La maladie

La kératite est une affection de la cornée de l’œil, d’origine inflammatoire ou infectieuse ou allergique ou traumatique. La cornée est la membrane fibreuse et transparente enchâssée dans le blanc de l’œil et constituant la partie antérieure du globe oculaire. Elle ressemble à un hublot convexe et elle joue un rôle de protection de l’œil et de première lentille pour la convergence des rayons lumineux. Les symptômes d’une kératite sont les suivants : douleur, larmes, gêne, baisse de l’acuité visuelle si l’atteinte est centrale.

L’étymologie

Le mot kératite vient du grec « keras » = corne, cornée. Le mot kératine a la même origine et il désigne la matière qui compose les cornes, ongles, griffes, poils, cheveux des corps humains et animaux. La cornée ou la corne de l’œil. Le mot cornée vient du latin « corneus » = de corne, fait en corne, en forme de corne, corné, dur comme la corne. Le mot « corneus » vient lui-même de « cornu » = corne au sens propre et au sens figuré en tant que symbole de force et d’abondance. Cherchez les problèmes de manque de force, d’abondance, de courage, d’énergie qui sont à l’origine de la kératite, que celle-ci doit compenser.

L’écoute du verbe

Cornée = corne / est. Qui porte des cornes ? Qui a été cocu(e) et en souffre ?
Cornée = corps / né(e). Cherchez les drames familiaux dans la période autour de la naissance. C’est avec la mémoire d’un corps mort-né qu’à présent je regarde la vie.
Cornée = Corneille. Cherchez les situations cornéliennes à l’origine de la kératite, c’est-à-dire celles qui sont dans le style de Corneille, qui évoquent ses tragédies et ses héros, quand ceux-ci vivent un arrachement cruel et héroïque, où leur décision généreuse les élève en tant qu’Hommes au-dessus d’eux-mêmes (et souvent au prix de la mort ou de la séparation).

La symbolique

Comme beaucoup de symboles, les cornes expriment à la fois une chose positive – des antennes cosmiques (le contact avec les plus hautes valeurs) – et une chose négative – la marque du démon (en lien avec le cocufiage et l’abandon aux pulsions charnelles). Mais il y a aussi la corne d’abondance, qui symbolise la prospérité, l’opulence et la richesse incommensurable. Seule la richesse permet de regarder la vie avec amour ? Non, il s’agirait de regarder la vie autrement, au lieu de la voir partir en lambeau. Tout dépend en effet de notre regard, de notre façon de voir les choses de la vie. Prenez conscience que votre vision négative de la vie détruit l’image que vous avez au fond de vous, et par conséquent aussi les gens que vous aimez.

Le sens biologique

En tant que « corne » de l’œil, la cornée est sensible aux conflits de séparation où on a perdu quelqu’un de vue. Par exemple, pour un coureur cycliste, c’est au moment du début de l’échappée (séparation) que l’autre creuse un écart visible. Au conflit de séparation, s’ajoute une notion de rapidité d’exécution d’une action ou d’obtention d’un résultat, un stress par rapport à la performance de la vue : plus vite je le vois démarrer, plus j’ai des chances de le rattraper. Pour une raison visuelle de survie, je ne peux plus répondre à l’appel des choses. Dans les mémoires familiales, on cherchera les gens disparus, perdus de vue, qui, si on avait pu mieux les voir à temps, auraient eu la vie sauve (ou celui qui l’aurait vu aurait eu la vie sauve).
Durant la phase de conflit actif, il y a desquamation et ulcération de la cornée, dont le sens est de permettre l’oubli de la personne en détruisant la cornée et/ou de créer une surface de contact plus grande permettant de mettre fin à la séparation. Après la solution du conflit, c’est la phase inflammatoire avec œdème de guérison, troubles de la vision et restitution de la cornée. La kératite apparaît durant cette phase, donc après la solution du conflit.
La cornée étant la vitre de l’œil, dans le cas d’une kératite opacifiante, on peut dire que la vitre est devenue opaque. Le conflit s’énonce alors en ces termes : il faut opacifier la structure qui laisse passer la lumière, il ne faut pas que « ça » puisse se voir, il faut cacher quelque chose pour ne pas que ça puisse se voir. D’un point de vue biologique, la réponse au stress dû au fait de ne pas vouloir que les autres voient, se traduit par « il ne faut pas que je vois ». En effet, notre cerveau inconscient ne peut agir que sur nous-même, à savoir notre corps auquel il est relié et, si nous ne trouvons pas d’autre solution, c’est dans notre corps qu’il va en trouver une. Il ne faut pas que ça se voie = il ne faut pas que je voie. Par exemple, une femme qui se retrouve enceinte d’une façon jugée honteuse par elle-même, veut cacher cette grossesse à son entourage.
C’est la crainte de la lumière, la peur d’être en pleine lumière. La lumière qui éclaire la réalité qui (me) blesse, comme une agression visuelle. Comme je ne peux plus modifier ce qui est là, ce qui est fait, à défaut, je peux encore modifier ce qu’on voit (ce que je vois) de ce qui est là. C’est la solution biologique parfaite pour rendre la vitre de l’œil opaque, entre moi et l’œil de l’autre.
Etant donné qu’il existe de nombreuses formes de kératites, le décodage s’est affiné, sous l’impulsion de Claude Sabbah, qui a trouvé une vingtaine de sous-tonalités conflictuelles en fonction du type de kératite (voir, à ce sujet le « Dictionnaire des codes biologiques des maladies »).

Bernard Tihon

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be
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