Je me vaccine pour protéger les autres : derrière ce slogan adopté par les gouvernements pour promouvoir l’injection expérimentale, il y a la sacrosainte notion d’immunité collective. Le fait de susciter une réaction immunitaire chez suffisamment de gens empêcherait l’agent infectieux de circuler et il s’érigerait ainsi une barrière invisible protégeant le reste de la société. La vaccination est présentée comme un geste altruiste et les rebelles à cet acte médical sont taxés de sales égoïstes qui ne pensent qu’à leur pomme et mettent en danger les personnes pas encore vaccinées ou les immunodéprimées chez qui l’action du produit n’est pas garantie. Pour se défendre de cette accusation, de nombreux récalcitrants invoquent à leur tour l’immunité de groupe et revendiquent le droit d’y contribuer plus efficacement en affrontant le microbe à mains nues et à bras non piqués, l’immunisation naturelle étant plus solide et plus durable que l’artificielle. Si les stratégies divergent et s’opposent, les deux camps sont réunis dans la conviction qu’un parapluie immunitaire se déploie au-dessus de la collectivité dès lors qu’une large majorité d’individus se sont frottés à l’agresseur via la seringue ou la contamination. Mais qui prend la peine d’interroger le postulat de départ ? Et qui est au courant qu’il s’agit d’une croyance sans grand rapport avec la science ? 

Une fiction introuvable dans la réalité

Le concept de protection grégaire n’est en effet rien de plus qu’un mythe, un narratif inventé en même temps que les vaccins pour leur attribuer de fausses victoires. En réalité, personne n’a jamais su expliquer pourquoi les épidémies infectieuses viennent et s’en vont, s’allument et s’éteignent. C’est seulement depuis Pasteur que lui-même et ses émules ont imaginé que l’injection du germe atténué permettait de freiner et de flinguer les fléaux à partir d’un certain seuil d’inoculations. Les adeptes de cette théorie oublient un peu vite que des maladies comme la peste, le choléra ou la scarlatine ont déserté nos pays sans l’aide de la vaccination. Ils oublient ou ignorent aussi que les maladies prétendument éradiquées par un vaccin (diphtérie, tuberculose, polio…)  s’essoufflaient avant son arrivée et auraient disparu sans lui. Ils feignent également d’ignorer que les vaccins antiviraux ont manifestement échoué puisqu’aujourd’hui, les flambées de maladies virales (polio, rougeole, coqueluche, oreillons…) se produisent systématiquement dans des populations hyper-vaccinées. Même totale, la couverture vaccinale n’empêche pas la résurgence des affections qu’elle est censée étouffer. À l’inverse, la grippe saisonnière s’estompe et s’évanouit chaque année sans que l’immunisation par vaccination ou infection puisse expliquer la régression. De toute évidence, l’immunité collective est une fiction que rien ne vient confirmer dans la réalité. Par la grâce d’un célèbre virus couronné, il va pourtant bien falloir regarder cette dernière en face !

Un concept flou et faux

La pseudo-pandémie de covid apporte en effet des océans d’eau au moulin de ceux qui ne croient pas à l’immunité de troupeau et mettent en avant la primauté du terrain individuel. En lisant le dossier de Pryska Ducœurjoly dans la revue Néosanté d’octobre, vous allez voir que la notion de protection grégaire n’a pas résisté à cette crise sanitaire. Elle ne tient plus debout car elle est allègrement démentie par les faits. « C’est un concept flou qui n’a pas d’impact », comme le reconnaît Didier Raoult. Non seulement la solution vaccinale est un échec magistral  – les injectés peuvent contaminer et être contaminés – mais la maladie elle-même ne s’avère pas du tout immunisante. Vaccinés comme non-vaccinés subissent parfois des ré-infections à intervalles très rapprochés. Malgré des taux de vaccination et d’infection record, les « vagues » se succèdent.  Alors, elle est où, cette couverture communautaire ? Ce qui nous réjouit, c’est que l’effondrement du mythe « collectiviste » s’accompagne forcément de la remise en cause du paradigme pasteurien dans son ensemble. En démontrant que le fameux R0 de diffusion du virus  est une fumisterie et que les courbes exponentielles ne sont pas au rendez-vous, le chercheur indépendant François Jortay, le statisticien Pierre Chaillot ou le mathématicien Vincent Pavan remettent en question la notion même de contagion. Le premier est l’auteur de la formidable analyse « Gestion des épidémies »  publiée et actualisée en ligne depuis juin 2020, le second a pulvérisé le récit officiel et a fini  par dézinguer « le mythe de la contamination épidémique » dans une de ses dernières vidéos.

 Tandis que le troisième s’est attaqué, à travers son livre « Le débat interdit »  (écrit avec Ariane Bilheran) et  à travers une intervention percutante au Conseil Scientifique Indépendant, aux fondements mathématiques de l’épidémiologie, qualifiée par lui de science frauduleuse reposant sur des modèles « qui ne marchent pas ». Si ça vous dit de le visionner, Pierre Chaillot et Vincent Pavan ont réitéré leurs implacables critiques lors d’un colloque qui vient de se dérouler au Portugal.

Une croyance à bazarder

Quand je vois ces brillants scientifiques démontrer la vacuité du concept d’immunité collective, je bois évidemment du petit lait. Mais je me dis aussi qu’on aurait pu gagner du temps si  la revue Néosanté était moins confidentielle. Les failles et les incohérences de ce dogme vaccinaliste, ça fait en effet onze ans que nous les dénonçons par l’entremise d’articles et de dossiers solidement argumentés. Pour n’en citer qu’un seul, il y a notamment ce texte publié en 2016 et signé par Pierre-Jean Arduin, docteur en neurosciences et auteur du livre « Pourquoi vacciner ? ». Si vous prenez la peine de le (re)lire, vous verrez que cet article souligne déjà l’inconsistance et  les invraisemblances de la prétendue protection de groupe. Comme on l’a vu avec le covid, le seuil fixé pour atteindre cet objectif mythique est un pure spéculation mathématique n’ayant jamais fait la preuve de sa pertinence. L’immunité grégaire sert d’alibi pour massacrer les droits de l’Homme et lui imposer des devoirs, mais elle est complètement imaginaire.  Dans le monde réel, l’immunité est par nature individuelle et elle repose sur les quatre composantes du terrain personnel, comme le rappelle aussi Pryska Ducœurjoly dans son dossier : le terrain psychologique, le terrain  physique, le terrain génétique et le terrain immunitaire, c’est-à-dire la faculté d’adaptation aux nouveaux microbes grâce à l’exposition précoce  aux anciens au moment de la  naissance et durant la petite enfance. Le terrain de quelqu’un, ce n’est pas celui d’autrui. Et ce n’est pas parce qu’il est bon ou mauvais que votre terrain va améliorer ou détériorer celui du voisin ! Malheureusement,  comme je le déplore en introduction de ce billet, le mythe de l’immunité de troupeau a  puissamment contaminé les cerveaux. Pensant bien faire, la plupart des réfractaires au vaccin se sont même positionnés comme militants de l’immunité collective à atteindre au plus vite. Maintenant que ce mirage se dissipe et que des scientifiques dissidents sont en train d’accélérer sa disparition, j’espère de tout cœur que les résistants aux injections vont réaliser qu’il s’agit d’une croyance infondée, que le parapluie commun n’existe pas et que c’est à chacun d’ouvrir et d’entretenir le sien. 

                                                           Yves Rasir   

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