portrait de Yves RasirDans la revue Néosanté, nous recensons les études scientifiques et les alertes  sur  le danger des médicaments.  Nous estimons que ça fait partie de notre job  de relater que les « remèdes » chimiques et allopathiques présentent souvent de graves inconvénients et font parfois plus de mal que de bien. Les scandales à répétition (Médiator, Dépakine, Lévothyrox…) témoignent que le système de mise sur le marché est défaillant et que de nombreuses molécules n’auraient jamais dû être autorisées en raison de leur nocivité. Dans notre mensuel, nous pointons tout particulièrement les effets pervers de substances couramment prescrites (statines, inhibiteurs de la pompe protons, antibiotiques…) ou même délivrées sans ordonnance comme les fébrifuges, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les  antidouleurs à base de paracétamol. Cette dernière catégorie constitue une bonne part du chiffre d’affaires des pharmacies et parapharmacies. Rien qu’en France,  plus de 200 médicaments (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan…) contiennent du paracétamol et leur consommation avoisine le milliard de boîtes par an. En l’espace de 10 ans (2006-2017), les ventes ont augmenté de 53 % ! Dopé par la publicité et sa duplicité, ce succès commercial est d’autant plus choquant que la liste  des effets secondaires du paracétamol ne cesse de s’allonger et que leur gravité est de plus en plus reconnue. Sa toxicité pour le foie ne fait tellement plus de doute que les autorités françaises viennent d’imposer la mention « surdosage = danger » écrite en rouge sur l’emballage. Une dose trop élevée peut en effet détruire les cellules hépatiques et expédier  au cimetière si on ne  remplace  pas  rapidement l’organe. Selon  l’ANSM, l’abus de paracétamol serait même la cause principale des greffes du foie pratiquées en France !
 
Mais il y a, à notre avis, encore plus inquiétant : ce médicament banal  possède l’étrange propriété d’annihiler les émotions positives. En 2016 déjà, des chercheurs en psychologie américains avaient fait l’étonnante découverte que le paracétamol réduit la compassion ressentie face à la détresse d’autrui. Quand on les  a confrontés à des récits censés susciter l’empathie, les participants de l’étude à qui on avait préalablement administré le médicament ont manifesté moins de sensibilité et ont rapporté un moindre sentiment de pitié que les sujets sous placebo.  Tout se passe comme si la prise de  l’antidouleur diminuait aussi la souffrance perceptible chez quelqu’un d’autre ! Les mêmes scientifiques de l’Université de l’Ohio ont poursuivi leurs travaux et ont effectué le même genre d’expériences couplées à de l’imagerie cérébrale. Publiée en mars dernier dans la revue Frontiers in Psychology,  leur nouvelle étude démontre que le paracétamol amoindrit également ce que les psy appellent « l’empathie positive », c’est-à-dire l’émotion agréable que l’on ressent lorsque notre prochain vit quelque chose de bien en notre présence, par exemple  un événement heureux ou la  réception d’une bonne nouvelle. « Être content pour lui » n’est pas une formule creuse car nous partageons réellement  sa satisfaction, scanner du cerveau à l’appui montrant que les zones cérébrales de la motivation et du bien-être émotionnel  sont activées. Or la prise d’1 g de l’antalgique suffit à faire baisser cette impression de participer au bonheur d’autrui, et ce dès une heure après l’absorption du médicament ! 
 
Pour les chercheurs, ce phénomène est très préoccupant car la capacité de s’identifier  à une autre personne dans ce qu’elle ressent est le véritable ciment du lien social, la clé  essentielle d’un vivre ensemble harmonieux. Dans leurs commentaires, ils se demandent dans quelle mesure la consommation excessive ou régulière de paracétamol n’impacte pas dramatiquement la société américaine,  où un quart de la population en absorbe  au moins une fois par semaine. Cette surconsommation témoigne d’un mal-être social mais pourrait également en être une cause non négligeable ! De notre côté, nous retenons surtout que l’antidouleur et antipyrétique le plus populaire est un anesthésiant des émotions. Or le Dr Hamer a trouvé que la fièvre et les douleurs se manifestaient le plus souvent en phase de guérison des maladies. C’est pourquoi, à l’instar des naturopathes et des homéopathes, il déconseillait la répression de ces deux symptômes dans la mesure du possible. Dans la perspective où les pathologies procèdent de conflits psycho-émotionnels et qu’elles sont des processus naturels intelligents, les découvertes étasuniennes n’ont donc rien d’étonnant. Si elles n’apportent pas de nouvelles preuves étiologiques, ces trouvailles troublantes mettent en évidence que le « savoir ressentir» est au cœur des mécanismes pathologiques. Les médocs qui tuent la compassion et l’empathie positive sont très probablement parmi les plus nuisibles à notre santé globale. On pourrait à mon sens les qualifier de toxiques holistiques…