Les SPPA ? Ce sont les « Sous-Personnalités Psycho-Actives » que le Dr Christian Schaller a identifiées comme les composantes de la personnalité. Sous l’effet d’émotions négatives, certains de ces personnages intérieurs peuvent nous pourrir la vie et engendrer des maladies ! Le médecin suisse explique ici comment ne pas se laisser manipuler par la peur et le (faux) besoin de dépendance. En tant qu’êtres humains nous sommes constitués de personnages intérieurs (que nous appelons Sous-Personnalités Psycho-Actives ou SPPA) dont l’ensemble forme notre personnalité. Les gentilles et aimables SPPA font de nous des êtres attractifs et charismatiques et les SPPA immatures et agressives poussent les gens qui nous croisent à changer de trottoir pour nous éviter. 
Chaque SPPA vient pour apprendre à vivre en harmonie avec les autres SPPA en nous et avec celles des autres à l’extérieur. 
Nous avons ainsi l’ «enfant de ses parents» qui vient recevoir le respect et la tendresse, le «parent de ses enfants» qui vient apprendre à se conduire en bon parent, le «frère/sœur de ses frères ou sœurs» et l’ «ami» qui viennent apprendre à vivre dans la décontraction et l’échange, l’ «homme ou la femme d’affaires» qui a pour objectif de rendre confortable la vie matérielle, le «sage» (ou l’enseignant) qui doit partager ses connaissances, l’ «élève» qui doit rester apprenti pour apprendre de tous, le «thérapeute» qui doit oser prodiguer des soins à tous ceux qui sont déséquilibrés ou malades plutôt que de juger ou de fuir, le «séducteur» qui doit être charmant pour ouvrir la porte du cœur, l’ «amant ou l’amante» qui ont pour mission de dynamiser le corps physique avec les plaisirs de la sensualité et du sexe, l’ «aventurier» qui explore le monde en s’émerveillant, l’ «enfant de l’univers» qui apprend comment fonctionnent les choses pour son bonheur et celui de tous , le «parent de l’univers» qui contribue à améliorer la vie sur Terre sans attendre qu’un organisme public ou privé s’en occupe, le «sauveur» qui vient apprendre à élever l’ énergie christique en assistant ceux qui sont faibles, ignorants ou malades, l’«artiste» qui adore créer de belles œuvres, le «clown» qui aime faire rire et toute une série d’autres qui ont chacun leur rôle dans la grande symphonie de la vie. 





Les problèmes surviennent lorsque nous vivons dans le désordre et la confusion, dirigés uniquement par des émotions de peur ou de dépendance. 
Quand, par exemple, la SPPA d’ «amant» (ou d’époux) est sollicitée par notre partenaire mais que nous répondons avec la SPPA de «sage» ou encore de «parent». De même quand la SPPA «thérapeute» prédomine chez nous alors que c’est l’ «ami», qui est invité à une soirée ! Il en va de même lorsque l’ « venturier» en nous se morfond, écrasé par notre personnage d’«homme ou femme d’affaire» qui l’empêche de bouger. 
Et un vrai drame apparaît lorsque l’«enfant de ses parents», qui n’a pas été nourri dans la maison familiale, rencontre quelqu’un et tombe amoureux en percevant chez ce dernier l’énergie du «parent». 
Cet «enfant va se servir de l’ «amant/amante» pour obliger l’autre à former une vie de couple qui lui donnera l’opportunité de se guérir ou de grandir. S’il peut trouver son compte en ayant l’occasion de se développer en enfant, la vie de couple deviendra très vite infernale du fait que les «amants» n’ont pas eu leur mot à dire. 
Ils ont été forcés par les besoins prioritaires de l’enfant et n’ont donc pas pu se choisir vraiment. Ce qui ressemblait à un coup de foudre était en réalité la joie d’un enfant qui a trouvé chez l’autre un papa ou une maman de remplacement. Une telle situation ne peut se produire que s’il existe réellement chez la personne rencontrée une facette de «parent» à la recherche d’enfant à éduquer pour compenser un manque ! 
Il est important de prendre conscience des contrats inconscients qui sous-tendent notre vie quotidienne et il est possible de refaire des contrats conscients, une fois que l’on est soi-même devenu lucide. Nous avons donc un travail d’éducation de nos SPPA encore immatures à pratiquer. 
C’est comme avec les enfants en bas âge : nous ne pouvons pas exiger d’eux qu’ils sachent tout faire. 
De même chez les adultes, si certaines SPPA sont encore immatures, elles vivent à des niveaux de conscience qui ne leur permettent que d’être mauvaises, agressives ou jalouses. Le paradoxe est que ces SPPA peuvent, chez la même personne, cohabiter avec des SPPA lumineuses, porteuses d’enseignements de sagesse de haute valeur !



Observez un peintre qui peint, un potier qui fait naître un vase sur son tour, un maçon qui construit un mur, un enfant qui joue avec ses cubes…l’harmonie des gestes est extraordinaire de souplesse et de beauté. Ceci est possible parce que les deux mains sont reliées au cerveau qui coordonne chaque action. De même, lorsque nous sommes reliés à notre corps de lumière, nous recevons la guidance qui va permettre à chaque SPPA d’obtenir ce dont elle a besoin pour grandir et s’épanouir. Mais chaque fois qu’au lieu d’obéir à la «voix de l’âme» nous nous plions aux dogmes, aux morales et aux idées reçues des religions et des sociétés humaines privées d’orientation spirituelle, nous avons tendance à donner la préférence à certaines SPPA au détriment d’autres. 
Celles qui sont brimées, dévalorisées, mises à l’écart, voire enfermées dans les cachots sombres de notre inconscient, font des plans pour attirer l’attention sur leurs besoins et leur droit à la vie. Un peu comme des enfants enfermés à la cave vont essayer de faire du bruit, voir de mettre le feu à ce qu’ils trouvent pour qu’on vienne les délivrer !
Vu sous cet angle, derrière toute maladie se cache une ou plusieurs SPPA qui tentent de se faire entendre. Si la médecine classique fait disparaître les symptômes par des médicaments chimiques ou des opérations chirurgicales, les médecines naturelles partent du principe que c’est l’intoxication du corps qui est la cause des maladies puisque les symptômes ne sont que des signes montrant les efforts de l’organisme pour se dépolluer. Un programme de soutien à la détoxication globale, associé bien sûr à la cessation des toxines alimentaires et psychiques, va être mis en place : jeûne ou alimentation vivante, diètes diverses, exercice physique pour stimuler l’élimination, massages, acupuncture et autres thérapies énergétiques, médicaments naturels comme l’homéopathie, les plantes, les oligoéléments, les compléments alimentaires ou les vitamines naturelles, les graines germées, les algues, le pollen et autres aliments précieux, tout va être mis en œuvre en respectant le principe Hippocratique «Primum non nocere» (D’abord ne pas nuire) qui est le fondement même de toutes les approches qui respectent la nature et ses lois. 
En effet, en naturopathie, on sait que le corps est d’une sagesse des millions de fois plus grande que tous les médecins de la Terre. On comprend que les maladies ont un sens, correspondent à des efforts du corps pour se guérir, ne sont pas des funestes fatalités qui nous «tombent dessus par hasard». On cherche alors à agir avec le corps, pour le soutenir dans son œuvre de guérison. Mais toutes les approches naturelles ont des limites, car, parfois, la détoxication ne suffit pas. Il faut alors s’intéresser aux causes émotionnelles et mentales en montrant au patient comment fluidifier ses émotions et ouvrir son cerveau droit pour s’ouvrir à la guidance de l’âme. 
Et c’est souvent celle-ci qui va montrer quelles sont les SPPA qui, dans leur souffrance, ont créé la maladie. Car si l’intoxication du corps peut être décrite comme la cause de maladies, les SPPA sont vraiment les «causeuses de cause». Ce sont elles qui transforment les vitamines en poisons lorsqu’elles veulent allumer des «ampoules rouges» au tableau de bord pour que le conducteur s’arrête, ouvre le capot et s’occupe de la SPPA (ou du groupe de SPPA) qui n’a pas assez d’espace pour s’épanouir. Prenons un exemple : même si une personne mène une vie apparemment harmonieuse, elle peut tomber malade parce que son «aventurier» trouve que la vie est trop monotone et sans surprises ! Sa guérison ne viendra alors pas d’une thérapie mais d’oser partir pour un temps à l’aventure, sans horaires, ni hôtels confortables… C’est ce que les chamanes appellent la «quête de vision». être seul dans la nature et se délivrer à chaque pas des conditionnements et des habitudes acquises pour retrouver un contact direct avec la nature, avec la vie, avec les expériences mystiques qui ne manquent pas de se produire lorsque l’aventure spirituelle vient compléter l’aventure matérielle.


Dans l’enseignement des SPPA, voir une facette immature chez soi ou chez autrui ne signifie pas juger, critiquer et condamner mais chercher à soutenir cette facette sur son chemin vers la conscience et vers la réalisation de tout son potentiel. 
Quelle est donc la signature d’une SPPA immature ? Elle est encore égocentrique, ne sait pas tenir compte des autres SPPA et présente tous les signes d’une mauvaise gestion des émotions : soit elle les bloque dans le corps physique et s’enferme dans le mutisme et la dureté de cœur, soit elle les déverse sur les autres en les faisant souffrir de mille manières, sans réaliser que le tort que l’on fait à autrui on le fait à soi-même. 
Dans toutes les sagesses du monde ne trouve-t-on pas la vérité immuable : «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse !» Prisonnières de la violence intériorisée, qui fait le lit des maladies, ou de la violence extériorisée sur autrui, qui crée les conflits et les guerres dont souffrent les êtres humains depuis des millénaires, les SPPA immatures attendent que des SPPA « bons parents » viennent les prendre par la main pour leur montrer comment lâcher leurs émotions sans faire de mal aux autres. 
Le jour où les êtres humains sauront s’isoler pour lâcher leurs émotions sans agresser autrui, les conflits cesseront comme par enchantement ! Nous avons fait un DVD (Comment éviter les conflits de couple par la découverte des SPPA) pour montrer de façon pratique comment mettre en scène les SPPA adéquates pour cesser de se disputer sans fin. 
Prenons un exemple : si Monsieur rentre du travail de mauvaise humeur, Madame peut soit, dans sa SPPA «épouse», lui faire le reproche d’être un mauvais mari, alors qu’elle s’est préparée pour l’accueillir avec amour, ou alors vite réaliser qu’elle a en face d’elle un enfant malheureux qui a en priorité besoin d’une bonne maman. Elle peut alors dire : «Mon chéri ! Tu as eu une journée difficile… Allons viens, je vais mettre un peu de musique et nous allons danser pour faire sortir toute la colère que tu as accumulée, en gesticulant et en criant. Ensuite je vais te faire un bon petit massage…» Si Madame peut jouer ce rôle, alors, trente ou quarante minutes plus tard, l’enfant ayant été compris, aimé, libéré et nourri par un bon toucher maternel pourra, tout naturellement, s’effacer pour laisser apparaître l’amant charmant que Madame attendait. Bien sûr, cet exemple est réversible : quand Madame se transforme en une petite fille malheureuse et vindicative, plutôt que de lui dire «Je n’aurais jamais dû me marier avec toi !», Monsieur doit vite faire appel à sa SPPA «bon père» pour venir en aide à la SPPA «enfant immature» de son épouse ! 
S’il est capable de jouer ce rôle avec conscience et amour, la petite fille guérira vite et laissera place à l’amante merveilleuse qui l’a tant séduit…Ainsi se dessine une gestion des conflits qui permet de sortir des jeux de pouvoir destructeurs des SPPA immatures pour faire émerger les SPPA sages, capables de faire régner l’harmonie en toutes circonstances en prenant soin des facettes encore incapables de discerner l’intérêt commun. Rêvons un peu : le jour où chaque être humain tendra une main secourable aux SPPA immatures qu’il voit chez autrui, ne verrons-nous pas régner la paix et la fraternité planétaire dont nous souhaitons tous la venue depuis que l’humanité s’est égarée dans les labyrinthes de la peur et des croyances limitées qui sont à l’origine de tous nos maux ?


Il est passionnant de découvrir que, dans les caves de notre inconscient, se trouvent des SPPA immatures qui sont restées bloquées dans des émotions négatives. En médecine holistique, nous savons que l’être humain est composé de quatre corps : physique, émotionnel, mental et spirituel. Or, seul le corps phsyique peut mourir, les autres corps étant immortels, ce qui conduit vers la conscience que nous avons vécu de nombreuses vies sur Terre. En psychothérapie spirituelle, nous allons inviter le patient à plonger, par un voyage intérieur, dans les profondeurs de ses mémoires pour y rencontrer les SPPA qui ont besoin d’aide. 
S’il rencontre, par exemple, une guérisseuse en haillons enfermée dans une cellule de prison et rongée par une grande colère, parce qu’elle pense avoir été injustement condamnée, le patient va tout d’abord s’imaginer prendre une partie de cette colère et la faire sortir à travers son propre corps, en se visualisant en train de crier , de gesticuler et de danser, puis il invitera la femme à faire de même. Quand toute l’émotion aura pu être évacuée, il guidera cette guérisseuse vers les mondes de lumière. Du coup les talents de cette thérapeute ne seront plus bloqués mais pourront à nouveau être utilisés sans peur. 
Nous avons d’ailleurs créé le Jeu de cartes de la Tranformation intérieure pour faciliter la compréhension et l’application de ce travail de guérison qui donne des résultats remarquables et rapides.
Cette forme de psychothérapie permet de répondre à une question intéressante: mon corps, mes parents, la société dans laquelle j’ai grandi, sont-ils les fruits du hasard, ou est-ce moi qui les ai choisis ? La perspective spirituelle montre qu’avant de nous incarner, nous avons soigneusement choisi les conditions les meilleures pour apprendre nos leçons de vie et évoluer sans cesse. 
La perception de la dynamique évolutive, de l’objectif profond de chaque événement permet de ne plus juger d’un point de vue limité, mais d’aimer sans condition, ce qui est le propre de l’âme, de tous les êtres qui peuplent les mondes célestes et de Dieu lui-même, ce Dieu qu’on ferait mieux d’appeler, comme dans l’enseignement de Lazaris – un guide spirituel très connu aux États-Unis et qui s’exprime à travers le channel Jack Pursell – « Dieu-Déesse-Tout ce qui est» (« God-Goddess-All that is»). 


On sort ainsi d’un concept exclusivement masculin de Dieu, concept qui a favorisé, dans la civilisation occidentale, une prévalence de l’homme (le cerveau gauche, l’intellect, la logique, la technologie, la science, les lois extérieures) par rapport à la femme (le cerveau droit, l’intuition, la sagesse qui parle dans le coeur de chacun). Le machisme de notre société où, sans cesse, l’homme conquérant, dominateur, guerrier, a mis en esclavage, en lui et autour de lui, la femme pacifique, pacificatrice et proche de sa source d’inspiration divine, a débouché sur une destruction suicidaire de la Terre-Mère qui nous oblige à un réveil spirituel pour nous délivrer de la tyrannie du sérieux, qui est l’un des attributs du cerveau gauche, afin de retrouver la liberté du rire et du jeu, qui sont les magnifiques atouts du cerveau droit. Nous pouvons alors retrouver les trésors de la sagesse universelle que les chamanes ont su préserver au fil des siècles. Comprendre que nous avons pu être la femme de notre père ou sa soeur dans une autre vie, ou toute autre configuration, facilite une nouvelle perspective de nos relations familiales : nous avons choisi nos proches pour parvenir à nous libérer des jeux de pouvoir, des humiliations et des vengeances afin de parvenir à vivre en permanence dans un amour inconditionnel qui dit: «Je t’accepte comme tu es, quoi que tu aies fait, quoi que tu fasses. » 

Plus jamais je ne chercherai à t’imposer ma loi, plus jamais je ne subirai la tienne. Laisse-moi apprendre à te connaître, à m’émerveiller de nos différences, à voir le monde avec tes yeux, et à te le montrer à travers mon regard. Ne soyons plus limités par des rôles rigides, vivons toutes les teintes, toutes les nuances de l’amour. Soyons tour à tour, père, mère, enfant, en jouant dans le plaisir d’être ensemble, sans peur ni dépendance !» 
En nous identifiant à notre corps physique, nous nous sommes piégés dans la souffrance. Si je me crois seulement homme parce que, j’ai, dans cette vie-ci, un corps masculin et que je m’interdis tout ce qui est féminin, comment pourrais-je ne pas souffrir ? Et si je souffre, n’est-il pas compréhensible que je cherche à faire souffrir mes proches pour tenter, au moins, de ne pas être seul dans mon malheur ? 
La tolérance est le propre des gens heureux, alors que l’intransigeance est le point commun des gens malheureux qui sont enfermés dans le dogmatisme, le fanatisme, la violence et la manipulation des autres. La souffrance des bourreaux est aussi grande que celle de leurs victimes, même si, dans leur aveuglement, ils abusent de leur pouvoir sur autrui sans se douter que, tôt ou tard, ils feront l’expérience d’être victimes à leur tour. 
Rappelons-nous qu’une fois quittée l’école terrestre, chacun revoit le film de sa vie, mais, cette fois-ci, il sent ce qui s’est passé en lui et en tous les êtres qu’il a côtoyés. Dans cette compréhension, il est très logique que le bourreau choisisse alors, non pas pour expier ses péchés mais pour élargir sa capacité d’aimer, une vie dans laquelle il pourra vivre l’expérience même qui lui faisait si peur et qu’il a fui de toutes ses forces, afin que le douloureux vécu de la victime impuissante, soumise aux caprices de son tortionnaire, puisse devenir une expérience qu’il intègre. 

Cette perspective illumine la vie conjugale et familiale d’une manière bien différente des éclairages falots que le judéo-christianisme ou des approches intellectuelles comme la psychanalyse ont voulu nous imposer. Elle débouche sur une magnifique technique thérapeutique que nous avons baptisée la Danse de l’Ego Conscient et qui permet, dans un travail de groupe, de laisser vivre consciemment toutes les SPPA qui existent en nous sans plus les juger ni les cacher.


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