La maladie

Les sinus de la face sont des cavités remplies d’air, creusées dans les os de la tête et s’ouvrant dans les fosses nasales. Ils sont symétriques de chaque côté de la ligne médiane du visage. Il y a le sinus ethmoïdal, en arrière de la racine du nez, entre les deux yeux, le sinus frontal, dans l’os frontal au-dessus de l’œil, le sinus maxillaire, dans l’os maxillaire supérieur, en dessous de l’œil, jusqu’à la racine des dents molaires et prémolaires, et le sinus sphénoïdal, entre l’ethmoïdal et le frontal.
La sinusite est l’inflammation de la muqueuse qui tapisse les sinus de la face et qui atteint un seul ou l’ensemble des sinus. Elle peut être aiguë ou chronique. La médecine en attribue la cause à la propagation d’une infection nasale ou dentaire. Les symptômes sont un écoulement nasal postérieur pouvant provoquer de la toux, une fatigue générale, un peu de fièvre et une douleur locale. Dans la forme chronique, une obstruction nasale et de la toux s’installent de manière récurrente, principalement la nuit.

L’étymologie
Le mot sinus vient du latin « sinus » = courbure, concavité, pli (de la toge sur la poitrine), sinuosité, sein (dans le sens du cœur de soi). Cette origine nous met déjà sur deux pistes conflictuelles, d’une part le fait de ne pas être assez direct, de ne pas aller droit au but et de toujours vouloir arrondir les angles, d’autre part une problématique liée à l’allaitement maternel et au sevrage, dans le sens du manque bien sûr, l’enfant qui cherche désespérément le sein maternel considéré comme la prolongation de l’utérus, le centre du giron protecteur, sa « maison ».

Le pigeon voyageur

A quoi servent nos sinus ? A alléger notre tête car sans ces cavités, elle serait peut-être trop lourde à porter. Mais surtout ils sont le siège de l’analyse approfondie de l’air ambiant et plus particulièrement de la pression atmosphérique. C’est une solution de survie qui nous vient du pigeon voyageur, qui a des cellules magnétiques, dont nous avons le vestige dans nos sinus, qui lui permet de se repérer. Les colombophiles savent bien de quelles performances sont capables leurs chers pigeons, lâchés à des centaines de kilomètres de chez eux et qui arrivent au pigeonnier quelques heures plus tard. Nos sinus sont semblables aux capteurs qui permettent aux pigeons de trouver leur chemin grâce au champ magnétique terrestre. Les sinus se comportent comme des capsules barométriques qui captent les climats extérieurs, un instrument anatomique du ressenti profond, des capteurs subtils qui nous aident à gérer notre relation au monde. En terme conflictuel, nos sinus résonneront particulièrement au sentiment de se sentir perdu. On cherche la direction du repaire et on a un problème de repères, par exemple parce qu’il y a deux pères qui donnent des directions différentes. Je ne sais plus où j’en suis, si je dois faire un enfant, j’en veux pour faire plaisir à grand-père et j’en veux pas pour réaliser le rêve de mon père. Je suis un enfant perdu qui cherche sa maison.

Le sens biologique

Les sinus, de par leur proximité avec la muqueuse nasale, sont en relation avec le « sentir ». Il y a un conflit de puanteur dans la sinusite, comme pour le rhume, mais ici avec une masse conflictuelle supérieure. Ça sent vraiment très mauvais pour moi, ça pue, j’ai donc une grande peur/appréhension pour l’avenir, une grande angoisse. J’ai un mauvais pressentiment, je redoute ce qui s’insinue. J’ai peur de ressentir de la douleur : je ne veux plus ressentir = je ne veux plus sentir. On est dans le virtuel plus que dans le réel, avec une touche de paranoïa : on a besoin de se protéger d’un problème qui n’existe pas mais qui pourrait exister à l’avenir, qui n’existe que parce qu’on l’a imaginé. En phase de conflit actif, des ulcérations indolores apparaissent dans la muqueuse des sinus, dont le sens est d’agrandir à la fois la muqueuse, pour faire passer le morceau particulièrement puant, et de multiplier la capacité d’analyse de l’air par les sinus.
On retrouve aussi une notion de séparation dans la sinusite, comme c’est fréquemment le cas dans les tissus issus de l’ectoderme. Une séparation à la mère, à la femme, au principe féminin, un manque de tendresse, de fluidité, de féminité dans la manifestation de l’amour. D’autre part, il y a une tonalité conflictuelle de pression à laquelle il faut s’adapter et on redoute de ne pas pouvoir le faire, dans la dévalorisation donc, qui atteindra prioritairement celles et ceux qui se sentent souvent pressés, compressés, comprimés dans leur travail ou leur vie familiale. Enfin, le décodage pourra être affiné en tenant compte du sinus qui est atteint, chaque sinus de la face ayant une connotation particulière.

La guérison

Après la solution du conflit, la sinusite se manifeste suite à une tuméfaction inflammatoire de la muqueuse qui est en train de reboucher ses petits trous. Il n’y a donc plus aucun conflit à solutionner puisque la sinusite est la suite logique de la solution du conflit qui était actif précédemment. On profitera cependant du repos forcé dû à la maladie pour remonter le fil du temps et chercher l’évènement qui a été déclencheur, pour comprendre, grandir et guérir définitivement sans risque de rechute. Apprenons à nous donner à nous-mêmes de la tendresse, à défaut d’en recevoir assez des autres. Commençons par nous aimer nous-mêmes et nous trouver merveilleux, disons-le. Si je me regarde moi-même avec tendresse, il y a plus de chance que les autres le fassent aussi. Moi-même = moi m’aime.

Bernard Tihon

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be
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