La maladie

La goutte est une maladie métabolique résultant d’un excès d’acide urique dans l’organisme. Elle est dénommée ainsi car cette affection avait été attribuée à des gouttes d’humeur viciées. Elle touche principalement les hommes d’âge mûr et elle est souvent liée à l’obésité et/ou à des excès alimentaires. L’acide urique présent en excès dans l’organisme se cristallise dans les articulations et provoque des crises aiguës de douleurs vives, le plus souvent à la base du gros orteil, ce qui peut empêcher le patient de poser le pied sur le sol, ou aux chevilles, aux genoux, parfois aux poignets, aux doigts. Cette arthrite temporaire guérit spontanément sans séquelles, mais en l’absence de traitement de fond, les articulations se déforment puis se détruisent après quelques années d’évolution.
L’acide urique est un acide issu de la dégradation des acides nucléiques de l’organisme, lesquels proviennent soit du corps lui-même soit des aliments ingérés riches de ces acides (foie, rognons, ris de veau, poissons, volailles). Normalement l’acide urique est filtré par les reins, qui l’éliminent dans l’urine. La goutte est donc une pathologie liée au dysfonctionnement des reins.

L’étymologie

Le mot goutte vient du latin « gutta » = goutte d’un liquide, larme. En français, la goutte désigne une très petite quantité de liquide qui affleure naturellement sous l’action des forces capillaires. Il y a donc une notion de dévalorisation dans le conflit, un ressenti d’infiniment petit (mais qui contient néanmoins l’infiniment grand, car il y a tout dans une seule goutte). Ce mot est par ailleurs utilisé dans plusieurs expressions qui donnent diverses tonalités conflictuelles :
faire goutte : couler en formant des gouttes séparées (conflit de séparation à une personne de sexe féminin) ;
se ressembler comme deux gouttes d’eau ;
c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ;
n’y voir goutte : ne rien voir du tout (négation renforcée).
L’étymologie latine nous parle aussi de larme : la maladie de la goutte serait-elle une solution biologique pour faire passer l’émotion (en déplaçant l’acide urique dans le corps) qui déborde de partout car on n’a pas pu pleurer (« un garçon, ça ne pleure pas ») ?
Le mot « urique » vient du grec « oûron » = urine, et du latin « aurum » = or (à cause de la couleur de l’urine). Celui qui souffre de goutte a donc trop d’or dans le corps : cherchez les mémoires familiales négatives relatives à la misère.

La symbolique

L’élément liquide, l’eau, symbolise d’un point de vue positif la vie, la féminité, la fécondité, la purification, et d’un point de vue négatif la destruction. La piste principale nous conduit bien vers un conflit avec la mère.

Le sens biologique

Un dysfonctionnement au niveau de l’urée nous met sur la piste tout d’abord d’un des deux conflits du rein, voire les deux (conflit par rapport à un liquide, par exemple une noyade, et/ou conflit d’anéantissement-écroulement de l’existence), avec en plus la conjonction avec un ressenti d’empêchement dû au fait de subir des choses sales, moches, qui souillent.
Une atteinte du pied renforcera le ressenti de dévalorisation et d’impuissance par rapport à une performance physique ou sportive, par rapport au fait d’être mis de côté ou de devoir aller quelque part (par exemple, devoir traverser la mer pour survivre quand on a tout perdu). Si on le sait, si on l’apprend, tout s’écroule (lien avec le conflit d’écroulement). En plus, avec le gros orteil, c’est l’autorité qu’on a sur sa vie qui en prend un coup, c’est l’ego qui trinque.
Mais le petit plus de la goutte, qui est mis en exergue par plusieurs spécialistes du décodage, c’est le lien conflictuel avec la mère et avec la mort. Je ne veux pas en perdre une miette de l’eau, de la mère, puisque je garde même les déchets que je devrais évacuer. Je veux tout retenir d’elle, jusqu’aux déchets. La goutte est une solution biologique parfaite pour retenir et recycler les miettes et les déchets de l’eau, de la mère, pour survivre au MANQUE : parce qu’elle me manque et elle m’a manqué cette mère de merde, j’ai perdu le goût de la vie ! Or, un enfant sans sa mère est un enfant mort, en danger de mort dans la nature sauvage, dans notre mémoire archaïque de survie. C’est véritablement le désert affectif maternel et mortel que je voudrais effacer de ma mémoire, et ne plus jamais le revivre.

Bernard Tihon

bernardTihonExerçant la profession de juriste, Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le sens des maux », Tomes 1, 2 et 3, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be
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