Le côlon ou gros intestin est la partie de l’intestin, commençant à la fin de l’intestin grêle et se terminant au début du rectum, qui élabore et véhicule les matières fécales. Il se présente comme un tube musculaire et muqueux de +/- 1,40 mètre de long, formant un cadre à 4 sections : le côlon droit ou ascendant qui suit le caecum et l’appendice ; le côlon transverse ; le côlon gauche ou descendant ; le côlon sigmoïde. Le côlon sécrète du mucus et a à la fois une fonction motrice (stockage et brassage), une fonction d’absorption et une fonction de digestion grâce à sa flore bactérienne, qui s’accompagnent d’une production de gaz et aboutissent à la constitution de la selle.
La maladie
Le cancer du côlon est une tumeur maligne de la muqueuse, le plus souvent sous la forme d’un adénocarcinome. Il est un des cancers les plus fréquents chez les humains. Les symptômes sont des troubles récents du transit, des douleurs persistantes, des saignements, une possible occlusion intestinale et une atteinte de l’état général (anémie, fièvre). Un polype ou adénome est une tumeur bénigne, généralement asymptomatique.
La colopathie fonctionnelle, appelée aussi syndrome de l’intestin irritable, ou encore colite spasmodique, est un trouble du fonctionnement musculaire et nerveux du côlon, d’origine inconnue, sans lésion organique décelable et sans atteinte de la muqueuse. Elle est très répandue et bénigne, la médecine reconnaissant l’état psychologique et le stress comme facteurs déclenchants. Les symptômes sont les suivants : diarrhées, constipation, alternance des deux, douleurs spasmodiques, ballonnement, et sans atteinte de l’état général.
L’étymologie
Le mot côlon vient du grec « kôlon ». En latin, « colere » veut dire cultiver. D’ailleurs en français, un « colon » est un cultivateur d’une terre dont le loyer est payé en nature, ce qui nous renvoie à la symbolique : la selle = de l’argent. Au cours de la petite enfance, c’est la première monnaie d’échange avec nos parents. Si nous faisons caca au bon endroit (dans le pot), ils nous récompensent. Sinon, ils nous punissent. Inversement, nous pouvons nous aussi utiliser ce moyen pour « les faire chier ». Un colon est une personne non libre, attachée au sol qu’elle exploite, mais exploitée par son propriétaire. Un colon est aussi celui qui est allé peupler une « colonie », loin de la métropole familiale, reniant ses origines, et qui rentre souvent en conflit de territoire avec les indigènes, les autochtones.
L’écoute du verbe
Côlon = colonel. Un colonel est un officier supérieur qui commande un régiment. Pour trouver l’origine d’une colopathie fonctionnelle, cherchez le colonel, la bride, le régent, le dominant, et n’oubliez pas que cela peut être une femme masculine. Cette maladie touchant les muscles et les nerfs, il y a un ressenti d’impuissance face à des ordres, reçus d’un salopard de colonel. Conflit d’impuissance par rapport à un ordre reçu d’un colonel qui oblige à digérer une saloperie. Il y a incapacité à contrer, à réagir, une obéissance forcée, on subit les choses, impuissant à les empêcher, incapable d’obtenir ce qu’on veut, enfermé dans les préjugés. A l’armée, il suffit d’avoir une barette de plus pour avoir toujours raison, même quand cela n’a aucun sens. Avec quelle autorité supérieure sommes-nous en bagarre, qui nous empêche de fonctionner en accord avec nous-même ?
Côlon ascendant = conflit avec les ascendants (parents, patrons, supérieurs).
Côlon descendant = conflit avec les descendants (enfants, employés, subalternes).
Côlon transverse = conflit avec les collatéraux (conjoints, frères et sœurs, collègues).
Le sens biologique
Chez les animaux ruminants, comme la vache, le sens d’avoir un méga côlon est de l’allonger pour garder le plus longtemps possible le morceau, faible en protéines, pour en retirer le plus possible et limiter au maximum la perte. Robert Guinée nous enseigne que la muqueuse du côlon relève de l’endoderme et que le cancer du côlon correspond au conflit biologique de ne pas pouvoir éliminer quelque chose de dégueulasse, de merdique, de crasseux, de vil, dans un contexte où il faut tenir le coup. Par exemple, c’est un directeur d’entreprise, déjà très isolé et agressé au travail, qui doit supporter la grave maladie mortelle de sa femme, sa seule alliée dans ce bas monde, et il est obligé d’encaisser, il doit tenir le coup car il n’y a plus que lui pour nourrir la famille. La digestion du morceau pouvant être assimilée symboliquement au pardon, on peut présenter également le conflit de la manière suivante : ne pas arriver à pardonner à quelqu’un la crasse qu’il nous a faite. Une crasse particulièrement abjecte, souvent liée à l’argent. Bref, un tour de cochon. Le côlon étant situé à la fin du système digestif, la crasse est souvent ancienne, c’est un vieux conflit, jamais solutionné, ou fréquemment réactivé. Plus c’est vieux, plus c’est moche. Je lui pardonnerais tout sauf ça. En phase de conflit actif, il y a apparition d’une tumeur sécrètante sous forme de polype ou en nappe avec épaississement de la paroi. Le sens est d’augmenter la fonction de digestion, d’absorption et d’élimination. L’intestin a mis le turbo. Il faut un programme biologique de survie spécial pour digérer un truc ancien particulièrement indigeste. Avec aussi une notion de manque : je tire dans mes dernières réserves pour tenir le coup malgré la crasse que je ne parviens pas à éliminer. Après la solution du conflit, il y a intervention des champignons et mycobactéries pour détruire la tumeur par nécrose caséifiante, avec un saignement net, des crampes intestinales, de la diarrhée, une possibilité d’occlusion intestinale (pas de risque si on prend suffisamment de vitamine C) et de fistules et d’abcès à l’anus. Le sens de ces manifestations de « guérison » est de permettre rapidement le retour à l’état de fonctionnement normal. Malheureusement, c’est souvent à ce moment que le diagnostic intervient et que la panique s’installe.  Comme le dit Alain Scohy, avec le cancer du côlon nous entrons dans un domaine beaucoup plus banal qu’il n’y paraît. Les tumeurs cancéreuses du gros intestin sont fréquentes et nous en guérissons la plupart du temps sans coup férir et sans seulement en avoir conscience. Merci mon cerveau inconscient. Le drame arrive par le diagnostic du cancer, qui terrorise le patient. Conflit de diagnostic : suite au diagnostic, le patient, pris de panique, sur-active son conflit, ce qui décuple la maladie. Alors qu’il était peut-être en train de guérir naturellement, il repasse instantanément dans un conflit actif foudroyant.
Le côlon ou le préjugé du cadre
George Lahy, spécialiste en étymologie hébraïque, dit que d’un point de vue mental, le gros intestin est le siège de nos facultés d’expansion. S’il réagit, c’est que nous nous auto-limitons, à force de préjugés bien sûr, et que nous nous accrochons à des évènements passés, comme la matière sur les parois intestinales, en laissant dominer un sentiment d’insécurité ou d’incertitude. Olivier Soulier va dans ce sens en indiquant que la colopathie fonctionnelle est la réaction du corps à un conflit d’incapacité de définir ce qu’on veut, ce qu’on pense (diarrhée ou constipation, faire le grand nettoyage ou tout conserver, j’hésite encore) et que les polypes sont le signe que nous sommes en désir d’éliminer nos préjugés, mais nous ne sommes pas si clairs avec ça, nous participons à cette dépendance.

Il serait quand même temps de trouver notre autonomie affective, y en a marre de cette « vie de merde », d’être traité comme de la merde, on n’est pas des cochons, on n’a pas besoin de vivre dedans tout le temps. Vous connaissez l’expression « on n’a pas élevé des cochons ensemble ». Les personnes qui souffrent du côlon, elles survivent comme cela, comme si elles élevaient des cochons, les mains dans la merde. C’est leur vie. C’est leur fiction. Elles croient inconsciemment qu’elles ne peuvent être payées que pour faire « les merdes » des autres. Mais ce n’est pas vrai, c’est une fiction, qu’il leur est possible de changer. Devenez le colonel de votre vie.

Bernard Tihon

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