Article N°27

Complétant les « 5 lois biologiques de la nature » formulées par le Dr Hamer, la règle de la latéralité anatomique permet de comprendre pourquoi la maladie s’installe dans la partie droite ou la partie gauche du corps.

Une grande partie de notre corps est faite d’organes symétriques, comme l’ensemble de notre système locomoteur, la peau, les vaisseaux, les organes des sens, plusieurs glandes. Cet article répondra à la question de savoir pourquoi l’atteinte d’un organe se produit du côté droit ou du côte gauche. La différence avec la règle de la latéralité biologique (Voir Néosanté N° 13) est qu’elle ne provoque pas d’inversion du relais. Elle détermine seulement le côté attendu suivant le ressenti, l’inversion n’ayant lieu que pour les gaucher(e) s.

Le sens biologique de chaque côté

Le côté gauche concerne un conflit relationnel avec ce que j’appelle la « lignée ». Par lignée, il faut entendre aussi bien les êtres qui viennent de nous que ceux dont nous sommes issus. Ceux qui viennent de nous, c’est d’abord notre descendance, enfants, petits-enfants. Mais il faut étendre cette notion de descendance à toute personne qui touche en nous la fibre parentale, nièces et neveux, toute personne sur qui nous veillons dans un sens de protection. Ceux dont nous sommes issus sont d’abord les parents, mais aussi grands-parents, oncles et tantes, protecteurs, toutes personnes qui touchent en nous le sentiment d’être encore enfant. Le côté droit concerne également un conflit relationnel, mais avec toute personne que nous ne ressentons pas faire partie de cette lignée, et que nous appelons un « partenaire ». Celui-ci est souvent mais pas exclusivement le partenaire affectif. Ce peut être un(e) ami(e), collègue de travail, voisin, relations diverses et la fratrie. Ici il faut ajouter une distinction entre le père et la mère. Celle-ci, quels que soient l’âge et le sexe de son enfant, gardera quasiment toujours le ressenti d’une relation mère/enfant. Mais pour le père, ce ressenti peut évoluer vers une relation de partenaire, et cela essentiellement pour un enfant de sexe masculin. Au fur et à mesure que son fils grandit, il peut le voir aussi comme un confident, un ami, un associé. Il faut donc introduire une notion de « polarité » fils/partenaire, qui peut changer et osciller dans un sens ou l’autre. Et la prédominance de l’un de ces deux aspects de la relation déterminera, au moment du DHS, le côté atteint. Dans l’exemple d’un conflit de résistance ou maintenir sa position, si son fils est encore petit et que le thème est l’école ou l’obéissance, ce sera la hanche gauche qui sera touchée. S’il est déjà grand et fait partie de son entreprise, ce peut être la hanche droite qui sera ciblée. Rappelons que dans ce type de conflit relationnel, la connexion entre le niveau organique et cérébral est croisée. Autrement dit, le relais au cerveau est de l’autre côté par rapport à l’organe. Ainsi, celui de la hanche gauche est dans la moelle cérébrale à droite, celui de l’épiderme de l’épaule droite est dans le cortex du télencéphale gauche, celui du sein droit est à gauche dans le cervelet.
Exemple vécu : Une femme droitière consulte pour une douleur d’origine ligamentaire à la cheville droite (2ème phase d’un conflit d’entrave dans une démarche). Le conflit est vite trouvé, concernant une dispute avec son conjoint à propos d’un déménagement, et qui s’était arrangé depuis. Mais elle me signale la même douleur à la cheville gauche quelques mois auparavant, et me dit qu’elle venait surtout consulter en voyant que cela devenait chronique. A mes questions, elle répond qu’à cette époque, il y avait également discussion sur le sujet de leur déménagement. Le conflit était du même type, mais il devait forcément y avoir un élément supplémentaire pour justifier la différence de côté. Je reviens d’abord sur la cheville droite et elle me confirme que le conflit ne portait que sur leur désaccord quant à leur nouvel appartement. Je lui demande ensuite de bien se remémorer l’époque de la cheville gauche, et ce qui l’avait le plus préoccupée. Après un moment de réflexion, son visage témoigne qu’elle venait de comprendre. « C’est vrai qu’à cette époque, mon principal objectif était que l’appartement soit près de la crèche où était notre enfant. Je voulais absolument qu’il ne soit pas trop éloigné, et c’était à cela que je pensais tout le temps. ». Dans le premier conflit, le thème ne portait pas sur l’appartement en soi, mais sur son emplacement pour l’enfant, d’où la localisation à gauche.

La priorité du contact physique

Il s’agit d’une notion qui ne fait pas partie de la règle de la latéralité anatomique. Je la place ici car elle traite aussi de l’endroit atteint mais en apportant des précisions complémentaires sur la localisation en général. Elle permet de comprendre des apparentes exceptions à cette règle, comme une lésion juste au milieu du dos ou du ventre, et donc ni d’un côté ou l’autre, ou à un endroit qui ne correspond pas au côté attendu. Rappelons d’abord que la question de la localisation pour les tissus répandus se pose dans les termes détaillés suivants : pourquoi un eczéma au bras ou à la cuisse, une douleur à la nuque ou aux lombes, un zona au visage ou au torse, une verrue à la main ou au pied ? Ou, si on veut reprendre les dogmes classiques, pourquoi une allergie, une métastase ou des symptômes de spasmophilie à tel endroit plutôt qu’à tel autre ? La réponse se trouve dans tout interrogatoire suffisamment poussé, car c’est au moment précis du DHS que nous faisons une association émotionnelle, spontanée et immédiate, entre la localisation et la signification personnelle du ressenti. En termes plus imagés, ce n’est pas la même chose de ressentir un affront en pleine figure ou un coup de pied au derrière. Ce n’est pas le même conflit de devoir courber la nuque ou maintenir sa position en résistant sur ses hanches. Ou encore s’il s’agit d’un conflit de séparation, comment l’a t-on vécu : « Je ne peux plus le toucher avec mes mains » ? « Je ne sens plus ses bras autour de moi » ? « Je me sens repoussé dans le dos » ? « Nos cœurs ne vibrent plus ensemble » ? C’est ici qu’intervient cette priorité du contact physique. Si celui-ci a eu lieu au moment du DHS, il sera déterminant pour cibler l’endroit exact de la modification biologique. Ce contact est d’autant plus important qu’il aura été limité par rapport à l’ensemble de la surface du corps.
Les deux exemples suivants seront plus parlants :
-Je voyais régulièrement une femme opérée d’un sein suite à un conflit de couple. L’opération n’avait consisté que dans l’ablation d’une tumeur assez petite, et l’apparence de la femme n’en avait pas souffert. Lors d’une consultation, je remarque une vilaine cicatrice bleuâtre et en relief, appelée chéloïde, d’environ 2 cm au dessus d’un sein. Je lui demande d’abord naturellement ce qui lui est arrivé, si elle s’est blessée. En entendant un petit « non » murmuré et suivi d’un silence gêné, j’ai pensé que cela vaudrait la peine de revenir plus tard sur ce que pensais maintenant être plutôt un conflit d’agression à son intégrité. La fois suivante, je lui dis que cela lui ferait peut-être du bien de me raconter ce qui « s’est passé là » et après quelque hésitation, elle accepta. Ayant mis fin à sa relation précédente, elle commença à s’intéresser très fort à un homme qu’elle fréquentait, mais qui restait toujours distant et réservé, quoique très dévoué. Un jour, elle l’invita à souper chez elle en ayant revêtu une belle robe décolletée. Après le repas, pendant une discussion sur le canapé, il se rapprochait doucement d’elle. Il posa le doigt à l’endroit exact de cette cicatrice, puis brusquement retira sa main et s’écarta. A ma question sur son ressenti, la réponse n’était plus murmurée « Je me suis sentie comme une pestiférée ! ». Deux mois plus tard, il ne restait qu’une ligne plate et dépigmentée. Elle m’expliqua que dans les jours qui suivirent notre dernier entretien, la lésion se transforma en un abcès purulent durant quelques semaines. En fait, ce conflit était en latence et le soulagement d’en parler fut pour elle la solution qui permit la mise en route de la 2ème phase.
– Dans l’exemple suivant, c’est l’épiderme qui est touché. Une jeune femme droitière vient consulter pour un eczéma à la paume de la main gauche uniquement ( 2ème phase d’un conflit de séparation.) Le DHS a eu lieu un jour où elle parlait avec son ami intime, assise à côté de lui. Alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout, son ami lui pris la main et lui annonça qu’il avait rencontré une autre fille et qu’entre eux c’était fini. Elle me confirma le choc et son ressenti de séparation. Il n’y avait que deux questions à poser, la première étant de savoir où il était assis par rapport à elle. C’était à sa gauche, et elle se rappelait que c’est sa main gauche qu’il avait saisie et serrée. Ce qui est assez logique, mais elle aurait pu croiser les bras et se voir prendre la main droite. La seconde question était de connaître la date du DHS, le reste étant du simple calcul. Son eczéma durait depuis 3-4 semaines et le choc s’était passé il a quatre mois. Encore 3-4 mois de patience et de traitement éventuel pour la soulager, et puis l’eczéma disparaîtrait. A moins d’une restimulation s’ils se remettaient ensemble et se séparaient à nouveau. Mais cela était peu probable d’après elle, et ne se produisit pas.

Par le Dr Michel Henrard

Partager