La paralysie faciale est une affection du nerf facial entraînant une atteinte de la motricité des muscles du visage. Septième paire de nerfs crâniens, le nerf facial est quasiment exclusivement moteur. Pour en vérifier l’intégrité en clinique, on demande au patient d’effectuer certains mouvements, comme hausser les sourcils, froncer les sourcils, montrer les dents ou gonfler les joues. La paralysie faciale peut avoir deux origines : une périphérique, et on parle alors de paralysie faciale aiguë idiopathique, ou une paralysie faciale a frigore (celle que nous allons étudier), qui est centrale et consécutive à un accident vasculaire cérébral, à une tumeur ou à la sclérose en plaque. Cette dernière ne sera pas abordée ici, bien que l’on puisse investiguer, dans ces cas-là, l’inconscient du patient avec le même décodage.

Données transgénérationnelles.

Dans tous les cas de paralysie faciale, la mémoire transgénérationnelle agissante est celle du serf. Le serf était totalement dépendant en termes de survie de son Seigneur. Plus tard, la notion de serf a été remplacée par celle de serviteur, de servante, passant par la période d’esclave à certaines époques et en certains lieux, pour finalement se travestir sous l’appellation d’employé, d’ouvrier, de salarié. Il est important de se souvenir que lors d’une relation humaine, notre structure compare les cartes identitaires de puissance. Soit la comparaison nous établit plus puissant que l’autre et nous pouvons agir sur lui pour le changer, soit notre structure nous établit comme moins puissant que l’autre, et nous ne pouvons qu’agir sur nous-mêmes et nous changer pour réaliser adaptation. L’adaptation est le rôle fondamental de la structure corticale, et elle s’enclenche dès qu’un stressor est identifié dans notre environnement. Un stressor est un agent de contrainte. Et donc, soit on agit sur lui, soit on se change soi, cela dans un unique but : s’adapter pour survivre !
Dans le cas de la paralysie faciale, notre structure détermine l’autre comme plus puissant, tellement puissant qu’il a dans ses mains notre survie, et nous ne pouvons donc pas réagir au stressor qu’il émet. En transgénérationnel, on cherchera les mémoires de journaliers, de petites mains, d’homme à tout faire et d’employés de maison.

Données existentielles.

Pour que la biologie mette en place une paralysie faciale, il est nécessaire que le sujet se vive en état de soumission absolue quant à sa survie. Cette relation est typiquement celle entre un employé et son employeur, quand l’on voit comment l’on peut perdre son emploi du jour au lendemain, et donc l’accès à la survie pour certains. Mais la relation dominant-dominé associée au stress de survie alimentaire – nécessaire, rappelons-le, pour déclencher une paralysie faciale – se retrouve aussi dans la relation commerciale entre celui qui a quelque chose à vendre et celui qui pourrait lui acheter cette chose. Pensons ici aux représentants commerciaux et aux visiteurs médicaux. Des contrats signés, dépendent le futur et l’accès à ce futur par l’argent, moyen d’accès à la vie à notre époque moderne et civilisée !
Il y a donc une mémoire transgénérationnelle de « serfs », un stress de survie alimentaire dont la solution, la réponse, est placée dans les mains d’un autre, le dominant. Il faut ces trois aspects pour qu’une paralysie faciale puisse apparaître. Il ne manque plus que l’émotion déclenchante…

Emotion déclenchante.

Le ressenti nécessaire à l’apparition d’une paralysie faciale est l’injonction ressentie, face au dominant et son pouvoir de vie et de mort, de rester impassible. Même insulté, méprisé ou humilié, il ne faut pas réagir. Or, les 34 muscles du visage gèrent les mimiques. lesquelles sont universelles à la gent humaine. C’est le « premier » langage de l’Homo sapiens ! L’ensemble de l’humanité a les mêmes muscles qui se contractent pour exprimer les émotions réactionnelles de base que sont le mépris (le dégoût), la honte, la peur, la colère et le dédain. Les muscles ne mentent jamais, même si les mots le font. « Il ne faut rien laisser voir, ne pas réagir, pourvu que le contrat soit signé, pourvu que je garde ma place. Je dois manger ! » La paralysie faciale est le seul moyen disponible pour rendre notre visage muet, pour nous éviter de réagir, et donc pour rester vivant.
Notons que le pivot de base de cette réaction est placé dans la cartographie neurale déterminant la puissance dont nous sommes équipés. La puissance, normalement donnée par un dosage des hormones sexuelles (la testostérone en tête !), va chez l’humain être transférée sur l’argent et sur la place dans l’échelle hiérarchique, avec le pouvoir associé. N’oublions pas que le pouvoir a un prérequis : la puissance ! L’autre n’a de pouvoir sur notre survie que par la puissance que nous lui attribuons, et sur cela nous pouvons agir. En replaçant l’essentiel à un autre niveau que la survie animale…

Quelques remarques subsidiaires.

La mémoire d’une gifle reçue semble devoir être également prise en compte. Freud l’a lui-même identifiée lors d’une de ses consultations relatée dans ses œuvres écrites. Il faut cependant insister sur le fait que tous les individus giflés ne déclenchent pas une paralysie faciale ! C’est la notion de relation humaine à un plus puissant, à celui qui a pouvoir sur notre survie qui va rendre la gifle agissante, avec un ressenti d’humiliation sans réponse possible. Les mémoires de telles gifles sont toutes placées dans l’enfance, période de vie où notre puissance ne permet pas de répondre, de réagir, et où notre âge nous place en soumission absolue au dominé. Et la gifle mémorisée doit avoir été teintée d’humiliation…
On retrouve la paralysie faciale comme un des symptômes du syndrome de Melkersson Rosenthal, qui, lui, est en plus associé à un conflit à l’alcool : dites-moi ce que vous voulez, mais donnez-moi à boire ! On cherchera donc les mémoires d’alcoolismes et de misère alcoolique dans la généalogie. On pourra aussi porter son attention thérapeutique sur toute notion de désaccoutumance, de sevrage, vécue par le sujet atteint.
La notion de paralysie faciale a frigore (due au froid) est évocatrice du besoin, autrefois, de trouver un abri par l’obtention d’un emploi, lorsque l’hiver approchait. Une place au château, dans une ferme ou une grande maison, et c’était la survie assurée. Il fallait ensuite ne pas se faire renvoyer, et donc, parfois, savoir tout encaisser… Voilà pourquoi la paralysie faciale a frigore trouve souvent son origine dans la conduite d’un véhicule fenêtre ouverte ! Pourtant, c’est l’état émotionnel du conducteur qui permet au froid de déclencher la paralysie faciale.

Dr Christian Beyer

Diplômé de la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg, conférencier et formateur, le Dr Christian Beyer a développé le décodage dentaire comme outil de connaissance de soi et comme adjuvant thérapeutique aux pathologies bucco-dentaires. Comme il le répète souvent, « C’est dans nos dents que se lit Le Grand Livre de la Vie ». Il est l’auteur des livres « Le décodage Dentaire (Tomes 1 et 2) », « Les dents de lait », « Elixirs floraux et décodage dentaire » et « Le développement psycho-émotionnel de l’enfant ou l’enseignement de la première molaire », tous parus aux éditions du Chariot d’Or.
Site  : www.dentsvivantes.net