La maladie

Le lupus érythémateux disséminé est une maladie inflammatoire, d’origine auto-immune et génétique, touchant un grand nombre d’organes, à évolution lente sur plusieurs années, par poussées entrecoupées de rémissions complètes de durée variable, à forte prédominance féminine (80%) et qui apparaît souvent entre 20 et 30 ans. Les symptômes et les signes varient beaucoup d’une personne à l’autre : fièvre et amaigrissement pendant les poussées ; douleurs articulaires ; érythème du visage en ailes de papillon, plaques rouges avec croûtes, urticaire, chute de cheveux, engelure ; ostéoporose ; atteinte des glomérules des reins ; atteinte du système nerveux ; troubles cardio-vasculaires et respiratoires… Le traitement médical varie en fonction des symptômes. De fortes doses de corticostéroïdes sont prescrites dans les cas les plus sévères. Le repos à l’abri du soleil est recommandé pendant les poussées.
Le lupus érythémateux chronique est une dermatose chronique caractérisée par une éruption cutanée en forme de loup (masque sur le visage). Il s’agit de la localisation cutanée du lupus érythémateux disséminé.

L’étymologie

Le mot lupus vient bien sûr du latin « lupus » = loup. Le mot « lupanar » a la même origine, plus particulièrement en rapport avec la « lupa », la louve, qui veut dire prostituée au sens figuré. Allez chercher la pute qui traîne dans la mémoire familiale.
Dans la recherche des pistes conflictuelles à l’origine du lupus, nous nous intéresserons aux divers sens du mot loup en français :
– avoir vu le loup : se dit d’une jeune fille qui n’est plus novice ; dans ce sens, le loup = le sexe ;
– les loups ne se mangent pas entre eux : les gens malhonnêtes, les malfaiteurs ne se nuisent pas entre eux ; dans ce sens, loup = méchant ;
– d’une manière générale, un loup au sens figuré désigne un individu malfaisant, cruel, qui cache parfois sa méchanceté sous des dehors faux ; cherchez les mémoires dramatiques avec des SS pendant la deuxième guerre mondiale (des salauds qui souillent et qui séparent) ;
– quand on parle du loup, on en voit la queue : se dit quand une personne survient juste au moment où on parle d’elle ;
– avoir une faim de loup : une faim insatiable et vorace ;
– un vieux loup de mer : vieux marin qui a beaucoup navigué et qui a des manières rudes ;
– loup-garou : personnage malfaisant des légendes et superstitions populaires médiévales, homme à forme de loup (dédoublement de personnalité) qui passait pour errer la nuit dans les campagnes.

Enfin, remarquons que le « loup » désigne aussi une sorte de masque de velours noir que portaient autrefois les dames quand elles sortaient (dans les lupanars ?!). Quand on a peur de rencontrer le grand méchant loup, on met un masque de loup pour cacher sa libido.

La symbolique

D’un point de vue symbolique, le loup représente la dimension instinctive, la domination des sens et la cruauté sauvage, le caractère indompté, l’énergie pulsionnelle libre et débridée faisant perdre la maîtrise sur soi-même. Cela nous renvoie au conte du petit chaperon rouge, où la petite fille ne parvient pas à surmonter ses désirs et finit par tomber dans le piège du loup, et à celui des trois petits cochons, avec la terrible conséquence de la domination du principe de plaisir (construire à la hâte sa maison pour pouvoir jouer, se distraire, se reposer) sur le principe de raison, d’obligation, du travail avant l’agrément. « Qui a peur du grand méchant loup ?… » Pas vous ?

Le sens biologique

Etant donné que le lupus érythémateux disséminé touche à la fois l’épiderme, le derme, le tissu conjonctif (collagène) et les reins, Claude Sabbah situe son origine dans la conjonction de plusieurs conflits :
– conflit de séparation ;
– conflit de souillure ;
– conflit de dévalorisation en rapport avec la(les) partie(s) du corps qui exprime(nt) la maladie ;
– un ou plusieurs conflits touchant les reins : anéantissement ; conflit avec les liquides ; marquage de territoire intellectualisé.

Ce serait l’angoisse, après avoir servi de bouc émissaire et/ou de tampon, d’être à nouveau souillée dans le futur de façon dévalorisante, donc on préfère masquer ce qu’on ressent. Christian Flèche en donne deux exemples :
– Mme X a une sœur malade nerveusement qui lui lance au visage des propos qui la dévalorise et la salisse et elle ne peut pas lui répondre ;
– une fille de 7 ans a été tripotée dans le bain par son beau-père en l’absence de sa mère (séparation + souillure + dévalorisation + liquide).
Le cerveau inconscient enregistre toutes les circonstances du conflit initial, la récidive sera due à la réactivation du conflit lorsqu’une de ses composantes sera à nouveau présente, par exemple un attouchement dans une piscine.

La notion de bouc émissaire ou de tampon, outre qu’elle donne une idée des conflits possibles de séparation et de souillure (je suis toujours entre deux, donc séparée, et c’est pour subir des choses dégueulasses), est en rapport avec un autre sens du mot « loup » : au théâtre, un loup est un défaut de mise en scène qui produit un vide dans l’enchaînement des scènes. Qui est à l’origine du défaut de mise en scène de ma vie ? A rechercher chez les parents durant la période du projet/sens, dans les 18 mois qui ont précédé la naissance de l’enfant porteur du programme du lupus, il y a forcément eu à ce moment entre eux quelque chose qui clochait, un vide, un trou dans lequel se cache le loup. Après, l’enfant doit boucher le trou, c’est son programme et c’est parfois très lourd. On devient alors un loup pour ses proches.

La bave et les trois lupus

D’ailleurs, Gérard Athias donne la phrase suivante pour exprimer le conflit à l’origine du lupus : conflit d’en baver dans la vie. J’en ai bavé toute ma vie. J’en ai bavé pour réussir. Dans le mot « bave », on a les 4 conflits : séparation, souillure, dévalorisation, liquide.

Le chien, le loup et le renard sont trois animaux cousins : lupus canis, lupus lupus et lupus vulpis. La bave est associée au chien domestique qui envie ses deux cousins nobles et sauvages, le loup et le renard, qui préféreraient crever que d’accepter la dévalorisation et la souillure de la domestication.

J’en ai bavé dans ma vie de chien. Et tout ça pour rien, car c’est la louve romaine, la prostituée, qui est valorisée, c’est elle qui allaite Romulus et Remus dans la légende romaine.

Le jeu est une piste pour en sortir car le jeu permet le contact qui solutionne la séparation. Le « ludus » peut remplacer le lupus. Parce que le conditionnel de vie attaché à la maladie auto-immune du lupus, c’était « jeux interdits ». Maintenant je peux prendre ma place dans tous les jeux, y compris sexuels.

Bernard Tihon

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be