DEUX PRINCIPES DE BASE
Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais vous présenter quelques principes de base qui ont influencé mes actions vers une réadaptation efficace et à succès. Vous pouvez être en accord ou pas avec certains de ces principes mais je vous invite à vous faire votre propre idée après la lecture de tout cet article. Certains principes peuvent également vous surprendre – simplement garder un esprit ouvert jusqu’à la fin. C’est souvent par des méthodes originales que l’on reconnait leurs bénéfices.

  1. Limite de notre CAPACITÉ ADAPTATIVEComme vous l’avez lu dans « À propos de l’auteur », notre corps a une limite à ne pas franchir. Chacun à un niveau différent de capacité à gérer physiquement et mentalement des situations similaires. Nous sommes des individus – c’est-à-dire unique.
  2. Notre système d’ALARMENotre corps est une merveilleuse machine biologique réglée par une loi bien connue de la biologie du vivant – l’homéostasie. Si l’environnement dans lequel vous vivez s’approche de la capacité d’adaptation de votre corps, il vous enverra des signes de détresse. Au début, ce ne sont que de petites indications, comme des migraines, de plus en plus intenses, des maux de coeur, des douleurs musculaires, une baisse ou une hausse de pression etc… jusqu’au jour où votre corps ne peut plus fonctionner car vous n’avez pas fait attention aux signaux d’alarme à répétition. Souvent, nous ne faisons que prendre un médicament pour faire cesser les symptômes (l’alarme). C’est pratique, rapide mais pas suffisant à long terme, sans compter les effets secondaires potentiels!Sauf quelques cas dus à la génétique, nous ne tombons pas malade tout d’un coup par hasard (même le cancer ou le diabète). C’est tout simplement notre corps qui tente de nous faire comprendre de changer quelque chose dans notre environnement. Par exemple: pour moi mes alarmes que je n’entendais pas étaient: une pression artérielle élevée (1 pilule par jour et ça va), du reflux à en vomir à presque chaque repas (encore des pilules et ça va) et des baisses d’énergie (un verre de vin et ça ira). 

 1. Nos pensées

Ah nos fameuses pensées !
L’être humain est capable de cesser de bouger. C’est si facile de s’allonger sur un sofa et de relaxer après une grosse journée! Mais, la tête, elle ne cesse de penser sans arrêt! Il nous est très difficile de faire le calme dans notre tête car nous pensons constamment au passé (je n’aurais pas dû faire ceci ou dire cela…) ce sont des sentiments de regret qui restent dans notre corps et nos cellules en permanence. Nous sommes aussi champions à penser au futur (comment je vais faire ceci, aurais-je assez d’argent pour cela, est-ce dangereux pour mes enfants?…). Ce sont des sentiments de peur, d’inquiétude et d’angoisse qui restent également dans notre corps et nos cellules en permanence.
Le pire est que 90% de nos pensées sont une répétition des mêmes éléments, ça tourne en boucle presque constamment et ça ne donne rien de positif à notre corps et à notre mental. Vous êtes peut-être surpris de ceci mais faites-en le test – plusieurs fois durant la journée arrêtez-vous et réfléchissez à quoi vous avez pensé dans les dernières minutes. Vous verrez que ce sera un début de prise de conscience que nous ne vivons pas assez le moment présent.
Plus vous en serez conscient plus vous commencerez à vivre dans l’instant – au présent. Et dès que vous réalisez que votre tête est encore à penser au passé ou au futur, juste le fait d’en prendre conscience est déjà un bon pas dans la bonne direction.

Certes il faut à l’occasion penser au passé pour ne pas faire les mêmes erreurs – nous devons apprendre du passé. Il faut aussi penser au futur pour avoir une petite idée où on va et planifier nos activités et notre travail mais pas plus.
La pensée est un outil qui nous permet de réaliser des tâches; comment faire le rangement d’une pièce, construire quelque chose, cuisiner un plat, rédiger un rapport etc… mais nos pensées ne devraient servir qu’à cela. Pas à remuer le passé ou à s’inquiéter du futur!
 
 
À mesure que vous découvrirez comment vivre plus dans le moment présent, votre vie sera déjà plus légère, plus facile et plus douce.
Vos 5 sens auront plus de place à se développer – par exemple en marchant en forêt vous allez être plus présent pour voir de belles plantes ou insectes ou fleurs que vous n’aviez que peu remarqué auparavant. Votre odorat se mettra à humer de nouveaux parfums. Vous aurez davantage le goût de vous arrêter et de toucher les différentes textures des écorces des arbres, de toucher la mousse verte au sol etc. Vous arrêterez de marcher pour prendre une petite collation santé, votre pomme par exemple sera plus goûteuse. En prenant le temps d’inspirer profondément, vous sentirez de plus en plus l’énergie et la vie qu’il y a dans chaque respiration. Votre corps sera plus calme.
Je crois même que la plupart des maladies mentales débutent à cause de nos pensées orientées dans le futur. L’angoisse est une inquiétude pour le futur. L’anxiété et les crises de panique sont causées par des peurs irrationnelles. Lorsque l’on ne cesse de penser au futur, notre mental (égo) part à toute vitesse à imaginer des scénarios de situation des plus farfelus et qui en réalité ont peut-être 99,9% de chance de ne pas se réaliser. Alors, en quoi est-ce bon pour nous de penser au futur à ce point – à absolument rien de bon!
Si vous y pensez un peu, le passé est uniquement composé de fragments de moments présents de cette époque. Et votre futur sera également uniquement composée de fragments de moments présents que vous aurez quand vous serez rendu là dans le temps. En conclusion, la seule chose que nous avons de réel à cette minute-ci est le moment présent.
Cette attitude vous permettra de mieux réaliser la tâche que vous faites dans le présent. En dédiant toute votre attention et vos pensées à réaliser cette tâche, vous y mettrez plus d’intérêt et de passion, même si c’est une tâche que vous n’aimez pas accomplir particulièrement.
 

2. Nos émotions



Et que dire de nos fameuses émotions!
 
Nos peurs, nos peines, nos jalousies, nos joies font partie de nous. Elles ont un énorme effet sur notre santé – plus fortes que nous pouvons le croire. Pour ma part, je sais que c’est le stress et des situations émotionnellement accablantes sur plusieurs années qui ont causé les réactions chimiques et le rétrécissement des capillaires sanguins – l’infarctus.
 
Les médecins commencent à dire que ces émotions ont un impact partiel sur notre santé. Mais, selon mon expérience, les émotions négatives sont LA source principale des maladies, du dérèglement du corps.
 
Les émotions positives = énergie – vitalité – santé.
Les émotions négatives = fatigue – découragement – maladie.
 
Mon expérience:
Après une vie professionnelle trop active de 30 ans à la course, au stress souvent intense au travail. J’ai voulu changer de carrière en design / conception de produit. Mon désir de carrière en design n’allait pas comme je le voulais. Je refusais le fait que La Vie avait d’autres plans de vie pour moi. Mon égo voulait la reconnaissance en design. Ce qui a engendré plus de stress financier, plus d’effort sans résultat, donc du désespoir. Le tout combiné avec des situations familiale difficiles à gérer, la limite adaptative de mon corps était dépassée – c’est l’infarctus!
Et non, ce n’est pas arrivé tout d’un coup par le hasard! Il y avait plein de signaux d’alarme qui s’allumaient pour me prévenir mais que je ne voyais pas. Et on se pense toujours capable de faire plus jusqu’au jour où votre corps arrête – c’est la limite ultime. C’est là que les plaquettes dans le sang se collent aux parois des vaisseaux sanguins etc… c’est ce qui s’est passé physiquement dans le corps. Mais c’est causé par les émotions négatives et le stress. Le corps nous dit qu’il ne peut pas garder un niveau d’équilibre minimum dans de telles conditions. Qu’il faut faire un changement. Il faut changer l’environnement car le corps a atteint sa limite.
 
 
Les hommes et les femmes ne sont pas faits pour vivre autant de stress que le mode de vie d’aujourd’hui tente de l’exiger. Toujours sous un stress, à la course… Un café le matin pour se « booster », du stress pour ne pas arriver en retard au travail, être intelligent et performant toute la journée, faire 2 ou 3 choses en même temps, être rejoignable 24/24, 365/365… Le soir, difficulté à s’endormir car trop stimulé toute la journée, sommeil peu réparateur… et le lendemain c’est reparti de plus belle, un autre café etc.
En fait, il faut faire des choix. Souvent le choix c’est celle d’une vie plus simple et de ne pas suivre le courant dans lequel la vie d’aujourd’hui tente de nous imposer. Nous pouvons faire des choix, nous sommes libres de respecter les principes du vivant – de la biologie et les limites de notre corps. Limite qui est différente pour chaque personne.
Mes choix:
Je me suis promis de ne pas refaire d’infarctus, alors j’ai changé plusieurs éléments de ma vie. J’ai commencé par identifier les causes de mon stress. Pour moi c’était essentiellement: le type de travail que je faisais, mon attitude de performance au travail et dans tout ce que j’entreprenais, mon inquiétude constante pour le bien-être de mes enfants et mes pensées incessantes d’inquiétudes financières envers le futur.
Alors, j’ai débuté par changer de travail pour un travail sans stress et lorsque j’ai terminé ma journée je n’ai pas à penser toute la soirée, comment je vais faire ceci et cela demain. J’ai également pris la décision de ne plus être rejoignable 24/24. J’ai volontairement plus de téléphone cellulaire et en fin de soirée et pour toute la nuit, le téléphone fixe est débranché. Ce geste, combiné à mon changement d’attitude – de ne pas m’inquiéter et de faire confiance à la vie était un bon début. Et c’est effectivement le cas, la vie est bonne avec moi depuis que je laisse tomber – le monde tourne très bien sans que j’aie à m’en occuper. Et vous, pouvez-vous identifier les éléments de stress et d’émotions négatives dans votre vie?
 
 
Tout le monde sait qu’il faut bien s’alimenter mais cela semble de plus en plus complexe d’y voir clair. Immédiatement après un infarctus votre médecin recommandera un régime strict approprié pour un certain temps. Après cette période, j’ai poursuivi un régime plus santé en n’achetant plus (ou très rarement) de mets préparés industriels. Par l’achat d’ingrédients de base (farine, riz, fruits, légumes, fromages, pâtes, noix…) la plupart des mets sont fait maison et frais. C’était bien mais pas suffisant pour améliorer ma santé; pression artérielle, acidité, perte de poids et le cholestérol élevé. Il y a 18 mois, j’ai découvert les principes des jus de fruits et légumes faits avec un extracteur à basse vitesse.
C’est là que ma santé a réellement changé rapidement pour le mieux. Le fait est que les fruits et légumes, même bio, ont perdu de 40% à 60% de leur contenu en vitamines et microéléments depuis les 50 dernières années. Les experts ne s’entendent pas sur le pourcentage exact mais le fait demeure. Il faut donc consommer deux fois plus de fruits et légumes que quand j’étais enfant pour le même apport nutritionnel causé par la manière de cultiver ceux-ci – les sols ne sont plus vivants et sont dépourvus de bons micro-organismes qui transmettent les nutriments du sol aux plantes que nous mangeons. Nous avons besoin de minéraux mais l’humain ne peut croquer et digérer des roches (minéraux) – il faut une plante qui les absorbent du sol et les transforment pour être bio-digestible pour nous.
Mais cela demande énormément d’énergie à notre estomac pour digérer cette quantité importante de légumes. De plus, qu’idéalement les légumes doivent être crus pour garder le maximum de nutriments. La solution est simple, boire ces légumes! Avec un extracteur de jus à basse vitesse, notre corps absorbe ce qu’il a besoin et sans fatiguer le système digestif. Saviez-vous qu’environ 20% de toute notre énergie sert uniquement à notre digestion? Il ne reste que 80% pour le reste du corps. De plus le cerveau en demande environ 40%, il ne reste que 40% pour les muscles et tous les systèmes automatiques (circulation sanguine, respiration…) et la réparation des organes et tissus du corps qui en ont besoin. Ici, je reviens sur l’un des principes de base mentionné ci-haut – le corps est une super machine biologique. Notre corps tente par tous les moyens à réparer ce qui ne va pas bien – c’est la loi bien connue en biologie du vivant de l’homéostasie depuis des milliers d’années. Alors plus votre corps aura un surplus en nutriment, plus il aura les moyens de « réparer – regénérer » ce qui ne va pas bien. Vous n’avez pas besoin de savoir ce qu’il va « réparer », il faut juste lui donner son carburant en nutriment et le laisser faire son oeuvre. C’est aussi simple que ça! C’est comme si vous vous coupiez la peau avec un couteau, le corps va immédiatement se mettre au travail pour la cicatrisation, protection des microbes etc… ça se fait tout seul – vous n’avez pas besoin d’y penser. C’est pareil pour l’entièreté du corps.

Le corps est en mode régénération pendant la nuit – il faut donc également lui donner un sommeil de qualité et en durée suffisante. Il ne faut pas non plus aller dans l’autre excès avec trop de nutriments, de sucre des fruits etc… Il faut être à l’écoute de notre corps et « sentir » si c’est assez ou pas. Nous avons malheureusement perdu cette aptitude qu’il faut réapprendre progressivement. Vous verrez, ça se fait tout seul aussi en y mettant un peu de notre attention face à notre urine (sa couleur et volume), nos selles (couleur, texture et volume), corps frileux ou transpiration excessive, ballonnements etc. En seulement deux semaines je voyais déjà les résultats, plus de gaz intestinaux, plus de ballonnements, et plus d’énergie!
 
Vous vous dites probablement que ce n’est pas efficace, ce ne sont que des jus! C’est ce que je pensais moi également au début. Mais j’ai rapidement observé que les extractions de céleri baissent la pression artérielle et par contre les extractions de betterave haussent la pression. Et ce, en seulement quelques jus – donc c’est réellement très efficace. Il faudra cependant investir dans sa santé par l’achat d’un bon extracteur à basse vitesse – comptez environ 250$ et plus ou si vous le pouvez, emprunter celui d’un ami ou d’un membre de votre famille. Au début votre budget en fruits et légumes frais (et bio, idéalement) sera en hausse. Après quelques mois vous verrez le budget global pour la nourriture en baisse car votre système digestif aura été « nettoyé », une flore intestinale plus riche, ce qui permettra une plus grande absorption des nutriments. Si votre corps absorbe 20% de nutriments en plus, c’est 20% de nourriture en moins que vous avez besoin d’acheter et de consommer.
Comment faire ces extractions et les consommer efficacement?
Pour ma part j’alterne avec 3 jus:

  • un jus vert (céleri, concombre, pomme)
  • un jus orange (carotte, pomme, curcuma frais, gingembre et ail frais)
  • un jus rouge (betterave, pomme, curcuma, gingembre et ail frais)

 
Il faut débuter doucement, 1 verre de 250ml le matin et progressivement jusqu’à 500ml. Pour moi ces jus remplacent les petits déjeuners (5-6 fois semaine), je le bois très lentement de 9h jusqu’à environ 11h ou midi. Ceci permet à mon estomac d’être au repos pour environ 13 heures, soit du souper de la veille jusqu’au lendemain midi. Ce qui est appelé un jeûne intermittent. Au début je commençais à avoir faim dès 10 heures le matin, à chaque semaine qui passait c’était après 11 heures et puis midi, et même 13 heures. Je crois que la raison est qu’au début mon intestin n’était pas au mieux de sa capacité et que tranquillement il redécouvrait sa capacité à absorber une plus grande quantité des nutriments qui défilaient.
Je prends souvent un verre d’eau au lever et avant l’extraction de jus, car nous sommes déshydratés pendant la nuit.
A l’occasion, je prends également une extraction de jus de citron (1 à 2 citrons, sans la pelure) pour aider le système digestif. Moi qui faisais des reflux gastriques, je ne voulais pas prendre de jus de citron acide mais à ma grande surprise j’ai appris que malgré que le citron soit très acide dans la bouche, une fois dans l’estomac il devient au contraire très alcalin.
Vous pouvez aussi faire des centaines de jus différents avec les fruits et légumes qui sont sous la main ou à prix réduits pour consommation rapide – mais vous verrez avec l’usage que certains mélanges ne sont pas aussi intéressants au goût que d’autres. Il y a des centaines de livres, d’articles et de vidéos sur le web sur les extractions, à découvrir.
Pour les repas, je ne crois pas au régime miracle ou au régime qui exclut tel ou tel aliment. Je mange un peu de tout car je crois que c’est le meilleur équilibre pour le corps. Mais ce point demeure un choix personnel.
 
 
 

4. Notre exercice



J’ai toujours fait beaucoup de sport, de marche de trekking, natation, vélo etc… et cela ne m’a pas empêché de faire un infarctus. Vous pouvez être en grande forme physique mais faire de la hausse pression artérielle, être stressé et encore plus. Nous revenons donc au principe que c’est un ensemble d’éléments qui doivent être en harmonie pour être en santé.
Il y a également une autre loi de la biologie du vivant que nous connaissons tous – tout muscle qui n’est pas sollicité va perdre en capacité. Les voyages dans l’espace des astronautes en sont un bon exemple. Étant donné qu’il n’y a pas de gravité dans l’espace, tout est léger et facile – les muscles ne travaillent presque plus. Les astronautes doivent faire des exercices de musculation tous les jours.
Votre médecin vous informera des précautions à prendre relativement aux efforts physiques à votre sortie de l’hôpital et pour les prochaines semaines. En bref il faut y aller lentement et progressivement. De toute façon vous verrez que ce qui était facile à faire auparavant est maintenant difficile. Il est important de ne pas faire trop d’efforts – c’est contreproductif au retour de votre capacité cardiaque. Si vous êtes suivi par des spécialistes en réadaptation cardiaque, ils sauront vous guider.
Une fois cette période passée, nous sommes tous différents, tous des « individus ». Donc à chacun de déterminer sa capacité d’exercice physique « individuel ». Ici, il n’y a pas un seul programme pour tous. Six mois après mon infarctus et encore aujourd’hui je marche 1 à 3 heures par jour car j’adore ça. Mais pour une autre personne c’est peut-être 5 minutes.
L’exercice est essentiel à la santé, aide à la circulation sanguine – à l’apport des nutriments, à l’oxygénation des cellules dans le corps ainsi qu’au cerveau, régularise la température du corps, favorise un sommeil plus profond etc.
Dans mon cas, j’adore bouger et faire du sport à l’extérieur, ce fut donc facile d’être motivé à tous les jours.
 
 

5. Notre laisser-aller

La vie est remplie de bons moments et souvent de moments difficiles. Lorsque vous êtes devant une situation difficile, pour protéger votre santé, il vaudrait mieux soit de laisser-aller ou d’agir pour changer la situation, si vous le pouvez. Et ne pas se laisser emballer émotionnellement vis-à-vis cette situation.
Il ne sert à rien de vous mettre dans tous vos états, d’imaginer comment cette situation pourrait changer votre futur ou pas.
Si la situation vous dérange à ce point:
Option 1: laisser-aller, mais vraiment laisser faire. Il faut que la situation vous coule sur le dos comme la pluie sur le dos d’un canard! J’ai même remarqué qu’en laissant aller, la situation se règle toute seule quelques temps après, à l’occasion. Et vous aurez préservé vos énergies, serez resté dans le présent et dans le positif. Souvent lorsque ceux qui nous attaquent ou nous agressent et qu’ils voient notre nouvelle façon de réagir – ou plutôt de ne pas réagir – ceux-ci changent d’attitude également sans s’en rendre compte.
Option 2: si vous pouvez y faire quelque chose, passer à l’action mais dans le calme et toujours avec vos pensées dans le moment présent.
Vous vous dites, oui mais ce n’est pas toujours aussi simple que ça. Faites-en le test la prochaine fois et vous verrez à quel point ce changement d’attitude vous rendra la vie beaucoup plus simple et agréable. C’est tout simplement une question d’attitude – une attitude c’est une façon de voir les choses et d’y réagir ou pas. Certes vos proches ne vous reconnaitront plus, mais vous avez vu comment l’ancien « vous » détruisait votre santé. Oser le nouveau « vous » en santé!
 
Essayez! Avec la pratique ça deviendra un réflexe automatique. Je vous invite à découvrir le champion du laisser-aller et du « vivre dans le présent», Monsieur Eckhart Tolle que vous trouverez sur Internet en vidéo et en livre.
 
Un bon moyen de laisser-aller les situations qui normalement nous auraient dérangé dans le passé est de tout simplement prendre conscience à quel point nous sommes rien du tout dans le monde. En fait, nous ne sommes qu’un grain de sable dans l’Univers.
Imaginez un homme ambitieux, fonceur, travaillant avec de multiples biens matériels. Il est fier de lui, de ses possessions et de ses réalisations. Il est une personne qui à réussi dans la vie, comme on le dit dans le langage populaire. Un jour, un voisin l’agresse car il y a des branches d’un grand arbre centenaire sur le terrain de cet homme qui dépassent sur le terrain du voisin. Le voisin a peur que ces branches tombent sur sa maison lors de grands vents. L’homme ambitieux s’emballe et pour lui il n’est pas question que personne coupe une partie de ce bel arbre qui donne tant de beauté et de valeur à sa propriété. Il y a plusieurs fortes discussions à ce sujet entre notre homme et son voisin. Ça escale de jour en jour, mise en demeure d’avocats, poursuite légale… c’est tout un lot d’énergie négative que vont vivre les deux voisins. Tout cela pour une histoire de branches qui, éventuellement, finiront par tomber un jour ou l’autre. Son cœur pourrait aussi finir par en avoir assez de tout ce négatif et cesser de battre!
Imaginez un autre homme qui ne veut que l’harmonie dans sa vie. La même situation se présente – son voisin l’approche avec douceur et gentillesse car il sait que son voisin a bon caractère et raisonnable. Cet homme qui a appris à laisser-aller, le regarde et lui dit « ah vraiment » si tu veux couper cette branche et celle-ci tu peux le faire. Et tout se termine ainsi, en quelques secondes, dans la paix et dans l’énergie positive.
Cette petite histoire a comme but de démontrer que la même situation peut être gérée de plusieurs manières différentes.  Cependant, certaines sont bien plus bénéfiques pour votre santé. La prise de conscience que nous ne sommes rien dans l’Univers aide à faire les bons choix, à mettre les choses en perspective dans le temps et à en réduire la proportion. Tout est relatif dans le monde. Même Einstein a confirmé que le temps n’a pas la même durée selon où vous vous situez.
 

6. notre environnement proche 



L’environnement proche est essentiellement les gens avec lesquelles vous échangez régulièrement, famille, amis, collègues, voisins etc. Pour certains, c’est cet élément en particulier qui sera possiblement le plus difficile pour y apporter des changements. Ce fut le cas pour moi, du moins. Au début de ce document, je parlais que l’infarctus et les maladies cardiaques sont souvent en lien avec les émotions et le stress.
Ci-haut nous avons déjà abordé toute une section aux émotions. Ici je parle encore des émotions mais dans le contexte précis de notre environnement proche. Dans mon cas, j’ai du prendre une des plus difficiles décisions de ma vie – car celle-ci était chargée en émotion. Après mon hospitalisation, j’ai informé ma famille proche et surtout mes enfants que je ne voulais plus recevoir aucune nouvelle négative d’eux. S’ils me téléphonaient et lors de rencontres, tout devrait être que des sujets positifs. Ceci était nécessaire car à chaque fois que le téléphone sonnait mon coeur se mettait à battre plus rapidement et en mode quasiment de panique. J’ai pris le temps de bien expliquer les raisons et que ce n’était pas par manque d’amour pour eux mais bien au contraire c’est que tout ce qui les affectaient négativement, m’affectait grandement. Surtout lorsque je ne pouvais pas faire grand-chose pour les aider. Pour moi, c’était difficile à faire car je me disais que mon père avait toujours été là pour moi et que moi je ne pouvais plus faire pareil pour mes enfants. Évidemment cela a surpris et pour certains même choqués mais pour moi c’était ça ou ne pas changer de style de vie et éventuellement faire d’autres infarctus ou des crises cardiaques jusqu’au dernier jour. En fait, c’est encore une fois une question d’attitude – il y tant de pères qui ne se soucient pas du bien-être de leur enfant, mais moi si, et probablement trop. Je n’ai pas changé mon environnement, j’ai changé mon attitude face à cet environnement. Je me suis changé moi-même. Les changements ne viennent pas de l’extérieur mais bien de notre intérieur.
Pour vous ce sera d’autres choses qui grugeront votre énergie et vous causeront des émotions négatives. Je vous invite à faire une réflexion dans un moment de détente pour identifier s’il y a une personne ou des personnes dans votre environnement proche pour lesquelles vous devriez changer votre attitude envers eux.
 
 
L’environnement proche est aussi votre type de travail ou d’occupation ou le manque d’occupation. Le travail est peut-être tout simplement trop dur physiquement ou stressant ou celui-ci vous oblige à vous déplacer trop souvent… Il faut possiblement penser à changer de travail ou discuter avec votre employeur comment réduire la charge, changer vos responsabilités ou autre. Ceci peut impliquer une réduction de revenus et de vivre dans une maison plus petite. Ceci pourrait développer en vous un style de vie différent comme la simplicité volontaire ou le minimalisme (vivre avec moins de matériel possible) mais toujours dans un niveau de confort qui vous convient.
L’environnement proche peut aussi être, de vous sentir étouffé au centre-ville, ou au contraire un besoin de sortir de la campagne.
Si vous en avez les moyens, prendre une année sabbatique et voyager est peut-être votre planche de salut. Prendre le temps de revoir sa vie globalement et y apporter les changements qui sont nécessaires à votre santé.
Chaque personne aura sa propre situation particulière – il n’y a donc pas qu’une seule bonne solution pour tous. Si vous ne parvenez pas à voir ce qui cause votre stress et vos émotions négatives, demander l’aide d’une personne qui vous connait peut-être mieux que vous-même. Une personne qui a votre santé à cœur et qui est objective. Ou consulter une oreille attentive telle qu’un psychologue, un vieux sage ou un prêtre au besoin.
Tel que mentionné au début de cette section, c’est probablement l’élément qui pourrait être le plus difficile où apporter des changements – mais justement autant important pour votre santé. Plus c’est difficile à faire, plus cela pourrait confirmer que c’est un élément clé de votre retour à la santé et pour le long terme.
 

7. Notre macro environnement



Le macro environnement est tout ce qui est plus extérieur à notre environnement proche. Telle que la politique qui gouverne en partie votre vie, les conditions de vie de votre région ou pays, l’environnement économique ou la pollution.
Ce sont des éléments très larges qui n’englobent pas que vous, mais bien l’ensemble de nos communautés. Ici vous ne pouvez pas y faire grand-chose. Possiblement de petites actions au niveau individuel, par exemple s’il y a plein de déchets par terre dans votre rue ou secteur – rien ne vous empêche de faire des collectes de débris si cela vous dérange. C’est ce que ma conjointe et moi faisons partout où nous marchons et même au fond des lacs l’été avec un masque d’apnée.
Le même geste peut être fait pour sensibiliser des gens à des situations sur la politique, la pollution ou autre, si ça vous dérange. Si la vue de gens dans le besoin vous affecte, pourquoi ne pas devenir bénévole à la banque alimentaire ou autres organismes communautaires d’entraide?
 Votre cœur aura au moins la conviction de faire de bons gestes pour votre macro environnement. Un petit geste à la hauteur d’une seule personne.
Cet élément est le dernier des sept et vous devriez commercer à faire des changements de style de vie dans les six premiers avant de considérer celui-ci.
 
 
CONCLUSION
 
Nous connaissons tous un Paul, un Simon ou une Jacqueline qui a soudainement été victime d’une maladie grave et pourtant il ou elle était en pleine santé. Il ou elle mangeait bio et très santé, faisait du sport toutes les semaines et un bout d’entrain souriant(e). Et pourtant son frère qui mange mal et fume comme ce n’est pas possible et toujours assis dans son camion, est plus âgé et n’a aucune maladie.
Il y a trois erreurs ou mauvaise compréhension dans l’énoncé ci-haut.
Premièrement, de toute évidence il ou elle n’a pas subitement été victime d’une maladie. Car un cancer, une crise cardiaque ou un diabète se bâti sur des mois, années ou même sur des décennies. Les seules maladies subites sont causées par des accidents – chute, blessure ou accident automobile…
Deuxièmement, il y a toujours des signaux d’alarme qui nous avisent à l’avance que l’équilibre du corps est en danger mais que trop souvent nous ne voulons pas voir et que le système de santé/éducation ne nous éduque pas à identifier et à prendre au sérieux. Le plus simple est de prendre une petite pilule pour calmer les symptômes. Il ne faut pas blâmer les médecins, ils sont souvent les premiers à nous dire de faire du sport, de perdre du poids, de changer d’alimentation ou de prendre des vacances… Souvent, nous ne voulons pas changer de style de vie et nous demandons une solution rapide et même immédiate – donc des médicaments.
Troisièmement, son frère qui a hérité de la même génétique (même père et mère) ne fait pas attention à sa santé et il n’est pas malade. Ça donne une impression d’injustice. Ce dernier a peut-être une attitude bien différente face à la vie – il vit peut-être plus dans le présent et sans se soucier de rien par rapport à Paul, Simon ou Jacqueline qui ne gère pas aussi bien ses émotions et son stress. De plus, nous avons tous une capacité adaptative différente – même si nous sommes de la même famille génétiquement.
 
Voulez-vous vraiment retrouver la santé?
Votre niveau de détermination sera la clé – car cela risque d’impliquer plusieurs changements d’attitude et chambarder vos habitudes de vie.
Si vous avez lu ce document jusqu’à ce point de la conclusion, vous avez compris qu’il ne faut pas attendre que les changements viennent de l’extérieur – la santé viendra de votre intérieur et de vos pensées.
Le cas typique est un homme ou une femme qui n’est pas à l’écoute de son corps qui lui parle via des alertes. Continuant sa vie sans écouter son corps car nous n’avons pas moyen de connaitre notre limite adaptative ultime sans l’atteindre. Heureusement qu’aujourd’hui nous avons des services ambulanciers d’urgence, des hôpitaux et du personnel de santé compétent pour stabiliser le corps rapidement et apporter les soins d’urgence – du moins pour les problèmes cardiaques. Plusieurs ont ainsi une deuxième chance!
C’est mon cas et j’ai bien compris le message et saisis la chance que la vie m’offrait. C’est avec cette volonté que j’ai mis du sérieux à réapprendre les principes de base de la vie, la biologie du vivant et de les appliquer. J’ai maintenant 58 ans et je suis plus en santé et en forme que lors de mes 40 ans. C’est ce que je vous souhaite!
J’ai écrit ce document dans un but purement humanitaire. Si mon expérience peut aider, ne serait-ce qu’une personne à vivre mieux, j’en serais très heureux.
Je vous invite donc à partager ce document aux gens près de vous qui vous semblent à risque – qui ne semble pas écouter les alarmes que leur corps crie de plus en plus fort. Partagez-la aussi avec ceux qui ont reçu une deuxième chance afin de peut-être les inspirer à changer de style de vie pour vivre en santé et encore longtemps.
 
 

Il faut de tout pour faire un monde
Il faut de tout pour garder sa santé

 
 
Je vous invite à partager ce document s’il vous a été utile.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec moi au lien suivant:
www.7etapessante.org
 

Marc Samson