La latéralité biologique : un  autre regard sur ce problème.

L’article du Dr Michel Henrard publié dans le Néosanté n°13 me semble représentatif de l’enseignement qui m’a été transmis par Gérard Athias et Claude Sabbah. Et j’éprouve un immense respect et une immense reconnaissance pour ces divers personnages. Mais je suis persuadé que tout cela est en grande partie inexact.

Je ne voudrais pas entrer dans une polémique stérile mais dans un débat constructif qui permette à tous d’avancer dans la compréhension des processus morbides. N’oublions pas que cette nouvelle approche du sens des maladies est extrêmement récente et que les erreurs sont inévitables : personne n’a la science infuse hormis le Créateur. Je crois que c’est Ste Thérèse de l’enfant Jésus qui disait que le problème n’est pas de renverser le verre mais de savoir le relever. Nous vivons depuis 150 ans dans le paradigme de Pasteur et les dogmes de la guerre bactériologique. Ne créons pas de nouveaux dogmes dans cette nouvelle approche : réfléchissons, discutons, partageons !

Ma remise en question des présupposés actuels de Hamer, Sabbah, Athias et autres s’appuie sur les acquis de la neurologie moderne la plus pointue et sur les nombreux cas cliniques des malades que nous accompagnons à l’Institut Paracelse depuis des années. Le dialogue est déjà « ouvert » sur ce plan depuis ma LETTRE OUVERTE parue dans le numéro 11 avec certains participants du symposium de Bruxelles.

Je voudrais revenir sur ce débat en trois temps :

1 – L’anatomie

2 – La physiologie

3 – La reprise point par point de l’article de Michel Henrard avec en particulier un regard autre sur les cas cliniques qu’il propose.

 

I – L’anatomie

La biologie et la médecine officielle distinguent 4 cerveaux. Le Dr Hamer : 5.

Au sommet de la moelle épinière, au niveau où elle se prolonge dans la boîte crânienne, la plupart des fibres nerveuses se croisent, à l’exception des fibres en provenance du tronc cérébral. La grande majorité de ces fibres innervent donc le côté opposé à leur origine. Ainsi, la commande motrice du côté droit du corps sera assurée par le cerveau gauche et inversement.

Il n’en est rien pour les fibres en provenance du tronc cérébral, c’est-à-dire la zone intermédiaire entre la moelle épinière et le cerveau dit « supérieur ». C’est au niveau du tronc cérébral que l’on retrouve les centres de commande de toutes les fonctions vitales de l’organisme : appareil cardio-vasculaire, reins, système digestif, reproduction, fonction respiratoire alvéolaire… Il est très important de comprendre que le tronc cérébral est la seule zone du cerveau qui ne « croise » pas ses axones ou fibres nerveuses. Le côté droit innerve préférentiellement le côté droit du corps et le côté gauche innerve préférentiellement le côté gauche du corps.

En arrière du tronc cérébral, se trouve un cerveau archaïque primordial très important qui a nom « cervelet ». Le Dr Hamer a pu déterminer le rôle absolument fondamental de ce cerveau en particulier pour assurer la relation avec le monde extérieur et en particulier pour garantir les limites et les protections. S’il existait un système immunitaire, ce serait sans doute le cervelet qui en aurait les commandes. Bien sûr, il n’est pas question d’entendre sous cette terminologie une armée défensive puisque nous sommes sortis du paradigme de guerre de la médecine officielle, mais plutôt une spécificité identitaire fondamentale.

Juste au-dessus du tronc cérébral se situe une zone intermédiaire complexe que l’on peut synthétiser par la dénomination de cerveau limbique. Il s’agit d’une zone encore très mal connue constituée pour l’essentiel par des « noyaux » de matière grise. Il semble que cette zone ait pour fonction de relayer les informations sensorielles de toute nature pour en di-gérer la dimension émotionnelle. Ce serait lorsque cette zone est débordée et n’arrive plus à assumer son rôle que la charge émotionnelle envahit l’ensemble du cerveau supérieur et déclenche la biologisation. Par ailleurs, cette zone du cerveau gère le fonctionnement hormonal de l’ensemble de l’organisme.

Ces noyaux de matière grise baignent et sont « chapeautés », en quelque sorte, par la moelle blanche du cerveau. Selon la médecine officielle, cette moelle blanche serait constituée exclusivement de fibres nerveuses et de glie, c’est-à-dire de cellules étonnantes destinées pour l’essentiel à construire les gaines de myéline en s’enroulant autour des axones. Il est étonnant de voir le volume considérable de cette zone de fibres qui se retrouvent toutes en se croisant au niveau d’un véritable étranglement sous le tronc cérébral. Et je suis là tout à fait d’accord avec le Dr Hamer qui y voit un véritable centre neurologique distinct renfermant de multiples neurones autonomes qu’il considère être en lien avec la notion de discernement et d’évaluation.

Cette moelle blanche est recouverte d’une couche fine de substance grise, de 1 à 3 mm d’épaisseur, que l’on nomme le cortex cérébral. Ce dernier semble être à l’origine des fonctions volontaires et de la coordination des divers apprentissages. C’est à ce niveau en particulier que vont se marquer les phénomènes de latéralisation.

Au plan microscopique, chaque neurone est constitué d’un corps cellulaire relativement classique mais comme hérissé de piquants qui sont l’origine de multiples prolongements courts nommés dendrites et d’un ou deux prolongements longs nommés axones. Là comme pour toutes les cellules de l’organisme, la membrane cellulaire est constituée par des microzymas juxtaposés et le neurone ne se reproduit pas plus que les autres cellules : il est bâti et reconstruit à la demande chaque fois que nécessaire. Par contre, il semble que sa durée de vie soit beaucoup plus longue que celle des autres cellules. Mais des neurones peuvent être reconstruits si nécessaire, c’est un fait acquis aujourd’hui.

Pour résumer :

Selon le Dr Hamer, nous disposons de 5 cerveaux…

  1. Le tronc cérébral au sommet de la moelle épinière est chargé des fonctions vitales. Ses fibres nerveuses ne se croisent pas.
  2. Le cervelet, en arrière du tronc cérébral est un petit cerveau à part entière avec son cortex et sa moelle interne. Il est manifestement chargé des relations avec l’extérieur.
  3. Le cerveau limbique, au centre du cerveau supérieur, est chargé entre autres choses de la gestion des émotions.
  4. La moelle blanche du cerveau semble avoir pour fonction le discernement et l’évaluation.
  5. Le cortex cérébral, quant à lui est le cerveau de la volonté.

 

II – La physiologie.

À noter deux livres essentiels : celui de Linda V. Williams : « Deux cerveaux pour apprendre » aux éditions de l’organisation et celui de Jean-Pierre Changeux : « l’Homme Neuronal » aux éditions Pluriel.

« Le cerveau humain est constitué de plusieurs milliards de neurones reliés entre eux par un immense réseau de câbles et de connections. Dans ces fils circulent des impulsions électriques ou chimiques intégralement descriptibles en termes moléculaires ou physicochimiques. Tout comportement s’explique par la mobilisation interne d’un ensemble topologiquement défini de cellules nerveuses » (Jean-Pierre Changeux). Nous retrouvons bien ici les Foyers de Hamer ! Nous savons par ailleurs que soit par ses dendrites, soit par son axone, chaque neurone peut mettre en service plus de 10 000 synapses (relations) avec d’autres neurones ou avec diverses zones de l’organisme. Nous sommes très loin de l’ordinateur fabriqué de main d’homme !

Les seules connaissances certaines que nous ayons sur le cerveau ou les neurones proviennent de l’étude :

  • De suites d’accidents,
  • De mutilations,
  • D’une commissurotomie (section du corps calleux qui fait le lien — par deux cent millions de fibres nerveuses ! — entre les deux hémisphères  : une technique chirurgicale utilisée à une époque par un certain Roger Sperry en Californie pour éviter la bilatéralisation des crises d’épilepsie),
  • Du tachyscope (stimuli visuels rapides dans un hémichamp exclusivement) couplé à l’E.E.G. (système très imparfait),
  • De l’expérimentation animale…,
  • Des différences observées entre de vrais jumeaux,
  • Depuis peu, la caméra à positrons (électrons chargés positivement qui émettent deux photons de lumière lorsqu’ils rencontrent un électron normal) permet d’aller plus loin dans cette exploration du cerveau. L’image est obtenue l’injection de substances radio-actives (Xénon 133, Carbone 11, Fluor 18) qui émettent des positrons et permettent ainsi de visualiser les neurones qui sont en activité. Ingvar a baptisé cette technique l’idéographie ! Cette technique permet d’observer l’activité de régions du cortex et plus généralement de l’encéphale, et non pas des zones très fines de quelques neurones. Par exemple, le cortex frontal est hyperstimulé lors de l’éveil, hypostimulé au cours du sommeil ou chez les schizophrènes.
  • Il faut ajouter ici les travaux du Dr Hamer, avec la lecture des scanners cérébraux. Hamer apporte des données très intéressantes et complémentaires compte tenu des modes réactionnels de type féminin ou masculin.

Il est clair que tout apprentissage (marche, parole, écriture, lecture…) provoque la spécialisation de groupes de neurones ici ou là dans le cerveau supérieur. Ces neurones perdent de ce fait leur fabuleux potentiel d’adaptation qu’ils ont à la naissance. C’est sans doute ce qui explique le nombre impressionnant de neurones qui sont à notre disposition ! Sur ce plan, il faut bien comprendre que la latéralisation est aussi une acquisition « restrictive » au cours de la vie. Et il n’est pas dit qu’elle soit innée, il me semble beaucoup plus probable qu’elle dépende de ce que Marc Frechet nommait le Projet-Sens, c’est-à-dire des préoccupations et du vécu de nos parents aux alentours de notre conception et de notre naissance. Cette structuration sélective de l’encéphale par l’environnement et les apprentissages s’effectue dans des délais extrêmement courts par rapport à l’évolution au cours des temps géologiques !

La latéralisation (gaucher ou droitier) semble être une acquisition restrictive au cours de la vie, avec spécialisation de certains neurones en cours d’apprentissage pour une fonction ou une autre.

Ce qui est certain, c’est que :

  • Il existe des sensibilités différentes : pour un même stress, les mécanismes de réaction ou de biologisation seront différents selon qu’ils sont ressentis sur un mode masculin (cerveau droit dominant) ou sur un mode féminin (cerveau gauche dominant).
  • Un droitier aura tendance à fonctionner plutôt sur son cerveau gauche : réactions de type féminin.
  • Un gaucher sur son cerveau droit : réactions de type masculin.
  • À l’électro-encéphalogramme, les ondes dominantes sont émises par l’hémi-cerveau dominant sur le moment, pas forcément celui qui correspond à la latéralité propre à l’apprentissage de l’écriture…

La notion de topographie géographique est approximative : il y a de très nombreuses exceptions (30 à 50% !). Les gauchers fonctionnent la plupart du temps avec la même organisation que les droitiers. Dans certains cas seulement, les deux hémisphères participent au langage… Il y a beaucoup plus rarement inversion.

Hamer décrit un cerveau droit masculin, et un cerveau gauche féminin. Il parle bien sûr de la région anatomique du cerveau.

Cerveau gauche

 

“ féminin ”

(amour)

 

Introversion

  • Esprit d’analyse, décorticage des éléments significatifs,
  • Abstractions, concepts, calculs…
  • Parole, communication,
  • Amour, vie amoureuse ?
  • Devoir – Corvées – Soumission
  • Vie relationnelle
  • Peur et doute…

Cerveau droit

 

“ masculin ”

(travail)

 

Extraversion

 

  • Perceptions,
  • Synthèse, analogies, images, formes, métaphore, Globalité
  • Chant, musique, art,
  • Sens de l’orientation,
  • Réussite,
  • Action, conquête.
  • Ni peur, ni doute !

Nous fonctionnons en permanence sur le mode du disjoncteur ! Rappelons-nous la Mini-Maxi Schizophrénie : nous sommes pensés par notre cerveau. La bascule d’un cerveau à l’autre se fait automatiquement, comme notre réaction de survie face à un drame imminent.

Le moteur de tous ces mécanismes est l’amour, c’est l’amour qui guérit. La finalité est de toujours rebasculer dans le cerveau gauche. Mais si ça ne marche pas, l’individu peut pousser jusqu’à la délinquance (cerveau droit) – jusqu’à exister uniquement dans l’agression de l’autre ! “ Je préfère que mes parents me tapent sur la gueule plutôt que l’indifférence. Si mes parents me frappent, c’est que je compte pour eux ”. Idem par rapport à un frère ou une sœur, il vaut mieux la haine entre frère et sœur plutôt que l’indifférence.

Une personne droitière fonctionne habituellement sur son cerveau gauche. La soumission est donc quelque chose de quasi automatique ¾ c’est souvent un problème de survie dans notre société. Inversement, les gauchers fonctionnent normalement plutôt sur leur cerveau droit, ils auront donc tendance à être insoumis.

Ce ne sont pas de vrais blocages mais des perturbations rythmiques… Le cerveau met en avant l’hémi-cerveau le plus efficace, le plus performant en fonction de la situation présente. Comme quoi, nous ne sommes pas trop les maîtres à bord !

Le fait d’être droitiers et donc de fonctionner sur le cerveau gauche (féminin) nous permet la soumission. Cette attitude “ féminine ” nous donne plus de chance de survie dans la société d’aujourd’hui[1]. Chez le droitier, les conflits sont moins violents car il se soumet.

 

III – L’article de Michel Henrard

Ça commence fort : « On naît droitier ou gaucher. Et cette latéralité est fixée pour toute la vie ». Selon le Dr Henrard, la latéralité biologique serait génétique et inverserait le côté du corps où se produit la biologisation.

Je pense que ce n’est pas vrai et qu’au contraire, nous avons la capacité de basculer d’un côté ou de l’autre. Le fait de dire que c’est « génétique » sous-entend : irréversible. Mais nous devrions accepter de revoir nos présupposés : la génétique n’a rien d’irréversible, le Dr Hamer l’a démontré en guérissant la petite fille d’une pédiatre de Rome diagnostiquée mongolienne.

Bien sûr, pour en arriver à cette compréhension, il faut accepter de remettre en cause toute la biologie officielle. Il faut prendre en compte la réalité des microzymas, bâtisseurs des êtres vivants. Il faut même aller au-delà des travaux du Pr. Antoine Béchamp pour comprendre que le cristal de silice présent manifestement au cœur de chacun d’entre eux est très probablement le seul vecteur de toutes les informations « génétiques » qui nous déterminent (Pr. Uwins en Californie et ses travaux sur les « nanobes », dernière appellation donnée aux microzymas). Ce qui explique que la génétique peut être effacée, que les pré-programmations comme le Projet-Sens peuvent être modifiés au même titre que la programmation d’un ordinateur-pilote-automatique dans un avion…

Bien sûr, il y a des gauchers et des droitiers. Mais ce ne sont pas les tests emberlificotés pratiqués par Hamer et ses élèves qui permettent de le déterminer. Et cela n’a aucune importance car il n’y a pas d’inversion des biologisations si l’on accepte de tenir compte de la physiologie du système nerveux. Nous réagissons soit avec notre cerveau gauche en mode féminin introverti, soit avec notre cerveau droit en mode masculin extraverti selon les circonstances et les impératifs que nous nous donnons.

Le Dr Henrard propose trois exemples théoriques qui me semblent extrêmement discutables.

1 – Un homme, en dévalorisation par rapport à sa compagne, biologiserait au niveau de l’épaule ? Cela me semble peu probable. La biologisation se fera plutôt au niveau du bassin (conflit sexuel), au niveau des cheveux (conflit intellectuel), au niveau des vésicules séminales (déréliction sur le territoire, c’est-à-dire sentiment de ne pas compter pour l’autre)… Les épaules relèvent de l’identité, du père et de la tribu. L’épaule raconte un conflit d’opposition par rapport à cette dimension identitaire.

2 – Une femme fait un conflit mère/enfant ou conflit du nid. Et le Dr Henrard parle du sein.

NON ! C’est faux et insuffisant.

Le nid n’est pas biologisé au niveau du sein mais de l’utérus.

La glande mammaire biologise en cas de danger de mort pour l’enfant réel ou virtuel. En général, les deux seins sont touchés avec une prédominance pour le sein droit s’il s’agit de l’enfant réel et du sein gauche s’il s’agit de l’enfant virtuel que la femme soit droitière ou gauchère. Et je suis formel à ce niveau.

Les canaux galactophores biologisent en cas de séparation de l’enfant réel ou virtuel. Le foyer de Hamer ne se situe pas au niveau du cervelet. Contrairement à ce que dit Hamer, je pense qu’il s’agit d’un conflit endodermique géré par le tronc cérébral. Ici encore, les deux seins sont en général touchés (mastose  plus ou moins grave – « quand-sers-je »), le gauche plus nettement pour ce qui concerne l’enfant réel, le droit pour l’enfant virtuel. Là encore, aucune différence entre droitières et gauchères.

3 – Le marquage du territoire. Le Dr Henrard parle de biologisation au niveau de l’estomac et des voies biliaires ou du rectum. Là encore, cela ne me semble pas du tout cohérent. Le marquage du territoire se fait par l’urine et la biologisation concernera la vessie.

4 – La frustration sexuelle d’une femme – ou déréliction. Le Dr Henrard parle d’une biologisation sur le col de l’utérus ou bien sur le cœur droit. Je suis d’accord pour le col de l’utérus, que la femme soit droitière ou gauchère. En 15 ans de pratique de suivi de patients et de patientes selon la méthode du Dr Hamer et de Claude Sabbah, je n’ai jamais observé la moindre prétendue localisation au cœur, qu’il soit droit ou gauche. D’ailleurs, en général, ce que la médecine officielle catalogue sous le terme d’angor (ou angine de poitrine) guérit instantanément avec une remise en place des vertèbres D3 / D4.  Je pratique la médecine depuis 1970 environ et je suis à peu près certain que je n’ai strictement jamais observé d’infarctus chez une femme – ni avant, ni après la ménopause. Or, les cas de frustrations sexuelles chez des femmes, là oui, j’en ai vus ! De même que des cancers du col utérin.

Le Dr Henrard cite ensuite trois exemples « vécus ».

1 – Son ami présente un problème de la hanche gauche. Je suis d’accord avec le décodage (conflit avec l’entreprise) mais pas avec son interprétation. La hanche raconte un conflit d’opposition à la mère. La fonction première de la mère est d’être nourricière. Ici, il est en conflit avec son entreprise qui le salarie et le nourrit. Mais bien sûr, ce n’est pas sa mère biologique mais sa mère virtuelle en mode extraverti, il est donc logique que la hanche gauche soit touchée. La latéralisation de son ami n’a rien à voir ici.

2 – Une femme avec une tumeur du sein gauche. Le Dr Henrard parle de conflit de couple mais non sexuel. Et il rapporte le problème avec l’allaitement de l’enfant de cette femme « interdit par le mari ».  Il y a là un conflit de type canalaire où l’enfant est littéralement arraché du sein de sa mère. C’est le tronc cérébral qui est touché et le sein gauche concerné puisqu’il s’agit d’une séparation de l’enfant réel – que la femme soit droitière ou gauchère là encore. C’est le conflit de séparation de l’enfant qui est en cause et non le conflit du couple.

3 – La femme aux hépatites successives. L’hépatite raconte un conflit de manque et de rancœur associés. Elle avait chaque fois renoncé à son travail pour suivre son mari. Le manque et la rancœur sont évidents même si son mari subvient à ses besoins. Elle devient dépendante de lui et ne peut plus se suffire. Il ne s’agit pas de place dans le territoire ici : si elle l’avait vécu en déréliction sur le territoire, elle aurait développé un cancer du col utérin. Là encore, la latéralisation n’a rien à voir à mon avis ! Parmi ses antécédents, je peux interpréter (en pré-décodage) sa bronchite comme une menace sur le territoire : la situation lui « pompait l’air » ; la gastrite allait dans le sens du manque sur le territoire « on m’enlève le pain de la bouche ! » ; le kyste ovarien biologisait la perte d’un enfant ; la lithiase biliaire l’enkystement des amertumes non-exprimées.

Pour conclure !

Si nous voulons crédibiliser le nouveau paradigme psycho-bio-somatique face aux instances officielles et aux lobbies financiers, il est temps de présenter notre travail de manière plus rigoureuse et plus cohérente. Les élucubrations fantaisistes autour de la latéralisation ne peuvent pas tenir la route face aux progrès de la neurophysiologie objective moderne. Reconnaissons que Hamer s’est trompé et redressons la barre. Ne faisons pas comme les disciples de Pasteur qui ont entériné le dogme de la guerre biologique sans la moindre preuve. Ne faisons pas comme ceux de Freud qui ont entériné le prétendu complexe d’Œdipe sans le moindre esprit critique pendant bien trop longtemps (et la plupart des psychanalystes continuent encore aujourd’hui !).

La vie est merveilleuse, elle n’est pas une guerre, elle relève d’une logique que nous pouvons appréhender. Et nous avons le pouvoir de guérir et de vivre en bonne santé … et d’aider nos frères et sœurs humains à gai rire !

Je voudrais vraiment que tout cela soit lu comme un appel à travailler dans l’amitié avec tous ceux qui cherchent et non pas comme une querelle stérile. Et je respecte infiniment le Dr Henrard et ses travaux !

Dr Alain Scohy / email : <brigitte.alain.scohy@gmail.com> / site : www.alain-scohy.com



[1] Dans la nature, il y a 50 % de droitiers, 50 % de gaucher… Faux apparemment, on aurait 75 et 25%… C’est un leurre, les fausses couches se passent chez les enfants gauchers préférentiellement. Les gauchers sont confrontés in utero à des chocs violents, ils ne veulent pas se soumettre déjà à l’état fœtal et par conséquent ils meurent. Sur les 25% de gauchers à terme, 9% sont de vrais gauchers, un infime pourcentage ont un situs inversus… Quand le gaucher arrive, il est au top…

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