La goutte

La consommation de cerises fraîches constituait, anciennement, un remède populaire visant à diminuer le taux d’acide urique et à prévenir les crises de goutte. Les autres baies de couleur foncée (myrtilles, cassis, mûres..) étaient ingérées dans le même but. En phytothérapie, c’est la feuille de cassis (Ribes nigrum) qui se distingue comme remède pour la goutte : un grand nombre d’études font état de ses propriétés anti-inflammatoires. Une vaste étude de 2008 a également montré que le taux d’acide urique dans le sang est d’autant plus bas que l’apport en vitamine C est élevé. Sur le plan alimentaire, il faut éviter un apport calorique excessif et surtout la consommation d’alcool. La bière est la boisson alcoolique qui élève le plus le taux d’acide urique.

Le tabagisme

La racine de kudzu (Pueraria lobata), une plante originaire d’Extrême-Orient, est réputée efficace dans le sevrage tabagique. Elle agirait sur le système nerveux central, ce qui expliquerait son action calmante et son aptitude à diminuer l’irritabilité des fumeurs privés de cigarettes. Une étude menée en 2005 à l’Université d’Harvard a démontré que le kudzu favorisait la désaccoutumance alcoolique, ce qui permet de penser que les accros au tabac peuvent également profiter des effets relaxants de la plante pour diminuer leur consommation.

La stérilité féminine

En furetant sur le net, je n’ai trouvé qu’un remède naturel ayant fait ses preuves contre la stérilité féminine. Lors d’une étude en double aveugle menée en 2006 à l’Université de Stanford, 32% des femmes supplémentées en FertlityBlend étaient enceintes après 6 mois, contre seulement 10% dans le groupe placebo. Le principal ingrédient de ce complément alimentaire est le gattilier (Vitex agnus castus), une plante traditionnellement réputée pour stimuler la fertilité. Il contient également du thé vert, des vitamines (E, B9, B6, B12), des minéraux (zinc, sélénium, magnésium, fer) et l’acide aminé L-arginine. Autant de substances bénéfiques à la conception.

Le diabète

Comme évoqué en page 24, le Dr Gabriel Cousens a mis au point un « protocole de réversibilité naturelle du diabète ». Dans son centre L’Arbre de Vie, ce médecin américain accueille des patients diabétiques qui, en 30 jours , parviennent à réguler leur glycémie et à se passer d’insuline (voir www.gabrielcousens.com). Le secret ? Un régime d’ « Alimentation Vivante » se composant de graines germées, fruits, légumes, algues et noix. Pas de viande, pas de produits laitiers, pas de pain, pas de céréales cuites, pas de caféine, pas de sucre et pas d’aliments cuits au-dessus de 45°C. Il s’agit donc d’un régime végétalien crudivore, dont la réussite se situe à notre avis davantage dans son aspect paléo et cru que dans l’exclusion des protéines animales. A moins que son principal atout soit sa faiblesse calorique. En 2011, la revue Diabetologia a publié une étude montrant qu’un régime hypocalorique sévère (moins de 600 Kcal par jour) permettait, en 8 semaines, de réguler un diabète en normalisant le fonctionnement du pancréas. Quatre ans plus tôt, la même revue avait publié une étude comparant les vertus du régime méditerranéen et du régime paléolithique : seul ce dernier avait permis d’inverser les symptômes de résistance à l’insuline. En tout état de cause, le diabète peut se guérir par la seule adaptation de l’alimentation !