Les constellations schizophréniques sont une découverte fondamentale du docteur Hamer, reprise par Claude Sabbah dans le cadre de son séminaire de base de Biologie Totale des Etres Vivants. Elles ouvrent la porte à une meilleure compréhension des maladies psychiatriques. Elles expliquent aussi pourquoi certains patients, après avoir pourtant, avec l’aide d’un psychothérapeute, trouvé et solutionné le conflit à l’origine de leur maladie organique, retombent rapidement malades. Dans ce cas, il est nécessaire d’examiner l’éventualité de l’existence d’une constellation, qui fonctionne comme une toile d’araignée, qui se reconstruit si une seule de ses branches est enlevée : pour guérir totalement, tous les conflits reliés entre eux par un maillage cérébral doivent être solutionnés.

 

La loi des constellations schizophréniques

 

Chaque organe malade est relié à un foyer de neurones situé dans le cerveau, qui dirige cet organe et qui lui-même est aussi en quelque sorte « malade » en même temps. Le cerveau inconscient est donc constitué d’une multitude de foyers de neurones qui peuvent être dans quatre états différents :

–       soit ils sont normaux sans avoir jamais été « malades » : cela veut dire que la personne n’a jamais fait la maladie de l’organe relié à ce foyer de neurones ;

–       soit ils sont « malades » : cela veut dire que la personne est à ce moment en conflit actif de la maladie de l’organe relié à ce foyer de neurones ;

–       soit ils sont « en voie de guérison » (formation d’un œdème) : cela veut dire que la personne vient de solutionner le conflit de la maladie de l’organe relié à ce foyer de neurones, et donc que l’organe et le foyer de neurone qui le dirige se réparent en même temps ;

–       soit enfin ils sont en état de « cicatrisation » : cela veut dire que la personne a fait dans le passé au moins un conflit actif, puis solutionné, de la maladie de l’organe relié à ce foyer de neurones, la cicatrisation étant la trace de la réparation qui est complètement terminée.

 

Il existe dans tout le cerveau des foyers de neurones qui peuvent s’apparier deux par deux, soit dans le même hémisphère, soit un dans chaque hémisphère, soit dans le cortex, soit dans les parties du cerveau en-dehors du cortex. C’est ce qu’on appelle une constellation.

 

La loi des constellations schizophréniques concerne plus particulièrement les constellations composées de deux foyers de neurones situés un dans chaque hémisphère (un à droite et un à gauche) et elle s’énonce comme suit.

 

Quand une personne a une constellation composée de deux foyers de neurones modifiés (suite à un conflit actif), éteints (suite à la solution du conflit), donc on va dire deux foyers de neurones « en voie de guérison » ou en « cicatrisation », la personne est cérébralement en stand by.

 

Quand une personne a une constellation composée d’un des deux foyers qui est actif (suite à un conflit actif), donc on va dire « malade », et l’autre foyer pas, elle exprime à bas bruit la maladie qui correspond au foyer actif et elle est légèrement dissociée dans ses perceptions et son jugement relatifs à l’environnement et à elle-même.

 

Quand une personne a une constellation composée de deux foyers actifs (suite à deux conflits actifs), donc on va dire « malades », elle exprime un état de psychose, avec un fonctionnement cérébral délirant en permanence (exprimé ou masqué).

 

Quand une personne a une constellation composée de plus de deux foyers en relation les uns avec les autres (3, 4, 5,…), on parle alors de constellation en réseau ou en maillage et elle va exprimer des comportements très particuliers et différents du fonctionnement habituel (cas des gros chocs).

 

Pour une guérison complète, il est nécessaire de solutionner tous les conflits relatifs aux divers foyers de neurones qui sont en constellation car, sans cela, la toile d’araignée se reforme si seulement une branche a été solutionnée. De plus, si un seul des foyers de neurones reste actif, la maladie va s’exprimer plus fortement dans l’organe qui est relié à ce foyer.

 

L’étymologie

 

Le mot constellation vient du latin « stella » = étoile. D’ailleurs ce mot est utilisé en français pour désigner un certain nombre de groupes d’étoiles. Au sens figuré, une constellation désigne un groupe de personnes illustres. Le préfixe « co » vient du latin « cum » = avec, qui indique la réunion, l’adjonction, la simultanéité. Du point de vue de l’étymologie, une constellation est donc une solution pour mettre fin à la solitude et devenir illustre.

 

L’écoute du verbe

 

Constellation = consternation. Le mot consternation vient du latin « consternare » = abattre. Etre consterné, c’est être frappé d’épouvante, d’accablement. Pas pour rien que certaines constellations provoquent chez le malade un état de consternation, ce mot étant d’ailleurs employé parfois pour la description médicale de la maladie. Deux conflits en même temps, ce n’est pas rien, et ils peuvent être tous les deux très lourds. Abattu, épouvanté, accablé…quel est le choc à l’origine de tout cela et en quoi est-ce une solution de survie d’être comme cela ?

 

Le sens biologique

 

Dans le cadre de l’étude de la dépression, nous avons vu que le pat hormonal (blocage des hormones sexuelles) agit pour protéger la personne en lui évitant un combat de territoire qu’elle ne pourrait que perdre. C’est un peu le même principe pour les constellations schizophréniques. La personne qui est sous l’emprise de deux conflits importants, un dans chaque hémisphère, est en danger d’avoir tout son fonctionnement cérébral et organique perturbé et pis encore si un troisième conflit s’installe. La constellation va permettre d’y remédier en créant une pathologie psychique supportable, vivable, empêchant la progression vers la gravité des pathologies organiques et donnant une chance de survie supplémentaire. Il vaut parfois mieux devenir un peu fou que de tomber gravement malade. Le sens de la constellation est de mettre en place une zone tampon entre deux conflits actifs, atténuant la masse conflictuelle de chacun et optimalisant les chances de solution des deux.

 

Exemples de constellations

 

Une des constellations les plus fréquentes est bien connue et est étudiée dans le détail dans un article particulier sur le sujet, il s’agit de la paranoïa ou constellation bi-occipitale, qui concerne les foyers de neurones situés à l’arrière du cerveau et qui traitent les informations visuelles. Quand il y a un foyer atteint dans un des deux hémisphères, le représenté de la vision de ce qu’on voit est partiellement déformé. Quand il y a deux foyers atteints, un dans chaque hémisphère, la personne est paranoïaque en constellation, plus ou moins compensée ou décompensée en fonction du fait que les deux foyers (et donc les conflits de peur dans la nuque qui les concernent) sont actifs ou non. Durant les phases délirantes, la peur est doublée, c’est la folie de la persécution.

 

A l’inverse, si le danger vient de devant, on peut avoir une constellation bi-frontale qui associe les foyers de neurones de la thyroïde et des branchies (plus exactement les vestiges de branchies que nous avons gardé des poissons). C’est la plus grande situation biologique de survie en urgence que l’on puisse connaître. Le danger est doublement devant nous, ce qui crée une surexploitation cérébrale face à ce danger majeur qui est posé de manière imminente sur notre personne et pour lequel la gestion gagnante du temps est capitale (la seule chance de s’en sortir est d’agir extrêmement vite, par exemple en cas d’accident de la route frontal), et si la mort est certaine en milieu aérien, la seule chance de survie est de reconstruire des branchies pour retourner en milieu aquatique.

 

Une constellation peut associer aussi un danger derrière et un danger devant, c’est la constellation fronto-occipitale, qui se manifeste par une catatonie, une paralysie instantanée : avoir l’air déjà mort est la seule chance de survie quand on est coincé par deux prédateurs qui ne consomment que du vivant.

 

Autres exemples de constellations :

–       constellation bi-cardiaque, double conflit de perte de territoire masculin et féminin, appelée aussi constellation post-mortelle : intérêt majeur et inhabituel du patient pour l’au-delà, recherche de contact avec l’au-delà, amour post-mortel ;

–       constellation bi-aérienne, associant le conflit des bronches et celui du larynx, appelée aussi constellation planante : patient attiré par la drogue pour ses effets planants, c’est le planeur, qui est au-dessus de tout ;

–       constellation recto-biliaire (rectum et vésicule biliaire : conflits d’identité et de rancoeur), appelée aussi constellation bi-maniaque-agressive : le patient est agressif, pointilleux, maniaque ;

–       constellation bi-mammaire (2 glandes mammaires) : provoque une anesthésie des sentiments, la patiente pose des actes froids ;

–       constellation bi-auditive (2 oreilles) : autisme ;

–       constellation bi-ovarienne (2 ovaires) : la castratrice ;

–       constellation bi-testiculaire (2 testicules) : le casse-couille ;

–       constellation bi-vésicale (2 x la vessie) : énurésie ;

–       constellation bi-collectrice (les canaux collecteurs des 2 reins) : le patient est abasourdi, confus, prostré, désorienté, il ne sait plus où il en est et il ne bouge pas dans l’attente de la 7ème vague, pour qu’elle le ramène dans son milieu d’origine ;

–       constellation bi-rénale (le parenchyme des 2 reins) : le robot, le zombie, le va-nu-pied (pour recharger ses reins via le tellurisme) ;

–       constellation bronches-rectum (je n’arrive pas à trouver ma place dans un climat de dispute) : mythomanie ;

–       constellation bi-dévalorisation (2 x os/ganglions) : mégalomanie, le trop grand compense le trop petit, je jette la balle en avant pour avancer en essayant de la rattraper ;

–       constellation centrale (thalamus) : conflit de désespoir majeur, choc conflictuel qui atteint le fond de l’émotionnel personnel.

 

Bernard Tihon

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