La maladie

La candidose désigne toute maladie causée par la prolifération de champignons levuriformes du type candida, le plus souvent candida albicans. Ce champignon est naturellement présent dans la bouche, le tube digestif et les voies génitales. Sa fonction est de recycler les débris organiques. A l’état de latence, son développement est inhibé par les bactéries de la flore intestinale. Il devient pathologique quand il se multiplie trop, suite à une rupture de l’équilibre naturel. Cela est dû soit à une baisse des fonctions immunitaires de l’organisme (traitement immunodépresseur, SIDA) soit à une modification hormonale spontanée (grossesse), pathologique (diabète) ou consécutive à la prise d’un médicament (pilule contraceptive, antibiotique), soit à l’altération de la peau et des muqueuses liée à des facteurs extérieurs. Il existe plusieurs formes de candidoses suivant la localisation, nous nous intéressons ici à celle qui touche le système digestif.
Selon des médecins nutritionnistes, la candidose digestive chronique serait une affection peu reconnue mais fréquente qui altère le potentiel santé des sujets qui en sont atteints et qui entraîne de nombreuses perturbations difficiles à relier à la même origine. Ces signes sont les suivants : colite avec flatulences, ballonnements après le repas, démangeaisons anales, troubles du transit, fatigue progressive et inexpliquée, état dépressif, anxiété, irritabilité, trouble du sommeil, de la concentration, de la mémoire, migraine, attraction pour le sucré, infections gynécologiques et urinaires, problèmes dermatologiques (eczéma, psoriasis,…), allergies, maladies auto-immunes (fibromyalgie, Crohn). La candidose a un effet irritatif sur les muqueuses digestives (oesophagite, gastrite, colite) et peut fragiliser la muqueuse intestinale jusqu’à provoquer son hyper perméabilité et permettre le passage de molécules qui perturbent le système immunitaire et le fonctionnement cérébral. Le diagnostic se fait par analyse et mise en culture des selles. Le traitement principal est alimentaire: arrêt des sucres raffinés pour couper les vivres aux champignons (qui se nourrissent essentiellement de sucres) et instauration d’un régime spécial, arrêt des médicaments anti-acides, prise de probiotiques.

L’étymologie

Le mot candidose vient de l’arabe « qandî » = sucre (de canne). Le mot candeur, du latin « candor » = blancheur, désigne la qualité d’une âme pure et innocente, qui se montre telle quelle, sans défiance. La maladie serait-elle une conséquence d’une forte culpabilité, qui pousse à vouloir retrouver sa pureté, sa blancheur originelle ? Le mot albicans vient du latin « albus » = blanc, pâle, blême, favorable, serein, clair, rapide (les chevaux blancs étaient réputés les plus rapides). Candida albicans, cela veut donc dire 2 fois blanc. Un albinos, c’est un être qui a une absence totale de pigment, une décoloration de la peau et du système pileux. A force de vouloir toujours redevenir plus blanc que blanc, on finit par perdre toute couleur, on n’est plus visible, on ne prend plus sa place. Y aurait-il une forme de dépression là-dessous ? L’albumen, c’est le blanc de l’œuf, quand on a enlevé le jaune, la vie: mémoire d’IVG et programme de mort dans la famille.

L’écoute du verbe

Candidose = candide / ose. Désir, peur, ressenti conflictuel d’être trop candide pour oser être candidat(e) au jeu, à un poste. Celles et ceux qui ont peur de remettre leur candidature, de peur qu’on les repère et qu’on les prenne, ce qu’ils désirent en secret. La maladie est la solution parfaite du cerveau pour que le (la) candide ose s’intégrer au jeu (intestin) et prendre sa place. Le mot candidat désigne celui ou celle qui postule à une place, une fonction, un poste, un titre, un diplôme, qui pose sa candidature. L’origine du mot vient du fait qu’à Rome les candidats aux fonctions publiques s’habillaient en blanc. Il faut être pur(e) pour être candidat(e). « Candidus » signifie aussi éblouissant, éclatant, clair, radieux, heureux, favorable, franc, loyal : c’est pour retrouver toutes ces vertus, pour soigner sa dévalorisation et sa culpabilité, qu’il faut repasser par la page blanche (album = livre blanc), pour recommencer à écrire sa vie sous de meilleurs auspices. Mais la page blanche est elle-même source de stress, le grand stress de l’écrivain face au vide. La personne qui souffre de candidose est alors aux prises d’une double contrainte négative : soit la nécessité d’effacer les traces d’une honte familiale, soit le vide de la page blanche.

La symbolique

Le blanc est symbole de virginité et du bien opposé au mal. Je veux retrouver ma virginité, l’état antérieur à l’expérience. Quitte à faire face à une certaine fragilité, vulnérabilité.
C’est aussi l’image de la neutralité et de la paix (drapeau blanc), l’état de tous les possibles, du devenir.

Le sens biologique

La fonction digestive du candida albicans étant de recycler les débris organiques, c’est celle-ci qui nous guidera à la recherche du sens biologique d’une prolifération du champignon :
– il y a un lien avec la mort et le pardon, par exemple un avortement non pardonné, ou un deuil complet qui n’a pas pu être fait (la rancune est restée) ;
– il y a une notion d’exclusion, de rupture, une rupture affective ou sexuelle ou liée à une nouvelle identité (la localisation nous apportera des précisions : anus, voies génitales,…) ;
– si l’on combine les deux, cela peut être aussi une rancune par rapport à une rupture, ou quelqu’un qui a été exclu dans la mort ou à cause de la mort.
Je pourrais vous raconter l’histoire d’une patiente qui souffrait de candidose et qui est venue un jour faire une seule consultation au cours de laquelle elle m’a raconté tout son drame familial, qui était particulièrement horrible. Je ne l’ai pas interrompue. Je l’ai laissée parler, c’est ce qu’elle voulait, le faire enfin une fois à quelqu’un qu’elle ne reverrait plus. Cette histoire étant très particulière, je ne pourrais pas vous la raconter sans enfreindre la règle de confidentialité vis-à-vis d’elle. Sans quoi elle m’en voudrait et regretterait d’avoir osé remplir la page. Je vous raconte donc une autre histoire, c’est celle d’un jeune gars de 18 ans qui vit sa première relation amoureuse avec une jeune femme de son âge. Il fait l’amour quelques fois avec sa copine et celle-ci tombe enceinte. Elle veut garder l’enfant et qu’il abandonne ses études pour se marier et travailler. Lui ne veut pas, il trouve cette idée particulièrement indigeste, c’est la merde, et il préfère la solution de l’IVG qui lui permet de revenir à la page blanche, d’effacer ce qu’il a fait. Mais la fille ne le lui pardonne pas et elle finit par le quitter. Finalement, ils ont tous les deux été exclus dans la mort ou par cette mort. Ce sont deux candides qui ont voulu prendre leur place parmi les grands et ils se sont plantés. La candidose ou la solution pour revenir à la virginité, à la page blanche, par rapport au monde qu’on veut nous faire digérer. Reste la culpabilité, qui doit être effacée aussi, sous peine de réactiver continuellement le conflit. Je peux accepter de laisser les traces de mon passage, de mes erreurs (errare humanum est), tout se passera bien.

Bernard Tihon

Exerçant la profession de juriste,
Bernard Tihon s’est intéressé au sens des maladies pour des raisons de santé personnelle. Formé à la biologie totale et au décodage des maux, il a collaboré plusieurs années au mensuel belge BIOINFO avant d’intégrer l’équipe de NéOSANTé. Il est l’auteur de l’ouvrage «Le sens des maux», Tomes 1 et 2, publiés aux éditions Néosanté. www.bernard-tihon.be
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