du DHS, le conflit est une frustration sexuelle. Le relais touché au cerveau est dans l’hémisphère cortical gauche péri insulaire. Cette zone cérébrale gère le col utérin, et c’est donc cet organe qui sera malade.
2) Ce n’est pas la sexualité qui est le plus important et au moment du DHS, elle ressent l’écroulement de son foyer. Elle est obsédée ,par exemple par le sort de ses enfants qu’elle voit déjà déchirés par un divorce. Ce qu’on appelle un ‘conflit du nid‘ touchera la partie latérale du cervelet d’où résultera une atteinte au sein.
3) Une dévalorisation d’elle-même (« Je vaux moins que l’autre puisque mon mari va vers elle »), avec répercussion sur la moelle cérébrale et une atteinte osseuse.
4) Elle peut le vivre comme une cochonnerie de la part de son mari ; par exemple parce que cette liaison était avec sa meilleure amie, une prostituée, une mineure, etc. Le relais sera au tronc cérébral, généralement celui du colon ou de la couche profonde de la muqueuse vésicale.
5) Elle se voit mise à la porte, sans plus de moyens d’existence suffisants pour elle. Un tel ‘conflit de manque’ a son relais au tronc cérébral, et l’affection concernera la partie principale du foie appelée parenchyme.
6) Ou encore cette femme, par suite des conséquences sociales et matérielles, peut se sentir plongée dans une situation insupportable dont elle ne peut s’enfuir et la maladie, via le cortex cérébral périrolandique, sera une sclérose en plaques.
Rappelons que a liste complète des éventualités est plus longue.et que la femme peut n’avoir aucune atteinte organique si d’emblée elle surmonte le choc. Elle peut avoir aussi plusieurs impacts du même choc, dont certains plus faibles se marqueront peu, tandis que l’un ou l’autre amènera une pathologie lourde qui pourra être étiquetée de cancer.
C’est ici l’occasion de compléter les conséquences au niveau cérébral d’un DHS. Jusqu’à présent, nous n’avons considéré que l’atteinte d’un relais unique, mais un DHS peut en perturber plusieurs avec les atteintes organiques correspondantes. Dans ce cas, il est rare que ces atteintes soient d’intensité similaire et ce sera la plus importante qu’il faudra d’abord rechercher. Un DHS peut aussi perturber plusieurs endroits d’un seul relais, provoquant autant de localisations dans l’organe qui lui est relié. Prenons comme exemples la multiplicité des plaques d’eczéma sur la peau, celle des décalcifications dans un os, et plusieurs foyers de prolifération cellulaire au niveau du foie, du côlon ou d’un sein. En prenant le cas du sein, il est pourtant évident qu’il vaut mieux avoir 10 foyers de la taille d’une tête d’épingle qu’une masse de la taille d’une noix. Pour autant bien sûr que ces modifications biologiques n’évoluent plus. Mais la médecine considère que le cancer est alors déjà disséminé et envahissant et voudra enlever tout le sein, une intervention qui peut être dramatique pour la femme. Nous reviendrons sur les discours et traitements de la médecine classique, due à son incompréhension des lois biologiques.
Dans tous les cas, seule compte la coloration subjective du conflit pour comprendre l’atteinte cérébrale et organique.
Décrire exactement ce qui se passe au niveau du relais relève encore de l’hypothèse. Le Dr Hamer les a identifiés pour chaque conflit et en a dressé la carte. Cela lui fut possible en examinant de nombreux scanners où il relevait un aspect différant suivant que le conflit était actif ou en solution. Dans le 1er cas, il identifiait des danneaux concentriques, donnant l’image d’une cible. Dans le 2ème cas, on pouvait voir plus facilement une image associant un œdème et une prolifération cellulaire. Mais tout cela fut rejeté par les spécialistes : les cibles n’étaient que des artéfacts ou images sans signification et liées au fonctionnement du scanner. Et les oedèmes et proliférations cellulaires diagnostiquées comme des tumeurs cérébrales à traiter en elles-mêmes ; ou encore considérées comme des thromboses ou autres accidents cardio-vasculaires. Et cette expression péjorative de ‘foyer de Hamer’ provient de ses détracteurs. Lui-même a utilisé des expressions comme « rupture de champ » au cerveau et a supposé qu’il y avait des modifications/destructions entre les prolongements des cellules nerveuses ou neurones. Ces prolongements sont de deux types, les axones centrifuges qui envoient des informations et les dendrites centripètes qui en reçoivent. Mais il reconnaissait, qu’à défaut de pouvoir disséquer le relais, et de l’observer par l’examen microscopique, ce domaine restait comme la « boîte noire » du processus cérébral.

Ce qui se passe au niveau des organes. Symptômes et lésions.

Outre les exemples déjà cités, je resterai dans les généralités car vu le nombre d’organes, leurs atteintes plus précises font l’objet de la seconde partie de mon livre. Il est aussi nécessaire au préalable de connaître les 2ème et 3ème lois biologiques. La 2ème nous renseigne sur les stades du conflit. La 3ème sur la nature des symptômes suivant ces stades.
Ce qu’on peut déjà retenir est que ces modifications commencent dès le choc initial et continueront à se développer tant que dure le conflit. J’aborderai bien sûr nombre de maladies car c’est le nom de celles-ci qui interpelle le public. Mais vu l’interprétation différente de la Médecine Nouvelle, je décrirai surtout les faits que sont ces modifications et qui se résument à trois modes réctionnels. 1) Le conflit peut provoquer une prolifération cellulaire. Si c’est par exemple au niveau du côlon, une tumeur amenant une occlusion intestinale devra être opérée. 2) Il peut entraîner une destruction cellulaire. Si c’est dans la paroi d’un organe comme l’estomac, le risque d’une perforation justifiera également une intervention chirurgicale. 3) Le conflit peut provoquer une diminution fonctionnelle comme dans un organe des sens, de la motricité ou une glande. Si c’est l’audition ou la capacité musculaire, le déficit sera une surdité ou une paralysie. La différence entre une pathologie apparemment anodine et un état plus grave est proportionnellle à la masse conflictuelle. Mais terminons cet article par un propos plus positif : la plupart des conflits finissent par s’arrêter. Ce qui sera l’objet de la 2ème loi.

( à suivre )

Pendant les 15 premières années de sa pratique de médecin généraliste à Bruxelles, le Dr Michel Henrard a étudié les approches alternatives du cancer. Il a rencontré le Dr Hamer en 1989 et longuement vérifié la validité de ses théories . Basé sur 20 années d’expérience, son ouvrage « Comprendre sa maladie d’après les découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer » (Editions Amyris) est une présentation à la fois abordable et rigoureuse de la Médecine Nouvelle.
Pour accéder aux pages de Michel Henrard sur Internet :
http://membres.multimania.fr/biologie