Tout ce qui nous arrive est, porteur d’un sens, d’un principe, et la Bioanalogie nous apprend justement à révéler le Principe qui habite les choses et les événements de notre quotidien, ou bien ceux du passé, pour les considérer d’un regard différent. Je vous propose donc cette chronique pour découvrir la Loi du Principe  et apprendre une façon différente de lire les événements de notre vie. Cette lecture a ceci de particulier qu’elle  se fait hors dualité et hors cause. Même s’ il est parfaitement justifié, je ne suis pas intéressé par le conflit qui divise, mais plutôt ce que j’appelle le « Talent créatif » C’est ce Talent créatif qui fédère l’Humain et fait son unité. Vous n’aurez pas besoin non plus, pour aborder ces chroniques, de connaître les analogies de la vie car, au fur et à mesure de ces différents exposés, vous en découvrirez les lois. Pour démarrer cette première étude et vous exercer à la Loi du Príncipe, je vous propose de commencer à examiner la vie quotidienne à travers quelques problèmes liés à l’automobile. En effet, le premier exemple donné dans l’Évidence (1) pour illustrer cette loi était celui d’une sortie de route en voiture.

L’automobile ,comme son nom l’indique, en Principe,  est « auto » et « mobile », ce qui parle donc de la façon dont nous sommes «auto-mobiles», c’est-à-dire de la façon dont nous sommes autonomes dans notre action de vie. Tous nos problèmes avec une voiture nous montrent comment nous devons nous y prendre pour être par nous-mêmes (auto) pleinement vivants (mobiles). Autrement dit comment nous devons vivre entièrement ce pourquoi nous sommes faits en tant qu’ être unique que nous sommes…

La carrosserie représente notre apparence ainsi que nos protections. Lorsqu’elle est abîmée, c’est notre image qui est en jeu. Elle illustre donc la nécessité de nous montrer dans notre imperfection et de mettre en jeu nos protections. Regardez comme il est difficile de vivre sans tenir compte de ce que les autres voient de nous !

Le moteur donne l’énergie pour propulser ou entraîner la voiture. Une panne de moteur révèle que nous devons arrêter de mettre de l’énergie pour évoluer.

Les freins permettent de s’arrêter. Une rupture de freins nous oblige à continuer d’avancer. Traduit en talent créatif, nous sommes donc obligés d’avancer, et d’assumer la responsabilité de notre vie dans l’engagement.
La boîte de vitesse permet de trouver le meilleur rapport entre la puissance de l’automobile, la vitesse demandée et l’inclinaison du terrain. Une boîte de vitesse bloquée sur un rapport traduit que, quelle que soit la situation, vous avez à être constant dans votre rapport à la vie.

Les optiques éclairent la route et permettent d’être vu. L’optique nomme la fonction visuelle, celle qui permet de se situer, se reconnaître, s’orienter. Un défaut d’éclairage est le signe qu’il faut cesser de vouloir s’orienter (avoir une intention) dans une direction particulière (phare) dans sa structure de vie (à droite) et dans sa relation affective (à gauche).

Les accidents en allant au fossé
Si je dérape et que je me retrouve dans le fossé, c’est parce que j’ai perdu le contrôle de ma voiture et que je suis sorti de la route.
En quoi, dans ma vie, est-ce exactement ce que j’ai à faire ? Pour être pleinement vivant, j’ai à cesser de vouloir donner du sens à ma vie (perte du contrôle) en sortant de mes habitudes, du connu, de mon mode de fonctionnement habituel (sortir de la voie).

Les accidents en percutant un arbre
Lorsque je percute un arbre, c’est que je suis sorti de la route et que ma voiture est rentrée en contact avec un arbre. L’arbre est une verticale, ce qui est lié à l’ordre, à la rigueur, et le végétal représente la relation, la rencontre.
En quoi, dans ma vie, pour rencontrer l’autre (végétal) en tant que être unique et différent (verticale), je dois – voir « sortie de route » – cesser de vouloir donner du sens à ma vie (perte du contrôle) en sortant de mes habitudes, du connu, de mon mode de fonctionnement habituel (sortir de la voie). Qui plus est, ma voiture étant abîmée, elle fera référence à ce que nous avons vu sur la carrosserie, qui est d’arrêter de fonctionner sur les apparences.

Payer une amende pour un
stationnement
Lorsqu’on paye quelque chose, c’est que l’on donne de la valeur à cette chose. Dans ce cas, cela indique qu’il faudrait donner de la valeur à nos arrêts. Comme si cette amende donnait de l’importance au fait de se poser, de s’arrêter dans sa vie.

Payer une amende pour un excès
de vitesse
On vient de le voir, « payer » signifie que l’on donne de la valeur à une chose. L’excès de vitesse, c’est rouler à une vitesse qui excède celle autorisée par la loi. Posez-vous la question : en quoi ai-je à donner de la valeur à mon intuition (une fonction qui vous donne une vitesse supérieure à celle des autres). L’intuition (elle est une connaissance rapide des choses) n’est pas dans la norme, puisqu’elle est unique. C’est tout de même intéressant de constater qu’il y a de plus en plus de gens qui doivent payer pour des excès de vitesse, comme s’il fallait être de plus en plus conscient en quoi nous laissons notre intuition de côté sans lui donner de valeur.

Dans les prochains numéros de Néosanté, nous approfondirons le thème de l’automobile et  nous ouvrirons aussi d’autres thèmes de la vie quotidienne. Et comme ce sont vos réactions, vos réflexions et vos propositions qui vont créer les différents articles à venir, n’hésitez pas à m’écrire, soit au journal, soit  sur : info@jpbrebion.com

Pour conclure d’une façon générale, ce premier article, je dirais que nous avons à être dans la certitude absolue que tout a un sens, chaque détail, mais que nous ne sommes pas obligés de donner un sens à chaque chose.
N’oubliez jamais que la formule la plus adaptée à la lecture des événements de la vie est celle que j’ai empruntée à nos amis québécois : « C’est ça, qu’est ça !  »(2)
Jean-Phillipe Brébion

1) L’Evidence (La loi du Principe) Ed. Dauphin Blanc (2011)
2) L’Empreinte de l’Âme, Éd. Quintessence (2007).

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