La maladie

La mononucléose est une maladie infectieuse aiguë et bénigne due au virus d’Epstein-Barr, un virus de la famille des herpès virus. Dans les pays occidentaux, la primo-infection survient dans l’enfance et ne se traduit généralement par aucun symptôme. 80 % des adultes ont déjà contracté le virus. Elle affecte surtout les adolescents et les jeunes adultes, et la transmission se fait par la salive, c’est pourquoi on l’appelle la maladie du baiser. L’incubation dure entre deux et six semaines. La mononucléose est caractérisée par une augmentation du nombre des globules blancs mononucléaires dans le sang. Les symptômes sont de la fièvre, des maux de tête, une fatigue intense, une angine rouge et des ganglions lymphatiques gonflés. La guérison intervient en général spontanément mais la fatigue peut persister plusieurs mois.

L’étymologie

Le mot mononucléose vient du préfixe grec « monos » = seul, unique, et du mot latin « nucleus » = noyau. La famille a un noyau unique. A quoi cela vous fait-il penser ? A la famille moderne monoparentale bien sûr. Statistiquement, les deux tiers des couples actuels divorcent, donc deux tiers des enfants vivent dans une famille monoparentale, avec un seul parent à la fois. Etre le seul et unique parent, cela a des avantages car on est seul à décider et on ne dépend plus de l’autre, mais cela a aussi des inconvénients car on est seul face à la responsabilité de l’éducation et on n’a plus l’aide du conjoint. Avantages et inconvénients d’être seul et unique.
Pour l’enfant par contre, d’un point de vue biologique, la séparation parentale est toujours un drame et vécue comme une séparation permanente avec l’un de ses deux parents. Pour l’enfant, n’avoir qu’un parent présent, c’est toujours l’expression du manque de l’autre, de l’absent. Notez que cela arrive aussi souvent dans des familles où les parents ne divorcent pas : il y a un des deux parents qui prend le dessus et l’autre qui s’efface, et pour les enfants c’est « comme si » c’était une famille monoparentale.
Conflit de se sentir seul(e) au sein de sa famille, de son clan. Je suis seul(e) dans mon territoire pour le protéger et j’ai peur d’être mis(e) à l’écart du clan.
Pour l’enfant, d’un point de vue biologique, pour avoir le plus de chances de survie et de vivre une belle vie, le mieux c’est d’être élevé par ses deux parents présents de corps et d’esprit, et si possible encore amoureux l’un de l’autre.

L’écoute du verbe

Mononucléose = mon / nom / nu / clé / ose. Je dois me montrer nu(e) tel que je suis, prendre ma place en plein soleil dans une nouvelle identité, et j’ai peur. Je dois oser, et si j’ose, c’est la mononucléose qui me donnera la clé de ma peur.

Le sens biologique

La présence de virus indique que la maladie apparaît après la solution du conflit, dans le cadre de ce qu’on appelle la phase de réparation : les virus aident à la guérison des organes qui ont été touchés par le conflit actif.
L’augmentation des globules blancs et le gonflement des ganglions orientent vers une piste biologique relative à un conflit d’attaque/défense où il y a nécessité d’utiliser particulièrement les postes avancés de la garnison qui nous protège de l’extérieur. C’est pourquoi on parle du conflit de la sentinelle qui doit toujours veiller et être sur ses gardes car rien ne peut lui échapper, sinon c’est l’attaque du territoire et sa perte. Conflit de devoir être à tout prix vigilant, de ne pas s’endormir, par rapport à un danger, pour notre territoire, qui vient de l’extérieur.
Celle qu’on appelle la maladie du premier baiser des amoureux touche particulièrement les adolescents. Dans ce cas, on s’orientera vers les tonalités conflictuelles suivantes :
– manque de maturité pour s’engager en prenant une décision d’adulte ;
– culpabilité suite aux premiers échanges de baisers : la mononucléose serait le prix à payer de leur précipitation et de leur enthousiasme juvénile.

La symbolique

Selon Olivier Soulier, la mononucléose d’un adolescent exprime le fait que son identité n’est pas encore assez fortement établie pour qu’il soit capable de quitter l’enfance, ses parents (surtout sa mère), pour vivre en couple et se reproduire. Il s’agit donc d’une maladie du passage, du changement d’identité, lié à la puberté, un des plus grands passages de la vie, comme l’ostéoporose est celle qui est liée à la ménopause. Les globules blancs sont porteurs de la base fondamentale de notre identité. Ce sont les piliers fondamentaux sur lesquels nous nous appuyons pour prendre les grandes décisions de la vie, pour prendre le relais des générations antérieures. Leur activation est le signe d’un stress particulièrement fort à ce moment. En quoi ai-je du mal à prendre une décision d’adulte sexué ? Que me manque-t-il fondamentalement pour y arriver ?

Bernard Tihon/p>

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be