« Il reste toujours une trace » nous dit Lady Macbeth qui ne peut pas laver ses mains souillées des crimes commis par elle et son époux : la souillure, c’est plus qu’une tache, ça ne part pas, il faut un programme spécial pour retrouver sa pureté originelle. Quand l’été arrive et avec lui le vilain soleil, il faudrait se méfier ? !… L’exposition excessive au soleil est en effet considérée par certains comme un facteur déclenchant des mélanomes. Mais est-ce bien la réalité ?

Ethologie

La seiche, dont nous apprécions de manger le blanc, a une solution de survie bien connue : par un organe issu de l’intestin embryonnaire, elle produit de l’encre à base de mélanine, qu’elle libère sous la forme d’un nuage noir quand elle se sent menacée, ce qui a pour résultat d’aveugler son prédateur, de le leurrer, et surtout de contrarier son odorat. Cette histoire animale nous parle donc du conflit de ne pas être intégré en tant qu’embryon (avortement), de ne pas être assimilé dans le clan (parce qu’on n’est pas dans la bonne tonalité) et du besoin de se protéger de quelqu’un.

La maladie

Le mélanome est une tumeur maligne provenant des mélanocytes, les cellules responsables de la pigmentation de la peau, qui produisent la mélanine. C’est l’exposition aux rayons ultra violets du soleil, captés par les photorécepteurs cutanés, qui stimule la production de mélanine : dans ce cas, nous rougissons, puis nous bronzons, sans plus. Le dysfonctionnement appelé mélanome est le résultat d’une modification du mélanocyte qui entraîne une multiplication incontrôlée de la cellule. Il apparaît le plus souvent sur la peau, et parfois aussi sur les muqueuses, soit spontanément soit par transformation d’un grain de beauté (naevus) et il serait plus fréquent chez les sujets blancs, à la peau claire et aux yeux bleus.

L’étymologie

Le mot « mélanome » vient du grec « melas, melanos » qui veut dire « noir ». La solution utilisée par la personne atteinte de mélanome est donc de se couvrir de noir et, quand on regarde autour de soi, on constate que ce réflexe est aussi courant chez des personnes en pleine santé qui s’habillent de noir et/ou roulent dans une voiture noire, comme si elles étaient en permanence dans le deuil d’un membre de la famille ou d’un collatéral, arraché à elles par la mort. Quant au mot « naevus », il vient du latin « neve » = tache, et aussi de « navis » = navire. Quand le navire se tache de noir, c’est qu’on n’en peut plus de la vie de galérien.

L’écoute du verbe

Mélanome = mets / l’anneau / me = on recherchera donc dans les mémoires familiales une difficulté, voire une impossibilité à former un couple uni, à être uni par l’anneau, ce qui poussera certains, en solution biologique parfaite, à rechercher le couple fusionnel : ce sera le drame lorsque celui-ci se désintègrera.

Le sens biologique

Dans son livre « Les maladies, mémoires de l’évolution », Robert Guinée définit le conflit déclenchant l’apparition d’un mélanome comme étant une atteinte à l’intégrité, un arrachement, une souillure relative à un acte réalisé, à laquelle on pourrait ajouter une tonalité de séparation. Le ressenti peut aller jusqu’à se croire mutilé, défiguré, amputé, déformé, de manière réelle, imaginaire, symbolique ou virtuelle. Cela peut par exemple être le cas lors d’une souffrance causée par des rumeurs qui souillent, par lesquelles on se sent « noirci », ou, suite à un flagrant délit d’adultère, lorsque l’on voit son couple souillé, brisé, son unité scindée en deux. La lésion se développera à l’endroit exact où ce conflit a été ressenti. Il est donc nécessaire de compléter le décodage en fonction du point précis sur le corps et de la zone concernée, sa fonction, sa symbolique, voire son sens en médecine chinoise (points d’acupuncture). Les foyers cérébraux qui sont touchés sont très nombreux par rapport au petit point sur le corps, ce qui explique l’extension rapide et importante des mélanomes : c’est un peu comme si, dans une petite voiture, on mettait tout à coup un moteur de formule 1.
Celui qui se sent « corrompu », « dénigré », « écartelé », « sali » par une sombre affaire, a besoin de se protéger pour retrouver toute son intégrité.
Le sens de la maladie est de réaliser une carapace pour ne plus que l’intégrité soit atteinte à l’endroit du conflit. Il s’agit de la peur archaïque de la dévoration, qui date de l’époque où l’humain vivait au milieu des bêtes sauvages, la peur d’être amputé d’un membre en cas d’attaque d’un fauve ou d’un crocodile : si l’agression risque de m’enlever une partie de moi, j’ai intérêt à faire une carapace pour me protéger, il faut donc à tout prix faire muter mes cellules pour que la surface qui me protège soit dure et s’oppose à l’arrachement. Lorsque le conflit sera solutionné, on observera une réduction fétide du mélanome par nécrose caséifiante sous l’action des champignons et bactéries, avec saignement possible. Le sens de la phase de guérison est de détruire la carapace devenue inutile.

Le soleil

La recherche du sens précis de la «  mal a dit » porte donc à croire que les rayons ultraviolets du soleil n’ont pas tant d’influence sur l’apparition des mélanomes, ce qui est confirmé par d’autres statistiques : les mélanomes apparaissent souvent sur des surfaces couvertes du corps ; 40 % des mélanomes du pied apparaissent sur la plante du pied, une partie fort peu exposée au soleil ; la proximité de l’équateur n’entraîne pas d’augmentation des mélanomes ; il y a des mélanomes à l’intérieur de l’œil alors que celui-ci est protégé des rayons ultraviolets ; la fréquence des mélanomes est élevée chez les sidéens non surexposés au soleil, mais bien plus à de lourds conflits.
N’ayons crainte de prendre le bon soleil de l’été, notre corps en a besoin, surtout si nous vivons dans un pays où il manque souvent, faisons-le sans conflit, sans exagération, avec un minimum de précaution, et surtout sans peur.

Bernard Tihon

Exerçant la profession de juriste,
Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté.
www.bernard-tihon.be
Partager